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En 2020, les paysans français auront subi d’importantes pertes de revenu en raison du coronavirus et de la sécheresse estivale. Le coronavirus a perturbé les marchés et fait chuter les prix. La sécheresse a réduit les rendements céréaliers, tandis que les prix restent anormalement bas du fait de stocks conséquents dans les pays exportateurs. Pour assurer notre souveraineté alimentaire, l’agriculture doit promouvoir sans attendre des méthodes de production qui préservent la fertilité des sols. Cela passe par l’agro-écologie, l’agroforesterie, la gestion intelligente de l’eau, les circuits courts, une moindre consommation de protéines animales. Cela suppose aussi une meilleure rémunération du travail de paysans. 

Paysan d’origine, Gérard Le Puill est devenu journaliste en 1983.

En 2020, les paysans français auront subi d’importantes pertes de revenu en raison des conséquences cumulées de la pandémie du coronavirus et de la sécheresse estivale. Le coronavirus a perturbé les marchés et fait chuter les prix dans de nombreuses filières. La sécheresse a réduit les rendements céréaliers, tandis que les prix restent anormalement bas du fait de stocks conséquents dans les pays exportateurs. Le manque d’herbe et de fourrage pour l’hiver renchérit durablement les coûts de production de la viande et du lait, sans être pris en compte par les marchés.

 Cinq ans après la conférence de Paris sur le climat, le pilotage de l’économie mondialisée par le libre-échange et la course au profit continue à faire croître les émissions de CO2 au niveau planétaire. Deux siècles après sa mort, la théorie de l’économiste David Ricardo fondée sur les « avantages comparatifs » inspire toujours les économistes et les décideurs politiques alors qu’elle ruine les paysans et favorise comme jamais le gaspillage des ressources renouvelables et fossiles.

Pour assurer notre souveraineté alimentaire, l’agriculture doit promouvoir sans attendre des méthodes de production qui préservent la fertilité des sols. Cela passe par l’agro-écologie, l’agroforesterie, la gestion intelligente de l’eau, les circuits courts, une moindre consommation de protéines animales. Cela suppose aussi une meilleure rémunération du travail de paysans. Cette voie est praticable dans notre pays, en Europe et au-delà. C’est une question de volonté politique. 

Paysan d’origine, Gérard Le Puill est devenu journaliste en 1983, suite à la fermeture de l’usine de pneus où il fut ouvrier pendant 18 ans. Alors que le Parti communiste français commémore cette année le 100e anniversaire de sa création, l’auteur, membre du PCF depuis 1964, rappelle que l’accès à son troisième métier, dans la presse écrite, eût été impossible sans une pratique rédactionnelle de militant ouvrier acquise à l’usine. 

8,53 €
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En 2020, les paysans français auront subi d’importantes pertes de revenu en raison du coronavirus et de la sécheresse estivale. Le coronavirus a perturbé les marchés et fait chuter les prix. La sécheresse a réduit les rendements céréaliers, tandis que les prix restent anormalement bas du fait de stocks conséquents dans les pays exportateurs. Pour assurer notre souveraineté alimentaire, l’agriculture doit promouvoir sans attendre des méthodes de production qui préservent la fertilité des sols. Cela passe par l’agro-écologie, l’agroforesterie, la gestion intelligente de l’eau, les circuits courts, une moindre consommation de protéines animales. 

Paysan d’origine, Gérard Le Puill est devenu journaliste en 1983.

Recensions

Dans l'Humanité, 23 novembre 2020

Dans l'Humanité du 29 novembre

Dans le Travailleur catalan

En 2020, les paysans français auront subi d’importantes pertes de revenu en raison des conséquences cumulées de la pandémie du coronavirus et de la sécheresse estivale. Le coronavirus a perturbé les marchés et fait chuter les prix dans de nombreuses filières. La sécheresse a réduit les rendements céréaliers, tandis que les prix restent anormalement bas du fait de stocks conséquents dans les pays exportateurs. Le manque d’herbe et de fourrage pour l’hiver renchérit durablement les coûts de production de la viande et du lait, sans être pris en compte par les marchés.

 Cinq ans après la conférence de Paris sur le climat, le pilotage de l’économie mondialisée par le libre-échange et la course au profit continue à faire croître les émissions de CO2 au niveau planétaire. Deux siècles après sa mort, la théorie de l’économiste David Ricardo fondée sur les « avantages comparatifs » inspire toujours les économistes et les décideurs politiques alors qu’elle ruine les paysans et favorise comme jamais le gaspillage des ressources renouvelables et fossiles.

Pour assurer notre souveraineté alimentaire, l’agriculture doit promouvoir sans attendre des méthodes de production qui préservent la fertilité des sols. Cela passe par l’agro-écologie, l’agroforesterie, la gestion intelligente de l’eau, les circuits courts, une moindre consommation de protéines animales. Cela suppose aussi une meilleure rémunération du travail de paysans. Cette voie est praticable dans notre pays, en Europe et au-delà. C’est une question de volonté politique. 

Paysan d’origine, Gérard Le Puill est devenu journaliste en 1983, suite à la fermeture de l’usine de pneus où il fut ouvrier pendant 18 ans. Alors que le Parti communiste français commémore cette année le 100e anniversaire de sa création, l’auteur, membre du PCF depuis 1964, rappelle que l’accès à son troisième métier, dans la presse écrite, eût été impossible sans une pratique rédactionnelle de militant ouvrier acquise à l’usine. 

11,37 €
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Ce livre est le dixième ouvrage d’un journaliste qui à débuté dans ce métier à quarante-deux ans après avoir été paysan, puis ouvrier en usine.

L’attention que l’auteur accorde aux changements climatiques doit beaucoup à son parcours professionnel en trois étapes.
Le fils de paysan a profité des cours d’agronomie dispensés dans la seconde moitié des années 1950. Ils permettaient d’acquérir des notions d’agro-écologie bien avant l’invention de ce mot. Mais, durant la même période, le remembrement des terres agricoles a été imposé aux paysans dans le cadre d’une course à la performance économique que devait favoriser la Politique Agricole Commune (PAC). Ce fut au détriment de la biodiversité, de la fertilité des sols et d’une agriculture durable.
Entre 1965 et 1983, l’usine fut pour l’auteur un poste d’observation des gaspillages que la concurrence mondialisée sur fond de dumping social imposait déjà au capital productif via les délocalisations de production, avec un bilan carbone désastreux.
L’exercice du métier de journaliste facilita ensuite le travail de réflexion sur ce que pourrait être au xxie siècle une économie à la fois productive et faiblement émettrice de gaz à effet de serre. D’où cet ouvrage en six chapitres rédigés à la suite de l’annonce du grand débat voulu par le président de la République.
Journaliste professionnel depuis 35 ans, Gérard le Puill a beaucoup travaillé sur les dossiers agricoles,  environnementaux et climatiques. Il a aussi traité d’autres sujets sensibles comme le logement, la pauvreté, l’aménagement du territoire, ainsi que les dossiers politiques. Ce sont toutes ces questions que le combat des « gilets jaunes » fait remonter à sa manière des profondeurs de la société depuis l’automne 2018.

11,37 €
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Ce livre est le dixième ouvrage d’un journaliste qui à débuté dans ce métier à quarante-deux ans après avoir été paysan, puis ouvrier en usine.

L’attention que l’auteur accorde aux changements climatiques doit beaucoup à son parcours professionnel en trois étapes.
Le fils de paysan a profité des cours d’agronomie dispensés dans la seconde moitié des années 1950. Ils permettaient d’acquérir des notions d’agro-écologie bien avant l’invention de ce mot. Mais, durant la même période, le remembrement des terres agricoles a été imposé aux paysans dans le cadre d’une course à la performance économique que devait favoriser la Politique Agricole Commune (PAC). Ce fut au détriment de la biodiversité, de la fertilité des sols et d’une agriculture durable.
Entre 1965 et 1983, l’usine fut pour l’auteur un poste d’observation des gaspillages que la concurrence mondialisée sur fond de dumping social imposait déjà au capital productif via les délocalisations de production, avec un bilan carbone désastreux.
L’exercice du métier de journaliste facilita ensuite le travail de réflexion sur ce que pourrait être au xxie siècle une économie à la fois productive et faiblement émettrice de gaz à effet de serre. D’où cet ouvrage en six chapitres rédigés à la suite de l’annonce du grand débat voulu par le président de la République.
Journaliste professionnel depuis 35 ans, Gérard le Puill a beaucoup travaillé sur les dossiers agricoles,  environnementaux et climatiques. Il a aussi traité d’autres sujets sensibles comme le logement, la pauvreté, l’aménagement du territoire, ainsi que les dossiers politiques. Ce sont toutes ces questions que le combat des « gilets jaunes » fait remonter à sa manière des profondeurs de la société depuis l’automne 2018.

8,53 €
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Les hommes et les femmes qui vivront jusqu’à la fin du xxie siècle et au-delà apprendront, souvent dans la douleur, que moins de 200 ans d’exploitation intensive des ressources renouvelables et fossiles auront suffi pour rendre incertaine la survie du genre humain sur terre.

Néanmoins, tout semble encore pouvoir continuer comme avant aux yeux de la plupart des décideurs politiques, des grands patrons et des économistes. Partout, les consommations d’énergies fossiles augmentent, alors qu’il est impératif de les diviser par quatre. La population mondiale croît toujours alors qu’il faudrait la stabiliser. La pénurie d’eau frappe beaucoup de pays et va encore s’aggraver. Les migrations de populations victimes du climat, de la misère et des conflits n’en sont qu’à leurs débuts. Mais elles provoquent déjà de grosses tensions, y compris dans l’Union européenne.

En raison de sa géographie et son climat, la France peut piloter des politiques de freinage du réchauffement et capter plus de carbone. C’est ce que propose l’auteur dans ce livre consacré aux modifications à promouvoir dans l’économie du pays. Cet ouvrage,  qui intègre les expériences de trois métiers successifs exercés par l’auteur, se veut aussi une contribution aux débats qui traversent les partis politiques, à commencer par ceux qui se réclament de la gauche en France. Ces partis, doivent élaborer d’urgence des projets en phase avec les enjeux du siècle.

Né en 1941 dans les Côtes d’Armor, Gérard Le Puill a quitté l’école à 14 ans pour travailler à la ferme de ses parents. À 24 ans il devient ouvrier caoutchoutier chez Kléber à Colombes (92). Reconverti dans la presse en 1983, suite à la fermeture de cette usine, le désormais journaliste honoraire collabore au site internet de l’Humanité, à l’Humanité-Dimanche et au bimestriel Vie Nouvelle des retraités de la CGT.

14,22 €
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Les hommes et les femmes qui vivront jusqu’à la fin du xxie siècle et au-delà apprendront, souvent dans la douleur, que moins de 200 ans d’exploitation intensive des ressources renouvelables et fossiles auront suffi pour rendre incertaine la survie du genre humain sur terre.

Néanmoins, tout semble encore pouvoir continuer comme avant aux yeux de la plupart des décideurs politiques, des grands patrons et des économistes. Partout, les consommations d’énergies fossiles augmentent, alors qu’il est impératif de les diviser par quatre. La population mondiale croît toujours alors qu’il faudrait la stabiliser. La pénurie d’eau frappe beaucoup de pays et va encore s’aggraver. Les migrations de populations victimes du climat, de la misère et des conflits n’en sont qu’à leurs débuts. Mais elles provoquent déjà de grosses tensions, y compris dans l’Union européenne.

En raison de sa géographie et son climat, la France peut piloter des politiques de freinage du réchauffement et capter plus de carbone. C’est ce que propose l’auteur dans ce livre consacré aux modifications à promouvoir dans l’économie du pays. Cet ouvrage,  qui intègre les expériences de trois métiers successifs exercés par l’auteur, se veut aussi une contribution aux débats qui traversent les partis politiques, à commencer par ceux qui se réclament de la gauche en France. Ces partis, doivent élaborer d’urgence des projets en phase avec les enjeux du siècle.

Né en 1941 dans les Côtes d’Armor, Gérard Le Puill a quitté l’école à 14 ans pour travailler à la ferme de ses parents. À 24 ans il devient ouvrier caoutchoutier chez Kléber à Colombes (92). Reconverti dans la presse en 1983, suite à la fermeture de cette usine, le désormais journaliste honoraire collabore au site internet de l’Humanité, à l’Humanité-Dimanche et au bimestriel Vie Nouvelle des retraités de la CGT.

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<p>En 2020, les paysans français auront subi d’importantes pertes de...
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