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Un ouvrage peu ordinaire. 

À la fois sorte de récit épistolaire, longue conversation écrite entre six amoureux de l’école, d’âges, d’origines et de statuts différents, et ouvrage militant qui, racontant les trois premières années d’un ministre de l’Éducation nationale, pas ordinaire non plus, part d’un constat pour poser des questions et leur apporter des éléments de réponse concrète. 

Le constat est que, depuis qu’elle est républicaine, l’école en France et la démocratie se cherchent, se tournent autour, se rapprochent parfois l’une de l’autre, d’assez près à certains moments, pour se trouver finalement séparées, chaque fois, par des événements divers. 

Questions : comment une école républicaine peut-elle n’être pas démocratique ? Pourquoi faut-il qu’elle le soit ? Comment s’y prendre pour qu’elle le devienne  ? 

Le lecteur trouvera des réponses précises aux deux premières, et pour la troisième, des pistes concrètes, inspirées de tentatives réelles, ayant eu des réussites intéressantes et parfois durables.

Table des matières

Avant propos : l’École et la démocratie, quelles relations ?

Il a donc fallu préciser

I-Prologue
L’école, des turbulences d’hier au désastre d’ aujourd’hui

Ce désastre, il vient d’où ? 

II- L’ An 1 de l’ère Blanquer : mai-septembre 2017

Les « Six » face à une pluie de brochures et une cascade de réformes

III- L’école dévastée : en trois ans, des dégâts, partout !

L’ ahurissante innovation des « 2S2C »

Erreurs et confusions dans la prétendue querelle des méthodes d’enseignement de la lecture

Erreurs et confusion dans l’ approche de l’écrit, qui, présent partout dans l’environnement de chacun, n’est plus à découvrir, mais s’ apprend par une observation réfléchie, sans passer par l’oral

Erreurs et confusion dans la notion de « lecture » : « déchiffrer oralement » n’est pas « lire » 

Erreurs et confusion dans la place de la relation lettres-sons, ce qu’on appelle parfois « la combinatoire ». Celle-ci n’est ni le déchiffrage, ni « de la lecture » 

Erreurs et confusion dans la notion de « lecture à haute voix » : « déchiffrer oralement », n’est pas « lire à voix haute ».

Erreurs et confusion dans la notion de « fluence » : « vitesse de lecture » n’est pas « accélération du déchiffrage oralisé ». 

Erreurs et confusions dans la notion de « compréhension » : « reconnaître » n’est pas « comprendre »

Erreurs et confusions dans la notion d’évaluation : en pédagogie « évaluer », ce n’est ni « mesurer », ni « juger »

Erreur et confusion dans la symbolique de l’école : l’école n’ a pas à développer « l’esprit de confiance », mais « l'esprit critique »

Erreurs et confusion dramatiques : on ne traite pas un enfant de 3 ans comme un élève de collège

Et, recouvrant toutes ces erreurs, erreurs et confusion dans la conception du métier d’enseignant : « enseigner » ne signifie pas « dresser pour obtenir le résultat » 

Est-ce à dire que tout est foutu ? 

Pause historique : depuis quand le souci de changer l’école existe-t-il ? 

Non ! Tout n’est pas foutu ! 

IV- Une fois tout déblayé, reconstruire…

Une école rêvée ? Une école de rêve ?

 Donc, les rêves mis de côté, pour bâtir un vrai projet, le travail, le travail, commence par des lectures et relectures des grands maîtres à penser

Réfléchir ensemble sur les « six propositions » de Philippe Meirieu

Réfléchir ensemble sur le travail de Charles Pepinster : la question de l’évaluation par notes chiffrées

Des exemples vécus, en France pour comparer

Le premier pas : qui a osé le faire ? Et comment ? 

En quoi ces deux exemples peuvent-ils aider les collègues à faire ce difficile premier pas ?

Par quoi on commence ? Une Déclaration des Droits de… qui ?

Quelques éléments de commentaires sur ces articles dont on espère qu’ils deviendront un jour articles de loi

Après les droits, les « devoirs », ou plutôt les conditions qu’il faut installer pour que ces droits puissent exister.

Les idées forces qui se dégagent de tout ce travail d’information et de clarification

Comment CONCRÈTEMENT agir sur le « politique » ? 

Et si la première cause des difficultés, ici, était au fond d’ordre pédagogique ? 

Entre la population et le politique, un lien à trouver

Des pistes, à suivre en équipe, pour lancer l’ « ébranlement », qui ouvrira la porte… 

Quel(s) mots de la fin ?

Bibliographie

Les SIX vous proposent leurs lectures. 

Un ouvrage peu ordinaire. 

À la fois sorte de récit épistolaire, longue conversation écrite entre six amoureux de l’école, d’âges, d’origines et de statuts différents, et ouvrage militant qui, racontant les trois premières années d’un ministre de l’Éducation nationale, pas ordinaire non plus, part d’un constat pour poser des questions et leur apporter des éléments de réponse concrète. 

Le constat est que, depuis qu’elle est républicaine, l’école en France et la démocratie se cherchent, se tournent autour, se rapprochent parfois l’une de l’autre, d’assez près à certains moments, pour se trouver finalement séparées, chaque fois, par des événements divers. 

Questions : comment une école républicaine peut-elle n’être pas démocratique ? Pourquoi faut-il qu’elle le soit ? Comment s’y prendre pour qu’elle le devienne  ? 

Le lecteur trouvera des réponses précises aux deux premières, et pour la troisième, des pistes concrètes, inspirées de tentatives réelles, ayant eu des réussites intéressantes et parfois durables.

Les auteurs de l’aventure :

Un inspecteur de l’Éducation nationale en retraite, Simon, souhaitant garder l’anonymat. 

Deux anciens instituteurs, Jean-Louis Briand et Alain Miossec. 

Un psychologue scolaire, retraité lui aussi, Laurent Carle.

Un professeur des écoles en activité, David Sire.

Une femme, professeure honoraire d’école normale, puis d’Institut universitaire de formation d’enseignants, Éveline Charmeux, qui a coordonné l’ouvrage.

17,06 €
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Ce numéro propose une variété de recherches portant  sur les sciences et les techniques du point de vue  des sciences humaines et sociales. 

Elle comprend un dossier sur les « savoirs pratiques »,  non directement classées dans la rubrique de la science  la plus « pure », mais pas moins intéressants  en ce qu’ils construisent et équipent des façons de s’arrimer au monde (gantiers-parfumeurs, pédagogie antiautoritaire, pratique abortive militante, boxe thaï). 

Le sommaire compte également  une correspondance inédite entre Norbert Elias 

et Pierre Bourdieu, qui permettra de découvrir les coulisses d’une relation scientifique et amicale entre deux géants  des sciences humaines et sociales. 

Un entretien avec le mathématicien et économiste  E. Roy Weintraub permet d’aborder l’histoire de la pensée économique et ses rapports avec les études sociales des sciences et techniques. 

Une série d’études critiques clôt ce numéro 9, alternant entre l’exercice de la restitution et la disputatio.

 

18,01 €
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À quoi sert le concours « Ma thèse en 180 secondes » ?  l’encontre des avis iconiques tranchés, cet ouvrage – fruit d’une enquête sociologique au long cours – rend compte de l’installation rapide, dans le champ de l’enseignement supérieur et de la recherche, d’un dispositif compétitif encourageant les doctorants à présenter leurs travaux de manière ludique.

Ce faisant, « Ma thèse en 180 secondes » transforme le rapport de ces futurs professionnels de la recherche aux règles du métier scientifique, en favorisant à la fois l’incorporation de dispositions à la promesse (plutôt qu’à la rigueur) et les « ficelles du métier » de la communication (plutôt que celle de la vulgarisation scientifique). Ce « geste promettant » illustre alors les effets dans le travail et la formation scientifique de l’organisation néolibérale des sciences sur projet. Mais là où le show « fan et sexy » l’emporte, que reste-t-il de l’éthique du travail ?

Sommaire

Introduction.....................................................................................................................7

Chapitre 1 : Sociohistoire d’une double traduction institutionnelle. Du 3MT® au MT180®................................................................................................................41

1. L’importation d’un dispositif spectaculaire anglo-saxon dans le champ académique francophone.............................................................................................43

2. La diffusion académique et médiatique rapide d’un dispositif spectaculaire « fun et sexy »...........................................................................................................76

Chapitre 2 : Le travail de construction d’une « excellence » doctorale d’un genre nouveau.................................................................................................................109

1. Les services Communication à l’avant-garde du MT180®............................110

2. Du recrutement en régime de rareté : le travail de sélection des candidats au MT180®........................................................................................................................132

Chapitre 3 : Qu’est-ce qu’une cohorte « excellente » ? Sociologie des profils candidats au MT180®....................................................................................................159

1. Qui sont les participants au MT180® ?................................................................160

2. Participer au MT180® : un attrait pour la visibilité ?.......................................174

3. Tirer profit du MT180® pour son cursus.............................................................193

Chapitre 4 : Apprendre à faire rêver........................................................................219

1. Consolider son savoir-vendre académique : des formations pour
apprendre à faire rêver les spectateurs..................................................................220

2. S’entraîner sans relâche en vue du show compétitif : comment l’(auto)évaluation permet d’ajuster son topo à un auditoire varié..............................242

Chapitre 5 : Rendre sa performance mémorable : la place de la promesse dans le MT180®...............................................................................................................277

1. Anticipation et promesse scientifiques : quelques précisions
théoriques........................................................................................................................279

2. Emprunter la voie de la promesse pour divertir et impressionner l’auditoire
................................................................................................................................................286

3. La validation de la promesse et l’élection du promettant...........................308

Conclusion : De l’« excellence » scientifique à la question de la souffrance éthique des doctorants................................................................................................339

Postface : Défection et prise de parole : quand le chercheur quitte le terrain
.............................................................................................................................................359 

Annexes............................................................................................................................363

À quoi sert le concours « Ma thèse en 180 secondes » ?  l’encontre des avis iconiques tranchés, cet ouvrage – fruit d’une enquête sociologique au long cours – rend compte de l’installation rapide, dans le champ de l’enseignement supérieur et de la recherche, d’un dispositif compétitif encourageant les doctorants à présenter leurs travaux de manière ludique.

Ce faisant, « Ma thèse en 180 secondes » transforme le rapport de ces futurs professionnels de la recherche aux règles du métier scientifique, en favorisant à la fois l’incorporation de dispositions à la promesse (plutôt qu’à la rigueur) et les « ficelles du métier » de la communication (plutôt que celle de la vulgarisation scientifique). Ce « geste promettant » illustre alors les effets dans le travail et la formation scientifique de l’organisation néolibérale des sciences sur projet. Mais là où le show « fan et sexy » l’emporte, que reste-t-il de l’éthique du travail ?

Jean-Marc Corsi est maître de conférences en biologie à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Jean Frances est maître de conférences en sociologie à l’ENSTA-Bretagne (Brest)
Stéphane Le Lay est sociologue du travail, chercheur à l’institut de psychodynamique du travail (Paris.

18,96 €
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Ce livre a d'abord été édité en 2010.

Le destin des femmes afghanes est au centre d’un certain discours politique depuis la destruction des tours jumelles à New York, le 11 septembre 2001 et l’invasion américaine de l’Afghanistan qui a suivi. Ultra-médiatisé, le sujet a cependant été très peu recherché par les sciences sociales. Cette étude critique, la première dans son genre, replace la vie des femmes afghanes dans leur contexte historique, social et ethnographique tout en tenant compte des changements tentés par divers gouvernements du début du xxe siècle jusqu’à aujourd’hui.

Les femmes subissent surtout la double influence de l’islam politique et de la tradition reconfigurée, ignorée tant par les chercheurs que les agences humanitaires. À elles de négocier une place au sein de ces multiples étaux, parfois au prix de leur propre existence. Ce livre résulte d’une longue étude de terrain (de 2001 à 2009) et d’un travail humanitaire avec des associations de femmes

Introduction : du questionnement à l’ingérence

L’observatrice observée : quelques réflexions réflexives

L’après-terrain

Remettre les femmes au centre du récit des guerres

Chapitre I : Un regard ethnographique sur l’Afghanistan rural

Droit coutumier et maintien identitaire

Droit coutumier dans le contexte de guerre contre l’URSS et les États-Unis

Alliances matrimoniales dans le monde afghan

Le statut de l’enfance en Afghanistan

La cité, la tribu et la question des origines.

L’invention d’une tradition

L’élite à Kaboul aujourd’hui

Chapitre II: Une modernité paradoxale : le statut de la femme dans la réalité afghane.

Les droits des femmes en Afghanistan

Le «féminisme colonial» comme prototype de progrès.

Réformes royales.

La république d’Afghanistan (1973-1978)

Le PDPA et la mise en place d’un gouvernement communiste en Afghanistan

La montée du fondamentalisme afghan face à l’influence de l’Occident

Le développement de l’Islam politique dans les camps de réfugiés

La guerre civile et les conséquences pour les femmes.

Les Talibans et l'Émirat islamique d'Afghanistan. (1997-2001)

Mode, costume et politique.

Résister

Le cas unique de RAWA

Un criminel aveuglement occidental

Le statut des femmes depuis la chute des Talibans



Chapitre III : Une anthropologie de la souffrance féminine en guerre

L’expression de l’émotion des femmes dans la culture des femmes afghanes

Culture populaire et l’expression de l’émotion

Stéréotypes et fantasmes

Le monde fantasmatique masculin : le cinéma pathane

Troisième, quatrième sexe

Culture populaire par temps de guerre et d’exil

Depuis la chute des Talibans

Disruptions sociales en temps de guerre

Du malheur à la catastrophe, une étude de cas

Ruptures de guerre

La douleur de l’exil au camp de réfugiés et la compensation du Watan imaginé

Aux frontières de l’inacceptable



SOUFFRANCE DU CORPS, SOUFFRANCES DE L’AME

Souffrances du corps

Le mollah-guérisseur et le médecin

Perceptions de la grossesse et de l’accouchement

Une mortalité maternelle catastrophique

Réticences devant un accouchement hospitalier

ANNEXE

Enquête sur la mortalité maternelle réalisée en avril 2005 au camp de Khewa

Souffrances de l’âme

Une conséquence : la toxicomanie féminine

Mères et enfants devant des problèmes psychiques

Chapitre IV : Une étude cas : Un espace féminin dans les camps de réfugiés

Une urbanisation du précaire

Brève histoire de deux camps de réfugiés voisins.

Topographie des camps

Circulation des hommes et des femmes à Khewa

Naviguer dans l’espace public d’un camp de réfugiés

La création d’un habitus féminin

Un espace sexué

Un espace masculin

Un habitus de guerre : créer un intérieur dans des conditions extrêmes

Décors, couleurs et costume

Costume, coutume

La gestion du quotidien

L’art du ménage comme forme de servitude ou de résistance

Chapitre V: L’Afghanistan après les Talibans

Comprendre l’intervention américaine

Une périphérie en Asie Centrale ?

Les PRT et les problèmes de reconstruction vus à partir de la province

La vie reprend

Construction d’écoles et illetrisme

Avoir vingt ans à Kaboul aujourd’hui

Au bout de huit ans, quel progrès ?

À qui la faute ?

Chapitre VI: Conclusion: Quel avenir pour les femmes d’Afghanistan

Comment penser la notion de progrès dans le contexte afghan actuel

Une existence sans droits

Une violence illimitée contre les femmes.

Le suicide des jeunes filles afghanes

La prise de conscience des femmes pendant l’exil

Une impossible modernité : le modèle islamiste

Les shahidé du monde traditionnel

Quel avenir pour les femmes afghanes?

Le destin des femmes afghanes est au centre d’un certain discours politique depuis la destruction des tours jumelles à New York, le 11 septembre 2001 et l’invasion américaine de l’Afghanistan qui a suivi. Ultra-médiatisé, le sujet a cependant été très peu recherché par les sciences sociales. Cette étude critique, la première dans son genre, replace la vie des femmes afghanes dans leur contexte historique, social et ethnographique tout en tenant compte des changements tentés par divers gouvernements du début du xxème siècle jusqu’à aujourd’hui. Ce travail prend en compte les éléments de continuité et de transformations des femmes, surtout rurales, des camps de réfugiés jusque dans la province afghane aujourd’hui et permet d’évaluer l’influence véritable des multiples agents sur place : état de guerre chronique, programmes d’aide, stéréotypes démocratiques importés de l’Occident, l’Iran, brutales exigences de l’économie mondialisée. Et pourtant, les femmes subissent surtout la double influence de l’islam politique et de la tradition reconfigurée, ignorée tant par les chercheurs que les agences humanitaires. ¿ elles de négocier une place au sein de ces multiples étaux, parfois au prix de leur propre existence. Ce livre résulte d’une longue étude de terrain (de 2001 à 2009) et d’un travail humanitaire avec des associations de femmes

20,85 €
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Le désir de témoigner de mes années militantes à Saint-Étienne à l’Unef et au PSU entre l’automne 1968 et l’été 1971 est né en. J’ai cependant étendu mes investigations à la période de Mai 68 elle-même, dont je n’avais pas connaissance directe, n’étant pas sur place à l’époque. 

Ce propos vise plusieurs objectifs. Évoquer les personnes que j’ai rencontrées, reconstituer les faits auxquels j’ai participé, ainsi que l’histoire de mes pensées politiques et de mon itinéraire idéologique…Voilà pour la dimension personnelle, où j’ai tenté de me faire l’historien de moi-même en quelque sorte. Mais j’ai aussi essayé d’objectiver une expérience collective avec la volonté d’en transmettre la mémoire. Longtemps pareil exercice m’aurait paru vain, sinon ridicule. À quoi bon jouer aux anciens combattants d’une révolution qui n’a pas eu lieu ? Et quel besoin d’évoquer un univers de pensée dont les questionnements ne sont plus les nôtres ? Ce déni a été largement partagé par la génération de 68.

Table des matières

Introduction 7

Première partie  11

Mon parcours politique et idéologique personnel 11

Au PSU dans la Loire (1966-1967) 13

1967-68, l’année parisienne 15

Mai 68 et ses suites ; le retour à Saint-Étienne 18

À l’Unef et au PSU à Saint-Étienne (fin 68-1971) 21

Deuxième partie  31

Quelques particularités du mouvement étudiant stéphanois et de la situation des ESU 31

Une petite université et un nombre modeste d’adhérents à l’Unef, avant comme après 68 31

Le Mai 68 étudiant 35

Un conflit de légitimité récurrent avec les étudiants communistes au sujet du contrôle de l’AGESE  43

Une composante libertaire de contestation culturelle en Lettres 46

Les autres groupes gauchistes : maoïstes et trotskystes 49

L’hégémonie des ESU et l’importance de la filière catho 52

Le rôle d’Alain Rist et l’organisation locale des ESU 54

Orléans, un congrès délétère 56

Les hésitations post-Orléans et le départ de l’Unef 59

L’impasse du mouvement politique de masse 61

Troisième partie  65

Une fédération PSU enracinée localement
et vigilante face au gauchisme
65

Une fédération importante avant 1968 65

Les mutations de l’après-68 68

La volonté de peser sur l’orientation nationale : une constante 70

Mai 68 73

Après 68 : la rectification du gauchisme 76

La Loire et le congrès de Lille 80

Annexes 87

Repères chronologiques stéphanois 1968/1971 87

Liste des sigles 93

Pour aller plus loin…. 96

Le désir de témoigner de mes années militantes à Saint-Étienne à l’Unef et au PSU entre l’automne 1968 et l’été 1971 est né en. J’ai cependant étendu mes investigations à la période de Mai 68 elle-même, dont je n’avais pas connaissance directe, n’étant pas sur place à l’époque. 

Ce propos vise plusieurs objectifs. Évoquer les personnes que j’ai rencontrées, reconstituer les faits auxquels j’ai participé, ainsi que l’histoire de mes pensées politiques et de mon itinéraire idéologique…Voilà pour la dimension personnelle, où j’ai tenté de me faire l’historien de moi-même en quelque sorte. Mais j’ai aussi essayé d’objectiver une expérience collective avec la volonté d’en transmettre la mémoire. Longtemps pareil exercice m’aurait paru vain, sinon ridicule. À quoi bon jouer aux anciens combattants d’une révolution qui n’a pas eu lieu ? Et quel besoin d’évoquer un univers de pensée dont les questionnements ne sont plus les nôtres ? Ce déni a été largement partagé par la génération de 68.

4,74 €
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Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua… La liste s’allonge des pays connaissant un tournant autoritaire. Accroissement de la répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d’un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd’hui affecter y compris les démocraties les plus anciennes et les plus solides. 

L’ambition de cet ouvrage est de renouveler la question classique de l’autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer – parfois louvoyer – certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfiguration : les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d’une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d’abuser du pouvoir. 

Table des matières

Introduction, 

par Maya Collombon & Lilian Mathieu 7

Les tournants autoritaires, du basculement à la reconfiguration, 

par Maya Collombon & Lilian Mathieu 11

Le consentement législatif en régime autoritaire. Domination politique et recomposition parlementaire sous le Second Empire, 

par Nicolas Tardits 37

Déconstruire le corps enseignant pour réformer l’éducation. La tentative avortée du régime de Vichy, 

par Juliette Fontaine 63

Les complexités de la « verticale du pouvoir » en Russie. L’art de la domestication et de ses contournements, 

par Carole Sigman 87

Politique historique et tournant autoritaire en Pologne, 

par Valentin Behr 117

Règlement du passé violent et transformation de la coalition gouvernante au Maroc (1999-2016), 

par Frédéric Vairel 141

Militaires, juges et politiques de « l’anti-corruption » au Brésil. Configurations d’une dynamique autoritaire, 

par Camille Goirand 169

La réfraction politique du champ judiciaire turc, 

par Sümbül Kaya 195

Gouverner à distance en Turquie. Modalités de récupération  d’une ville d’opposition par l’AKP, 

par Cléa Pineau 223

Vivre, contrôler, discipliner le quartier. Les Comités de pouvoir citoyen au cœur de l’autoritarisme sandiniste, 

par Maya Collombon 247

Effectuer un tournant autoritaire en domestiquant le mouvement syndical. Le cas du Venezuela chaviste, 

par Thomas Posado 275

Les auteur·es 29

Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua… La liste s’allonge des pays connaissant un tournant autoritaire. Accroissement de la répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d’un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd’hui affecter y compris les démocraties les plus anciennes et les plus solides. 

L’ambition de cet ouvrage est de renouveler la question classique de l’autoritarisme, sans en proposer une énième définition mais en repérant plutôt les processus qui font évoluer – parfois louvoyer – certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfiguration : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d’État), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d’une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d’abuser du pouvoir. 

Maya Collombon est maîtresse de conférence à Sciences po Lyon, rattachée au laboratoire Triangle (UMR 5206). Ses recherches portent sur la politisation indigène en milieu rural au Mexique et en Amérique centrale et sur la violence politique en régime autoritaire.

Lilian Mathieu est directeur de recherche au CNRS (Centre Max Weber, ENS de Lyon). Longtemps consacrées aux mouvements sociaux, ses recherches actuelles portent sur les tournants autoritaires et spécialement sur leurs conséquences sur les conduites et perceptions des populations qui les subissent.

18,96 €
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Le rôle méconnu du PSU dans la mobilisation 

contre la répression de la manifestation 

du 17 octobre 1961 à Paris

Le 17 octobre 1961, alors que les pourparlers qui devaient déboucher sur les Accords d’Évian étaient engagés entre la France et le FLN algérien, la manifestation organisée par la fédération de France du FLN à Paris et en région parisienne, pour desserrer l’étau du « couvre-feu ethnique » qui était imposé aux « Français musulmans algériens », est violemment réprimée par la police placée sous les ordres du préfet Papon. 

Plusieurs centaines de morts ont endeuillé ce qui a constitué, selon des historiens britanniques, « la répression la plus meurtrière d’une foule désarmée dans toute l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale ». 

Pourtant, une chape de mensonges et de silence se répand très vite sur ce qui apparaîtra par la suite comme un crime d’État, inspiré par ceux qui entendaient entraver les négociations voulues par le général de Gaulle.

Table des matières

Avant-propos 7

Introduction. Pourquoi le 17 octobre 1961 ?

Première partie : Du mensonge colonial à l’insurrection algérienne, par Jean-François Merle 11

Deuxième partie : Contre la gangrène, la riposte initiée par le PSU, par Bernard Ravenel 29

Intervention de Claude Bourdet 45

Troisième partie : La lente émergence de la mémoire, par Gilles Manceron 68


Témoignages

Édouard DEPREUX 87

Marc HEURGON 92

Michel ROCARD 110

Jean-Louis ANDREANI 113

Bernard RAVENEL 116

Guy PHILIPPON 122

Noëlline CASTAGNEZ 125

Georges GONTCHAROFF 129

Françoise BRUNSTEIN-FRAGER 131

Dominique FRAGER 133

À travers la presse 135

« Pourquoi ils manifestent » 135

Trente mille musulmans ont manifesté
contre le couvre-feu onze mille cinq cents arrestations
- trois morts – plus de soixante blessé 141

Contre les dernières mesures policières du gouvernement : 25.000 algériens manifestent à paris 146

Une liste impressionnante 151

Le préfet de police a moins parlé des sévices que des conditions du maintien de l’ordre 153

Une manifestation P.S.U. place Clichy
et boulevard Poissonnière 161

Halte au fascisme et a la guerre 164

Communiqué du P.S.U. 167

Un document C. F. T. C. : « face au racisme » 168

Déclaration de l’union générale des étudiants musulmans algériens et des étudiants du parti socialiste unifié 171

Après les « ratonnades » parisiennes
dossier honteux, piètre ministre 174

Le pire : la prolongation de la guerre 177

Le billet de Jean Binot. Le poison 180

Chaque jour, de nouveaux témoignages 181

Postface 183

1er Novembre 1961 : « le PSU fait donner la rue » 183

Bibliographie/Filmographie/Photographies/Remerciements 189

Le 17 octobre 1961, alors que les pourparlers qui devaient déboucher sur les Accords d’Évian étaient engagés entre la France et le FLN algérien, la manifestation organisée par la fédération de France du FLN à Paris et en région parisienne, pour desserrer l’étau du « couvre-feu ethnique » qui était imposé aux « Français musulmans algériens », est violemment réprimée par la police placée sous les ordres du préfet Papon. 

Plusieurs centaines de morts ont endeuillé ce qui a constitué, selon des historiens britanniques, « la répression la plus meurtrière d’une foule désarmée dans toute l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale ». 

Pourtant, une chape de mensonges et de silence se répand très vite sur ce qui apparaîtra par la suite comme un crime d’État, inspiré par ceux qui entendaient entraver les négociations voulues par le général de Gaulle.

Après quelques manifestations de protestation organisées à l’université, le PSU, faute d’avoir pu rassembler la gauche politique et syndicale, organise seul, le 1er novembre, date anniversaire de l’insurrection algérienne, une manifestation place Clichy pour dénoncer la répression sanglante contre une manifestation pacifique et pour exiger la paix en Algérie. 

Il faudra de longues semaines pour que, le 18 novembre puis le 12 décembre, la gauche se rassemble enfin dans la rue derrière les mêmes mots d’ordre.

Après l’indépendance algérienne, un très long travail de mémoire se fera progressivement jour pour briser l’omerta et établir la vérité sur la répression du 17 octobre 1961. Mais paradoxalement, l’historiographie contemporaine passera sous silence le rôle singulier du PSU pour riposter à ce crime d’État et le dénoncer. 

C’est à réparer cet oubli que ce cahier, co-édité par l’Institut Tribune socialiste et l’Institut Édouard-Depreux, entend s’employer. 

Présentation de Gilles Manceron, Jean-François Merle, Bernard Ravenel

Témoignages d’Édouard Depreux, Marc Heurgon, Michel Rocard, Bernard Ravenel, Guy Philippon, Noëlline Castagnez, Georges Gontcharoff, Françoise Brunstein-Frager et Dominique Frager.

Photographies d’Elie Kagan.

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Michel MOUSEL (1940/2020) a été adhérent du Parti socialiste unifié (PSU) durant un quart de siècle et il en a été secrétaire national de 1974 à 1979 : c’est dire s’il a marqué cette organisation et si elle l’a profondément marqué en retour, au point de l’avoir conduit, après la commémoration du cinquantenaire de la création du PSU en 2010, à consacrer ses efforts à la naissance et au développement de l’ITS (Institut Tribune Socialiste – Histoire et actualité des idées du PSU) dont il fut le premier président de 2013 à 2017. 

C’est donc en hommage à la longue relation entre le PSU et Michel Mousel que s’attache ce volume des Cahiers de l’ITS, qui rassemble quelques textes significatifs de sa place et de son rôle dans l’histoire du PSU et de ses thèmes ; s’y ajoutent des témoignages de militants qui l’ont connu, ainsi que des documents permettant de jalonner son parcours militant.

Table des matières

Introduction

Michel Mousel, le PSU au cœur   5

L’ITS en deuil 

Michel Mousel, n’est plus ! 7

Repères chronologiques 9

Textes de Michel Mousel

Révolution, autogestion : ni vieilles lunes, ni lointains soleils 13

Le quadruple virage du dernier quart du siècle 21

C’est quand, l’heure, pour le pouvoir aux travailleurs ? 93

Le PSU dans la lutte contre le programme électronucléaire et pour une politique énergétique alternative 107

À propos de l’énigme Rocard 121

Témoignages

Jean-Claude Gillet, Souvenir d’espérances partagées 131

Pascal Dorival 139

Patrick Viveret, Les deux Michel  143

Postface 

Bernard Ravenel, président de l’ITS,lors de l’adieu à Michel Mousel


M
ichel MOUSEL (1940/2020) a été adhérent du Parti socialiste unifié (PSU) durant un quart de siècle et il en a été secrétaire national de 1974 à 1979 : c’est dire s’il a marqué cette organisation et si elle l’a profondément marqué en retour, au point de l’avoir conduit, après la commémoration du cinquantenaire de la création du PSU en 2010, à consacrer ses efforts à la naissance et au développement de l’ITS (Institut Tribune Socialiste – Histoire et actualité des idées du PSU) dont il fut le premier président de 2013 à 2017. 

C’est donc en hommage à la longue relation entre le PSU et Michel Mousel que s’attache ce volume des Cahiers de l’ITS, qui rassemble quelques textes significatifs de sa place et de son rôle dans l’histoire du PSU et de ses thèmes ; s’y ajoutent des témoignages de militants qui l’ont connu, ainsi que des documents permettant de jalonner son parcours militant.

6,64 €
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Michel MOUSEL (1940/2020) a été adhérent du Parti socialiste unifié (PSU) durant un quart de siècle et il en a été secrétaire national de 1974 à 1979 : c’est dire s’il a marqué cette organisation et si elle l’a profondément marqué en retour, au point de l’avoir conduit, après la commémoration du cinquantenaire de la création du PSU en 2010, à consacrer ses efforts à la naissance et au développement de l’ITS (Institut Tribune Socialiste – Histoire et actualité des idées du PSU) dont il fut le premier président de 2013 à 2017. 

C’est donc en hommage à la longue relation entre le PSU et Michel Mousel que s’attache ce volume des Cahiers de l’ITS, qui rassemble quelques textes significatifs de sa place et de son rôle dans l’histoire du PSU et de ses thèmes ; s’y ajoutent des témoignages de militants qui l’ont connu, ainsi que des documents permettant de jalonner son parcours militant.

Table des matières

Introduction

Michel Mousel, le PSU au cœur   5

L’ITS en deuil 

Michel Mousel, n’est plus ! 7

Repères chronologiques 9

Textes de Michel Mousel

Révolution, autogestion : ni vieilles lunes, ni lointains soleils 13

Le quadruple virage du dernier quart du siècle 21

C’est quand, l’heure, pour le pouvoir aux travailleurs ? 93

Le PSU dans la lutte contre le programme électronucléaire et pour une politique énergétique alternative 107

À propos de l’énigme Rocard 121

Témoignages

Jean-Claude Gillet, Souvenir d’espérances partagées 131

Pascal Dorival 139

Patrick Viveret, Les deux Michel  143

Postface 

Bernard Ravenel, président de l’ITS,lors de l’adieu à Michel Mousel


M
ichel MOUSEL (1940/2020) a été adhérent du Parti socialiste unifié (PSU) durant un quart de siècle et il en a été secrétaire national de 1974 à 1979 : c’est dire s’il a marqué cette organisation et si elle l’a profondément marqué en retour, au point de l’avoir conduit, après la commémoration du cinquantenaire de la création du PSU en 2010, à consacrer ses efforts à la naissance et au développement de l’ITS (Institut Tribune Socialiste – Histoire et actualité des idées du PSU) dont il fut le premier président de 2013 à 2017. 

C’est donc en hommage à la longue relation entre le PSU et Michel Mousel que s’attache ce volume des Cahiers de l’ITS, qui rassemble quelques textes significatifs de sa place et de son rôle dans l’histoire du PSU et de ses thèmes ; s’y ajoutent des témoignages de militants qui l’ont connu, ainsi que des documents permettant de jalonner son parcours militant.

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Des squats urbains aux forêts occupées contre de grands projets d’infrastructure, de Bure dans la Meuse à la Capitol Hill Autonomous Zone de Seattle, la perspective d’une désaffiliation du capitalisme et de l’État nourrit les idées et les pratiques de dizaines de milliers d’activistes. Mais les mondes qu’ils et elles dessinent échappent aux représentations habituelles de la vie collective. Comment en effet imaginer une organisation sociale qui ne soit pas basée sur des rapports d’obligation et de coercition ? 

En conjuguant la méthode sociologique et la théorie anarchiste, l’autrice rend ainsi compte de la complexité des pratiques économiques et politiques mises en place par le mouvement. Au fil des relations nouées par les occupant·es se tisse alors une forme singulière de commun fondée sur la reconnaissance d’un droit inaliénable à déroger au monde commun, à s’affranchir des contraintes collectives pour les confronter à l’horizon d’une émancipation toujours inachevée.

Ce livre a été réalisé avec le soutien du CERAPS.

Table des matières

Introduction

Du droit de déroger au monde commun....................................7

Chapitre 1. Effet d’ aménagement

L’émergence du mouvement d’occupation...............................21

Chapitre 2. Les « djihadistes verts » et l’État de droit

À propos de la propagande conservatrice.................................49

Carte de la zad..................................................................................72

Chapitre 3. Ouvrir une brèche dans la totalité

Représentations et pratiques de l’occupation illégale..........75

Excursus. Hétérochronique...............................................................99

Chapitre 4. Le partage anarchiste

Les conditions économiques de l’ autonomie. ......................103

Chapitre 5. Le commun en délibération

Une organisation sociale fragmentaire....................................125

Excursus. La polémique des doryphores....................................151

Chapitre 6. Le pouvoir de l’organisation et l’organisation du pouvoir

L’égalité anarchiste contre l’efficacité
démocratique....................................................................................155

Excursus. Une justice sans obligation ni sanction...................179

Épilogue.............................................................................................187

Conclusion. Défendre l’imagination sociologique..........191

Bibliographie...................................................................................195

L’autonomie est partout !

Des squats urbains aux forêts occupées contre de grands projets d’infrastructure, de Bure dans la Meuse à la Capitol Hill Autonomous Zone de Seattle, la perspective d’une désaffiliation du capitalisme et de l’État nourrit les idées et les pratiques de dizaines de milliers d’activistes. Mais les mondes qu’ils et elles dessinent échappent aux représentations habituelles de la vie collective. Comment en effet imaginer une organisation sociale qui ne soit pas basée sur des rapports d’obligation et de coercition ? 

L’expérience conduite par le mouvement d’occupation de la zad de Notre-Dame-des-Landes, qui réunit plus de 300 personnes pendant 5 ans sur un large territoire, offre une opportunité rare pour penser les conditions d’une forme de coopération tout à la fois égalitaire et libre. À partir d’une enquête de terrain mêlant observations ethnographiques, entretiens et étude de discours, cet ouvrage interroge la concrétisation de l’idéal de l’autonomie après l’échec de la première tentative d’expulsion de la zone en 2012. 

En conjuguant la méthode sociologique et la théorie anarchiste, l’autrice rend ainsi compte de la complexité des pratiques économiques et politiques mises en place par le mouvement. Au fil des relations nouées par les occupant·es se tisse alors une forme singulière de commun fondée sur la reconnaissance d’un droit inaliénable à déroger au monde commun, à s’affranchir des contraintes collectives pour les confronter à l’horizon d’une émancipation toujours inachevée.

Margot Verdier, soutien actif du mouvement d’occupation de la zad de NDDL, est docteure en sociologie. Ses recherches portent sur les idées et les pratiques des mouvements anti-autoritaires, sur le rôle du conflit dans la vie sociale, sur la déontologie de la recherche scientifique et la protection des sources.

Ce livre a été réalisé avec le soutien du CERAPS.

12,32 €
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L’association d’éducation populaire Réseau Salariat promeut l’extension du salaire à la qualification personnelle comme voie de sortie du capitalisme. Elle s’appuie sur des outils et des institutions existant à l’échelle macropolitique (régime général de la Sécurité sociale, statut des fonctionnaires, etc.) pour élaborer et diffuser des propositions concrètes de développement des droits économiques. Son ambition affirmée de généraliser le salaire attaché à la personne (parfois appelé « salaire à vie ») s’appuie sur une redéfinition du travail et du statut de producteur. 

Pour pallier ces lacunes, Aurélien Catin et Bernard Friot ont invité Daniel Bachet et Benoît Borrits à élaborer le programme d’un séminaire consacré à la refondation de l’entreprise. Cet ouvrage rend compte de l’ensemble des séances. L’objectif est d’outiller le mouvement social, d’inspirer des formations politiques et d’équiper les nombreuses personnes qui se lancent dans la création d’entreprises alternatives.

Sommaire

Introduction générale

Bernard Friot...............................................................................................................9

Chapitre 1 - Reconstruire l’entreprise pour émanciper le travail Daniel Bachet............................................................................................................19

Chapitre 2 - La société de capitaux

Benoît Borrits............................................................................................................43

Chapitre 3 - Remettre l’entreprise au travail

Olivier Favereau.......................................................................................................69

Chapitre 4 - Révolution comptable : vers une entreprise
écologique et sociale

Jacques Richard.......................................................................................................81

Chapitre 5 - La formation macro-économique des profits et ­
l’ action de l’État

Benoît Borrits..........................................................................................................99

Chapitre 6 - Instituer juridiquement l’entreprise

François Morin......................................................................................................123

Chapitre 7 - La coopérative, un modèle pour l’entreprise ? 

Benoît Borrits.........................................................................................................145

Chapitre 8 - L’entreprise comme commun de territoire dans
l’ alternative au capitalisme
 

Hervé Defalvard.....................................................................................................179

Chapitre 9 - Libérer le travail. Des méthodes alternatives au ­management 

Thomas Coutrot.....................................................................................................191

Conclusion générale 

Daniel Bachet.........................................................................................................203

L’association d’éducation populaire Réseau Salariat promeut l’extension du salaire à la qualification personnelle comme voie de sortie du capitalisme. Elle s’appuie sur des outils et des institutions existant à l’échelle macropolitique (régime général de la Sécurité sociale, statut des fonctionnaires, etc.) pour élaborer et diffuser des propositions concrètes de développement des droits économiques. Son ambition affirmée de généraliser le salaire attaché à la personne (parfois appelé « salaire à vie ») s’appuie sur une redéfinition du travail et du statut de producteur. Son accomplissement supposerait l’instauration d’une copropriété d’usage des moyens de production ainsi qu’une forte socialisation de la valeur économique afin de garantir à toutes et tous une qualification inaliénable et une souveraineté au travail, notamment au sein de l’entreprise. À ce jour cependant, l’articulation des perspectives macro-institutionnelles avec le fonctionnement réel de l’entreprise reste embryonnaire.

Pour pallier ces lacunes, Aurélien Catin et Bernard Friot ont invité Daniel Bachet et Benoît Borrits à élaborer le programme d’un séminaire consacré à la refondation de l’entreprise. Cet ouvrage rend compte de l’ensemble des séances (exposés et échanges) et permet d’avoir une vue d’ensemble de l’entreprise sous des éclairages économiques, sociologiques, comptables et juridiques. L’objectif est d’outiller le mouvement social, d’inspirer des formations politiques et d’équiper les nombreuses personnes qui se lancent dans la création d’entreprises alternatives.

Daniel Bachet est professeur émérite de sociologie à l’université d’Évry-Paris-Saclay et chercheur au Centre Pierre Naville. Il a été directeur du département «entreprise» au centre d’études des systèmes et des technologies avancées (CESTA) et chargé de mission au commissariat général du Plan.

Benoît Borrits est chercheur indépendant et engagé. Auteur de plusieurs ouvrages relatifs à l’entreprise, d’un cycle de 13 vidéos d’initiation à l’économie (economie.org) et initiateur du Salaire minimum socialisé (SMS) présenté sur le site plein emploi.org.

14,22 €
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Le système de formation professionnelle s’est progressivement éloigné de l’esprit émancipateur que visait la loi fondatrice de 1971. Près de 50 ans plus tard, alors que la crise économique et l’urgence climatique nécessiteraient un effort considérable d’élévation des qualifications des actifs, la loi de 2018 abusivement intitulée « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », apparait comme l’aboutissement d’un processus d’adaptation de la main-d’œuvre aux seules exigences des employeurs. 

Cet ouvrage analyse les effets délétères de la doxa libérale sur la formation des salariés. 

Par son analyse historique approfondie et son éclairage militant, il constitue sans doute un outil utile aux praticiens de la formation professionnelle, comme aux syndicalistes. 

Le livre est disponible !

Recensions

L'Humanité

Le quotidien de la Formation

Métis, correspondances européennes du travail

Table des matières

Introduction 7

Chapitre 1 : Formation ­professionnelle et changements ­économiques

De l’entreprise traditionnelle à l’entreprise ­mondialisée 13

Baisse relative de la dépense de formation 20

L’influence des cycles économiques 23

Inégalités d’accès à l’éducation et à la formation 26

Une école parmi les plus inégalitaires 26

Des inégalités qui persistent en formation continue 32

Quels effets de la formation professionnelle ? 41

Chapitre 2 : Vers une conception toujours plus utilitariste de la formation 

1971 : La formation professionnelle dans le cadre de l’éducation permanente 47

La loi fondatrice de 1971 dans le sillage de Mai 1968 52

L’obligation de financement 58

1978 - 2009 : Des réformes qui s’écartent de l’esprit de la loi de 1971 60

1978 - 1990 : de l’obligation nationale de formation à « l’incitation » des personnes à se former 61

1991 : Apparition de la « démarche compétences » 65

1993 : Une nouvelle étape de décentralisation de la formation professionnelle 69

La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 : une nouvelle voie d’accès à la certification 71

2004 : une réforme aux équilibres porteurs de dangers 73

2009 : Une politique paritaire nationale : une ambition avortée 87

Chapitre 3 : 2014 -2018, deux lois, une ­cohérence d’ensemble

2014 : Sécuriser l’emploi ou affaiblir les droits de salariés ? 95

2018 : une réforme libérale de la formation professionnelle et de l’apprentissage 109

L’aboutissement d’une logique d’individualisation et de marchandisation 109

Réforme de l’apprentissage : un nouveau pas vers la marginalisation de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire 132

L’État reprend en main la gouvernance de la formation 140

Réformes de la formation initiale et continue : des logiques convergentes 144

Une logique de dérégulation 145

Un accroissement de la marchandisation 149

Chapitre 4 : Quelques propositions en guise de conclusion 

Améliorer l’existant ou refonder le modèle ? 155

Engager un effort exceptionnel de qualification des travailleurs 161

Repenser l’apprentissage dans le cadre d’un service public de la formation professionnelle initiale 162

Instaurer de nouveaux droits pour les salariés 164

Pour un service public national de la formation professionnelle 172

Doter les salariés d’un réel pouvoir de décision en entreprise 173

Glossaire des principaux sigles 177

Le système de formation professionnelle s’est progressivement éloigné de l’esprit émancipateur que visait la loi fondatrice de 1971. Près de 50 ans plus tard, alors que la crise économique et l’urgence climatique nécessiteraient un effort considérable d’élévation des qualifications des actifs, la loi de 2018 abusivement intitulée « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », apparait comme l’aboutissement d’un processus d’adaptation de la main-d’œuvre aux seules exigences des employeurs. 

Cet ouvrage analyse les effets délétères de la doxa libérale sur la formation des salariés. Il montre en quoi, loin de compenser les inégalités sociales constatées dans l’enseignement initial, la marchandisation accrue de la formation professionnelle ne fait que les accentuer. Il pointe comment les dernières mesures adoptées, sous couvert « d’autonomie » des personnes, réduisent les droits collectifs des salariés. Les auteurs proposent enfin des pistes de réflexion s’inscrivant dans la perspective d’une refonte du système de formation professionnelle en France.

Par son analyse historique approfondie et son éclairage militant, cet ouvrage constitue sans doute un outil utile aux praticiens de la formation professionnelle, comme aux syndicalistes. 

Djamal Teskouk a été conseiller confédéral CGT en charge de la formation professionnelle et membre du Conseil économique, social et environnemental.

Didier Gelot est économiste et auteur de divers ouvrages sur la formation professionnelle et les politiques d’emploi.

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