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Depuis les années 2000, la Russie de Poutine constitue un assemblage à première vue improbable entre des politiques néolibérales qu’on aurait pu penser sans morale, et une politique néo-conservatrice, promouvant des « valeurs traditionnelles » en matière de genre et de sexualité. Pour que le pays reste une « grande puissance », chacun son rôle : les hommes doivent (se tenir prêts à) combattre, les femmes doivent enfanter. Quelles réalités sociologiques se cachent derrière ces politiques aux conséquences tragiques, mais à l’efficacité très inégale ? L’autrice a mené une longue enquête de terrain (mobilisant des entretiens, des statistiques et des archives), qui nous plonge au cœur de la société russe et de ses contradictions, sans l’exotiser. Le néolibéralisme dé-démocratisant et néo-conservateur de l’ère Poutine, qui renforce ou fabrique à la fois de l’individualisation et du familialisme, fait en réalité écho aux politiques des Trump, Bolsonaro, Meloni, , et Orban du monde entier.

Mona Claro est sociologue, spécialisée en études de genre, et enseigne à l’Université de Liège (Belgique). Elle mène des recherches sur la Russie depuis sa thèse de doctorat, réalisée entre Paris (Ecole et des Hautes Etudes en Sciences Sociales / Institut national d’études démographiques) et Moscou (Centre d’études franco-russe, CNRS).

18,96 €
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Cet ouvrage interroge les limites de la  liberté de la recherche. Il est une contribution essentielle aux débats sur ce qu’est ou devrait être la politique scientifique en référence aux besoins fondamentaux de la santé. Son titre annonce clairement le but poursuivi par l’auteur : non pas une défense inconditionnelle de la science, mais un retour critique approfondi sur des situations vécues de l’intérieur de l’institution scientifique, qui questionnent l’évolution de l’organisation du travail de recherche et ce que devient la liberté de la recherche, inscrite dans le statut des chercheurs. Ce livre nous incite, toutes et tous, qui que nous soyons, à ne pas laisser la science entre les mains des seuls scientifiques et sponsors à but lucratif de la recherche scientifique en France.

Jean Kister a été ingénieur de recherche à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), dont les recherches portaient sur l’étude des fonctions de l’hémoglobine. Il a été également Secrétaire Général Adjoint du Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique (SNTRS-CGT) de 1999 jusqu’en 2021. Il a été élu au Conseil d’Administration de l’Inserm.

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Quand s'emparent des thématiques du salaire à vie des personnes désignées comme des assistés par les compères Attal-Bardella-Retailleau du funeste« arc républicain» qui nous prépare au fascisme, ça donne La chronique du salaire à vie.

Pourquoi? Parce qu'il s'agit de personnes qui veulent être fières de leur travail, et non pas fières de gagner leur vie par leur travail. Quand le travail est un gagne-pain, on fait ce qu'on est obligé de faire, pas ce que l'on est fier de faire.

Pour être fier de son travail, il faut en être le décideur. Et donc l'inscrire au maximum en-dehors du carcan de l'emploi ou du rapport commercial avec un client dont on est prestataire. Car, que l'on dépende comme « employé» d'un « employeur» ou, comme travailleur « indépendant», d'un (très bien nommé)« donneur d'ordre», on n'est pas maître de son travail, le travail est aliéné.

Se multiplient aujourd'hui les dissident.es du travail aliéné, devant sa folie. Folie écologique, cela va sans dire tant c'est devenu évident. Mais aussi folie guerrière et raciste. Nombre de travaux aliénés participent à des activités meurtrières, par la guerre ou l'instrumentation inhumaine de personnes du Sud.

Présentation des Souffleureuses : Nous sommes un collectif (nouvellement nommé« Les Soufleureuses »), qui s'est constitué voilà 4 ans et qui s'est lancé dans la réalisation d'une bande dessinée pour présenter le modèle de société possible et désirable qu'est le salaire à vie.

Nous pensons en effet qu'une bd est un support qui a toutes les chances de s'adresser au plus grand nombre.

L'ouvrage a été encadré par l'association Réseau Salariat (association dont les auteur·es sont pour la plupart membres et qui défend le salaire à vie) et par Bernard Friot.

La bd n'est pas le fruit d'un individu mais le résultat d'un travail collectif de 6 personnes : Fred, Ao, Simon, Erwan, Cyrille et Xhee.

Xhee est le dessinateur du groupe.

23,70 €
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L’insertion fragile de la Jordanie dans les chaînes de valeur mondiales du textile-habillement résulte d’un agencement géopolitique et économique mis en place à la fin des années 1990. Les zones industrielles qualifiées (QIZ), dans le sillage du traité de paix israélo-jordanien et des accords de libre-échange avec les États-Unis, ont façonné la Jordanie comme plateforme d’assemblage périphérique dépendante de capitaux étrangers, d’intrants importés et d’une main-d’œuvre principalement asiatique. La crise du blocus de la mer Rouge (2023-2024) révèle la vulnérabilité structurelle de ce mode d’intégration : tensions entre promesses de connectivité globale ; matérialité des infrastructures logistiques ; expériences du travail. Ce livre propose une lecture critique de la mondialisation, attentive à ses asymétries, ses régimes d’exception et ses points de rupture, depuis les infrastructures portuaires et logistiques jusqu’aux espaces du travail et aux dortoirs des travailleuses migrantes.

Katharina Grüeneisl

Géographe et ethnographe, ses recherches explorent les transformations du travail, les économies urbaines et les chaînes de valeur mondialisées du textile-habillement, notamment en Jordanie et en Tunisie. 

Taher Labadi

Économiste politique, il étudie l’économie comme lieu de domination, de dépossession et de résistance en Palestine et au Proche-Orient. Ses travaux récents portent sur les mondes agricoles, le travail, les zones économiques spéciales et les formes de gouvernement des économies sous contrainte. 

Mélanie Forné

Archéologue de formation, reconvertie dans l’illustration et le web. Elle accompagne les chercheurs pour transmettre leurs messages par l’image et la création graphique, imprimée comme numérique.

12,32 €
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Cet ouvrage démonte l’un des grands mythes du journalisme contemporain : celui de la neutralité, de l’objectivité journalistique. Dans une société traversée par des rapports de classe, l’objectivité revendiquée par les grands médias n’est pas un simple idéal professionnel, elle fonctionne comme une idéologie active. En naturalisant le capitalisme et en disqualifiant les projets de rupture, les journalistes qui se prétendent « sans parti » constituent de fait un « extrême centre médiatique ». Sous des airs de modération, celui-ci impose l’ordre existant comme seul horizon possible et prépare, ce faisant, le terrain à l’extrême droite qu’il prétend pourtant combattre. À rebours d’un journalisme faussement neutre, cet essai plaide pour un journalisme critique, rigoureux sur les faits et assumant clairement son camp.

Pierre Cazemajor est journaliste. Il est titulaire d’un master d’histoire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et d’un master de journalisme de l’IJBA.

4,74 €
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La guerre est morte, non comme réalité empirique, mais comme forme politique capable de produire de la sécurité. Les conflits contemporains en manifestent l’épuisement : incapacité à atteindre des objectifs durables, extension des violences aux populations civiles, fragmentation durable des sociétés, reproduction des menaces dans des cycles de guerres sans fin.

Cet ouvrage propose d’en tirer les conséquences théoriques et stratégiques. En mobilisant une analyse critique des transformations de la conflictualité – vulnérabilités systémiques, déséquilibres informationnels, hybridation des menaces – il met en évidence l’inadéquation croissante de l’outil militaire. La guerre apparaît dès lors comme une réponse archaïque à des formes de violence qu’elle ne peut ni contenir ni résoudre.

À partir d’expériences historiques et contemporaines de résistance civile, ce livre esquisse les principes d’un paradigme alternatif : une sécurité fondée sur les stratégies non-violentes et la puissance des sociétés. Un essai incisif et rigoureux pour penser l’après-guerre, au sens fort.

Alain Refalo est rédacteur en chef de la revue Alternatives Non-Violentes et militant-chercheur au Centre de ressources sur la non-violence. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la non-violence. Il alimente régulièrement le Blog Chemins de non-violence (https://alainrefalo.blog). 

4,74 €
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Le monde de la culture est inquiet, et pas seulement en France.  À juste titre : désintérêt des politiques, baisse des crédits, perte d’influence. L’idée même du service public de la culture semble oubliée, tandis que la fameuse exception culturelle semble un souvenir enfoui dans un passé lointain. Pourtant, le public est toujours là, avide de spectacles qui le rapprochent des artistes parce qu’ils expriment ses interrogations, ses angoisses, sa joie de vivre et ses rires, la création témoigne de la vitalité de ces acteurs de la scène culturelle.  Le malaise est là, dans ce monde chamboulé par la technologie autant que par les bouleversements politiques, comment la culture peut-elle témoigner de la société ?   Question toujours centrale, à l’heure de la montée des totalitarismes, de la remise en cause de la démocratie, des crises de toutes sortes qui assaillent notre monde.

Culture, alerte rouge ! Oui, parlons-en.

Après avoir été conseiller pour la culture et la communication du Premier Ministre Pierre Mauroy, Jérôme Clément a été nommé, directeur généeal du CNC. Chargé de la création d’ARTE, il en a été président jusqu’en 2011. Enseignant à Paris I, à l’ENA et à Sciences Po, il a écrit de nombreux articles à caractère économique et culturel et des ouvrages chez Grasset, le Seuil, Stock, L’Archipel et Gallimard. Il a produit des émissions sur France Culture et des films et documentaires pour le cinéma ou la télévision. Il préside actuellement le domaine de Chaumont-sur-Loire, le festival de cinéma Premiers plans à Angers et la fondation La Ruche-Seydoux. 

Au cœur de ses divers engagements et activités, un fil conducteur : son combat pour la place de la culture dans la société

7,11 €
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Les grandes écoles d’ingénieurs françaises font, depuis les années 1980, l’objet de critiques. On annonce la fin d’un modèle en déclin, condamné à disparaître ou à s’adapter aux exigences de la « compétition internationale ». La privatisation des entreprises publiques et le redéploiement de leurs activités à l’échelle mondiale appelleraient la formation de « managers » d’un type nouveau, adaptés aux exigences d’un capitalisme néolibéral en plein essor. Loin de se réduire à la seule circulation des élèves d’un pays à l’autre, l’internationalisation des grandes écoles d’ingénieurs engage ainsi une profonde redéfinition du rapport des classes dirigeantes françaises à l’État-nation et à l’univers de l’entreprise.

Ce livre s’appuie sur des entretiens et des observations ethnographiques sur cinq écoles : trois parisiennes (Polytechnique, Centrale Paris et Télécom Paris-Tech) et deux en province (l’ENSTA-Bretagne et Agro Sup Dijon). Il s’adresse aux chercheurs et aux étudiants en sciences sociales s’intéressant à la sociologie des élites et des inégalités sociales. Il vise également un public plus large qui s’interroge sur les grandes écoles et leur avenir.

Adrien Delespierre est sociologue à l’université de Tours et membre du laboratoire CITERES. 

18,96 €
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Depuis les années 1980, un capitalisme financier favorable aux détenteurs d’épargne, investisseurs et spéculateurs a connu un essor inédit dans les pays occidentaux. Comment ces marchés financiers, régulés au début du XXème siècle, ont-ils de nouveau été libéralisés ? Comment l’expansion de la bourse s’est-elle opérée concrètement ? Cet ouvrage est consacré aux racines de ces transformations dans la France des années 1980. Il étudie les réformes monétaires et financières menées le gouvernement socialiste de Laurent Fabius et le ministre de l’économie Pierre Bérégovoy entre 1984 et 1986. Fondé sur de nombreuses sources et archives d’administration, il éclaire cette période historique à l’aune des outils et concepts de la sociologie économique. Il montre le rôle des dirigeants politiques et hauts fonctionnaires dans cette nouvelle orientation de l’action publique, qui a ouvert la voie à la financiarisation de l’économie française et à sa normalisation dans le cadre de la mondialisation n

Fabien Eloire est professeur des universités en sociologie à l'Université de Lille, spécialisé en sociologie économique. Il a publié avec Jean Finez, Sociologie des prix aux éditions La Découverte.

18,96 €
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En 2015, la revue Savoir/Agir publiait un dossier consacré à « l’urgence écologique ». Dix ans plus tard, l’urgence s’est accélérée. Le présent dossier propose de saisir les façons dont l’écologie est (mal)menée par une catégorie sociale singulière d’acteurs et actrices : les élites.

Des pratiques de direction d’entreprise aux styles de vie, les élites sont tantôt louées, tantôt dénoncées pour leur rôle dans les problématiques écologiques. Les différentes contributions offrent, à partir de terrains bien différents, un panorama contemporain de différentes élites « contre » l’écologie, le terme « contre » étant ici entendu dans une double dimension : celle d’une proximité (faisant de l’écologie vertu, voire opportunité) et celle d’un contournement de la question écologique, voire d’une opposition à celle-ci (considérant l’écologie comme une contrainte).

14,22 €
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Ce texte a été composé à la suite d’une période de vie à la campagne, en France. Rythmé par des marches, il expose la distance prise avec un monde et une pratique académique de la philosophie. Mais au-delà de cette discipline, c’est une méditation sur l’espace des femmes qui s’ouvre, transposable à bien d’autres domaines professionnels. La violence ordinaire y prend différents visages, au point d’amener à réfléchir à une perte fondamentale : de sa dimension symbolique à sa traversée physique, l’espace semble perdu. Mais marcher dans cet espace perdu des femmes amène à rejoindre d’autres êtres échappés, êtres en fuite, et, au-delà des femmes, à penser une créativité depuis cette marge, cette vie en lisière plus ou moins obligée. Il s’agit de vouloir développer un travail indépendant, qui se sait partiellement ignoré, mais continue d’œuvrer, en lisière de la visibilité régnante et de ses effets de pouvoir.

Elsa Ballanfat est docteure en philosophie, professeure en CPGE aux lycées Louis-le-Grand et Fénelon. Ancienne élève de l’École Normale Supérieure (Ulm), elle est aussi certifiée en

Vinyasa Yoga et autrice de plusieurs ouvrages. Son livre L’Espace vide. Phénoménologie et

chorégraphie (Zetabooks, 2021), a reçu le prix international du Ballard Prize in

Phenomenology, en 2022, aux États-Unis.

4,74 €
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Camionnettes surchargées, agences de fortune, négociations à la douane... au fil des kilomètres avalés reliant Tanger, Paris ou Bruxelles, cet ouvrage plonge dans l’univers fascinant des moul car. Ces transporteurs indépendants, qui acheminent colis et bagages entre les deux rives, façonnent une économie inventive où le scotch et les carnets remplacent les infrastructures officielles. En racontant leurs trajectoires, l’enquête montre comment ces acteurs de l’ombre ont construit un véritable espace transnational euro-marocain. Elle révèle une « logistique du lien » fondée sur la confiance et les ruses du quotidien, qui reconfigure les frontières et redonne chair aux migrations. On y découvre enfin comment des objets ordinaires deviennent des véhicules d’attachement, de solidarité et de mobilité sociale.

12,32 €
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<p>Depuis les années 2000, la Russie de Poutine constitue un assemblage...
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