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Si l’on en croit les gros titres de la presse, la SNCF serait une vieille dame incapable de s’adapter aux défis du XXIe siècle. Ses difficultés financières ne sont-elles pas la preuve des limites du modèle du service public ? Le déclin du fret et la croissance du trafic routier ne témoignent-ils pas de l’impuissance du corps social cheminot et des dirigeants du groupe public à faire face à la crise du secteur ?

À l’encontre de ces représentations du sens commun, ce livre propose une analyse pluridisciplinaire des transformations du système ferroviaire français et de son principal acteur, la SNCF, qui resitue leurs évolutions récentes dans une perspective historique. Loin des images d’Épinal qui font de la SNCF un héraut du service public, confronté à partir des années 2000 au libéralisme de la politique ferroviaire impulsée par la Commission européenne, cet ouvrage montre que les transformations à l’œuvre sont le fruit de mutations vieilles de plusieurs décennies.

Table des matières

Liste des auteurs

Préface. Un service public ferroviaire européen face aux urgences climatique et nationaliste ?,

Claude Didry

Introduction,

Hervé Champin, Jean Finez et Alexandre Largier

Chapitre 1. La politique ferroviaire européenne : construire l’Europe du rail par la concurrence ?,

Hervé Champin et Patricia Perennes

Chapitre 2. Quel service public ferroviaire en France au XXIe siècle ? À propos de la loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire,

Laurent Quessette

Chapitre 3. La « nouvelle SNCF », dernier avatar de la restructuration de la Société nationale des chemins de fer français,

Rémi Brouté

Chapitre 4. Une histoire du rail bouclée ? Concurrence, dette et statut cheminot au prisme du « nouveau pacte ferroviaire »,

Jean Finez et Laurent Quessette

Chapitre 5. La SNCF, instrument de la politique industrielle. Du « colbertisme high tech » à la fin de la « mère poule »,

Georges Ribeill

Chapitre 6. « Montrer du bleu » : les mutations marchandes de la Surveillance Générale,

Florent Castagnino

Chapitre 7. « Moderniser » Fret SNCF, au prix d’une perte des savoirs de métier et d’un risque pour la sécurité,
Isabelle Besse et Julien Kubiak

Chapitre 8. Transformation des organisations, sécurités et identités de métier au sein de la maintenance ferroviaire : le cas des caténairistes,

Alexandre Largier et Charles Stoessel

Chapitre 9. Sous-traitance du nettoyage : ce que la fidélisation des sous-traitants fait au travail et aux travailleurs,

Marion Duval

Conclusion. Les reconfigurations politico-juridiques des chemins de fer,

Marnix Dressen-Vagne

Si l’on en croit les gros titres de la presse libérale, la SNCF serait une vieille dame incapable de s’adapter aux défis du XXIe siècle. Ses difficultés financières ne sont-elles pas la preuve des limites du modèle du service public ? Le déclin du fret et la croissance du trafic routier ne témoignent-ils pas de l’impuissance du corps social cheminot et des dirigeants du groupe public à faire face à la crise du secteur ? 

À l’encontre de ces représentations du sens commun, ce livre propose une analyse pluridisciplinaire des transformations du système ferroviaire français et de son principal acteur, la SNCF, qui resitue leurs évolutions récentes dans une perspective historique. Loin des images d’Épinal qui font de la SNCF un héraut du service public, confronté à partir des années 2000 au libéralisme de la politique ferroviaire impulsée par la Commission européenne, cet ouvrage montre que les transformations à l’œuvre sont le fruit de mutations vieilles de plusieurs décennies. 

L’ouvrage éclaire ces changements à travers trois tableaux, correspondants à autant de parties. La première partie est consacrée aux politiques publiques et aux évolutions du droit national et communautaire à l’origine de l’ouverture à la concurrence et de l’effritement du modèle traditionnel du service public. La deuxième se concentre sur les stratégies de la SNCF et les glissements marchands de sa politique commerciale. La troisième interroge enfin les conséquences de cette nouvelle politique sur le travail et l’emploi. Si la filialisation, la sous-traitance et la recherche de flexibilité ont des effets sur le travail et ses conditions de réalisation, ces transformations ne signent pas fatalement l’arrêt de mort du service public ferroviaire, qui peut encore se réinventer. 

15,17 €
15,17 €

Si l’on en croit les gros titres de la presse, la SNCF serait une vieille dame incapable de s’adapter aux défis du XXIe siècle. Ses difficultés financières ne sont-elles pas la preuve des limites du modèle du service public ? Le déclin du fret et la croissance du trafic routier ne témoignent-ils pas de l’impuissance du corps social cheminot et des dirigeants du groupe public à faire face à la crise du secteur ?

À l’encontre de ces représentations du sens commun, ce livre propose une analyse pluridisciplinaire des transformations du système ferroviaire français et de son principal acteur, la SNCF, qui resitue leurs évolutions récentes dans une perspective historique. Loin des images d’Épinal qui font de la SNCF un héraut du service public, confronté à partir des années 2000 au libéralisme de la politique ferroviaire impulsée par la Commission européenne, cet ouvrage montre que les transformations à l’œuvre sont le fruit de mutations vieilles de plusieurs décennies.

Table des matières

Liste des auteurs

Préface. Un service public ferroviaire européen face aux urgences climatique et nationaliste ?,

Claude Didry

Introduction,

Hervé Champin, Jean Finez et Alexandre Largier

Chapitre 1. La politique ferroviaire européenne : construire l’Europe du rail par la concurrence ?,

Hervé Champin et Patricia Perennes

Chapitre 2. Quel service public ferroviaire en France au XXIe siècle ? À propos de la loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire,

Laurent Quessette

Chapitre 3. La « nouvelle SNCF », dernier avatar de la restructuration de la Société nationale des chemins de fer français,

Rémi Brouté

Chapitre 4. Une histoire du rail bouclée ? Concurrence, dette et statut cheminot au prisme du « nouveau pacte ferroviaire »,

Jean Finez et Laurent Quessette

Chapitre 5. La SNCF, instrument de la politique industrielle. Du « colbertisme high tech » à la fin de la « mère poule »,

Georges Ribeill

Chapitre 6. « Montrer du bleu » : les mutations marchandes de la Surveillance Générale,

Florent Castagnino

Chapitre 7. « Moderniser » Fret SNCF, au prix d’une perte des savoirs de métier et d’un risque pour la sécurité,
Isabelle Besse et Julien Kubiak

Chapitre 8. Transformation des organisations, sécurités et identités de métier au sein de la maintenance ferroviaire : le cas des caténairistes,

Alexandre Largier et Charles Stoessel

Chapitre 9. Sous-traitance du nettoyage : ce que la fidélisation des sous-traitants fait au travail et aux travailleurs,

Marion Duval

Conclusion. Les reconfigurations politico-juridiques des chemins de fer,

Marnix Dressen-Vagne

Si l’on en croit les gros titres de la presse libérale, la SNCF serait une vieille dame incapable de s’adapter aux défis du XXIe siècle. Ses difficultés financières ne sont-elles pas la preuve des limites du modèle du service public ? Le déclin du fret et la croissance du trafic routier ne témoignent-ils pas de l’impuissance du corps social cheminot et des dirigeants du groupe public à faire face à la crise du secteur ? 

À l’encontre de ces représentations du sens commun, ce livre propose une analyse pluridisciplinaire des transformations du système ferroviaire français et de son principal acteur, la SNCF, qui resitue leurs évolutions récentes dans une perspective historique. Loin des images d’Épinal qui font de la SNCF un héraut du service public, confronté à partir des années 2000 au libéralisme de la politique ferroviaire impulsée par la Commission européenne, cet ouvrage montre que les transformations à l’œuvre sont le fruit de mutations vieilles de plusieurs décennies. 

L’ouvrage éclaire ces changements à travers trois tableaux, correspondants à autant de parties. La première partie est consacrée aux politiques publiques et aux évolutions du droit national et communautaire à l’origine de l’ouverture à la concurrence et de l’effritement du modèle traditionnel du service public. La deuxième se concentre sur les stratégies de la SNCF et les glissements marchands de sa politique commerciale. La troisième interroge enfin les conséquences de cette nouvelle politique sur le travail et l’emploi. Si la filialisation, la sous-traitance et la recherche de flexibilité ont des effets sur le travail et ses conditions de réalisation, ces transformations ne signent pas fatalement l’arrêt de mort du service public ferroviaire, qui peut encore se réinventer. 

18,96 €
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Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

La crise économique induite par la COVID-19 s’annonce déjà d’ampleur. Le confinement pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de contestation des schémas de pensée et des pratiques établies.

Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

Table des matières

Dossier

Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

Frédéric Lebaron et Pierre Pénet

De Charybde en Scylla : l’hôpital au gré des crises

Fanny Vincent

Pierre-André Juven

Le souci des populations sous sanctions : un défi pour la gouvernance de la santé mondiale à l’ère du coronavirus

Grégoire Mallard

Jin Sun

Erica Moret

Quand l’entreprise bancaire connaît la crise. Sur l’effervescence politique de la finance.

Rafaël Cos

Sarah Kolopp

Les banques centrales dans la pandémie : routine de la gestion de crise aiguë ou changement de paradigme ?

Frédéric Lebaron

Bataille en vue autour de la dette européenne : le projet annulationniste face à ses détracteurs

Pierre Pénet

Sur la mobilisation contre la réforme de l’assurance-chômage

« Occupez ! Partout où vous voudrez ! »

(Théâtre de L’Odéon, Paris, juin 2021)

Brice Le Gall

Grand entretien avec Paul Jorion

Vers un changement de paradigme économique dans le contexte post-pandémie ?

Propos recueillis par Pierre Pénet et Frédéric Lebaron

Idées

Jacques Bouveresse. Un philosophe pour temps difficiles

Louis Pinto

Culture

Virginia Woolf, l’abolition des discriminations et « l’idéal petit-bourgeois de l’équité formelle »

Gérard Mauger

Chroniques du monde

La pandémie du Covid-19 et ses répercussions sur le travail et la vie quotidienne en Corée du Sud

Kwang-Yeong Shin

La crise économique induite par la pandémie de la COVID-19 s’annonce déjà d’une ampleur considérable. Les mesures de confinement prises pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère indéniablement singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident exogène ou conjoncturel mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers que la crise de 2008 avait déjà mis en exergue : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Ensuite, cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de flottement et de contestation des schémas de pensées et des pratiques établies. Les faillites d’entreprises et le gonflement spectaculaire de l’endettement public ont ainsi conduit les banques centrales, le Fonds monétaire international et des acteurs du droit international à faire des annonces en profond décalage avec les habitudes de pensée dominantes. Mais sans surprise, et au-delà de ces effets d’annonce, l’évolution des pratiques concrètes suscitent de vives résistances.

6,64 €
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Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

La crise économique induite par la COVID-19 s’annonce déjà d’ampleur. Le confinement pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de contestation des schémas de pensée et des pratiques établies.

Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

Table des matières

Dossier

Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

Frédéric Lebaron et Pierre Pénet

De Charybde en Scylla : l’hôpital au gré des crises

Fanny Vincent

Pierre-André Juven

Le souci des populations sous sanctions : un défi pour la gouvernance de la santé mondiale à l’ère du coronavirus

Grégoire Mallard

Jin Sun

Erica Moret

Quand l’entreprise bancaire connaît la crise. Sur l’effervescence politique de la finance.

Rafaël Cos

Sarah Kolopp

Les banques centrales dans la pandémie : routine de la gestion de crise aiguë ou changement de paradigme ?

Frédéric Lebaron

Bataille en vue autour de la dette européenne : le projet annulationniste face à ses détracteurs

Pierre Pénet

Sur la mobilisation contre la réforme de l’assurance-chômage

« Occupez ! Partout où vous voudrez ! »

(Théâtre de L’Odéon, Paris, juin 2021)

Brice Le Gall

Grand entretien avec Paul Jorion

Vers un changement de paradigme économique dans le contexte post-pandémie ?

Propos recueillis par Pierre Pénet et Frédéric Lebaron

Idées

Jacques Bouveresse. Un philosophe pour temps difficiles

Louis Pinto

Culture

Virginia Woolf, l’abolition des discriminations et « l’idéal petit-bourgeois de l’équité formelle »

Gérard Mauger

Chroniques du monde

La pandémie du Covid-19 et ses répercussions sur le travail et la vie quotidienne en Corée du Sud

Kwang-Yeong Shin

La crise économique induite par la pandémie de la COVID-19 s’annonce déjà d’une ampleur considérable. Les mesures de confinement prises pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère indéniablement singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident exogène ou conjoncturel mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers que la crise de 2008 avait déjà mis en exergue : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Ensuite, cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de flottement et de contestation des schémas de pensées et des pratiques établies. Les faillites d’entreprises et le gonflement spectaculaire de l’endettement public ont ainsi conduit les banques centrales, le Fonds monétaire international et des acteurs du droit international à faire des annonces en profond décalage avec les habitudes de pensée dominantes. Mais sans surprise, et au-delà de ces effets d’annonce, l’évolution des pratiques concrètes suscitent de vives résistances.

9,48 €
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« Et les papiers avaient volé par la fenêtre… Comme les mecs ».  C’est ainsi que les ouvrières de l’usine de lingerie Chantelle parlent de leurs luttes. Alors que la protestation ouvrière prend plus souvent les traits des métallurgistes, ce livre propose d’en explorer le pendant féminin. Comment des ouvrières qu’a priori tout éloigne de l’engagement militant parviennent-elles à se mobiliser collectivement ? Qu’en est-il du modèle du militant viril capable d’en découdre et de porter des grèves dures et violentes lorsqu’il est incarné par des femmes ? L’enquête nous plonge dans l’histoire de ces ouvrières rebelles de Mai-juin 68 à leur « grande grève » de 1981 jusqu’au combat contre la fermeture de l’usine en 1994. Leurs pratiques syndicales quotidiennes, leur rapport au travail et à l’emploi, leurs espoirs et désespoirs éclairent le sens de leurs luttes de « mauvais genre » au fil des changements des années 1960 aux années 1990.

« Et les papiers avaient volé par la fenêtre… Comme les mecs ». 

C’est ainsi que les ouvrières de l’usine de lingerie Chantelle de la région nantaise parlent de leurs luttes. Alors que la protestation ouvrière prend plus souvent les traits des métallurgistes, ce livre propose d’en explorer le pendant féminin. Comment des ouvrières qu’a priori tout éloigne de l’engagement militant parviennent-elles à se mobiliser collectivement et à s’approprier les codes, les pratiques et les valeurs du militantisme ouvrier ? Qu’en est-il du modèle du militant viril capable d’en découdre et de porter des grèves dures et violentes lorsqu’il est incarné par des femmes ? L’enquête à partir d’archives syndicales et administratives et d’entretiens nous plonge dans l’histoire de ces ouvrières rebelles de Mai-juin 68 à leur « grande grève » de 1981 jusqu’au combat contre la fermeture de l’usine en 1994. Leurs pratiques syndicales quotidiennes, leur rapport au travail et à l’emploi, leurs espoirs et désespoirs éclairent le sens de leurs luttes de « mauvais genre » au fil des changements de conjoncture sociale et politique qui ont marqué l’histoire française des années 1960 aux années 1990.

15,17 €
15,17 €

« Et les papiers avaient volé par la fenêtre… Comme les mecs ».  C’est ainsi que les ouvrières de l’usine de lingerie Chantelle parlent de leurs luttes. Alors que la protestation ouvrière prend plus souvent les traits des métallurgistes, ce livre propose d’en explorer le pendant féminin. Comment des ouvrières qu’a priori tout éloigne de l’engagement militant parviennent-elles à se mobiliser collectivement ? Qu’en est-il du modèle du militant viril capable d’en découdre et de porter des grèves dures et violentes lorsqu’il est incarné par des femmes ? L’enquête nous plonge dans l’histoire de ces ouvrières rebelles de Mai-juin 68 à leur « grande grève » de 1981 jusqu’au combat contre la fermeture de l’usine en 1994. Leurs pratiques syndicales quotidiennes, leur rapport au travail et à l’emploi, leurs espoirs et désespoirs éclairent le sens de leurs luttes de « mauvais genre » au fil des changements des années 1960 aux années 1990.

Table des matières

Introduction générale

Un objet délaissé

Des luttes improbables ?

Sortir de la question des « spécificités »

Le genre du militantisme ouvrier en question

Matériaux empiriques

Plan de l’ouvrage

PREMIÈRE PARTIE

CHAPITRE 1. Travailler chez Chantelle

Chantelle à Saint-Herblain : implantation industrielle et organisation du travail

Une usine nouvelle dans une ville en expansion

Les ouvrières de l’atelier, figures centrales

La division du travail par sexe et par âge

Les mécaniciennes : des compétences de femmes ?

Rapports de pouvoir et relations sociales dans l’usine 

Une usine fortement syndicalisée

Un syndicalisme d’OS, un syndicalisme de femmes

Des engagements syndicaux alternatifs ?

Avoir des avantages à défendre : le travail et ses « à côté »

« On ne fait pas des serviettes ! » 

La pénibilité du travail au rendement : une « question d’usine »

Les « petites combines » du quotidien

La fierté du produit

Discipline et indisciplines

Libertés quotidiennes

La sociabilité d’atelier, ou le temps gardé de la jeunesse

CHAPITRE 2. Qui sont les ouvrières de Chantelle ?

De jeunes femmes de classes populaires à l’usine

Venir travailler chez Chantelle

Pourquoi l’usine est-elle attractive ?

Rester travailler chez Chantelle

Les ouvrières de Chantelle, des héritières ? 

De l’importance du lieu de vie dans la socialisation politique 

Deux modèles de transmission d’un héritage politique 

Annie Guyomarc’h, ancrage local et culture de classe

Eliane Evrard, le dévouement en héritage

Socialisation politique et socialisation
de genre en milieu ouvrier

CHAPITRE 3. De l’invisibilité à la valorisation : Chantelle dans l’espace militant local

Poids de l’histoire et impulsion de la conjoncture

L’espace nantais des radicalismes ouvriers

Le Mai-Juin 1968 des ouvrières de Chantelle

Une usine invisible mais syndicalisée

Les conflits oubliés des années 1970

Les organisations syndicales à la rencontre des ouvrières

Quand le mouvement ouvrier local s’empare de Chantelle : la grève de l’hiver 1981-1982

« Bravo les filles, la classe ouvrière de Nantes a les yeux rivés sur vous ! Courage ! » 

Chantelle, une opportunité politique ?

DEUXIÈME PARTIE. Appropriations du militantisme ouvrier par des femmes

CHAPITRE 4. Devenir militante : syndicalisme et féminisme, une équation insoluble ?

Adhésions et résistances à la socialisation syndicale

La différenciation des engagements chez les ouvrières

La frontière de l’usine : leaders et militantes

Sortir de l’usine et faire carrière ?

Processus d’identification à l’organisation des leaders

Militantes et organisations : une élection réciproque

S’opposer, appartenir et représenter : devenir syndicaliste

Devenir une militante « à part entière » 

Interventions et revendications féministes chez Chantelle

Rejeter le féminisme pour mieux adhérer à la classe

Chapitre 5. « Nous, on a su se faire respecter »

Sociohistoire d’une grève

Une situation d’usine explosive

La cause de la dignité au travail

« Faire ses preuves » ou comment des ouvrières s’approprient la virilité ouvrière

Grève générale, séquestration et leadership

Occuper une usine en tant que femmes

CHAPITRE 6. Des mères de famille combatives : les arrangements
derrière l’exception

La protection morale de la communauté ouvrière

La sexualisation du corps des ouvrières 

Quand la classe fait masse 

Des mères de famille responsables

Faire grève entre femmes : la famille,
entre contraintes et possibles

Des contraintes domestiques intégrées à la grève ?

S’engager malgré tout

Conflits de loyauté : la famille ou les camarades ?

TROISIÈME PARTIE. Dégradation de la conjoncture et féminisation des luttes

CHAPITRE 7. Faire face aux mutations du syndicalisme

Une nouvelle conjoncture de « crise »

Un monde d’inquiétude pour l’emploi ouvrier 

Le phénomène de la délocalisation dans l’habillement

Désindustrialisation et chômage

Impuissance de l’État et « conscience de crise »

Nouveau management et intensification du travail dans l’usine

La légitimité de l’action collective en question

Un travail militant professionnalisé ?

Le resserrement des équipes syndicales dans les années 1980 

La stabilisation progressive de l’équipe syndicale CFDT

Engagements longs et ruptures dans l’équipe CGT

Le droit au cœur des nouvelles stratégies de lutte

 Monter et défendre des dossiers

Une lutte multidimensionnelle

De la difficulté de faire valoir des savoirs ouvriers

Faire tenir le collectif militant

Un leadership au féminin ?

Le groupe militant à l’épreuve du temps

« Les gens comptent sur nous »

CHAPITRE 8. Quand elles sont devenues les « filles de Chantelle »

Une fermeture qui émeut

Réactivation du capital militant

L’évidence de la mobilisation

La notoriété de ces « filles du pays »

Un moment politique favorable 

L’émotion comme moteur de soutien

Des ouvrières victimisées : le genre de la conjoncture

La difficile dé-localisation de la cause de l’usine 

Quand la féminisation joue contre elles 

Une féminité envahissante

La victimisation des « filles de Chantelle »                 

CHAPITRE 9. De la bonne manière d’être femme de classes populaires dans l’espace public

Des femmes qui s’exposent : jeux de genre dans l’espace public

Se faire remarquer 

L’humour et la joie contre la victimisation

« Comme les mecs » … au féminin 

Des débats de genre entre ouvrières : rapports croisés au genre et à la classe

Que faire du stigmate de la « fille d’usine » ?

La virilité au féminin ou l’effacement du genre

Les stratégies de distinction des leaders CFDT 

La fidélité sociale et militante des cégétistes

CONCLUSION GÉNÉRALE

Des ouvrières rebelles

Des assignations et stratégies situées et conjoncturelles

Féminités et masculinités populaires

Quelle émancipation ?

ANNEXES

Chronologie générale

Chronologie du conflit de l’hiver 1981-1982

Chronologie du conflit contre la fermeture de l’usine de Saint-Herblain (1993-1994)

« Et les papiers avaient volé par la fenêtre… Comme les mecs ». 

C’est ainsi que les ouvrières de l’usine de lingerie Chantelle de la région nantaise parlent de leurs luttes. Alors que la protestation ouvrière prend plus souvent les traits des métallurgistes, ce livre propose d’en explorer le pendant féminin. Comment des ouvrières qu’a priori tout éloigne de l’engagement militant parviennent-elles à se mobiliser collectivement et à s’approprier les codes, les pratiques et les valeurs du militantisme ouvrier ? Qu’en est-il du modèle du militant viril capable d’en découdre et de porter des grèves dures et violentes lorsqu’il est incarné par des femmes ? L’enquête à partir d’archives syndicales et administratives et d’entretiens nous plonge dans l’histoire de ces ouvrières rebelles de Mai-juin 68 à leur « grande grève » de 1981 jusqu’au combat contre la fermeture de l’usine en 1994. Leurs pratiques syndicales quotidiennes, leur rapport au travail et à l’emploi, leurs espoirs et désespoirs éclairent le sens de leurs luttes de « mauvais genre » au fil des changements de conjoncture sociale et politique qui ont marqué l’histoire française des années 1960 aux années 1990.

18,96 €
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Nous vivons l'époque des engloutissements. Le monde issu de l'après Libération disparaît par pans entiers. C'est ce bouleversement que l'auteur veut restituer. Sociologue de formation, journaliste de métier, militant communiste, longtemps, il fut le témoin d'événements clés de notre histoire récente. Lycéen, il mena la lutte pour l'Algérie indépendante. Étudiant à la Sorbonne, il vécut Mai 68 et ses prémices. A La Nouvelle critique, il participa au débat qui vit l'eurocommunisme s'imposer un temps. A L'Humanité il rendit compte de la sortie de guerre des peuples de l'ex-Indochine. A la télévision il participa à la création  d'émissions phares (Télématin, l'Assiette anglaise, Envoyé spécial) et assista en direct à la dérive éditoriale de la Télévision publique vers le «  presque rien » dont parlait Pierre Bourdieu. La restitution de cette histoire fait vibrer cette autobiographie, en forme d' enquête d'ethnographie historique

Nous vivons l'époque des engloutissements. Le monde issu de l'après Libération disparaît par pans entiers. C'est ce bouleversement des certitudes, des idéologies, des représentations que l'auteur veut nous  restituer. Sociologue de formation, journaliste de métier, militant communiste, longtemps, par conviction, il fut le témoin, aux premières loges, de certains événements clés de notre histoire récente.Lycéen, il mena la lutte pour l'Algérie indépendante. Étudiant à la Sorbonne, il vécut Mai 68 et ses prémices. A La Nouvelle critique, il participa au débat qui vit l'eurocommunisme s'imposer un temps. A L'Humanité il rendit compte de la sortie de guerre des peuples de l'ex-Indochine. A la télévision il participa à la création  d'émissions phares (Télématin, l'Assiette anglaise, Envoyé spécial) et comme rédacteur en chef de la rédaction il assista en direct à la dérive éditoriale de la Télévision publique vers le «  presque rien » dont parlait Pierre Bourdieu. La restitution de cette histoire complexe et contradictoire et un certain nombre de révélations font vibrer cette autobiographie, en forme d' enquête d'ethnographie historique

22,75 €
22,75 €

Que s’est-il passé dans les familles pendant le confinement décrété en France de mars à mai 2020 ? Comment les individus ont-ils vécu cette situation alors exceptionnelle ? La situation a été abondamment décrite à l’aide de statistiques rappelant des conditions de vie radicalement différentes : taille du logement, nombre d’enfants au sein du domicile, lieu de vie, etc. Mais si l’on sait que les cadres de vie du confinement ont été différents, on sait moins comment il a été vécu et ce qu’il a impliqué pour les familles et leurs membres. Comment se sont réorganisés travail professionnel et prise en charge des enfants ? Cet ouvrage examine ces questions à travers une enquête auprès de dix-huit familles, suivies entre mi-mars et fin juin 2020 et appartenant à divers milieux sociaux et territoires. Il souligne combien les expériences du confinement revisitent les difficultés de conciliation travail/famille et éclairent plus largement les inégalités persistantes de classe et de genre.

Sommaire

Remerciements

Liste des contributeurs et contributrices

Introduction

Chapitre 1. Portraits de familles : approche de l’expérience du confinement

Chapitre 2. Heurs et malheurs des familles confinées

Chapitre 3.Le travail professionnel en temps de confinement

Chapitre 4. Des pratiques familiales mises à l’épreuve

Chapitre 5. Le genre du confinement

Conclusion

Annexe : Tableau de présentation des familles enquêtées

Que s’est-il passé dans les familles pendant le confinement décrété en France de mars à mai 2020 ? Comment les individus ont-ils vécu cette situation alors exceptionnelle, qui les a contraints à faire coexister en un même lieu diverses activités ordinairement réalisées dans des espaces et des temporalités distinctes ? La situation a été abondamment décrite à l’aide de statistiques rappelant des conditions de vie radicalement différentes : taille du logement, nombre d’enfants au sein du domicile, lieu de vie, etc. Mais si l’on sait que les cadres de vie du confinement ont été différents, on sait moins comment il a été vécu et ce qu’il a impliqué pour les familles et leurs membres. Comment se sont réorganisés travail professionnel et prise en charge des enfants ? Cet ouvrage examine ces questions à travers une enquête par entretiens répétés auprès de dix-huit familles, suivies entre mi-mars et fin juin 2020 et appartenant à divers milieux sociaux et territoires. Il souligne combien les expériences du confinement revisitent les difficultés de conciliation travail/famille et éclairent plus largement les inégalités persistantes de classe et de genre.

Cet ouvrage est le fruit d’une enquête collective menée au sein du réseau thématique n° 48 « Articulation des temps sociaux » de l’Association française de sociologie. Des doctorant·es, post-doctorant·es et chercheur·es titulaires se sont réunis au sein d’un -Collectif d’Analyse des Familles en Confinement  : Pascal Barbier, Myriam Chatot, Bernard -Fusulier, Julie Landour, Marianne Le Gagneur, -Alexandra Piesen, Sebastián Pizarro Erazo, Valerya Viera Giraldo.

11,37 €
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Que s’est-il passé dans les familles pendant le confinement décrété en France de mars à mai 2020 ? Comment les individus ont-ils vécu cette situation alors exceptionnelle ? La situation a été abondamment décrite à l’aide de statistiques rappelant des conditions de vie radicalement différentes : taille du logement, nombre d’enfants au sein du domicile, lieu de vie, etc. Mais si l’on sait que les cadres de vie du confinement ont été différents, on sait moins comment il a été vécu et ce qu’il a impliqué pour les familles et leurs membres. Comment se sont réorganisés travail professionnel et prise en charge des enfants ? Cet ouvrage examine ces questions à travers une enquête auprès de dix-huit familles, suivies entre mi-mars et fin juin 2020 et appartenant à divers milieux sociaux et territoires. Il souligne combien les expériences du confinement revisitent les difficultés de conciliation travail/famille et éclairent plus largement les inégalités persistantes de classe et de genre.

Sommaire

Remerciements

Liste des contributeurs et contributrices

Introduction

Chapitre 1. Portraits de familles : approche de l’expérience du confinement

Chapitre 2. Heurs et malheurs des familles confinées

Chapitre 3.Le travail professionnel en temps de confinement

Chapitre 4. Des pratiques familiales mises à l’épreuve

Chapitre 5. Le genre du confinement

Conclusion

Annexe : Tableau de présentation des familles enquêtées

Que s’est-il passé dans les familles pendant le confinement décrété en France de mars à mai 2020 ? Comment les individus ont-ils vécu cette situation alors exceptionnelle, qui les a contraints à faire coexister en un même lieu diverses activités ordinairement réalisées dans des espaces et des temporalités distinctes ? La situation a été abondamment décrite à l’aide de statistiques rappelant des conditions de vie radicalement différentes : taille du logement, nombre d’enfants au sein du domicile, lieu de vie, etc. Mais si l’on sait que les cadres de vie du confinement ont été différents, on sait moins comment il a été vécu et ce qu’il a impliqué pour les familles et leurs membres. Comment se sont réorganisés travail professionnel et prise en charge des enfants ? Cet ouvrage examine ces questions à travers une enquête par entretiens répétés auprès de dix-huit familles, suivies entre mi-mars et fin juin 2020 et appartenant à divers milieux sociaux et territoires. Il souligne combien les expériences du confinement revisitent les difficultés de conciliation travail/famille et éclairent plus largement les inégalités persistantes de classe et de genre.

Cet ouvrage est le fruit d’une enquête collective menée au sein du réseau thématique n° 48 « Articulation des temps sociaux » de l’Association française de sociologie. Des doctorant·es, post-doctorant·es et chercheur·es titulaires se sont réunis au sein d’un -Collectif d’Analyse des Familles en Confinement  : Pascal Barbier, Myriam Chatot, Bernard -Fusulier, Julie Landour, Marianne Le Gagneur, -Alexandra Piesen, Sebastián Pizarro Erazo, Valerya Viera Giraldo.

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Cet ouvrage propose une critique des discours capitalistes et notamment néolibéraux, ainsi que leur généalogie reposant explicitement sur l’exploitation et le développement d’un véritable privilège écocide, qui est devenu une norme quotidienne.

Il s’agit d’un essai documenté par des recherches en sciences économiques, sciences sociales, sciences politiques et évidemment en sciences climatiques dans toute leur interdisciplinarité. 

Une critique du concept de liberté est également présente, puisque la liberté est exercée au sein d’une dualité de citoyen-consommateur — mais surtout dans la dimension du consommateur, la dimension citoyenne étant graduellement menacée dans ses libertés fondamentales. Le concept de dignité est également réintroduit au sein d’une discussion philosophique et politique, car il semblerati qu’il permettrait peut-être une opérationnalité sociale juste et équitable des luttes pertinentes qui secouent actuellement nos sociétés.

Table des matières

Sommaire

Introduction

Chapitre 1.  Insuffisances et limites des
mesures écologiques

Chapitre 2.  La démocratie capitaliste : un
obstacle sérieux

Chapitre 3. La triade mythologique :
individualisme, liberté et sécurité

Chapitre 4.  Écoarchie : un système politique post-démocratique et post-capitaliste

Post Scriptum

Cet ouvrage propose une critique des discours capitalistes et notamment néolibéraux, ainsi que leur généalogie reposant explicitement sur l’exploitation (en lien avec le colonialisme) et le développement d’un véritable privilège écocide, qui est devenu une norme quotidienne.

D’après les recherches entreprises, nos démocraties ne peuvent pas y répondre non plus car leur succès (dans leur format occidentalo-centré) est consubstanciel du capitalisme / néolibéralisme - même les alternatives démocratiques semblent viciées car partagent cet ADN. Pour répondre à l’urgence climatique, le changement de modèle économique ne suffit pas, si l’on ne saisit pas que la démocratie contemporaine occidentale pose également problème, car ses dérives ne sont pas des dérives (le colonialisme par ex) mais en constituent des organes.

Il s’agit d’un essai documenté par des recherches en sciences économiques, sciences sociales, sciences politiques et évidemment en sciences climatiques dans toute leur interdisciplinarité ; le spectre est volontairement large pour exposer la dimension systémique du problème. 

Une critique du concept de liberté est également présente, puisque la liberté est exercée au sein d’une dualité de citoyen-consommateur — mais surtout dans la dimension du consommateur, la dimension citoyenne étant graduellement menacée dans ses libertés fondamentales. Le concept de dignité est également réintroduit au sein d’une discussion philosophique et politique, car il semblerati qu’il permettrait peut-être une opérationnalité sociale juste et équitable des luttes pertinentes qui secouent actuellement nos sociétés.

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La crise révolutionnaire qui ébranle le régime algérien n’a rien d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle survient dans un pays où les luttes n’ont jamais cessé contre la hogra du pouvoir et pour les libertés et la ­dignité du citoyen.

Par delà les classes sociales, les générations, les différences politiques, régionales, linguistiques et religieuses, les Algériens, unis dans la diversité de leurs convictions, veulent tourner la page de l’autoritarisme pour édifier la 2ème République, celle de citoyens libres dans un État de droit.

Quelles sont les origines du mécontentement ?

Quelles forces animent le Hirak ?

Quels sont les objectifs du mouvement populaire ? Mais aussi ses contradictions ?

À travers les documents produits par les divers groupes d’acteurs en lutte (partis, associations, syndicats…), les auteurs tentent d’apporter un éclairage sur la révolution en cours, qui a suscité l’admiration par son caractère ­pacifique et son civisme.

La crise révolutionnaire qui ébranle le régime algérien n’a rien d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle survient dans un pays où les luttes n’ont jamais cessé contre la hogra du pouvoir et pour les libertés et la ­dignité du citoyen.

En présentant un vieillard à l’agonie comme candidat de l’espoir pour un cinquième mandat, le régime a commis l’erreur fatale qui va précipiter sa chute.

Par delà les classes sociales, les générations, les différences politiques, régionales, linguistiques et religieuses, les Algériens, unis dans la diversité de leurs convictions, veulent tourner la page de l’autoritarisme pour édifier la 2ème République, celle de citoyens libres dans un État de droit.

Quelles sont les origines du mécontentement ?

Quelles forces animent le Hirak ?

Quels sont les objectifs du mouvement populaire ? Mais aussi ses contradictions ?

À travers les documents produits par les divers groupes d’acteurs en lutte (partis, associations, syndicats…), les auteurs tentent d’apporter un éclairage sur la révolution en cours, qui a suscité l’admiration par son caractère ­pacifique et son civisme.

Sanadja Akrouf : originaire de Bordj Bou Arréridj, cette militante féministe est connue dans les milieux ­militants, aussi bien en Algérie, son pays natal, qu’en France, son pays d’adoption où elle vit depuis 1992. Elle est parmi les principaux animateurs du Hirak dans la diaspora.

Patrick Farbiaz : né à Paris dans les années 1950, il est marqué par la répression contre les indépendantistes algériens. Militant de gauche, il est engagé dans le soutien aux peuples en lutte pour leurs droits et contre le racisme.

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L’agrandissement et l’intensification incessants des exploitations agricoles sont très connus mais leur explication demeure parcellaire. Partant du rapport étroit entre agriculture et capitalisme dans la France contemporaine, nourri par de nombreuses années de recherches et des données inédites, cet ouvrage saisit les mécanismes qui commandent les transformations que connaît le monde agricole français

Faire une telle démonstration, développer une telle perspective, c’est aussi poser les jalons d’une économie politique générale du capitalisme mêlant économie politique hétérodoxe, science politique et sociologie.

Une telle perspective, parce qu’elle met en évidence la contingence de l’activité économique, montre qu’un autre avenir – ou qu’un avenir – est possible pour l’agriculture française, à condition de la libérer du régime d’accumulation qui la détruit et des forces sociales qui le portent.

L’agrandissement et l’intensification incessants des exploitations agricoles sont très connus mais leur explication demeure parcellaire. Partant du rapport étroit entre agriculture et capitalisme dans la France contemporaine, nourri par de nombreuses années de recherches et des données inédites, cet ouvrage saisit les mécanismes qui commandent les transformations que connaît le monde agricole français – l’accumulation du capital économique par une minorité et l’expropriation de la majorité – en analysant les configurations de pouvoirs qui gouvernent ce procès social. Une telle perspective révèle que le régime d’accumulation – profondément inégalitaire – qui accable les agriculteurs français est porté par différentes forces sociales situées au sein du syndicalisme agricole dominant et des entreprises alimentaires, mais aussi de la haute Fonction publique, des cabinets ministériels et des partis politiques.

Faire une telle démonstration, développer une telle perspective, c’est aussi poser les jalons d’une économie politique générale du capitalisme mêlant économie politique hétérodoxe, science politique et sociologie.

Une telle perspective, parce qu’elle met en évidence la contingence de l’activité économique, montre qu’un autre avenir – ou qu’un avenir – est possible pour l’agriculture française, à condition de la libérer du régime d’accumulation qui la détruit et des forces sociales qui le portent.

Matthieu Ansaloni est post-doctorant à l’Institut national pour la recherche agronomique, l’alimentation et l’environnement (INRAE) de Toulouse, et chercheur au Laboratoire des Sciences Sociales du Politique de Sciences-po Toulouse.

Andy Smith est directeur de recherche à la Fondation Nationale des Sciences Politiques et travaille au Centre Émile-Durkheim à Bordeaux. Il est spécialiste de l’économie politique en général et de celle des industries en particulier.

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