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Ce livre est le volume II de la série d'ouvrages écrits par Abdulah Ôcalan dans la prison où le pouvoir autoritaire turc l'a mis à l'isolement. Voici le début de son texte :

Pour me défendre contre le système capitaliste, il faut que je commence par me libérer de ses formatages mentaux. Si nous voulons nous libérer du capitalisme, nous devons cesser de le vénérer comme le Veau d’Or car, ne vous y trompez pas, tout comme un musulman doit s’exclamer Bismillah! (« Au nom de Dieu ! ») avant d’entreprendre quoi que ce soit, le capitalisme nous impose ses propres règles sacrées.

Table des matières

Préface 9

Introduction 21

Première partie

Les facteurs de la naissance du capitalisme 35

I. Rationalisme 39

II. Économisme  64

III. Relation du capitalisme avec le pouvoir politique et le droit 84

IV. L’espace du capitalisme 98

V. Civilisations socio-historiques et capitalisme 111

Deuxième partie

Le capitalisme, ennemi de l’économie 131

I. Le capitalisme n’est pas économie mais pouvoir 139

II. Pourquoi le capitalisme est anti-économie 145

III. Le capitalisme dans son rapport avec la société, la civilisation et l’histoire 151

IV. La situation en Europe à la naissance du capitalisme 190

Troisième partie

Le Léviathan moderne : l’État-nation. La descente de Dieu sur terre 195

I. Le phénomène de la nation et son développement 201

II. Définir l’État 205

III. L’idéologie de la civilisation capitaliste et sa transformation en religion 216

IV. À la mémoire des victimes du génocide juif 226

V. Le pouvoir dans la modernité capitaliste 240

VI. Modernité capitaliste et État-nation 249

Quatrième partie

Le temps de la modernité capitaliste 275

I. Le capitalisme marchand monopoliste 279

II. Révolution industrielle et ère de l’industrialisme 287

III. L’ère de la finance – L’empire de l’ argent 304

Conclusion 325

Ce livre est le volume II de la série d'ouvrages écrits par Abdulah Ôcalan dans la prison où le pouvoir autoritaire turc l'a mis à l'isolement. Voici le début de son texte :

Pour me défendre contre le système capitaliste, il faut que je commence par me libérer de ses formatages mentaux. Si nous voulons nous libérer du capitalisme, nous devons cesser de le vénérer comme le Veau d’Or car, ne vous y trompez pas, tout comme un musulman doit s’exclamer Bismillah! (« Au nom de Dieu ! ») avant d’entreprendre quoi que ce soit, le capitalisme nous impose ses propres règles sacrées.

La première règle sacrée imposée par le capitalisme est la « méthode scientifique ». Cette méthode n’est pas la « morale de liberté » - indispensable à l’existence de la société humaine - passée au filtre de la vie sociale. Au contraire, il s’agit d’une culture matérielle et mentale qui produit la servitude la plus avancée ; qui, précisément parce qu’elle nie la vie sociale, mène la société vers la dégénérescence et la décomposition. 

Mon argument fondamental pour tenter de me libérer de cette culture et de cette mentalité ne peut être rien d’autre que moi-même. Descartes - dont la philosophie a, peut-être sans qu’il le veuille, fourni la base du capitalisme - doutait de tout, sauf de lui-même. Aurait-il dû douter de lui-même aussi ? Et, plus important, comment s’était-il retrouvé dans cette situation ? Il y a dans l’histoire des états de doute similaires à la situation qu’il a vécue, tels que la construction de Dieu par les prêtres sumériens, les doutes théistiques profonds du prophète Abraham, l’entreprise du prophète Mahomet, le scepticisme ionien. Lors de ces étapes historiques, tant la nouvelle mentalité dans laquelle on entre, que les mentalités précédentes qui doivent être rejetées, ont la particularité de façonner radicalement la société. Tout au moins, elles fournissent le paradigme nécessaire à ce refaçonnement.

La raison essentielle de ce doute est l’échec de l’ancien état d'esprit profondément enraciné (ou « structuralité idéologique ») à répondre à l’émergence du nouveau style de vie. Les matrices mentales requises pour la nouvelle vie sont difficiles à créer, elles exigent un profond progrès de la personnalité. Quel que soit le phénomène de doute - entreprise prophétique, phase philosophique ou découverte scientifique - au fond, il cherche toujours à répondre au même besoin : comment mettre en place les matrices mentales indispensables à la nouvelle vie sociale ? Ce terrible scepticisme est caractéristique de cette étape intermédiaire. Les vies splendides de Descartes, de Spinoza et d’Érasme portent les traces de cette phase historique, en un lieu devenu le berceau de l’ascension durable du capitalisme au 16e siècle, c’est-à-dire ce que l’on appelle de nos jours les Pays-Bas. 

11,37 €
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Ce livre est le volume II de la série d'ouvrages écrits par Abdulah Ôcalan dans la prison où le pouvoir autoritaire turc l'a mis à l'isolement. Voici le début de son texte :

Pour me défendre contre le système capitaliste, il faut que je commence par me libérer de ses formatages mentaux. Si nous voulons nous libérer du capitalisme, nous devons cesser de le vénérer comme le Veau d’Or car, ne vous y trompez pas, tout comme un musulman doit s’exclamer Bismillah! (« Au nom de Dieu ! ») avant d’entreprendre quoi que ce soit, le capitalisme nous impose ses propres règles sacrées.

Table des matières

Préface 9

Introduction 21

Première partie

Les facteurs de la naissance du capitalisme 35

I. Rationalisme 39

II. Économisme 64

III. Relation du capitalisme avec le pouvoir politique et le droit 84

IV. L’espace du capitalisme 98

V. Civilisations socio-historiques et capitalisme 111

Deuxième partie

Le capitalisme, ennemi de l’économie 131

I. Le capitalisme n’est pas économie mais pouvoir 139

II. Pourquoi le capitalisme est anti-économie 145

III. Le capitalisme dans son rapport avec la société, la civilisation et l’histoire 151

IV. La situation en Europe à la naissance du capitalisme 190

Troisième partie

Le Léviathan moderne : l’État-nation. La descente de Dieu sur terre 195

I. Le phénomène de la nation et son développement 201

II. Définir l’État 205

III. L’idéologie de la civilisation capitaliste et sa transformation en religion 216

IV. À la mémoire des victimes du génocide juif 226

V. Le pouvoir dans la modernité capitaliste 240

VI. Modernité capitaliste et État-nation 249

Quatrième partie

Le temps de la modernité capitaliste 275

I. Le capitalisme marchand monopoliste 279

II. Révolution industrielle et ère de l’industrialisme 287

III. L’ère de la finance – L’empire de l’ argent 304

Conclusion 325

Ce livre est le volume II de la série d'ouvrages écrits par Abdulah Ôcalan dans la prison où le pouvoir autoritaire turc l'a mis à l'isolement. Voici le début de son texte :

Pour me défendre contre le système capitaliste, il faut que je commence par me libérer de ses formatages mentaux. Si nous voulons nous libérer du capitalisme, nous devons cesser de le vénérer comme le Veau d’Or car, ne vous y trompez pas, tout comme un musulman doit s’exclamer Bismillah! (« Au nom de Dieu ! ») avant d’entreprendre quoi que ce soit, le capitalisme nous impose ses propres règles sacrées.

La première règle sacrée imposée par le capitalisme est la « méthode scientifique ». Cette méthode n’est pas la « morale de liberté » - indispensable à l’existence de la société humaine - passée au filtre de la vie sociale. Au contraire, il s’agit d’une culture matérielle et mentale qui produit la servitude la plus avancée ; qui, précisément parce qu’elle nie la vie sociale, mène la société vers la dégénérescence et la décomposition. 

Mon argument fondamental pour tenter de me libérer de cette culture et de cette mentalité ne peut être rien d’autre que moi-même. Descartes - dont la philosophie a, peut-être sans qu’il le veuille, fourni la base du capitalisme - doutait de tout, sauf de lui-même. Aurait-il dû douter de lui-même aussi ? Et, plus important, comment s’était-il retrouvé dans cette situation ? Il y a dans l’histoire des états de doute similaires à la situation qu’il a vécue, tels que la construction de Dieu par les prêtres sumériens, les doutes théistiques profonds du prophète Abraham, l’entreprise du prophète Mahomet, le scepticisme ionien. Lors de ces étapes historiques, tant la nouvelle mentalité dans laquelle on entre, que les mentalités précédentes qui doivent être rejetées, ont la particularité de façonner radicalement la société. Tout au moins, elles fournissent le paradigme nécessaire à ce refaçonnement.

La raison essentielle de ce doute est l’échec de l’ancien état d'esprit profondément enraciné (ou « structuralité idéologique ») à répondre à l’émergence du nouveau style de vie. Les matrices mentales requises pour la nouvelle vie sont difficiles à créer, elles exigent un profond progrès de la personnalité. Quel que soit le phénomène de doute - entreprise prophétique, phase philosophique ou découverte scientifique - au fond, il cherche toujours à répondre au même besoin : comment mettre en place les matrices mentales indispensables à la nouvelle vie sociale ? Ce terrible scepticisme est caractéristique de cette étape intermédiaire. Les vies splendides de Descartes, de Spinoza et d’Érasme portent les traces de cette phase historique, en un lieu devenu le berceau de l’ascension durable du capitalisme au 16e siècle, c’est-à-dire ce que l’on appelle de nos jours les Pays-Bas. 

14,22 €
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Les classes populaires auraient quitté l’arène politique. On les regarde comme dépolitisées ou désenchantées, parfois unies dans un repli sur la sphère privée ou dans la colère « populiste ». Pourtant tous les cinq ans, le temps d’une élection, une grande partie d’entre elles retrouve le chemin des urnes. À partir d’une enquête menée en 2017 en banlieue parisienne et dans le bassin minier lensois, cet ouvrage cherche à cartographier la façon dont les rapports salariaux façonnent les orientations politiques. Chaque électorat est saisi à partir de ses expériences du travail, de la précarité et des discriminations. L’objectif est de comprendre comment les formes prises par la marchandisation du travail orientent des personnes aux statuts sociaux parfois relativement proches vers des options politiques antagonistes. 

Cette enquête met en lumière la connexion intime entre la crise de la démocratie, la montée de l’extrême-droite et les processus de fragilisation du salariat. Elle permet également de repérer les vécus du travail qui alimentent les dynamiques de résistance et entretiennent l’expression politique des solidarités.

Le collectif Focale (FOndement de la Crise des ALternatives est un collectif qui rassemble des enseignants-chercheurs, docteur-e-s et des et des doctorant-e-s en sociologie, sciences politiques et histoire. À partir d’une enquête quantitative et localisée, il cherche à comprendre les rapports entretenus entre les mutations du travail et la subjectivation politique.

Les classes populaires auraient quitté l’arène politique. On les regarde comme dépolitisées ou désenchantées, parfois unies dans un repli sur la sphère privée ou dans la colère « populiste ». Pourtant tous les cinq ans, le temps d’une élection, une grande partie d’entre elles retrouve le chemin des urnes. À partir d’une enquête menée en 2017 en banlieue parisienne et dans le bassin minier lensois, cet ouvrage cherche à cartographier la façon dont les rapports salariaux façonnent les orientations politiques. Chaque électorat est saisi à partir de ses expériences du travail, de la précarité et des discriminations. L’objectif est de comprendre comment les formes prises par la marchandisation du travail orientent des personnes aux statuts sociaux parfois relativement proches vers des options politiques antagonistes. 

Cette enquête met en lumière la connexion intime entre la crise de la démocratie, la montée de l’extrême-droite et les processus de fragilisation du salariat. Elle permet également de repérer les vécus du travail qui alimentent les dynamiques de résistance et entretiennent l’expression politique des solidarités.

11,37 €
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Les classes populaires auraient quitté l’arène politique. On les regarde comme dépolitisées ou désenchantées, parfois unies dans un repli sur la sphère privée ou dans la colère « populiste ». Pourtant tous les cinq ans, le temps d’une élection, une grande partie d’entre elles retrouve le chemin des urnes. À partir d’une enquête menée en 2017 en banlieue parisienne et dans le bassin minier lensois, cet ouvrage cherche à cartographier la façon dont les rapports salariaux façonnent les orientations politiques. Chaque électorat est saisi à partir de ses expériences du travail, de la précarité et des discriminations. L’objectif est de comprendre comment les formes prises par la marchandisation du travail orientent des personnes aux statuts sociaux parfois relativement proches vers des options politiques antagonistes. 

Cette enquête met en lumière la connexion intime entre la crise de la démocratie, la montée de l’extrême-droite et les processus de fragilisation du salariat. Elle permet également de repérer les vécus du travail qui alimentent les dynamiques de résistance et entretiennent l’expression politique des solidarités.

Recensions

Dans la Revue Lectures

Le collectif Focale (FOndement de la Crise des ALternatives est un collectif qui rassemble des enseignants-chercheurs, docteur-e-s et des et des doctorant-e-s en sociologie, sciences politiques et histoire. À partir d’une enquête quantitative et localisée, il cherche à comprendre les rapports entretenus entre les mutations du travail et la subjectivation politique.

Les classes populaires auraient quitté l’arène politique. On les regarde comme dépolitisées ou désenchantées, parfois unies dans un repli sur la sphère privée ou dans la colère « populiste ». Pourtant tous les cinq ans, le temps d’une élection, une grande partie d’entre elles retrouve le chemin des urnes. À partir d’une enquête menée en 2017 en banlieue parisienne et dans le bassin minier lensois, cet ouvrage cherche à cartographier la façon dont les rapports salariaux façonnent les orientations politiques. Chaque électorat est saisi à partir de ses expériences du travail, de la précarité et des discriminations. L’objectif est de comprendre comment les formes prises par la marchandisation du travail orientent des personnes aux statuts sociaux parfois relativement proches vers des options politiques antagonistes. 

Cette enquête met en lumière la connexion intime entre la crise de la démocratie, la montée de l’extrême-droite et les processus de fragilisation du salariat. Elle permet également de repérer les vécus du travail qui alimentent les dynamiques de résistance et entretiennent l’expression politique des solidarités.

14,22 €
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Nous sommes à peu de mois des élections présidentielle et législatives. Les questions relatives au fonctionnement de la démocratie devraient être au centre des enjeux, tellement la défiance vis-à-vis des institutions est importante. Pourtant nous en sommes fort éloignés.

Ce numéro des Débats de l’ITS se propose de donner quelques éclairages quant à l’état des lieux.

Table des matières

7

Daniel Richter
Crise de la démocratie : vers l’investissement citoyen permanent ? Une course d’obstacles

25

Georges Gontcharoff
La démocratie locale à l’épreuve des institutions

41

Georges Gontcharoff

Quelques réflexions sur les élections municipales de 2020

63

Monique Dental

La parité, l’utopie d’une nouvelle citoyenneté

77

Armelle Danet

La féminisation des instances élues grâce aux lois sur la parité : avancées, reculs et propositions pour aller plus loin

89

Monique Dental

Les quatre conférences mondiales de l’ONU sur les droits des femmes de 1975 à 1995 : perspectives historiques

101

Martine Storti

Reprendre le chemin de l’universel

113

Yveline Nicolas

Le féminisme, pôle de résistance ou soluble dans le capitalisme ?

125

André Prone, Janine-Guespin Michel

Pratiques écomunistes et dynamiques émancipatrices

147

Bernard Ravenel

Non-violence, démocratie et autogestion

Nous sommes à peu de mois des élections présidentielle et législatives. Les questions relatives au fonctionnement de la démocratie devraient être au centre des enjeux, tellement la défiance vis-à-vis des institutions est importante. Pourtant nous en sommes fort éloignés.

Ce numéro des Débats de l’ITS se propose de donner quelques éclairages quant à l’état des lieux.

• Que montrent le mouvement des Gilets jaunes et la Convention citoyenne pour le Climat qui ont marqué le quinquennat ?

• Quelles contradictions laisse apparaître la décentralisation française par rapport à la démocratie ­participative ?

• Au-delà de l’abstention massive, les listes citoyennes ont-elles pu émerger à l’occasion des élections ­municipales de 2020 ?

• La parité femmes/hommes progresse-t-elle de façon irréversible dans les instances de représentation ?

• La mise en œuvre des conventions de l’ONU pour l’égalité des droits femmes/hommes ne marque-t-elle pas une pause inquiétante ?

• Quelles conditions réunir pour que les mouvements féministes obtiennent des avancées décisives ?

• Une lutte exemplaire comme celle des Fralib permet-elle par la suite une appropriation autogestionnaire collective de son sort à partir d’une scop ?

• Les grands mouvements de masse comme les révolutions oranges ou les révolutions arabes qui portent haut et fort la non-violence ne traduisent-ils pas les aspirations à la démocratie dans la période ?

Les articles de ce numéro esquissent des réponses tout en mettant en exergue quelques logiques alternatives qui se dessinent.

6,64 €
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Nous sommes à peu de mois des élections présidentielle et législatives. Les questions relatives au fonctionnement de la démocratie devraient être au centre des enjeux, tellement la défiance vis-à-vis des institutions est importante. Pourtant nous en sommes fort éloignés.

Ce numéro des Débats de l’ITS se propose de donner quelques éclairages quant à l’état des lieux.

Table des matières

7

Daniel Richter
Crise de la démocratie : vers l’investissement citoyen permanent ? Une course d’obstacles

25

Georges Gontcharoff
La démocratie locale à l’épreuve des institutions

41

Georges Gontcharoff

Quelques réflexions sur les élections municipales de 2020

63

Monique Dental

La parité, l’utopie d’une nouvelle citoyenneté

77

Armelle Danet

La féminisation des instances élues grâce aux lois sur la parité : avancées, reculs et propositions pour aller plus loin

89

Monique Dental

Les quatre conférences mondiales de l’ONU sur les droits des femmes de 1975 à 1995 : perspectives historiques

101

Martine Storti

Reprendre le chemin de l’universel

113

Yveline Nicolas

Le féminisme, pôle de résistance ou soluble dans le capitalisme ?

125

André Prone, Janine-Guespin Michel

Pratiques écomunistes et dynamiques émancipatrices

147

Bernard Ravenel

Non-violence, démocratie et autogestion

Nous sommes à peu de mois des élections présidentielle et législatives. Les questions relatives au fonctionnement de la démocratie devraient être au centre des enjeux, tellement la défiance vis-à-vis des institutions est importante. Pourtant nous en sommes fort éloignés.

Ce numéro des Débats de l’ITS se propose de donner quelques éclairages quant à l’état des lieux.

• Que montrent le mouvement des Gilets jaunes et la Convention citoyenne pour le Climat qui ont marqué le quinquennat ?

• Quelles contradictions laisse apparaître la décentralisation française par rapport à la démocratie ­participative ?

• Au-delà de l’abstention massive, les listes citoyennes ont-elles pu émerger à l’occasion des élections ­municipales de 2020 ?

• La parité femmes/hommes progresse-t-elle de façon irréversible dans les instances de représentation ?

• La mise en œuvre des conventions de l’ONU pour l’égalité des droits femmes/hommes ne marque-t-elle pas une pause inquiétante ?

• Quelles conditions réunir pour que les mouvements féministes obtiennent des avancées décisives ?

• Une lutte exemplaire comme celle des Fralib permet-elle par la suite une appropriation autogestionnaire collective de son sort à partir d’une scop ?

• Les grands mouvements de masse comme les révolutions oranges ou les révolutions arabes qui portent haut et fort la non-violence ne traduisent-ils pas les aspirations à la démocratie dans la période ?

Les articles de ce numéro esquissent des réponses tout en mettant en exergue quelques logiques alternatives qui se dessinent.

9,48 €
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Ce livre avance une thèse contre-intuitive : les atteintes modernes à l’équilibre écologique global découlent exclusivement de processus de domination sociale. Il en suit la proposition converse : la lutte écologique pour la préservation et la restauration de la nature n’est rien d’autre que la lutte sociale pour l’émancipation.

Si l’on peut démontrer qu’il en est effectivement ainsi, une conclusion s’impose : pour ouvrir un chemin au milieu du désastre, on ne peut compter sur rien d’autre que sur la convergence universelle des forces engagées pour une extinction des dominations de classe, de nation ou de genre. C’est en ces termes que s’énonce la politique écologique du « commun du peuple » du monde.

Jacques Bidet est philosophe, professeur honoraire à l’université de Paris Nanterre.

Table des matières

Introduction

Que faire à l’ère du désastre ? 5

Préambule : le « tournant métastructurel » 9

Première partie

Le capitalisme et l’État, le Système-monde et l’État-monde de classe 23

Chapitre 1

La structure écologique moderne de classe 25

 1.1. Le capital comme fait social-écologique 26

§111. L’exploitation capitaliste comme fait social 27

§112. L’exploitation capitaliste comme fait écologique 33

§113. Le capitalisme, improductif et surpuissant 37

 1.2. La compétence comme fait social-écologique 39

§121. Gramsci éclairé par Foucault et Bourdieu 40

§122. La domination compétente 43

§123. L’exploitation compétente 51

 1.3. La classe fondamentale ou populaire : celle du « commun du peuple » 56

§131. Le tournant métastructurel en analyse de classe 57

§132. La double division au sein du peuple : en fractions et en strates 59

§133. Le clivage Peuple A/Peuple B 62

§134. Le triptyque des dominations : classe-nation/genre 63

Chapitre 2

Violence de classe et violence de nation 73

 2.1. L’État-nation et ses régimes d’hégémonie 75

§211. L’État et l’Appareil d’État, le public et le privé 75

§212. Comment la métastructure définit une « droite » et une « gauche » 81

§213. Une théorie de l’hégémonie en termes de duel triangulaire 84

 2.2. De la nation au Système des nations 87

§221. Le chaînon ontologique manquant de l’ analyse marxienne 89

§222. Historicité du cours de l’histoire et historicité de l’instant 92

§223. Le miracle innocent de la nation-tueuse 97

§224. Le Système des nations et la « colonialité » de la nation 101

 2.3. L’entrelacement politique classe-colonie/genre 104

§231. Les partis au croisement structure/système 105

§232. L’historicité structurelle-systémique de la modernité 110

§233. Une théorie unitaire ? Le genre dans « classe-colonie/genre » 115

Les rapports de genre dans la métastructure 118

Historicité métastructurelle du rapport moderne de genre 120

Chapitre 3

Système-monde, État-monde, Nation-monde 125

 3.1. L’État-nation au sein du Système-monde 126

§311. Les expériences premières de la modernité politiques 127

§312. L’ arraisonnement des peuples et le Système-monde moderne 134

§313. Que faire des nations ? 137

 3.2. Au-delà du Système-monde : l’État-monde 139

§321 Les concepts d’« ultimodernité » et d’« État-monde » 140

§322. Qu’en est-il d’un « Appareil d’État » à l’échelle monde ? 143

§323. Comment s’entrelacent le Système-monde et l’État-monde ? 146

§324. Existe-t-il une classe dominante mondiale ? 149

§325. Existe-t-il une classe populaire mondiale ? 153

 3.3. Vers la Nation-monde ? 160

§331. Le parti de l’écologie 161

§332. Le projet du « commun »  165

Deuxième partie

Citoyens d’une Nation-monde et hôtes de la planète 173

Chapitre 4

Seules les dominations sociales détruisent la planète
175

 4.1. La configuration du champ de bataille 176

§411. Comment le néolibéralisme produit le désastre 177

§412. L’ordre structurel-systémique de la lutte sociale-écologique 181

 4.2. Les impensés du productivisme et du consumérisme 187

§421 « Produire pour le profit » et « produire pour produire » 188

§422 Productivisme et consumérisme 196

4.3. Du bon usage et du juste usage de la planète 201

§431 Philosophie du désir et théorie des besoins, Lordon et Heller 201

§432 Les principes politiques du commun du peuple  216

§433. Qui sont les acteurs de la lutte contre la menace écologique ? 223

Chapitre 5 227

Seules les luttes d’émancipation protègent la 227

planète 227

 5.1. Les luttes de classe comme luttes écologiques 231

§511. Le retour du commun du peuple à l’heure du désastre écologique 232

§512. « S’organiser » contre le destructivisme du capital 236

§513. « S’ associer » contre le productivisme des compétents 243

 5.2. Les luttes du Sud et du Genre comme luttes écologiques 248

§521. Le « Sud global » en première ligne écologique 248

§522. « L’impulsion écologique » de la lutte des femmes 256

Chapitre 6

La Nation-monde, communauté écologique ultime 265

 6.1. La nation, figure ultime du commun 266

§611. Le « commun » contre le Capital et l’État (Dardot et Laval) 269

§612. Le commun national (Coriat et Rodotà) 277

§613. La reconstruction métastructurelle du commun 280

 6.2. L’humanité, nation ultime ? 288

§621. Que nous apprend la pandémie ? 289

§622. La Nation-monde contre l’État-monde ? 292

§623. La Nation-monde contre le Système-monde 298

 6.3. Une politique nationale de l’humanité 301

§631. L’utopie avec la théorie 302

§632. Quelle organisation politique ? 304

§633. Les concepts et les affects de la Nation-monde, commun global 310

 6.4. Épilogue : une communauté des vivants ? 314

§641. Le droit et la morale au-delà des humains ? 315

§642. Quel « tournant ontologique » ? 317

Auteurs cités 322

Ce livre avance une thèse contre-intuitive : les atteintes modernes à l’équilibre écologique global découlent exclusivement de processus de domination sociale. Il en suit la proposition converse : la lutte écologique pour la préservation et la restauration de la nature n’est rien d’autre que la lutte sociale pour l’émancipation.

Si l’on peut démontrer qu’il en est effectivement ainsi, une conclusion s’impose : pour ouvrir un chemin au milieu du désastre, on ne peut compter sur rien d’autre que sur la convergence universelle des forces engagées pour une extinction des dominations de classe, de nation ou de genre. C’est en ces termes que s’énonce la politique écologique du « commun du peuple » du monde.

Jacques Bidet est philosophe, professeur honoraire à l’université de Paris Nanterre, directeur honoraire de la revue Actuel Marx, qu’il a fondée en 1986. Il associe un engagement social et politique (ATTAC, Copernic, Ensemble !) et un travail théorique, poursuivi sur quatre décennies, visant à élargir le marxisme pour l’interprétation du monde contemporain.

15,17 €
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Ce livre avance une thèse contre-intuitive : les atteintes modernes à l’équilibre écologique global découlent exclusivement de processus de domination sociale. Il en suit la proposition converse : la lutte écologique pour la préservation et la restauration de la nature n’est rien d’autre que la lutte sociale pour l’émancipation.

Si l’on peut démontrer qu’il en est effectivement ainsi, une conclusion s’impose : pour ouvrir un chemin au milieu du désastre, on ne peut compter sur rien d’autre que sur la convergence universelle des forces engagées pour une extinction des dominations de classe, de nation ou de genre. C’est en ces termes que s’énonce la politique écologique du « commun du peuple » du monde.

Jacques Bidet est philosophe, professeur honoraire à l’université de Paris Nanterre.

Recensions

Dans L'Humanité du 3 février 2022

Table des matières

Introduction

Que faire à l’ère du désastre ? 5

Préambule : le « tournant métastructurel » 9

Première partie

Le capitalisme et l’État, le Système-monde et l’État-monde de classe 23

Chapitre 1

La structure écologique moderne de classe 25

 1.1. Le capital comme fait social-écologique 26

§111. L’exploitation capitaliste comme fait social 27

§112. L’exploitation capitaliste comme fait écologique 33

§113. Le capitalisme, improductif et surpuissant 37

 1.2. La compétence comme fait social-écologique 39

§121. Gramsci éclairé par Foucault et Bourdieu 40

§122. La domination compétente 43

§123. L’exploitation compétente 51

 1.3. La classe fondamentale ou populaire : celle du « commun du peuple » 56

§131. Le tournant métastructurel en analyse de classe 57

§132. La double division au sein du peuple : en fractions et en strates 59

§133. Le clivage Peuple A/Peuple B 62

§134. Le triptyque des dominations : classe-nation/genre 63

Chapitre 2

Violence de classe et violence de nation 73

 2.1. L’État-nation et ses régimes d’hégémonie 75

§211. L’État et l’Appareil d’État, le public et le privé 75

§212. Comment la métastructure définit une « droite » et une « gauche » 81

§213. Une théorie de l’hégémonie en termes de duel triangulaire 84

 2.2. De la nation au Système des nations 87

§221. Le chaînon ontologique manquant de l’ analyse marxienne 89

§222. Historicité du cours de l’histoire et historicité de l’instant 92

§223. Le miracle innocent de la nation-tueuse 97

§224. Le Système des nations et la « colonialité » de la nation 101

 2.3. L’entrelacement politique classe-colonie/genre 104

§231. Les partis au croisement structure/système 105

§232. L’historicité structurelle-systémique de la modernité 110

§233. Une théorie unitaire ? Le genre dans « classe-colonie/genre » 115

Les rapports de genre dans la métastructure 118

Historicité métastructurelle du rapport moderne de genre 120

Chapitre 3

Système-monde, État-monde, Nation-monde 125

 3.1. L’État-nation au sein du Système-monde 126

§311. Les expériences premières de la modernité politiques 127

§312. L’ arraisonnement des peuples et le Système-monde moderne 134

§313. Que faire des nations ? 137

 3.2. Au-delà du Système-monde : l’État-monde 139

§321 Les concepts d’« ultimodernité » et d’« État-monde » 140

§322. Qu’en est-il d’un « Appareil d’État » à l’échelle monde ? 143

§323. Comment s’entrelacent le Système-monde et l’État-monde ? 146

§324. Existe-t-il une classe dominante mondiale ? 149

§325. Existe-t-il une classe populaire mondiale ? 153

 3.3. Vers la Nation-monde ? 160

§331. Le parti de l’écologie 161

§332. Le projet du « commun »  165

Deuxième partie

Citoyens d’une Nation-monde et hôtes de la planète 173

Chapitre 4

Seules les dominations sociales détruisent la planète
175

 4.1. La configuration du champ de bataille 176

§411. Comment le néolibéralisme produit le désastre 177

§412. L’ordre structurel-systémique de la lutte sociale-écologique 181

 4.2. Les impensés du productivisme et du consumérisme 187

§421 « Produire pour le profit » et « produire pour produire » 188

§422 Productivisme et consumérisme 196

4.3. Du bon usage et du juste usage de la planète 201

§431 Philosophie du désir et théorie des besoins, Lordon et Heller 201

§432 Les principes politiques du commun du peuple  216

§433. Qui sont les acteurs de la lutte contre la menace écologique ? 223

Chapitre 5 227

Seules les luttes d’émancipation protègent la 227

planète 227

 5.1. Les luttes de classe comme luttes écologiques 231

§511. Le retour du commun du peuple à l’heure du désastre écologique 232

§512. « S’organiser » contre le destructivisme du capital 236

§513. « S’ associer » contre le productivisme des compétents 243

 5.2. Les luttes du Sud et du Genre comme luttes écologiques 248

§521. Le « Sud global » en première ligne écologique 248

§522. « L’impulsion écologique » de la lutte des femmes 256

Chapitre 6

La Nation-monde, communauté écologique ultime 265

 6.1. La nation, figure ultime du commun 266

§611. Le « commun » contre le Capital et l’État (Dardot et Laval) 269

§612. Le commun national (Coriat et Rodotà) 277

§613. La reconstruction métastructurelle du commun 280

 6.2. L’humanité, nation ultime ? 288

§621. Que nous apprend la pandémie ? 289

§622. La Nation-monde contre l’État-monde ? 292

§623. La Nation-monde contre le Système-monde 298

 6.3. Une politique nationale de l’humanité 301

§631. L’utopie avec la théorie 302

§632. Quelle organisation politique ? 304

§633. Les concepts et les affects de la Nation-monde, commun global 310

 6.4. Épilogue : une communauté des vivants ? 314

§641. Le droit et la morale au-delà des humains ? 315

§642. Quel « tournant ontologique » ? 317

Auteurs cités 322

Ce livre avance une thèse contre-intuitive : les atteintes modernes à l’équilibre écologique global découlent exclusivement de processus de domination sociale. Il en suit la proposition converse : la lutte écologique pour la préservation et la restauration de la nature n’est rien d’autre que la lutte sociale pour l’émancipation.

Si l’on peut démontrer qu’il en est effectivement ainsi, une conclusion s’impose : pour ouvrir un chemin au milieu du désastre, on ne peut compter sur rien d’autre que sur la convergence universelle des forces engagées pour une extinction des dominations de classe, de nation ou de genre. C’est en ces termes que s’énonce la politique écologique du « commun du peuple » du monde.

Jacques Bidet est philosophe, professeur honoraire à l’université de Paris Nanterre, directeur honoraire de la revue Actuel Marx, qu’il a fondée en 1986. Il associe un engagement social et politique (ATTAC, Copernic, Ensemble !) et un travail théorique, poursuivi sur quatre décennies, visant à élargir le marxisme pour l’interprétation du monde contemporain.

18,96 €
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Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux, comme le montrait déjà la première édition de ce réquisitoire. À l’heure du bilan de la mandature, cette nouvelle édition prend en compte les efforts du ministre pour justifier sa politique.

Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elle ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.

Sommaire

Pourquoi une nouvelle édition ?

Avant-propos

Deux anecdotes et un récit pour situer l’homme

Une ambition qui vient de loin

Les premiers mensonges

Examen systématique des réformes concernant le premier degré

La maternelle à 3 ans

Le dédoublement des classes de CP et CE1

« Agir pour l’école », et Lego : la « syllabique » sur la sellette

Les méthodes de lecture : Ce que dit la science

Les tests de CP et CE1

Un conseil scientifique qui n’est pas très « scientifique »

Le retour aux 4 jours

Le redoublement

Le second degré

La mixité sociale au collège et les classes bilangues

Le latin et le grec

« Devoirs faits »

Lycée d’enseignement général, baccalauréat, Parcoursup : des réformes qui ne disent pas leur nom

Une mise en œuvre chaotique

Comment rater « la transformation de la voie professionnelle »

La vérité sur l’apprentissage

Rien pour les « décrocheurs »

La formation des enseignants

Il y a plus grave

Et maintenant que faire ?

Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux, comme le montrait déjà la première édition de ce réquisitoire. À l’heure du bilan de la mandature, cette nouvelle édition prend en compte les efforts du ministre pour justifier sa politique.

Mais, quoi qu’il en dise sur un ton toujours très satisfait, aucune des réformes qu’il a engagées n’est réellement éclairée par la science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence, et fondent leurs arguments sur des prémisses largement discutables, quand ils ne trichent pas avec les références bibliographiques. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elle ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.

Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis bientôt 40 ans, et voit, sous des apparences changeantes et des dispositions parfois très techniques, revenir sans cesse les questions non résolues qui hantent notre système éducatif. Car c’est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau sans jamais nous laisser impressionner par les arguments d’autorité de ceux qui veulent nous imposer leur vision de l’École.

Pascal Bouchard, agrégé de lettres et docteur es lettres (sciences de l’éducation) a notamment été enseignant, producteur à France-Culture, directeur de la rédaction de l’Agence Éducation Formation (AEF) et le créateur de ToutEduc.fr.

8,53 €
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Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux, comme le montrait déjà la première édition de ce réquisitoire. À l’heure du bilan de la mandature, cette nouvelle édition prend en compte les efforts du ministre pour justifier sa politique.

Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elle ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.

Échos

Un débat en ligne sur Médiapart, ici

Sommaire

Pourquoi une nouvelle édition ?

Avant-propos

Deux anecdotes et un récit pour situer l’homme

Une ambition qui vient de loin

Les premiers mensonges

Examen systématique des réformes concernant le premier degré

La maternelle à 3 ans

Le dédoublement des classes de CP et CE1

« Agir pour l’école », et Lego : la « syllabique » sur la sellette

Les méthodes de lecture : Ce que dit la science

Les tests de CP et CE1

Un conseil scientifique qui n’est pas très « scientifique »

Le retour aux 4 jours

Le redoublement

Le second degré

La mixité sociale au collège et les classes bilangues

Le latin et le grec

« Devoirs faits »

Lycée d’enseignement général, baccalauréat, Parcoursup : des réformes qui ne disent pas leur nom

Une mise en œuvre chaotique

Comment rater « la transformation de la voie professionnelle »

La vérité sur l’apprentissage

Rien pour les « décrocheurs »

La formation des enseignants

Il y a plus grave

Et maintenant que faire ?

Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux, comme le montrait déjà la première édition de ce réquisitoire. À l’heure du bilan de la mandature, cette nouvelle édition prend en compte les efforts du ministre pour justifier sa politique.

Mais, quoi qu’il en dise sur un ton toujours très satisfait, aucune des réformes qu’il a engagées n’est réellement éclairée par la science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence, et fondent leurs arguments sur des prémisses largement discutables, quand ils ne trichent pas avec les références bibliographiques. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elle ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.

Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis bientôt 40 ans, et voit, sous des apparences changeantes et des dispositions parfois très techniques, revenir sans cesse les questions non résolues qui hantent notre système éducatif. Car c’est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau sans jamais nous laisser impressionner par les arguments d’autorité de ceux qui veulent nous imposer leur vision de l’École.

Pascal Bouchard, agrégé de lettres et docteur es lettres (sciences de l’éducation) a notamment été enseignant, producteur à France-Culture, directeur de la rédaction de l’Agence Éducation Formation (AEF) et le créateur de ToutEduc.fr.

11,37 €
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Fruit d’un solide travail d’enquête dans plusieurs régions de Russie, cet ouvrage apporte un éclairage original sur une Russie que l’on n’a pas l’habitude de voir sous cet angle. La démonstration est subtile et convie les lecteurs à un voyage au plus profond de la Russie, donnant la parole à des personnes évoluant généralement loin des projecteurs, comme des retraités, ouvriers ou petits entrepreneurs. L’autrice plaide pour une prise en compte, à côté de la critique savante ou théorique, de la critique sociale ordinaire de « bon sens », ancrée dans l’ordinaire du quotidien et dans l’expérience de vie matérielle perçue comme commune à nombre de « petites gens ». Elle propose également d’appréhender la critique sociale en lien avec un certain nationalisme, ou sentiment national, qui ne reproduit pas toujours le discours nationaliste et démagogique d’Etat. Elle montre qu’un certain type de nationalisme « par en bas » peut très bien nourrir un esprit critique envers les dominants et le partage inégal des richesses.

Table des matières

Introduction. « Comment est-il possible que les gens vivent si pauvres dans un pays si riche ? » 

penser les catégories : politique ordinaire, critique sociale, nationalisme et autoritarisme

Politique ordinaire

Critique sociale ordinaire

Nationalisme

Nationalisme russe

Projet patriotique du Kremlin

Imaginaire social

Autoritarisme

une typologie croisée : nationalisme, imaginaire social et critique sociale

sens commun, imaginaire national et 

nationalisme d’état

Désir d’appartenance à une « grande communauté » et d’unité nationale

Imaginaire social national : « Nous-nation »

Critique de sens commun

élitisme du nationalisme et de la critique

Vision élitiste de la nation

Imaginaire élitiste : « Nous-gens cultivés »

Critique sociale ordinaire intellectualiste

Bon sens, peuple du commun et nationalisme populaire

Une nation divisée entre bas peuple et oligarchie

Imaginaire social : nous-peuple du commun

Critique sociale ordinaire de bon sens

Élaboration théorique de la critique sociale ordinaire
de bon sens

Conditions d’émergence des différentes critiques sociales ordinaires

Conclusion : une politisation ordinaire

Annexe I : présentation de l’enquête     

Une évolution de l’objet

Diversité géographique et socio-professionnelle

Entretiens ethnographiques

Analyse des données

Annexe ii : tableau des catégories

Fruit d’un solide travail d’enquête dans plusieurs régions de Russie, cet ouvrage apporte un éclairage original sur une Russie que l’on n’a pas l’habitude de voir sous cet angle : celui du potentiel critique dont sont porteuses les classes populaires souvent soupçonnées dans la vulgate médiatique de faire le lit des autocrates à la Poutine. La démonstration est subtile et convie les lecteurs à un voyage au plus profond de la Russie, donnant la parole à des personnes évoluant généralement loin des projecteurs, comme des retraités, ouvriers ou petits entrepreneurs. Où l’on découvre que la critique sociale la plus émancipatrice n’est pas toujours portée par l’élite auto-proclamée « éclairée », ni même par ceux et celles qui s’identifient à l’opposition politique. 

L’autrice plaide pour une prise en compte, à côté de la critique savante ou théorique, de la critique sociale ordinaire de « bon sens », ancrée dans l’ordinaire du quotidien et dans l’expérience de vie matérielle perçue comme commune à nombre de « petites gens ». Elle propose également d’appréhender la critique sociale en lien avec un certain nationalisme, ou sentiment national, qui ne reproduit pas toujours le discours nationaliste et démagogique d’Etat. Elle montre qu’un certain type de nationalisme « par en bas » peut très bien nourrir un esprit critique envers les dominants et le partage inégal des richesses.

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Recensions

Entretien sur Médiapart

Compte-rendu dans Le carnet du mouvement social

Table des matières

Introduction. « Comment est-il possible que les gens vivent si pauvres dans un pays si riche ? » 

penser les catégories : politique ordinaire, critique sociale, nationalisme et autoritarisme

Politique ordinaire

Critique sociale ordinaire

Nationalisme

Nationalisme russe

Projet patriotique du Kremlin

Imaginaire social

Autoritarisme

une typologie croisée : nationalisme, imaginaire social et critique sociale

sens commun, imaginaire national et 

nationalisme d’état

Désir d’appartenance à une « grande communauté » et d’unité nationale

Imaginaire social national : « Nous-nation »

Critique de sens commun

élitisme du nationalisme et de la critique

Vision élitiste de la nation

Imaginaire élitiste : « Nous-gens cultivés »

Critique sociale ordinaire intellectualiste

Bon sens, peuple du commun et nationalisme populaire

Une nation divisée entre bas peuple et oligarchie

Imaginaire social : nous-peuple du commun

Critique sociale ordinaire de bon sens

Élaboration théorique de la critique sociale ordinaire
de bon sens

Conditions d’émergence des différentes critiques sociales ordinaires

Conclusion : une politisation ordinaire

Annexe I : présentation de l’enquête     

Une évolution de l’objet

Diversité géographique et socio-professionnelle

Entretiens ethnographiques

Analyse des données

Annexe ii : tableau des catégories

Fruit d’un solide travail d’enquête dans plusieurs régions de Russie, cet ouvrage apporte un éclairage original sur une Russie que l’on n’a pas l’habitude de voir sous cet angle : celui du potentiel critique dont sont porteuses les classes populaires souvent soupçonnées dans la vulgate médiatique de faire le lit des autocrates à la Poutine. La démonstration est subtile et convie les lecteurs à un voyage au plus profond de la Russie, donnant la parole à des personnes évoluant généralement loin des projecteurs, comme des retraités, ouvriers ou petits entrepreneurs. Où l’on découvre que la critique sociale la plus émancipatrice n’est pas toujours portée par l’élite auto-proclamée « éclairée », ni même par ceux et celles qui s’identifient à l’opposition politique. 

L’autrice plaide pour une prise en compte, à côté de la critique savante ou théorique, de la critique sociale ordinaire de « bon sens », ancrée dans l’ordinaire du quotidien et dans l’expérience de vie matérielle perçue comme commune à nombre de « petites gens ». Elle propose également d’appréhender la critique sociale en lien avec un certain nationalisme, ou sentiment national, qui ne reproduit pas toujours le discours nationaliste et démagogique d’Etat. Elle montre qu’un certain type de nationalisme « par en bas » peut très bien nourrir un esprit critique envers les dominants et le partage inégal des richesses.

14,22 €
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<p>Les classes populaires auraient quitté l’arène politique. On les...
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<p>Ce livre avance une thèse contre-intuitive : les atteintes modernes à...
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<p>Fruit d’un solide travail d’enquête dans plusieurs régions de Russie,...
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