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Ce parcours anthropologique illustre une réalité socio-culturelle à propos des représentations de la folie. Mais quelle en est la version créole ?

En Guadeloupe, on distingue pour évoquer la folie deux catégories : la folie douce et les autres qui incluent les formes violentes et graves avec le spectre du fou enragé. 

C’est une hiérarchie implicite, bien enfouie dans le subconscient. En revanche, elle correspond bel et bien à une grille de lecture locale des manifestations et comportements humains déviants qui reposent sur des faits réels, où s’entremêlent les représentations collectives solidement ancrées ainsi que des éléments de la cosmogonie guadeloupéenne où le surnaturel : Kenbwa, gadèd-zafé, sorcellerie, prédomine. 

Dans le voisinage du métissage et de la créolité, la « folie douce » autant que celle du « fou enragé » nous paraissent chargées de paradoxe et d’ambiguïté avec des contours  hétérodoxes, difficiles à décrypter... 

Table des métières

Avant-propos 9

Chapitre 1 : De la créolité en contexte

1.1- Une notion complexe et polémique

1.2- La langue comme marqueur culturel

1.3- Une entreprise socio-anthropologique

Chapitre 2 : Un espace réel pour… des lieux fantasmés !

2.1- Le pays géographique

2.2- Le pays politique

2.3- Le pays économique

2.4- Le pays réel

2.5- Le pays fantasmé

2.6- Les nouveaux mythes sont là

Chapitre 3 : Les folies guadeloupéennes

3.1- Du présupposé universel de la folie

3.2- Une version créole de la folie

3.3- La folie douce pour Théodore

3.4- La folie douce pour Stéphane

3.5- La folie douce pour Irène

3.6- La folie douce pour Jean-Claude

3.7- Un pilier de la maison créole

Chapitre 4 : Des figures controversées de la folie

4.1- Une inadéquation entre l’offre et l’attente

4.2- Une traduction culturelle de la psychiatrie 

4.3 – Autres « maladi-voyé », maladies envoyées

4.4- Un voisinage paradoxal : entre solidarité et persécution

4.5 – On l’a mis dans le rhum

Chapitre 5 : Mais qu’est-ce que l’on entend par vrais fous en Guadeloupe ?

5.1- Ce que les Guadeloupéens nous disent

5.2- Les vrais fous considérés comment violents et dangereux pour la société

Chapitre 6 : Le fou, lui, ne souffre pas ! ?

6.1- La souffrance est-elle déniée ?

6.2 – La souffrance chez d’autres personnes

6.3 – Qui pour reconnaître la souffrance du fou ?

6.4 – Exutoire ou catharsis collective

Chapitre 7 : Ma folie ? Ma chance… ?

7.1- La folie et le don de « Dowmez » (dormeuse)

7.2- L’école de gadèd-zafé,

7.3- Quand « i pa fouti », elle est incapable de...

Chapitre 8 : Le désaccord ­fondamental

8.1- Tirage à hue et à dia

8.2- Celui qui est hospitalisé en psychiatrie

8.3- Mais, quel est donc le choix du patient ?

Chapitre 9 : Les différents ­protagonistes autour de la folie.

9.1- La folie en contexte

9.2- La famille du malade mental

9.3 – L’équipe soignante du secteur psychiatrique …

9.4 – Le psychiatre : Maître à bord ?

9.5- Les infirmiers et infirmières : qui sont-ils ?

9.6 – Les autres thérapeutes de l’équipe

9.7- Des nouveaux « peutes »

Chapitre 10 : De la difficulté d’être soignant en psychiatrie

10.1- La folie comme danger …

10.2- Le choc de contact et ensuite ?!…

10.3- Les violences envers soi et envers les autres

10.4 – Une Énigme stupéfiante 

10.5 – Quelles que soient les difficultés …

Chapitre 11 : Mais comment faites-vous avec de tels malades ?!

11.1- Pas facile de se positionner

11.2- Soigner dans l’entendement de la psychiatrie occidentale

11.3-Soigner avec la magie du « kenbwa »

11.4 – Soigner en combinant les deux créneaux, magie et psychiatrie occidentale

11.5 – Soins créoles, soins hybrides ?

Chapitre 12 : Dynamique sociétale et violence

12.1- Le style de vie pourrait être un indicateur primordial,

12.1- La violence comme mythe fondateur….

12.3- Toute violence n’est pas folie….

Petit lexique

Références bibliographiques

Ce parcours anthropologique illustre une réalité socio-culturelle à propos des représentations de la folie. Mais quelle en est la version créole ?

En Guadeloupe, on distingue pour évoquer la folie deux catégories : la folie douce et les autres qui incluent les formes violentes et graves avec le spectre du fou enragé. 

C’est une hiérarchie implicite, bien enfouie dans le subconscient. En revanche, elle correspond bel et bien à une grille de lecture locale des manifestations et comportements humains déviants qui reposent sur des faits réels, où s’entremêlent les représentations collectives solidement ancrées ainsi que des éléments de la cosmogonie guadeloupéenne où le surnaturel : Kenbwa, gadèd-zafé, sorcellerie, prédomine. 

Cette perception se situe hors de la nomenclature scientifique des pathologies mentales, mais elle est assez bien codifiée par la doxa populaire.

Si, dans l’inconscient collectif, les sociétés créoles sont nées de la rencontre violente entre les peuples amérindiens : Arawak, Caraïbe, les colonisations portugaise, espagnole, britannique, française et la déportation d’esclaves noirs en provenance d’Afrique, peut-on retenir cette antériorité comme énonciatrice des formes de folie en Guadeloupe ?

Dans le voisinage du métissage et de la créolité, la « folie douce » autant que celle du « fou enragé » nous paraissent chargées de paradoxe et d’ambiguïté avec des contours  hétérodoxes, difficiles à décrypter... 

Marlyne Dabrion est docteur en sociologie de l’université René Descartes Paris V. Elle a été cadre supérieure de santé de la fonction publique hospitalière et ancienne directrice-adjointe d’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI). Elle est formatrice en sciences sociales et sciences infirmières.

11,37 €
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Ce livre est le résultat d’une recherche personnelle. Elle prolonge une interrogation relativement récente dans le mouvement ouvrier, la désobéissance civile de masse. J’ai été amené à cette réflexion à partir de mon expérience directe d’un mouvement social, l’Intifada palestinienne de la fin des années 1980.

J’en suis venu à considérer la lutte non violente comme le moteur de l’histoire et comme une nécessité politique. Ce qui m’a amené à poser la question du moment historique que nous vivons, celui d’une révolution non violente. Un oxymore ? Une contradiction dans les termes ? Une stupidité théorique et non seulement pratique ? Ce livre essaie d’y répondre.

Bernard RAVENEL a été membre du PSU, dont il a écrit l’histoire (Quand la gauche se réinventait, La Découverte, 2016).

Ce livre  est le résultat d’une recherche personnelle. Elle prolonge une interrogation relativement récente dans le mouvement ouvrier, même si la grève a souvent été accompagnée d’expériences significatives de désobéissance civile de masse.

J’ai été amené à cette réflexion à partir de mon expérience directe d’un mouvement social, l’Intifada palestinienne de la fin des années 1980. Il s’agissait d’une impressionnante insurrection civile de la société palestinienne, avec une nouvelle poussée au début du xxie  siècle puis les récents « printemps arabes », Intifada démocratique généralisée à l’ensemble du monde arabe et au-delà. 

J’en suis venu à considérer la lutte non violente comme le moteur de l’histoire et comme une nécessité politique. 

Ma recherche m’ a conduit à faire un retour sur le passé et sur le rapport entre violence et politique au xxe siècle. Ce qui m’ a amené à poser la question du moment historique que nous vivons, celle du rapport entre non-violence et transformation révolutionnaire, c’est-à-dire dépassement du mode de production capitaliste. En somme, celle d’une révolution non violente. Un oxymore ? Une contradiction dans les termes ? Une stupidité théorique et non seulement pratique ? 

Ce sont les interrogations auxquelles ce livre essaie d’apporter des éléments de réponse ou, à tout le moins, de réflexion.

Bernard RAVENEL, agrégé d’histoire, est l’auteur de plusieurs livres consacrés aux problèmes méditerranéens dont : Méditerranée : le Nord contre le Sud ? (L’Harmattan, 1990) et La résistance palestinienne : des armes à la non-violence  (L’Harmattan, 2019). Membre du PSU, dont il a écrit l’histoire (Quand la gauche se réinventait, La Découverte, 2016), il y a été chargé des relations internationales de 1974 à 1984. Il a été président de la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine de 2001 à 2011. 

5,69 €

Ce livre est le résultat d’une recherche personnelle. Elle prolonge une interrogation relativement récente dans le mouvement ouvrier, la désobéissance civile de masse. J’ai été amené à cette réflexion à partir de mon expérience directe d’un mouvement social, l’Intifada palestinienne de la fin des années 1980. J’en suis venu à considérer la lutte non violente comme le moteur de l’histoire et comme une nécessité politique. Ce qui m’a amené à poser la question du moment historique que nous vivons, celui d’une révolution non violente. Un oxymore ? Une contradiction dans les termes ? Une stupidité théorique et non seulement pratique ? Ce livre essaie d’y répondre.

Bernard RAVENEL a été membre du PSU, dont il a écrit l’histoire (Quand la gauche se réinventait, La Découverte, 2016).

Présentation de ce livre sur Youtube

Ce livre  est le résultat d’une recherche personnelle. Elle prolonge une interrogation relativement récente dans le mouvement ouvrier, même si la grève a souvent été accompagnée d’expériences significatives de désobéissance civile de masse.

J’ai été amené à cette réflexion à partir de mon expérience directe d’un mouvement social, l’Intifada palestinienne de la fin des années 1980. Il s’agissait d’une impressionnante insurrection civile de la société palestinienne, avec une nouvelle poussée au début du xxie  siècle puis les récents « printemps arabes », Intifada démocratique généralisée à l’ensemble du monde arabe et au-delà. 

J’en suis venu à considérer la lutte non violente comme le moteur de l’histoire et comme une nécessité politique. 

Ma recherche m’ a conduit à faire un retour sur le passé et sur le rapport entre violence et politique au xxe siècle. Ce qui m’ a amené à poser la question du moment historique que nous vivons, celle du rapport entre non-violence et transformation révolutionnaire, c’est-à-dire dépassement du mode de production capitaliste. En somme, celle d’une révolution non violente. Un oxymore ? Une contradiction dans les termes ? Une stupidité théorique et non seulement pratique ? 

Ce sont les interrogations auxquelles ce livre essaie d’apporter des éléments de réponse ou, à tout le moins, de réflexion.

Bernard RAVENEL, agrégé d’histoire, est l’auteur de plusieurs livres consacrés aux problèmes méditerranéens dont : Méditerranée : le Nord contre le Sud ? (L’Harmattan, 1990) et La résistance palestinienne : des armes à la non-violence  (L’Harmattan, 2019). Membre du PSU, dont il a écrit l’histoire (Quand la gauche se réinventait, La Découverte, 2016), il y a été chargé des relations internationales de 1974 à 1984. Il a été président de la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine de 2001 à 2011. 

7,58 €
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La pandémie du coronavirus a permis de soulever de graves questions sur notre société, sur notre monde. Il nous faut (re)penser notre présent et notre futur.     

Ce livre veut y contribuer. Il traite de politique internationale : la montée des insécurités, les logiques de puissance et le choc des stratégies, les conflits et la guerre, la course aux armements, les technologies militaires, les armes nucléaires, la politique internationale de Donald Trump, la France et l’Europe dans un ordre mondial en pleine mutation. 

Ce livre est avant tout un regard sur le monde qui s’annonce. Un regard critique et une mise en accusation d’un système qui produit la guerre, qui reproduit une pensée de la guerre, et qui crée de l’insécurité.

Jacques Fath est un spécialiste des relations internationales

La pandémie du coronavirus a permis de soulever de graves questions sur notre société, sur notre monde, jusqu’ aux enjeux de la géopolitique. Il nous faut (re)penser notre présent et notre futur dans toutes leurs dimensions.     

Ce livre veut y contribuer. Il traite de politique internationale : la montée des insécurités, les logiques de puissance et le choc des stratégies, les conflits et la guerre, la course aux armements, les très hautes technologies militaires, les armes nucléaires, la politique internationale de Donald Trump, la France et l’Europe dans un ordre mondial en pleine mutation et décomposition. Ce sont des aspects majeurs d’un enjeu plus global qui touche à la crise du mode de développement et à celle de l’ordre international libéral installé en 1945 sous l’hégémonie des États-Unis. Le chaos grandissant d’aujourd’hui témoigne d’un changement de période et d’un défi de civilisation.

Ce livre est avant tout un regard sur le monde qui s’annonce. Un regard critique sur les illusions de la force, sur les limites de la puissance. C’est une mise en accusation d’un système qui produit la guerre, qui reproduit une pensée de la guerre, et qui crée de l’insécurité à haute intensité.

La crise de ce système et l’épuisement de l’ordre international libéral contraignent à chercher les idées et les visions permettant de penser et d’agir pour ouvrir la possibilité d’un autre avenir : un ordre de l’égalité, de la sécurité collective, du désarmement et de la paix pour les peuples. Pour un nouveau système-monde.

Jacques Fath est un spécialiste des relations internationales, des enjeux de la sécurité et de la conflictualité mondiales. Son approche alternative est résolument critique des politiques et des courants de pensée aujourd’hui dominants. Il est l’auteur de Penser l’après. Essai sur la sécurité internationale, la puissance et la paix dans le nouvel état du monde (Les éditions Arcane 17, 2015) et de Terrorisme. Réalités, causes et mystifications idéologiques (Éditions du Croquant, 2019).

11,37 €
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La pandémie du coronavirus a permis de soulever de graves questions sur notre société, sur notre monde. Il nous faut (re)penser notre présent et notre futur.     

Ce livre traite de politique internationale : la montée des insécurités, les logiques de puissance et le choc des stratégies, les conflits et la guerre, la course aux armements, les technologies militaires, les armes nucléaires, la politique internationale de Donald Trump, la France et l’Europe dans un ordre mondial en pleine mutation. 

Il est avant tout un regard critique sur le monde qui s’annonce. 

Jacques Fath est un spécialiste des relations internationales

Recensions

Dans L'Humanité , par Francis Wurtz

Sur le site des anciens de l'IEP de Grenoble

Dans les Cahiers de santé

La pandémie du coronavirus a permis de soulever de graves questions sur notre société, sur notre monde, jusqu’ aux enjeux de la géopolitique. Il nous faut (re)penser notre présent et notre futur dans toutes leurs dimensions.     

Ce livre veut y contribuer. Il traite de politique internationale : la montée des insécurités, les logiques de puissance et le choc des stratégies, les conflits et la guerre, la course aux armements, les très hautes technologies militaires, les armes nucléaires, la politique internationale de Donald Trump, la France et l’Europe dans un ordre mondial en pleine mutation et décomposition. Ce sont des aspects majeurs d’un enjeu plus global qui touche à la crise du mode de développement et à celle de l’ordre international libéral installé en 1945 sous l’hégémonie des États-Unis. Le chaos grandissant d’aujourd’hui témoigne d’un changement de période et d’un défi de civilisation.

Ce livre est avant tout un regard sur le monde qui s’annonce. Un regard critique sur les illusions de la force, sur les limites de la puissance. C’est une mise en accusation d’un système qui produit la guerre, qui reproduit une pensée de la guerre, et qui crée de l’insécurité à haute intensité.

La crise de ce système et l’épuisement de l’ordre international libéral contraignent à chercher les idées et les visions permettant de penser et d’agir pour ouvrir la possibilité d’un autre avenir : un ordre de l’égalité, de la sécurité collective, du désarmement et de la paix pour les peuples. Pour un nouveau système-monde.

Jacques Fath est un spécialiste des relations internationales, des enjeux de la sécurité et de la conflictualité mondiales. Son approche alternative est résolument critique des politiques et des courants de pensée aujourd’hui dominants. Il est l’auteur de Penser l’après. Essai sur la sécurité internationale, la puissance et la paix dans le nouvel état du monde (Les éditions Arcane 17, 2015) et de Terrorisme. Réalités, causes et mystifications idéologiques (Éditions du Croquant, 2019).

14,22 €
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Controverses, paniques morales et usages éducatifs des écrans. Les controverses autour des usages des “écrans” placent les professionnels de l’éducation aussi bien que les parents dans une situation délicate. Doivent-ils favoriser l’usage des écrans chez les plus jeunes ou, au contraire, lutter contre et tenter de les limiter ? Afin de répondre à ces questions, de nombreux prescripteurs, qu’ils soient enseignants, chercheurs, experts en parentalité, psychologues, pédopsychiatres ou développeurs informatiques, cherchent à définir les “bons” et les “mauvais” usages des écrans. Le propos de cet ouvrage collectif est de mettre à plat ces divers enjeux.

Laurent Tessier et Arnaud Saint-Martin (coord.)

Controverses, paniques morales et usages éducatifs des écrans 

Les controverses autour des usages des “écrans” placent les professionnels de l’éducation aussi bien que les parents dans une situation délicate. Doivent-ils favoriser l’usage des écrans chez les plus jeunes ou, au contraire, lutter contre et tenter de les limiter ? Afin de répondre à ces questions, de nombreux prescripteurs, qu’ils soient enseignants, chercheurs, experts en parentalité, psychologues, pédopsychiatres ou développeurs informatiques, cherchent à définir les “bons” et les “mauvais” usages des écrans. Et cela s’accompagne d’un marché florissant du conseil aux parents à l’heure du tout-numérique. Les termes de ces débats et de ces définitions, dont les enjeux sont à la fois éducatifs, scientifiques, politiques et économiques, sont fortement disputés. Le propos de cet ouvrage collectif est de mettre à plat ces divers enjeux, dans le but d’y voir plus clair. Un décryptage interdisciplinaire permettra de faire le tri dans les arguments et les interprétations du phénomène. Ce court volume met ainsi en série des analyses à la fois précises et factuelles des usages de ces écrans, afin d’aller au-delà des fantasmes et des effets de loupe médiatiques.

Avec les contributions de : Frédéric Bevilacqua, Michaël Bourgatte, Joël Chevrier, Anne Cordier, Orélie Desfriches Doria, Lisa Marx, Arnaud Saint-Martin, Laurent Tessier, Stéphanie de Vanssay, Romain Vincent, Marion Voillot

11,37 €
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Ce recueil rassemble dans une première partie les éditoriaux publiés par Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS) durant la crise du coronavirus pour montrer comment s’ élabore une orientation de rupture écologique face à l’ écologie du greenwashing et à la tentation d’ un éco-autoritarisme. Un mouvement politique ne se construit pas à l’ abri de l’ événement. Il ne peut se constituer qu’ en produisant une pensée et une pratique au sein du mouvement réel. 

Ce mouvement confédéraliste de l’ écologie de rupture souhaite rassembler toutes ses composantes (éco-socialisme, décroissance choisie, éco féminisme, écologie populaire, écologie décoloniale, écologie sociale communaliste).

La crise du coronavirus a été une répétition générale de l’  effondrement qui vient. Celui-ci sera le produit d’  une combinaison de crises, économique, sociale, sanitaire, écologique et climatique. Comment empêcher le capitalisme de catastrophe de nous emmener droit dans le mur ? Les forces d’  émancipation doivent prendre la mesure de leurs responsabilités qui ne se réduit plus à la défense d’ une classe sociale mais de l’ humanité tout entière. Face à ce capitalisme de la destruction, la construction d’ une écologie politique de rupture devient une nécessité urgente. 

Ce recueil rassemble dans une première partie les éditoriaux publiés par Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS) durant la crise du coronavirus pour montrer comment s’ élabore une orientation de rupture écologique face à l’ écologie du greenwashing et à la tentation d’ un éco-autoritarisme. Un mouvement politique ne se construit pas à l’ abri de l’ événement. Il ne peut se constituer qu’ en produisant une pensée et une pratique au sein du mouvement réel. 

Dans les parties suivantes, cette publication rassemble des contributions plus développées, diverses déclarations du mouvement PEPS, ainsi que les textes de fondation de PEPS (Pour une Ecologie Populaire et Sociale). 

Ce mouvement confédéraliste de l’ écologie de rupture souhaite rassembler toutes ses composantes (éco-socialisme, décroissance choisie, éco féminisme, écologie populaire, écologie décoloniale, écologie sociale communaliste). Les dernières élections municipales ont montré l’ affirmation de l’ environnementalisme et de l’ écologie libérale des classes moyennes à capital culturel aisé des centres ville. Mais la coupure avec les préoccupations des classes populaires et son adaptabilité au capitalisme repeint en vert suscitera une nouvelle vague de déceptions. L’ écologie de rupture n’ est pas soluble dans la compromission. Elle est d’ abord un projet, celui d’ une société de post-croissance qui sort du capitalisme productiviste et se fonde sur une nouvelle alliance, celle d’ un Front populaire écologique qui repose sur l’ autonomie sociale et l’ émancipation collective.

7,58 €
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Le capitalisme cognitif néolibéral a fait de la reproduction de la vie son « cœur de métier », de l’individu conçu comme entreprise un sujet sommé d’être autonome et de la concurrence un principe régulateur de la société. Accélérée par les technologies digitales, la métamorphose du salariat génère des zones grises, entre le travail salarié et le travail indépendant. Une multitude de nouvelles figures du travail émergent, des figures précaires en tension entre l’autonomie et l’hétéronomie. Pourtant, des stratégies originales de résistance s’inventent dans ces zones grises. Il ne s’agit pas seulement de dire « non » à la raison néolibérale, il s’agit d’affirmer de manière pragmatique des formes coopératives et mutualistes nouvelles. Recension

Dans Alternatives Économiques, décembre 2020.

Table des matières

 

Présentation                                                                                                             

Première partie. Le capitalisme cognitif à l’époque néolibérale           

Chapitre  1. Une nouvelle phase historique du capitalisme ? 

Le travail cognitif et la fabrique des esprits                                                        

L’économie de la connaissance est une aporie                                                  

Le temps et la valeur                                                                                                

Les phases historiques du capitalisme                                                                

Autonomie et coopération : rêve ou réalité ?                                                     

Chapitre 2. Le capitalisme a toujours été cognitif                      

Les forces de l’invention et de la coopération précèdent le capital               

Le capitalisme industriel comme capitalisme cognitif                                    

Les mismatchings du capitalisme cognitif à l’époque des technologies digitales           

Finance globale et connaissances                                                

Chapitre 3. Capitalisme et néolibéralisme : une liaison dangereuse

La critique gorzienne des thèses sur le capitalisme cognitif                           

Le capitalisme comme formation sociale                                                           

Le néolibéralisme comme technique de gouvernement                                  

De la reproduction de la force de travail à la production du capital humain

Partie 2. Figures du travail dans les zones grises                          

Chapitre 4. Au-delà de la logique binaire travail salarié-travail indépendant               

L’affirmation historique du salariat et le déclin du travail indépendant, et vice versa  

Subordination et dépendance                                                                               

Les zones grises des relations de travail                                                              

Des relations de travail hybrides et leurs conditions d’émergence               

Sublime ou prolétaroïde ? L’intermittent·e du spectacle                                

Sublime ou prolétaroïde ? L’Entrepreneur·e -salarié·e -associé·e                

Chapitre 5. L’enquête sociale comme co-recherche pour l’action 

Des enquêtes situées                                                                                               

Chercher pour agir                                                                                                   

La co-recherche                                                                                                        

De l’enquête qualitative à l’enquête quantitative et vice-versa                      

La difficile inter-objectivation                                                                               

Partie 3. Temps, argent et liberté                                                              

Chapitre 6. Métamorphoses du temps du travail, luttes pour le temps              

Le temps du travail : temps social dominant                                                     

La question du temps de travail entre passé et présent                                  

Discontinuité et perception du temps                                                                 

Du travail à la tâche au travail horaire, du travail horaire au travail à la prestation     

Temps libre et accélération                                                                                    

Pollution du temps                                                                                                  

Le temps de la politique : free work ou free labor ?                             

Chapitre 7. La mutualisation contre l’individualisation

 L’individualisation du salaire                                                                                

La fiction du salaire                                                                                                 

Déjouer les dispositifs néolibéraux                                                                      

La question du Revenu Inconditionnel d’Existence                                         

Chapitre 8. Autonomie et hétéronomie dans les zones grises des relations de travail

La question de l’autonomie ou de la liberté comme autonomie

L’autonomie bridée de l’intermittent·e du spectacle

Le projet d’autonomie comme processus collectif : l’expérience de Coopaname

... des pratiques qui annoncent une sortie civilisée du capitalisme...

 Au début du 21e siècle, le capitalisme cognitif néolibéral a fait de la reproduction de la vie biologique et sociale son « cœur de métier », de l’individu conçu comme entreprise un sujet sommé d’être autonome et de la concurrence un principe régulateur de la société. Le salariat se transforme, le travail mute. Accélérée par les technologies digitales, la métamorphose du travail et des relations de travail génère des « zones grises » entre le travail salarié et le travail indépendant classiques. Une multitude de nouvelles figures précaires du travail émergent dans ces zones, des figures doubles, en tension entre l’autonomie et l’hétéronomie. Autonomie contrainte et concurrence par la coopération sont les oxymores de la société du travail née des noces du capitalisme cognitif et du néolibéralisme.

Pourtant, c’est dans ces zones grises que des stratégies originales de résistance s’inventent. Il ne s’agit pas seulement de dire « non » à la raison néolibérale, il s’agit d’affirmer positivement, de manière pragmatique, par l’expérimentation politique et sociale, des formes économiques diverses. Plus précisément, un système de protection sociale mutualiste et une entreprise coopérative « sans patrons ».

Chercheuse impliquée, spécialiste des mutations du travail, des métamorphoses du salariat et de l’essor d’expérimenta­tions socio-politiques originales, notamment dans le champ de l’éco­nomie sociale et solidaire, Antonella Corsani a accompagné ces mouvements inédits pendant plu­sieurs années en France. Ces histoires de résistance attestent une tension permanente vers la liberté comme autono­mie véritable, dans un contexte où l’autonomie individuelle est, en quelque sorte, prescrite. Les collectifs de travail qu’elle a observées in situ désirent la mutualisation et la coopération. Leur but est d’accroître l’autonomie réelle de chacun·e et du groupe par l’interdépen­dance. Et des chemins de la liberté de s’ouvrir ainsi, à ­tâtons. 

Antonella Corsani est sociologue et économiste, enseignante-chercheure à l’ISST-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du laboratoire de ­recherches IDHES.

18,96 €
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Aucune des réformes engagées par Jean-Michel Blanquer n’est éclairée par la science, à supposer qu’existe « la » science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. 

Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis 40 ans, et voit revenir sans cesse les questions qui hantent notre système éducatif. C'est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau.

Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux.

Aucune des réformes engagées n’est éclairée par la science, à supposer qu’existe « la » science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elles ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.

Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis bientôt 40 ans, et voit, sous des apparences changeantes, revenir sans cesse les questions non résolues qui hantent notre système éducatif. Car c’est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau.

Pascal Bouchard, agrégé et docteur ès lettres (sc. de l’éducation) a notamment été producteur à France-Culture, directeur de la rédaction de l’ AEF et le créateur de ToutEduc.fr.

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Notre époque voit disparaître ses repères sociaux et humains. Une vision anthropologique large permet de retrouver une première balise : l’autotranscendance.

C'est le fait que, dans les sociétés humaines avant le capitalisme industriel, la puissance commune du peuple montait sous la forme d’un symbole placé au-dessus de leurs têtes – manière de dire qu’ils le respectaient comme une limite sacrée. Certains Amérindiens dressaient un totem, les Athéniens honoraient la « cité-belle-et-bonne » en montant une fois par mois sur la colline de la Pnyx pour tenir leur assemblée politique. 

L’autotranscendance est un invariant constitutif de toute société humaine : dès qu’elle vient à manquer, ce sont la société, l’humanité, la culture qui se défont au profit de la barbarie. 

Notre époque chaotique voit disparaître ses repères sociaux et humains. Une vision ­anthropologique large permet de retrouver une première balise : l’ ­autotranscendance. 

L’autotranscendance est le fait que, dans les sociétés humaines avant le capitalisme industriel, la puissance commune du peuple montait spontanément en verticalité sous la forme d’un symbole que les hommes plaçaient au-dessus de leurs têtes – manière de dire qu’ils le respectaient comme une limite sacrée. Certains Amérindiens dressaient un totem, les Athéniens honoraient la « cité-belle-et-bonne » en montant une fois par mois sur la colline de la Pnyx pour tenir leur assemblée politique. Ces élévations symbolisaient le ciment à la fois social et esthétique grâce auquel la société tenait debout. 

La thèse ou l’hypothèse de cette brève enquête est que l’ autotranscendance est un invariant constitutif de toute société humaine : dès qu’elle vient à manquer, ce sont la société, l’humanité, la culture qui se défont au profit de la barbarie. Le capitalisme, religion chrétienne sécularisée, est le Dieu qui détruit cette élévation. Ce Dieu a trois formes principales : l’État, le Capital et la Technoscience – trois forces qui surplombent les hommes et écrasent leur socialité esthétique. Il en résulte que leur mouvement d’ autotranscendance commune est bloqué. 

L’heure est venue de le débloquer par une pratique large de l’esthétique sociale : le fanatisme économique ne refluera durablement que devant l’assaut du théâtre, de la musique, de la danse, et de toute autre esthétique collective à inventer. Il faut renouer avec le mot de Brecht : « Tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : l’ art de vivre. » 

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Notre époque voit disparaître ses repères sociaux et humains. Une vision anthropologique large permet de retrouver une première balise : l’autotranscendance.

C'est le fait que, dans les sociétés humaines avant le capitalisme industriel, la puissance commune du peuple montait sous la forme d’un symbole placé au-dessus de leurs têtes – manière de dire qu’ils le respectaient comme une limite sacrée. Certains Amérindiens dressaient un totem, les Athéniens honoraient la « cité-belle-et-bonne » en montant une fois par mois sur la colline de la Pnyx pour tenir leur assemblée politique. 

L’autotranscendance est un invariant constitutif de toute société humaine : dès qu’elle vient à manquer, ce sont la société, l’humanité, la culture qui se défont au profit de la barbarie. 

Notre époque chaotique voit disparaître ses repères sociaux et humains. Une vision ­anthropologique large permet de retrouver une première balise : l’ ­autotranscendance. 

L’autotranscendance est le fait que, dans les sociétés humaines avant le capitalisme industriel, la puissance commune du peuple montait spontanément en verticalité sous la forme d’un symbole que les hommes plaçaient au-dessus de leurs têtes – manière de dire qu’ils le respectaient comme une limite sacrée. Certains Amérindiens dressaient un totem, les Athéniens honoraient la « cité-belle-et-bonne » en montant une fois par mois sur la colline de la Pnyx pour tenir leur assemblée politique. Ces élévations symbolisaient le ciment à la fois social et esthétique grâce auquel la société tenait debout. 

La thèse ou l’hypothèse de cette brève enquête est que l’ autotranscendance est un invariant constitutif de toute société humaine : dès qu’elle vient à manquer, ce sont la société, l’humanité, la culture qui se défont au profit de la barbarie. Le capitalisme, religion chrétienne sécularisée, est le Dieu qui détruit cette élévation. Ce Dieu a trois formes principales : l’État, le Capital et la Technoscience – trois forces qui surplombent les hommes et écrasent leur socialité esthétique. Il en résulte que leur mouvement d’ autotranscendance commune est bloqué. 

L’heure est venue de le débloquer par une pratique large de l’esthétique sociale : le fanatisme économique ne refluera durablement que devant l’assaut du théâtre, de la musique, de la danse, et de toute autre esthétique collective à inventer. Il faut renouer avec le mot de Brecht : « Tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : l’ art de vivre. » 

14,22 €
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L'objet du livre est de tirer les leçons des politiques culturelles menées dans quelques villes de la Région parisienne. Sont prévus :

Un condensé des 28 entretiens de maires enregistrés. 

Huit interventions, prononcées lors d'un forum sur la culture organisé au théâtre de Gennevilliers, et abordant des thématiques diverses : Pascal Lebrun-Cordier, Sophie Ricard, Frédéric Hocquard, Laurence Dupouy-Veyrier, Fabrice Lextrait, Maud Le Floch, Malte Martin. Lucie Lambert.

Dix fiches un travail ou une mission : Plaine commune, Les SCIC, Réseau lieux  Random, Mains d’œuvres, 1%, La fabrique de Bordeaux, Tertius, une agence culturelle au service de projets, La fondation, Le succès de Trésors de banlieues.

L'objet du livre est de tirer les leçons des politiques culturelles menées dans quelques villes de la Région parisienne. Sont prévus :

 

Une introduction de Michel Duffour, ancien ministre

Un condensé des 28 entretiens de maires enregistrés, réécrits si nécessaire et validés par les intéressé·e·s. Chaque entretien sera suivi d’une courte note sur le nouveau conseil municipal et les coordonnées de l’élu à la culture

Huit interventions, prononcées lors d'un forum sur la culture organisé au théâtre de Gennevilliers, et abordant des thématiques diverses : Pascal Lebrun-Cordier, Sophie Ricard, Frédéric Hocquard, Laurence Dupouy-Veyrier, Fabrice Lextrait, Maud Le Floch, Malte Martin. Lucie Lambert.

Dix fiches ou notices explicitant le contenu d’un travail ou d’une mission : Plaine commune, Les SCIC, Réseau lieux  Random, Mains d’œuvres, 1%, La fabrique de Bordeaux, Tertius, une agence culturelle au service de projets, La fondation, Le succès de Trésors de banlieues.

14,22 €
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<p>Ce livre est le résultat d’une recherche personnelle. Elle prolonge...
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