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En juin 2007, la France s’engage sur la voie d’une nouvelle « révolution libérale » sous l’égide de Nicolas Sarkozy. L’Europe ambitionne alors de devenir rapidement « l’économie la plus dynamique et la plus compétitive du monde ».

L’auteur, à travers ses éditoriaux de la revue Savoir/Agir, a tenu la chronique des conjonctures économiques et politiques qui ont caractérisé au fil des jours cette période de bouleversements, dont il propose une lecture à la fois sociologique et engagée.

Frédéric Lebaron est professeur de sociologie à l’École normale supérieure Paris-Saclay (université Paris-Saclay). Il co-anime la revue Savoir/Agir depuis 2007. Il a été président de l’Association française de sociologie entre 2015 et 2017. 

Table des matières

Introduction

2007 : l’ avènement du sarkozysme en France

1. Pour un intellectuel collectif autonome international (juillet 2007)

2. Jusqu’ à quand ? (novembre 2007)

2008 : de la libération de la croissance à la crise financière mondiale

3. Le retour des revendications salariales (­février 2008)

4. Trois questions pour la « gauche » (mai 2008)

5. Le projet néo-libéral en crise ? (juillet 2008)

6. Changements systémiques (octobre 2008)

2009 : Le monde en crise, vers une alternative au néolibéralisme ?

7. Vers une nouvelle force politique ? (février 2009)

8. Vers une société de défiance (mai 2009)

9. Un conte moral (août 2009)

10. Retour à la normale ? (novembre 2009)

11. Vers l’ émergence d’ une alternative globale ? (février 2010)

12. Vers un mouvement social européen ? (mai 2010)

13. Vous avez dit « populisme » ? (juillet 2010)

14. L’  « après-crise » ou les habits neufs du néo-libéralisme (novembre 2010)

2011 : le temps des révolutions ?

15. Jusqu’ où ira la vague révolutionnaire de 2011 ?

16. Fin d’ un monde ? (juin 2011)

17. Austérité perpétuelle ? (juillet 2011)

18. Bientôt l’ heure des choix ? (septembre 2011)

2012 : fin du sarkozysme et déception du ­hollandisme

19. La fin de la démocratie européenne ? (décembre 2011)

20. Le triple échec du candidat de la finance et des marchés (mai 2012)

21. Le nouvel espace politique européen (juillet 2012)

22. Dogmatiques et pragmatiques dans la révolution néolibérale européenne : un conflit central (octobre 2012)

2013. Renaissance des passions françaises et austérité confirmée

23. La droite française, l’ Europe et l’  « effet phobie » (février 2013)

24. Vers la déflation ? (mai 2013)

25. Est-ce le « retour de la confiance » ? (juillet 2013)

Indicateur de climat des affaires France

26. Quel projet démocratique ? (novembre 2013)

2014 : l’ Europe en panne

27. Quand le gardien du temple devient le sauveur des marchés (2014)

28. En avant vers l’ abîme ? (mai 2014)

29. Vers une instabilité structurelle de l’ ordre mondial ?

Menace de l’ État islamique

Le conflit israélo-palestinien, carburant de la radicalisation

30. Réformes structurelles (novembre 2014)

2015 : la tragédie grecque

31. Europe : vers des irruptions démocratiques ? (­février 2015)

32. Troubles dans l’ ordre néolibéral (mai 2015)

33. Vers le « retour des intellectuels » ? (octobre 2015)

34. À l’ heure de la géopolitisation (décembre 2015)

2016 : enfin une reprise économique générale ?

35. Risques politiques (mars 2016)

36. Maintien de l’ ordre (mai 2016)

37. Chocs (juillet 2016)

38. La force des idées zombies (novembre 2016)

2017 : la crise politique française, indice d’ un processus de déstabilisation globale

39. Une affaire d’ ethos : le cas Fillon et la crise du néolibéralisme (Mars 2017)

40. Le changement dans la continuité (juillet 2017)

41. Europe : refonte ou renforcement des politiques d’ austérité concurrentielle ? (septembre 2017)

42. Pour la science : raison et démocratie face aux pouvoirs économiques et politiques (décembre 2017)

2018 : la fin du libre-échange ?

43. Le mythe de la compétitivité et le déclin de l’ Occident (mars 2018)

44. Macronisme et trumpisme, deux idéologies ­parentes ? (mai 2018)

45. Déstabilisations (juillet 2018)

46. « Sortie de crise » (décembre 2018)

2019 : le changement climatique au centre de l’ agenda global

47. Quelle dynamique des classes sociales à l’ échelle mondiale ? (février 2019)

48. Capitalisme français : le début de la fin ? (juillet 2019)

49. Pour un changement de paradigme (­septembre 2019)

50. Pour une conception égalitaire et coopérative de l’ enseignement supérieur et de la recherche (­décembre 2019)

Pour un nouvel ordre écologique, social et économique

2020 : Le changement global s’ accélère sur fond de pandémie

En juin 2007, la France s’engage sur la voie d’une nouvelle « révolution libérale » sous l’égide de Nicolas Sarkozy. L’Europe ambitionne alors de devenir rapidement « l’économie la plus dynamique et la plus compétitive du monde ».

C’était compter sans la crise financière mondiale qui a ébranlé les croyances dominantes sur l’efficience des marchés, la supériorité des États-Unis et le caractère protecteur de la zone euro. Dès 2010, celle-ci est plongée dans les affres du désendettement public et de l’austérité budgétaire, qui prennent une forme aiguë en Grèce. Les États-Unis voient leur hégémonie de plus en plus fortement contestée, jusqu’à devenir, à partir de 2016 et l’élection de Donald Trump, un foyer central de remise en cause du libre-échange et de la mondialisation des marchés.

La période 2007-2020 est marquée par l’ascension régulière de la Chine au statut de puissance de premier plan, par les « révolutions arabes » et la montée du terrorisme islamiste. Elle est traversée par des changements profonds dans l’ordre social de nombreux pays : la remise en cause de la domination masculine et des discriminations subies par divers groupes marginaux s’y accompagne d’une montée du racisme, des idéologies d’extrême-droite et des discours réactionnaires. L’enjeu écologique devient simultanément le problème public central de notre temps.

L’auteur, à travers ses éditoriaux de la revue Savoir/Agir, a tenu la chronique des conjonctures économiques et politiques qui ont caractérisé au fil des jours cette période de bouleversements, dont il propose une lecture à la fois sociologique et engagée.

Frédéric Lebaron est professeur de sociologie à l’École normale supérieure Paris-Saclay (université Paris-Saclay). Il co-anime la revue Savoir/Agir depuis 2007. Il a été président de l’Association française de sociologie entre 2015 et 2017. 

17,06 €
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Pourquoi le mouvement syndical connaît-il un déclin continu depuis plusieurs décennies, en Europe comme en Amérique du Nord ? Le syndicalisme serait-il un modèle dépassé, une relique des luttes sociales de l’ère industrielle ?

À partir d’études de cas portant sur la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, cet ouvrage souligne le rôle qu’a joué, dans le reflux récent du syndicalisme, le déploiement d’un large répertoire de discours et de dispositifs antisyndicaux : dénonciation de l’archaïsme des organisations syndicales, marginalisation de celles-ci dans le débat public, lois rendant plus difficile l’implantation syndicale ou le recours à la grève, remplacement de la négociation collective par le contrat individuel, ou encore répression parfois brutale des conflits sociaux.
Cet antisyndicalisme virulent ne constitue pas pour autant une nouveauté. Les contributions rassemblées ici rappellent que l’hostilité du patronat et des gouvernements est aussi ancienne que les tentatives des travailleurs de se rassembler pour améliorer leurs conditions d’existence et obtenir de nouveaux droits.

Gilles Christoph et Sabine Remanofsky enseignent à l’École normale supérieure de Lyon et sont chercheur·e·s associé·e·s au laboratoire Triangle.
Marc Lenormand est maître de conférences en civilisation britannique à l’université Paul-Valéry-Montpellier 3 et chercheur au laboratoire EMMA.

 

Table des matières

Introduction

Première partie : L’hostilité envers les syndicats au moment de la naissance du mouvement ouvrier

L’organisation ouvrière en France de la Révolution à la loi de 1884, par Stéphane Sirot
L’expérience de l’antisyndicalisme britannique au dix-neuvième siècle, par Bertrand Simonet
Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de syndicalisme aux États-Unis ? Réflexions sur le dix-neuvième siècle, par Sabine Remanofsky

Deuxième partie : L’antisyndicalisme à l’ère de l’institutionnalisation des relations professionnelles

L’antisyndicalisme, une constante de l’automobile française, par Nicolas Hatzfeld et Jean-Louis Loubet
« Cet homme est-il un anarchiste ? » : conflits sociaux et luttes pour la conquête de l’opinion publique dans la Grande-Bretagne de l’entre-deux-guerres, par Laura Beers
L’antisyndicalisme hollywoodien : les années 1940 et 1950, par Daniel Peltzman

Troisième partie : L’offensive antisyndicale au cours de la période néolibérale

Régulation, représentation, crise : l’évolution de la conception du syndicalisme en France et en Grande-Bretagne, par Chris Howell
Construire la crise, désigner le coupable : comment la responsabilité de l’« hiver du mécontentement » de 1978-1979 a été attribuée aux syndicats, par Colin Hay
Chronique de l’antisyndicalisme ordinaire : l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC, par Thomas Berthier
Les dispositifs antisyndicaux aux États-Unis : formation des stratégies d’opposition à la négociation collective dans l’Amérique de l’après-guerre, par Jean-Christian Vinel

Conclusion. Quel avenir pour le syndicalisme ?

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Adoptée en août 2016 après trois recours à l’article 49.3 de la Constitution, la réforme du Code du travail portée par Myriam El Khomri a suscité un conflit social majeur et de profondes divisions politiques.

Répondait-elle à un problème public ? Comment son contenu a-t-il été décidé et légitimé ? Quelles sont les trajectoires des acteurs ayant produit le « projet de loi Travail » ? Pourquoi celui-ci est-il devenu l’enjeu d’une vive controverse ?

Pour répondre à ces questions, ce livre combine deux méthodes d’enquête. D’une part, une analyse des discours publics des membres du gouvernement et d’une série d’articles et de rapports d’experts. D’autre part, la réalisation d’entretiens avec des acteurs clés et des témoins du processus de production du projet de loi, parmi lesquels plusieurs anciens membres du cabinet de Myriam El Khomri.

Les questions abordées concernent plusieurs sciences sociales. Mais ce livre intéressera aussi le citoyen surpris par l’imposition autoritaire d’une réforme du Code du travail qui ne figurait pas au programme du candidat Hollande. L’ouvrage éclaire également la réforme menée en 2017 par Emmanuel Macron, et le projet de société porté par ce dernier.

Philippe Légé est maître de conférences en économie à l’université de Picardie et membre du Centre de Recherche sur l’Industrie, les Institutions et les Systèmes Économiques d’Amiens (CRIISEA).

14,22 €
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Ces repères pour résister à l’idéologie dominante transgressent les interdits récemment réactivés par divers rappels à l’ordre politiques et académiques.

Ils s’ingénient, en effet, à découvrir des « excuses sociologiques » aux « inexcusables » : qu’il s’agisse de s’interroger sur la sociogenèse des trajectoires djihadistes ou de tenter de rendre compte du vote FN d’une fraction des classes populaires. Ils s’efforcent de mettre en évidence divers procédés de légitimation d’inégalités « obscènes » : comme la célébration des « talents ». Ils mettent en évidence la division du travail discursif sur l’Union Européenne entre philosophes « à façon » et économistes « à gages ». Ils s’emploient à clarifier l’usage de catégories routinières (comme l’opposition « droite/gauche » ou la notion galvaudée de « populisme »), à dissiper le brouillage d’un champ politique devenu illisible et à rappeler les leçons de l’expérience grecque à ceux qui rêvent d’une « autre Europe ». Bien qu’ils s’imposent un double devoir de « réflexivité » et de « scientificité », ces repères qui mettent les ressources de la sociologie au service de ce genre de transgressions, s’exposent sans doute ainsi à réveiller toutes les formes d’anti-intellectualisme que suscite « l’engagement sociologique ». Pourtant, comme disait Durkheim, « la sociologie ne vaudrait pas une heure de peine si elle ne devait avoir qu’un intérêt spéculatif ».

Gérard Mauger, sociologue, est directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CNRS - EHESS - Paris 1)

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À l’heure où la réforme de l’Université française est grosse de nombreuses menaces, on est en droit de s’interroger sur le type d’Université qui est aujourd’hui proposé, ou plutôt imposé, à marche forcée, à la communauté universitaire. 

À l’heure où la réforme de l’Université française est grosse de nombreuses menaces, on est en droit de s’interroger sur le type d’Université qui est aujourd’hui proposé, ou plutôt imposé, à marche forcée, à la communauté universitaire.
Tel est l’objectif de ce livre noir, qui vise à dévoiler les logiques sous-jacentes des réformes en cours. Montrant que l’ouverture internationale est un leurre, que les « innovations pédagogiques » autour du LMD (licence-master-doctorat) ont de très nombreux effets pervers sur le plan pédagogique et disciplinaire, que la professionnalisation à outrance, telle qu’elle est prônée, se révèle souvent contraire à son intention, que la transformation des présidents d’universités en managers, entraîne une dérive de l’Université gérée comme une petite entreprise, qui définira son offre de formation, sa politique de recherche, etc., en fonction de critères ne répondant plus forcément à ceux du service public, ni à ceux d’une recherche libre et autonome, liberté qui est pourtant au fondement même de l’idée d’Université.
Au final, les étudiants, que les modernisateurs disaient vouloir replacer « au centre », se trouvent relégués à la périphérie, victimes de réformes dont ils étaient censés être les premiers bénéficiaires.
 
Ce texte est le produit d’un travail collectif réalisé par Luigi Del Buono, Christophe Gaubert, Frédéric Lebaron, Marie-Hélène Lechien, Frédéric Neyrat, Fabienne Pavis, Maryse Ramambason, Charles Soulié et Sylvie Tissot, au sein de la Coordination nationale recherche et enseignement supérieur, en association avec des membres de la Coordination et des informateurs appartenant à divers établissements d’enseignement supérieur et à plusieurs disciplines.

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