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Il y a quelques années, une grande entreprise de livraison faisait placarder sur nos murs une affiche publicitaire qui, malgré son apparente banalité, méritait le coup d’œil : au centre s’étalait la cliente, mine ravie ; autour d’elle, sortant du cadre, une myriade de bras tendus lui apportaient les objets les plus divers. Cette image de pub – une parmi tant d’autres – capturait l’esprit du temps : seul compte le consommateur, et la gigantesque accumulation de marchandises qui s’offrent à lui. Tout ce qui rend possible l’échange (matériaux, idées, labeur, logistique, rapports de pouvoir et d’argent…) est hors-champ, rejeté dans l’anonymat ou le néant.

Il y a quelques années, une grande entreprise de livraison faisait placarder sur nos murs une affiche publicitaire qui, malgré son apparente banalité, méritait le coup d’œil : au centre s’étalait la cliente, mine ravie ; autour d’elle, sortant du cadre, une myriade de bras tendus lui apportaient les objets les plus divers.

Cette image de pub – une parmi tant d’autres – capturait l’esprit du temps : seul compte le consommateur, et la gigantesque accumulation de marchandises qui s’offrent à lui. Tout ce qui rend possible l’échange (matériaux, idées, labeur, logistique, rapports de pouvoir et d’argent…) est hors-champ, rejeté dans l’anonymat ou le néant. Le moment magique de la consommation – moment éphémère, mais réitérable à l’infini, du désir et de la captation – prend toute la place ; ce qui vient avant (la production) est repoussé dans les limbes ; ce qui vient après (les conséquences durables, et parfois irréversibles, de la consommation de masse) n’a guère plus d’importance. En consacrant ce cinquième numéro de L’Intérêt général à la consommation, il ne s’agit pas de dresser un réquisitoire. Car c’est entendu : il n’y a pas de vie sans consommation. Mais il s’agit, en revanche, d’élargir le cadre, et d’interroger, en même temps que la consommation elle-même, ses conditions sociales, ses ressorts culturels, et ses coûts environnementaux.

La crise du coronavirus s’est déclenchée alors que nous travaillions à ce numéro. Dans ce moment où les repères manquaient, Jean-Luc Mélenchon nous a fait parvenir un texte d’analyse qui nous a paru éclairant. Nous avons choisi de le faire figurer, hors dossier, dans ce numéro. On verra que, si son objet est global, la question de la consommation n’en est pas absente – loin de là.

4,74 €
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Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. Il devient difficile de prétendre qu’un mouvement social n’a de sens que s’il est le fruit d’une intentionnalité, d’une expertise militante et d’une planification collective, sans penser sa part d’improvisation. Sous la forme de notices brèves ce livre propose un examen de cet objet instable qu’est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d’ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu’ils côtoient et qu’ils n’hésitent pas, le cas échéant, à freiner.

14,22 €
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Depuis une décennie, enseignant·es, publics, citoyen·nes sont confronté·es à une avalanche de contre-réformes qui, à défaut de légitimité, sont souvent imposées par la force.

Depuis une décennie, enseignant·es, publics, citoyen·nes sont confronté·es à une avalanche de contre-réformes qui, à défaut de légitimité, sont souvent imposées par la force.


Il devient urgent de résister à cette « culture de la violence instituée », et à la sélection sociale qui en est une motivation et qui conduit au sacrifice des nouvelles générations. La promotion des acquis universitaires et scolaires, et des services publics qui les garantissent, s’avère indissociable de celle de l’État de droit et des libertés professionnelles (académiques et pédagogiques).

Cette résistance nécessite la compréhension du néolibéralisme autoritaire – fondé qu'il est sur le capitalisme cognitif et sur un élitisme xénophobe – et l’invention d’un modèle alternatif. D’autres ouvrages ont été publiés sur le système éducatif et de recherche, et celui-ci s’y réfère. Sa spécificité est de se concentrer sur les questions de démocratisation institutionnelle et programmatique, en faveur de la transformation des modes de gouvernance, de la restauration des missions et des conditions d’études, dans un climat d'inclusion culturelle et de collégialité.

Ce livre a été écrit par une une équipe interdisciplinaire et intersyndicale dont les membres exercent dans diverses métropoles : Lille, Marseille, Nantes, Paris, Rennes, Toulouse... Elle est constituée d'universitaires et de responsables dans les secteurs de l'enseignement, de la formation, de l'inspection, de la protection des personnels…

Avec les contributions de Philippe Blanchet, Martine ­Boudet (coord.), Emmanuel Brassat, Sophia Catella, Vincent ­Charbonnier, Paul Devin, Marie-France Le Marec, Alain ­Refalo, Valérie Sipahimalani, Axel Trani et du groupe
Jean-Pierre Vernant.

Avec le soutien de l'Institut de recherches de la Fédération syndicale unitaire (FSU)

Table des matières

Introduction. Après une refondation mitigée, l’ère des réactions en chaîne. Quelles résistances organiser pour la sauvegarde du service public d’éducation ?, Martine Boudet

Première partie. Le dispositif néo-libéral sous le sceau du capitalisme cognitif

Chapitre 1 : Organiser le pessimisme, Groupe Jean-Pierre Vernant21hapitre 2 : Économie de la connaissance, informatisation et transformations néolibérales des systèmes d’éducation en France, Emmanuel Brassat

Chapitre 3 : L’Université néolibérale et la théorie du capital humain, Groupe Jean-Pierre Vernant


Deuxième partie : Autoritarisme étatico-administratif et programmes revendicatifs


Chapitre 4 : La Fonction publique à l’épreuve du macronisme, le macronisme à l’ assaut de la Fonction publique, Axel Trani

Chapitre 5 : Mettre la main sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique : prédation et autoritarisme dans les politiques françaises depuis l’ an 2000, Philippe Blanchet

Chapitre 6 : Le syndicalisme en défense de la formation des enseignant·es, outils et enjeux, Marie-France Le Marec et Vincent Charbonnier

Chapitre 7: Contrôle, intérêt général et démocratie, l’exemple de l’inspection dans l’Éducation nationale, Paul Devin

Chapitre 8 : Le puzzle des réformes Blanquer dans le secondaire, Valérie Sipahimalani

Troisième partie : Stratégies de résistance et alternatives institutionnelles et programmatiques


Chapitre 9 : La résistance pédagogique des enseignants du primaire, Alain Refalo

Chapitre 10 : Souffrance au travail et nécessaire promotion des ressources psycho-sociales, Sophia Catella

Chapitre 11 : Éléments programmatiques pour la défense et la promotion du monde enseignant, Martine Boudet

Chapitre 12 : Quel avenir pour l’Université ? Limites et perspectives des mobilisations académiques et citoyennes, Martine Boudet

Chapitre 13 : La cartographie de l’Université volante

Chapitre 14 : Pour une École et une Université inclusives, Martine Boudet

 

17,06 €
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Cet ouvrage propose différents éclairages sur les causes des migrations forcées et sur leurs conséquences en termes de stigmatisation, de discrimination, d’exclusion et de négation des droits : droits de la personne, droits sociaux.

Cet ouvrage propose différents éclairages sur les causes des migrations forcées et sur leurs conséquences en termes de stigmatisation, de discrimination, d’exclusion et de négation des droits : droits de la personne, droits sociaux.



Poussé·es à l’exil en particulier par les effets d’une mondialisation économique et financière d’ordre néocolonial, les migrant·es tentant de trouver refuge dans un pays de l’Union européenne sont soumis à une triple sélection : par le voyage, plus qu’aléatoire ; par l’enregistrement aux frontières de l’Union européenne dans les hotspots  ; par la menace constante d’expulsion du pays qui devrait les accueillir. La catégorie du migrant se définit donc par la négative, par l’illégalité du séjour sur un territoire défini par ses frontières nationales. Quels que soient son origine, sa langue, sa culture, sa religion, son statut social, la personne exilée cherchant en Europe un refuge et une nouvelle dignité est condamnée à l’invisibilité, au rejet, à l’exclusion, quand ce n’est pas à la disparition au cours du trajet migratoire.
L’absence de statut, la négation de toute identité condamnent migrantes et migrants à des conditions de vie plus que précaires, aux violences policières et à des pressions psychiques qui contribuent à détruire leur humanité.
Les auteur·es s’interrogent autant sur les raisons de ces discriminations et de ces exclusions que sur leurs usages politiques. Quelles voies proposer pour une autre politique migratoire et pour changer le système qui produit les migrations forcées, sous la contrainte économique, sociale et environnementale

Table des matières


Introduction. Entre stigmatisations, rejets et disparitions
Claude Calame et Alain Fabart

Pour un droit de l’hospitalité : l’urgence et l’obstacle
Étienne Balibar

Migrations dans le monde
Catherine Wihtol de Wenden

Accueil des migrants : enjeux de civilisation
Roger Martelli

La liberté de circulation : pourquoi ?
Danièle Lochak

Les fantasmes migratoires à travers l’exemple du « Pacte de Marrakech »
Marie-Christine Vergiat

Pour une politisation de la question migratoire
Alexis Nuselovici

Mondialisation capitaliste, eurocentrisme et immigration. Une prolétarisation du monde
Saïd Bouamama

Les malhonnêtes : idéologies, peurs et mensonges autour des migrations internationales
Julien Brachet

Causes et effets des migrations contraintes : propositions altermondialistes
Claude Calame et Alain Fabart

Les migrations environnementales comme enjeu de solidarité internationale
Henri Lefebvre

Pour une approche altermondialiste des migrations
Gustave Massiah

14,22 €
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Familier de la rue pour échapper à l’étroitesse du logis familial, Jean-Claude fut confronté très tôt à la misère du monde. Il connut, à travers ses frères, les angoisses et les deuils de la guerre d’Algérie. Mais aussi l’engagement dans le combat anticolonial, engagement qu’il allait reprendre plus tard sous une autre forme avec la lutte des sans-logis, des sans-papiers, etc. Ce fut, avec ceux qui figurent sur la couverture du livre, l’épopée de la rue du Dragon, de la création du DAL et de Droits devant !!, des occupations d’immeubles, etc.

Ce livre raconte cette vie de rebelle, sans oublier, car Jean-Claude Amara est aussi un poète, qu’elle fut également une vie de saltimbanque qui le conduisit, avec son frère, ses chansons et son orgue de Barbarie, aux quatre coins de la planète.

Il est des rencontres improbables qui défient la norme et le bien-penser. Celle que l’auteur relate ici en fait partie. 

Son père et sa mère en sont les acteurs. Leur vie commune vit la douleur côtoyer l’humour, la misère ouvrir des parenthèses à la joie de vivre, la sagesse mêlée à la subversion. 

L’auteur a attendu qu’advienne le crépuscule pour évoquer l’histoire douce-amère de ces parents terribles, qui l’élevèrent dans le tumulte et l’incertain, qui abrégèrent les rêves et le souffle de l’enfance.

Familier de la rue pour échapper à l’étroitesse de l’appartement familial, Jean-Claude fut confronté très tôt à la misère du monde, rue Mouffetard où il passa sa prime jeunesse, à travers le premier campement d’urgence de l’abbé Pierre tout près de chez lui durant l’hiver 54. Par ses oncles plus âgés restés en Algérie, il connut les angoisses et les deuils d’une guerre qui refusait de dire son nom. Mais aussi l’engagement dans le combat anticolonial, engagement qu’il allait reprendre plus tard sous une autre forme avec la lutte des sans-logis, qui devint très vite celle des «sans» tout court. Ce fut, avec ceux qui figurent sur la couverture du livre, l’épopée de la rue du Dragon, de la création du DAL et de Droits devant !!, des occupations d’immeubles, etc.

Ce livre raconte cette vie de rebelle et de combats pour la justice (y compris en Palestine occupée), sans oublier, car Jean-Claude Amara est aussi un poète, qu’elle fut également une vie de saltimbanque qui le conduisit, avec son frère, ses chansons et son orgue de Barbarie, aux quatre coins de la planète.

11,37 €
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Affaiblis par les politiques libérales, les services publics ne sont pas sans défauts ; mais ils réduisent les inégalités et renforcent le potentiel productif. Pourquoi alors vouloir les restreindre voire les supprimer, alors que leur amélioration figure parmi les premières préoccupations des citoyens ? Pour interdire le vrai débat !

Les libéraux tendent un piège et affirment que « si vous voulez payer moins d’impôts, il faut nous dire quels services publics supprimer ».
Ce livre a pour but de démonter ce piège et d’illustrer qu’il est possible de développer des services publics de qualité.
Leur promotion est nécessaire pour faire face à la hausse des inégalités, au réchauffement climatique et pour engager un nouveau mode de développement qui respecte l’environnement et les êtres humains.
Les nouvelles technologies facilitent la tâche, à condition de changer notre conception de l’activité économique et de la libérer de la contrainte du taux de profit et de l’asservissement à l’univers de la marchandisation.
De par leur caractère non marchand, les services publics ont toute leur place dans cette construction. C’est pourquoi les développer est un combat d’avant-garde.

Nasser Mansouri Guilani est docteur en économie et membre honoraire du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Il a dirigé le secteur économique de la CGT et enseigné à l’université de Paris-Est-Marne-La-Vallée. Il a été membre du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), du Conseil national de l’industrie (CNI) et du Conseil scientifique de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES)

 

Une rencension dans L'Humanité-Dimanche des 23-27 avril 2020

14,22 €
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Femmes, race et classe dans les mouvements sociaux

Face à l’urgence actuelle de changer ce monde, comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s’organiser simultanément en tant que Noir·e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire, autour de quels projets ?

Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intérêts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L’ouvrage présente l’histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA), ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiens du continent.
Les femmes des Amériques et des Caraïbes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre « l’intersectionnalité » à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant.
Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable « science des opprimé·e·s », ce livre s’adresse aussi bien au public curieux qu’aux activistes et au monde de la recherche.

14,22 €
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La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s’accompagne aujourd’hui d’un véritable effondrement politique de notre monde.

Tout concourt à la course à l’abîme de l’Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l’institutionnalisation de la corruption, l’explosion des inégalités et l’extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des États dans l’extension de la guerre et la destruction de la planète.
La logique prédatrice d’un capitalisme financier et numérisé emporte les États eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu’il soit individuel ou collectif, du populisme et de l’apartheid climatique.
Chacun sait qu’il y a urgence.
Nous n’avons plus le temps d’attendre des décisions qu’aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L’enjeu d‘aujourd’hui n’est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l’apocalypse qui vient.
Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains :  en 2019 en France avec les Gilets jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie , en Iran, en Équateur, au Pérou… Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d’une  intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d’une démocratie radicale à la hauteur des défis de l’époque que nous vivons.

Alain Bertho est anthropologue. Il consacre son travail aux mobilisations populaires dans le monde, aux émeutes et aux affrontements civils. Il a notamment publié Nous autres nous-mêmes : ethnographie politique du présent (­­­Le Croquant, 2008), Le temps des émeutes (Bayard, 2009), Les enfants du chaos, essai sur le temps des martyrs (La Découverte, 2016), The Age of Violence : the Crisis of Political Action and the End of Utopia (Verso, 2018).

11,37 €
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Pour défendre nos acquis, encore faut-il en connaître l’histoire.

Qui, dans les jeunes générations, se souvient aujourd’hui du rôle décisif joué par les mouvements féministes pendant les cinq années qui ont précédé le vote de la loi Veil dépénalisant l’avortement en France en 1975 ?
Avec 45 ans de recul, à travers une chronique à la première personne dans laquelle le récit d’un engagement collectif et le récit de son parcours personnel sont étroitement mêlés, Irène Jouannet nous propose de revisiter « l’épopée » du MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception).
En multipliant les manifestations et les provocations, en pratiquant ouvertement des avortements illégaux, en organisant, au vu et au su de tous, des départs groupés vers les Pays-Bas et la Grande Bretagne pour ces milliers de femmes qui ne pouvaient avorter en France, le MLAC n’ a cessé de bafouer la loi. En conjuguant l’ aide concrète et les actions subversives, il a joué un rôle clef lors du vote de la loi Veil qui est assurément un acquis majeur du xxE siècle.
Ce témoignage, riche en anecdotes, est aussi le récit d’ un cheminement individuel vers la construction d’une identité.

11,37 €
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Au départ il s’agit d’un projet, diffusé sur la radio Fréquence Paris Plurielle (106,3 FM).

Au cours de deux séances d’enregistrement en 2007 et 2008, Daniel Bensaïd se prête à un exercice radiophonique. Autour de 12 dates, souvent associées à des figures marquantes du mouvement ouvrier, il donne à entendre sa vision des évènements : Révolution d’octobre, guerre d’Espagne, assassinat de Lumumba, Chili 73... chute du mur de Berlin.

Ces 12 dates retracent un « court vingtième siècle », avec des choix nécessairement partiels et partiaux. On entend, ou plutôt on lit, certaines des principales analyses qui structurent la pensée de Daniel Bensaïd, mais aussi celle d’une partie de la gauche radicale en ce tout début de 21e siècle.
Exercice passionnant, Daniel Bensaïd y déploie un récit foisonnant de références et d’expériences personnelles. Lui, à qui «l’histoire a mordu la nuque» reste capable de nous embarquer avec autant d’érudition que de chaleur dans
l’histoire et ses bifurcations pour penser la suite : « on entre dans une nouvelle étape, mais dans cette nouvelle étape, selon une formule qui m’est chère, on recommence par le milieu, on ne recommence pas à zéro ».

Pour poursuivre l’aventure, 10 ans après la disparition du militant philosophe, nous avons demandé à certains amis de réagir à ces enregistrements : entre héritage, dette intellectuelle et politique ils et elles nous disent comment continuer à penser nos luttes pour l’émancipation dans un monde qui a définitivement basculé dans un autre siècle.

11,37 €
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Cet ouvrage poursuit le travail collectif de diffusion en français de la pensée et la pratique du philosophe de l’éducation brésilien Paulo Freire et de la féministe africaine-américaine bell hooks, dans son sillage. 

Cela va de la réception de Paulo Freire au Portugal au moment de Révolution des œillets à la comparaison dans le domaine de l’histoire de la philosophie de l’éducation (Freire et Dewey) et de la pédagogie (Freire et Freinet). L’ouvrage montre les pistes ouvertes : la pédagogie sociale en France (portée par les Groupes de pédagogie et d'animation sociale en Bretagne), une approche particulière de recherche-action participative, la systématisation d’expériences, illustrée par une mise en œuvre au Venezuela, et enfin une réflexion environnementale d’inspiration à la fois freirienne et décoloniale dans le contexte brésilien. La question proprement freirienne de la formation des adultes est (re)visitée au travers de militantes kurdes migrantes en France, de personnes trans, migrantes d’Amérique latine en France, et enfin de deux activistes vivant en Israël. Il est également question d’adolescent·e·s et de jeunes adultes, marginalisé·e·s, notamment sur le plan de l’éducation et de la formation, au Brésil, au Canada et en France.
Notre pari est de faire se rencontrer des disciplines, des terrains, des pratiques différentes, susceptibles d’offrir des pistes fécondes de réflexion, de recherches comme d’actions et/ou pratiques.

L’ouvrage a été coordonné par Nassira Hedjerassi, professeure des universités à Sorbonne université, chercheuse au LEGS UMR8238, dont les intérêts de recherche portent notamment sur les pédagogies critiques féministes.
Il est présenté par Irène Pereira, professeur de philosophie à l’INSPE de Créteil, chercheuse associée au laboratoire « Lettres, Idées, Savoirs » (UPEC), spécialiste de la pédagogie critique de Paulo Freire et ses continuations internationales.

18,96 €
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La culture n’est pas une catégorie comme une autre de l’action publique. C’est une des conditions de la vie politique, celle qui donne le sens du rassemblement nécessaire pour changer la vie, pour donner un nouveau souffle à l’imaginaire, à la création artistique et à l’éducation populaire, à la démocratie.

Dimension transversale des rapports sociaux, contre toutes les dominations et les inégalités, pour l’écologie, le féminisme, l’antiracisme et toutes les libertés, elle appelle la mobilisation de toutes et tous pour construire une alternative aux eaux glacées du calcul égoïste et de la haine de l’autre. Marx, Gramsci ou Pasolini ont montré le caractère essentiel de cet enjeu : il n’y a pas d’émancipation politique sans émancipation culturelle.

Les 28 et 29 septembre 2018 une Convention pour l’art, la culture et l’éducation populaire s’est tenue à l’initiative du Parti communiste français, avec l’ambition d’ouvrir un chantier majeur : remettre la culture au coeur des combats émancipateurs. Ce livre reprend les principaux documents de ce colloque, présentés par Alain Hayot

9,48 €
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Il y a quelques années, une grande entreprise de livraison faisait placarder sur nos murs une affiche publicitaire qui, malgré son apparente banalité, méritait le coup d’œil : au centre s’étalait la cliente, mine ravie ; autour d’elle, sortant du cadre, une myriade de bras tendus lui apportaient les objets les plus divers. Cette image de pub – une parmi tant d’autres – capturait l’esprit du temps : seul compte le consommateur, et la gigantesque accumulation de marchandises qui s’offrent à lui. Tout ce qui rend possible l’échange (matériaux, idées, labeur, logistique, rapports de pouvoir et d’argent…) est hors-champ, rejeté dans l’anonymat ou le néant.

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Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. Il devient difficile de prétendre qu’un mouvement social n’a de sens que s’il est le fruit d’une intentionnalité, d’une expertise militante et d’une planification collective, sans penser sa part d’improvisation. Sous la forme de notices brèves ce livre propose un examen de cet objet instable qu’est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d’ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu’ils côtoient et qu’ils n’hésitent pas, le cas échéant, à freiner.

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Depuis une décennie, enseignant·es, publics, citoyen·nes sont confronté·es à une avalanche de contre-réformes qui, à défaut de légitimité, sont souvent imposées par la force.

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Cet ouvrage propose différents éclairages sur les causes des migrations forcées et sur leurs conséquences en termes de stigmatisation, de discrimination, d’exclusion et de négation des droits : droits de la personne, droits sociaux.

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Familier de la rue pour échapper à l’étroitesse du logis familial, Jean-Claude fut confronté très tôt à la misère du monde. Il connut, à travers ses frères, les angoisses et les deuils de la guerre d’Algérie. Mais aussi l’engagement dans le combat anticolonial, engagement qu’il allait reprendre plus tard sous une autre forme avec la lutte des sans-logis, des sans-papiers, etc. Ce fut, avec ceux qui figurent sur la couverture du livre, l’épopée de la rue du Dragon, de la création du DAL et de Droits devant !!, des occupations d’immeubles, etc.

Ce livre raconte cette vie de rebelle, sans oublier, car Jean-Claude Amara est aussi un poète, qu’elle fut également une vie de saltimbanque qui le conduisit, avec son frère, ses chansons et son orgue de Barbarie, aux quatre coins de la planète.

Affaiblis par les politiques libérales, les services publics ne sont pas sans défauts ; mais ils réduisent les inégalités et renforcent le potentiel productif. Pourquoi alors vouloir les restreindre voire les supprimer, alors que leur amélioration figure parmi les premières préoccupations des citoyens ? Pour interdire le vrai débat !

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La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s’accompagne aujourd’hui d’un véritable effondrement politique de notre monde.

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Pour défendre nos acquis, encore faut-il en connaître l’histoire.

Au départ il s’agit d’un projet, diffusé sur la radio Fréquence Paris Plurielle (106,3 FM).

Cet ouvrage poursuit le travail collectif de diffusion en français de la pensée et la pratique du philosophe de l’éducation brésilien Paulo Freire et de la féministe africaine-américaine bell hooks, dans son sillage. 

La culture n’est pas une catégorie comme une autre de l’action publique. C’est une des conditions de la vie politique, celle qui donne le sens du rassemblement nécessaire pour changer la vie, pour donner un nouveau souffle à l’imaginaire, à la création artistique et à l’éducation populaire, à la démocratie.