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Les conceptions de la critique et de l’émancipation d’Adorno servent à l’auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno,.

Le potentiel pour s’émanciper de cette société qui fait souffrir beaucoup de sujets existe mais l’émancipation n’est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l’alternative « s’adapter à l’avenir imposé par le marché » ou « attendre des lendemains qui chantent ». Les arguments d’Adorno et ceux d’autres critiques servent de fil rouge à ce livre.

Les conceptions de la critique et de l’émancipation d’Adorno servent à l’auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno,.

La situation sociale est très tendue et contradictoire ; les sujets en souffrent. On est à la fois en présence de nombreux mouvements qui émettent des critiques publiques nombreuses et souvent radicales, mais aussi d’un fatalisme profond et de beaucoup d’efforts pour s’intégrer dans la société. 

Le potentiel pour s’émanciper de cette société qui fait souffrir beaucoup de sujets existe mais l’émancipation n’est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l’alternative « s’adapter à l’avenir imposé par le marché » ou « attendre des lendemains qui chantent ». Les arguments d’Adorno et ceux d’autres critiques servent de fil rouge non seulement pour comprendre le potentiel de dépassement de cette situation, mais également ce qui l’empêche.

Jan Spurk est professeur de sociologie à l’Université Paris Descartes, Faculté SHS – Sorbonne, et auteur de nombreux ouvrages dont Contre l’industrie culturelle. Les enjeux de la libération, Le Bord de l’Eau, Lormont, 2016 ; Au-delà de la crise ?, Éditions du Croquant, Vulaines-sur-Seine, 2016 ; Les limites de l’indignation ou la révolution commence-t-elle à Bure ?, Éditions du Croquant, Vulaines-sur-Seine, 2017 ; Sociologues dans la cité, Éditions du Croquant, Vulaines-sur-Seine, 2018.

11,37 €
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Auxerre, Paris, Mauthausen et Prague, telles sont les grandes étapes dans la traversée du « court xxe siècle » de Robert Simon, instituteur de l’Yonne. 

À travers le témoignage de cet homme à la trajectoire très singulière, impliqué dans les combats du xxe siècle, l’auteur propose une compréhension du siècle sous un nouvel éclairage, opère une mise à plat des réécritures de la Résistance et du mouvement communiste, procède à un examen détaillé des aléas des « gauches » françaises au regard des deux grandes guerres. Il met en lumière une expérience individuelle de résistance, de refus de l’entre-soi provincial et corporatiste, une recherche d’enrichissement intellectuel par la politique et l’écriture.

 

Auxerre, Paris, Mauthausen et Prague, telles sont les grandes étapes dans la traversée du « court xxE siècle » de Robert Simon, instituteur de l’Yonne. Orphelin de guerre, socialiste à la SFIO puis au PSOP pivertiste, pacifiste, il est l’un des responsables dans l’Yonne des Comités antifascistes des années 1930. En septembre 1939, il déserte puis participe brièvement à Paris en 1940 au regroupement d’anciens socialistes et trotskistes du Mouvement National Révolutionnaire. Il rejoint le réseau gaulliste « Dastard » en septembre 1941, adhère au PCF en janvier 1942 et participe à la résistance armée avec le « Détachement Valmy » de l’Organisation spéciale et des FTP. Arrêté par la police de Vichy en octobre 1942, torturé, livré aux Allemands, il est déporté à Mauthausen (Nuit et Brouillard) du 28 mars 1943 jusqu’au 6 mai 1945 où il est un membre actif de la résistance communiste dans le camp. 

À son retour dans l’Yonne, il devient permanent du PCF en charge du journal Le Travailleur de l’Yonne. Affecté à Paris et àPrague de 1949 à 1953 pour travailler au Conseil Mondial de la Paix, il s’occupe de la revue Défense de la Paix. Réintégré comme instituteur dans l’Yonne en 1953, il s’implique dans la défense des droits des déportés au sein de la FNDIRP et de l’Amicale de Mauthausen. À partir de 1959, Robert Simon participe à l’opposition interne au sein du PCF avec le groupe « Unir » jusqu’à son exclusion en 1970 à la suite de son soutien au « Printemps de Prague ». 

À travers le témoignage de cet homme à la trajectoire très singulière, impliqué dans les combats du xxE siècle, l’auteur propose une compréhension du siècle sous un nouvel éclairage, opère une mise à plat des réécritures de la Résistance et du mouvement communiste, procède à un examen détaillé des aléas des « gauches » françaises au regard des deux grandes guerres. Il met en lumière une expérience individuelle de résistance, de refus de l’entre-soi provincial et corporatiste, une recherche d’enrichissement intellectuel par la politique et l’écriture.

 

Jean-Yves Boursier est professeur honoraire des universités. Ses recherches portent sur la politique communiste dans la guerre, la Résistance, la construction du récit historique et la patrimonialisation.

18,96 €
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Il y a quelques années, une grande entreprise de livraison faisait placarder sur nos murs une affiche publicitaire qui, malgré son apparente banalité, méritait le coup d’œil : au centre s’étalait la cliente, mine ravie ; autour d’elle, sortant du cadre, une myriade de bras tendus lui apportaient les objets les plus divers. Cette image de pub – une parmi tant d’autres – capturait l’esprit du temps : seul compte le consommateur, et la gigantesque accumulation de marchandises qui s’offrent à lui. Tout ce qui rend possible l’échange (matériaux, idées, labeur, logistique, rapports de pouvoir et d’argent…) est hors-champ, rejeté dans l’anonymat ou le néant.

Il y a quelques années, une grande entreprise de livraison faisait placarder sur nos murs une affiche publicitaire qui, malgré son apparente banalité, méritait le coup d’œil : au centre s’étalait la cliente, mine ravie ; autour d’elle, sortant du cadre, une myriade de bras tendus lui apportaient les objets les plus divers.

Cette image de pub – une parmi tant d’autres – capturait l’esprit du temps : seul compte le consommateur, et la gigantesque accumulation de marchandises qui s’offrent à lui. Tout ce qui rend possible l’échange (matériaux, idées, labeur, logistique, rapports de pouvoir et d’argent…) est hors-champ, rejeté dans l’anonymat ou le néant. Le moment magique de la consommation – moment éphémère, mais réitérable à l’infini, du désir et de la captation – prend toute la place ; ce qui vient avant (la production) est repoussé dans les limbes ; ce qui vient après (les conséquences durables, et parfois irréversibles, de la consommation de masse) n’a guère plus d’importance. En consacrant ce cinquième numéro de L’Intérêt général à la consommation, il ne s’agit pas de dresser un réquisitoire. Car c’est entendu : il n’y a pas de vie sans consommation. Mais il s’agit, en revanche, d’élargir le cadre, et d’interroger, en même temps que la consommation elle-même, ses conditions sociales, ses ressorts culturels, et ses coûts environnementaux.

La crise du coronavirus s’est déclenchée alors que nous travaillions à ce numéro. Dans ce moment où les repères manquaient, Jean-Luc Mélenchon nous a fait parvenir un texte d’analyse qui nous a paru éclairant. Nous avons choisi de le faire figurer, hors dossier, dans ce numéro. On verra que, si son objet est global, la question de la consommation n’en est pas absente – loin de là.

4,74 €
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Cette nouvelle livraison est composée, comme les précédentes, d’enquêtes portant sur les sciences et les techniques en société. Composé entre un mouvement social affectant notamment la recherche et l’enseignement supérieur en France et une pandémie meurtrière planétaire, ce numéro témoigne des tensions et des débats qui animent et parfois fragmentent les milieux académiques. Dans ces conditions particulières qui ont affecté la réalisation d’un numéro finalement annuel, la diversité des enquêtes et des interventions reste un aiguillon autant qu’une exigence.

18,01 €
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Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. Il devient difficile de prétendre qu’un mouvement social n’a de sens que s’il est le fruit d’une intentionnalité, d’une expertise militante et d’une planification collective, sans penser sa part d’improvisation. Sous la forme de notices brèves ce livre propose un examen de cet objet instable qu’est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d’ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu’ils côtoient et qu’ils n’hésitent pas, le cas échéant, à freiner.

14,22 €
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Depuis une décennie, enseignant·es, publics, citoyen·nes sont confronté·es à une avalanche de contre-réformes qui, à défaut de légitimité, sont souvent imposées par la force.

Depuis une décennie, enseignant·es, publics, citoyen·nes sont confronté·es à une avalanche de contre-réformes qui, à défaut de légitimité, sont souvent imposées par la force.


Il devient urgent de résister à cette « culture de la violence instituée », et à la sélection sociale qui en est une motivation et qui conduit au sacrifice des nouvelles générations. La promotion des acquis universitaires et scolaires, et des services publics qui les garantissent, s’avère indissociable de celle de l’État de droit et des libertés professionnelles (académiques et pédagogiques).

Cette résistance nécessite la compréhension du néolibéralisme autoritaire – fondé qu'il est sur le capitalisme cognitif et sur un élitisme xénophobe – et l’invention d’un modèle alternatif. D’autres ouvrages ont été publiés sur le système éducatif et de recherche, et celui-ci s’y réfère. Sa spécificité est de se concentrer sur les questions de démocratisation institutionnelle et programmatique, en faveur de la transformation des modes de gouvernance, de la restauration des missions et des conditions d’études, dans un climat d'inclusion culturelle et de collégialité.

Ce livre a été écrit par une une équipe interdisciplinaire et intersyndicale dont les membres exercent dans diverses métropoles : Lille, Marseille, Nantes, Paris, Rennes, Toulouse... Elle est constituée d'universitaires et de responsables dans les secteurs de l'enseignement, de la formation, de l'inspection, de la protection des personnels…

Avec les contributions de Philippe Blanchet, Martine ­Boudet (coord.), Emmanuel Brassat, Sophia Catella, Vincent ­Charbonnier, Paul Devin, Marie-France Le Marec, Alain ­Refalo, Valérie Sipahimalani, Axel Trani et du groupe
Jean-Pierre Vernant.

Avec le soutien de l'Institut de recherches de la Fédération syndicale unitaire (FSU)

Table des matières

Introduction. Après une refondation mitigée, l’ère des réactions en chaîne. Quelles résistances organiser pour la sauvegarde du service public d’éducation ?, Martine Boudet

Première partie. Le dispositif néo-libéral sous le sceau du capitalisme cognitif

Chapitre 1 : Organiser le pessimisme, Groupe Jean-Pierre Vernant21hapitre 2 : Économie de la connaissance, informatisation et transformations néolibérales des systèmes d’éducation en France, Emmanuel Brassat

Chapitre 3 : L’Université néolibérale et la théorie du capital humain, Groupe Jean-Pierre Vernant


Deuxième partie : Autoritarisme étatico-administratif et programmes revendicatifs


Chapitre 4 : La Fonction publique à l’épreuve du macronisme, le macronisme à l’ assaut de la Fonction publique, Axel Trani

Chapitre 5 : Mettre la main sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique : prédation et autoritarisme dans les politiques françaises depuis l’ an 2000, Philippe Blanchet

Chapitre 6 : Le syndicalisme en défense de la formation des enseignant·es, outils et enjeux, Marie-France Le Marec et Vincent Charbonnier

Chapitre 7: Contrôle, intérêt général et démocratie, l’exemple de l’inspection dans l’Éducation nationale, Paul Devin

Chapitre 8 : Le puzzle des réformes Blanquer dans le secondaire, Valérie Sipahimalani

Troisième partie : Stratégies de résistance et alternatives institutionnelles et programmatiques


Chapitre 9 : La résistance pédagogique des enseignants du primaire, Alain Refalo

Chapitre 10 : Souffrance au travail et nécessaire promotion des ressources psycho-sociales, Sophia Catella

Chapitre 11 : Éléments programmatiques pour la défense et la promotion du monde enseignant, Martine Boudet

Chapitre 12 : Quel avenir pour l’Université ? Limites et perspectives des mobilisations académiques et citoyennes, Martine Boudet

Chapitre 13 : La cartographie de l’Université volante

Chapitre 14 : Pour une École et une Université inclusives, Martine Boudet

 

17,06 €
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Cet ouvrage propose différents éclairages sur les causes des migrations forcées et sur leurs conséquences en termes de stigmatisation, de discrimination, d’exclusion et de négation des droits : droits de la personne, droits sociaux.

Cet ouvrage propose différents éclairages sur les causes des migrations forcées et sur leurs conséquences en termes de stigmatisation, de discrimination, d’exclusion et de négation des droits : droits de la personne, droits sociaux.



Poussé·es à l’exil en particulier par les effets d’une mondialisation économique et financière d’ordre néocolonial, les migrant·es tentant de trouver refuge dans un pays de l’Union européenne sont soumis à une triple sélection : par le voyage, plus qu’aléatoire ; par l’enregistrement aux frontières de l’Union européenne dans les hotspots  ; par la menace constante d’expulsion du pays qui devrait les accueillir. La catégorie du migrant se définit donc par la négative, par l’illégalité du séjour sur un territoire défini par ses frontières nationales. Quels que soient son origine, sa langue, sa culture, sa religion, son statut social, la personne exilée cherchant en Europe un refuge et une nouvelle dignité est condamnée à l’invisibilité, au rejet, à l’exclusion, quand ce n’est pas à la disparition au cours du trajet migratoire.
L’absence de statut, la négation de toute identité condamnent migrantes et migrants à des conditions de vie plus que précaires, aux violences policières et à des pressions psychiques qui contribuent à détruire leur humanité.
Les auteur·es s’interrogent autant sur les raisons de ces discriminations et de ces exclusions que sur leurs usages politiques. Quelles voies proposer pour une autre politique migratoire et pour changer le système qui produit les migrations forcées, sous la contrainte économique, sociale et environnementale

Table des matières


Introduction. Entre stigmatisations, rejets et disparitions
Claude Calame et Alain Fabart

Pour un droit de l’hospitalité : l’urgence et l’obstacle
Étienne Balibar

Migrations dans le monde
Catherine Wihtol de Wenden

Accueil des migrants : enjeux de civilisation
Roger Martelli

La liberté de circulation : pourquoi ?
Danièle Lochak

Les fantasmes migratoires à travers l’exemple du « Pacte de Marrakech »
Marie-Christine Vergiat

Pour une politisation de la question migratoire
Alexis Nuselovici

Mondialisation capitaliste, eurocentrisme et immigration. Une prolétarisation du monde
Saïd Bouamama

Les malhonnêtes : idéologies, peurs et mensonges autour des migrations internationales
Julien Brachet

Causes et effets des migrations contraintes : propositions altermondialistes
Claude Calame et Alain Fabart

Les migrations environnementales comme enjeu de solidarité internationale
Henri Lefebvre

Pour une approche altermondialiste des migrations
Gustave Massiah

14,22 €
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Familier de la rue pour échapper à l’étroitesse du logis familial, Jean-Claude fut confronté très tôt à la misère du monde. Il connut, à travers ses frères, les angoisses et les deuils de la guerre d’Algérie. Mais aussi l’engagement dans le combat anticolonial, engagement qu’il allait reprendre plus tard sous une autre forme avec la lutte des sans-logis, des sans-papiers, etc. Ce fut, avec ceux qui figurent sur la couverture du livre, l’épopée de la rue du Dragon, de la création du DAL et de Droits devant !!, des occupations d’immeubles, etc.

Ce livre raconte cette vie de rebelle, sans oublier, car Jean-Claude Amara est aussi un poète, qu’elle fut également une vie de saltimbanque qui le conduisit, avec son frère, ses chansons et son orgue de Barbarie, aux quatre coins de la planète.

Il est des rencontres improbables qui défient la norme et le bien-penser. Celle que l’auteur relate ici en fait partie. 

Son père et sa mère en sont les acteurs. Leur vie commune vit la douleur côtoyer l’humour, la misère ouvrir des parenthèses à la joie de vivre, la sagesse mêlée à la subversion. 

L’auteur a attendu qu’advienne le crépuscule pour évoquer l’histoire douce-amère de ces parents terribles, qui l’élevèrent dans le tumulte et l’incertain, qui abrégèrent les rêves et le souffle de l’enfance.

Familier de la rue pour échapper à l’étroitesse de l’appartement familial, Jean-Claude fut confronté très tôt à la misère du monde, rue Mouffetard où il passa sa prime jeunesse, à travers le premier campement d’urgence de l’abbé Pierre tout près de chez lui durant l’hiver 54. Par ses oncles plus âgés restés en Algérie, il connut les angoisses et les deuils d’une guerre qui refusait de dire son nom. Mais aussi l’engagement dans le combat anticolonial, engagement qu’il allait reprendre plus tard sous une autre forme avec la lutte des sans-logis, qui devint très vite celle des «sans» tout court. Ce fut, avec ceux qui figurent sur la couverture du livre, l’épopée de la rue du Dragon, de la création du DAL et de Droits devant !!, des occupations d’immeubles, etc.

Ce livre raconte cette vie de rebelle et de combats pour la justice (y compris en Palestine occupée), sans oublier, car Jean-Claude Amara est aussi un poète, qu’elle fut également une vie de saltimbanque qui le conduisit, avec son frère, ses chansons et son orgue de Barbarie, aux quatre coins de la planète.

11,37 €
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La start-up n’a rien de neuf. Pourtant, en France comme dans tous les pays où les pouvoirs publics espèrent stimu­ler la croissance par l’innovation technologique et « l’éco­nomie de la connaissance », elle est érigée en modèle d’organisation désirable – et pas seulement pour les entre­prises.

Start-up : 
avènement d’un mot d’ordre

La start-up n’a rien de neuf. Pourtant, en France comme dans tous les pays où les pouvoirs publics espèrent stimu­ler la croissance par l’innovation technologique et « l’éco­nomie de la connaissance », elle est érigée en modèle d’organisation désirable – et pas seulement pour les entre­prises.

Les rhétoriques de la « disruption » et de l’innova­tion « de rupture » justifient ainsi les dépenses injectées dans ces jeunes entreprises promises à un bel avenir. Les idéologues, « évangélistes » de la high-tech, et les respon­sables politiques y voient à l’unisson un horizon vertueux, sinon indépassable. Au même moment, les start-up nations  apparaissent dans le monde, expression de la volonté d’inoculer dans les consciences une certaine vision néolibérale du travail, de l’économie et de l’action publique (-privée).
Si dans certains espaces économiques ce mythème circule sur le ton de l’évidence, dans l’indifférence des précédents historiques les plus confondants (l’explosion de la bulle Inter­net à l’orée du 21e siècle), l’intensification du « mode start-up » suscite aussi des résis­tances. De nombreux récits d’anciens employés dévoilent de l’intérieur les coulisses d’une activité dévorante, exposant au burn-out ou à l’insignifiance, caractéristique des bullshit jobs. Le propos de ce ­­­dos­sier est de contribuer à la connaissance de cette réalité, sur la base d’enquêtes de terrain faites ou en cours, et de retours d’expérience d’acteurs non dupes. Les terrains d’étude varient entre les « incubateurs », les grandes entreprises privées et publiques, les universités, les « écosystèmes innovants » de la Silicon Valley, les cabinets de conseil, les think-tanks et les entreprises de l’événementiel « startupiste ». Le tableau n’est pas complet mais, par recoupement, il permet de reconstituer le processus par lequel s’est imposé ce mot d’ordre, et ce faisant donne les moyens d’outiller une critique sociale de ces réalités.

La « startup » n’a rien de neuf. Pourtant, en France comme dans tous les pays où les pouvoirs publics espèrent stimuler la croissance par l’innovation technologique et « l’économie de la connaissance », elle est érigée en modèle d’organisation désirable – et pas seulement pour les entreprises. Les rhétoriques de la « disruption » et de l’innovation « de rupture » justifient ainsi les dépenses injectées dans ces jeunes entreprises promises à un bel avenir. Les idéologues, « évangélistes » de la high-tech et les responsables politiques y voient à l’unisson un horizon vertueux, sinon indépassable. Au même moment, les « startup nations » apparaissent dans le monde, et l’expression d’inoculer dans les consciences une certaine vision néolibérale du travail, de l’économie et de l’action publique (-privée).
Si dans certains espaces économiques ce mythème circule sur le ton de l’évidence, dans l’indifférence des précédents historiques les plus confondants (l’explosion de la bulle Internet à l’orée du 21e siècle), l’intensification du « mode startup » suscite aussi des résistances. De nombreux récits d’anciens employés dévoilent de l’intérieur les coulisses d’une activité dévorante, exposant au burn-out ou à l’insignifiance, caractéristique des « bullshit jobs ». Le propos de ce dossier est de contribuer à la connaissance de cette réalité, sur la base d’enquêtes de terrain faites ou en cours, et de retours d’expérience d’acteurs non dupes. Les terrains d’étude varient entre les « incubateurs », les grandes entreprises privées et publiques, les universités, les « écosystèmes innovants » de la Silicon Valley, les cabinets de conseil, les think-tanks et les entreprises de l’événementiel « startupiste ». Le tableau n’est pas complet mais, par recoupement, il permet de reconstituer le processus par lequel s’est imposé ce mot d’ordre, et ce faisant donne les moyens d’outiller une critique sociale de ces réalités.

 

Tables des matières

Éditorial

Sciences en danger, revues en lutte, par le collectif des revues en lutte

 

Dossier

Start-up : avènement d’un mot d’ordre

Maxime Quijoux et Arnaud Saint-Martin

Les politiques françaises de « startupisation » de la science. Une perspective historique

Erwan Lamy

Légitimité de la critique et critique de la légitimité entrepreneuriale. Retour d’expérience

Antoine Gouritin

Tous « startupeurs » ? Les enjeux de la diffusion de la rhétorique entrepreneuriale dans l’enseignement supérieur

Olivia Chambard

Docteurs, Pitches et ascenseurs. L’étrange recette du concours Ma thèse en 180 secondes

Jean Frances et Stéphane Le Lay

Modifier le vivant pour sauver la planète ? Les raisons d’entreprendre en biotechs

Gaëtan Flocco et Mélanie Guyonvarch

Des grandes entreprises et des start-up. Logiques d’interactions, pratiques de contrôle

Samir Bedreddine

 

Idées

Note sur les « penseurs » de la Silicon Valley

Arnaud Saint-Martin

Paroles

Marche ou crève. Les effets des réformes « darwinistes » de Bologne sur les chercheurs

Anonyme

Chronique internationale

Un licenciement collectif dans une université finlandaise

Gaela Keryell

Actualités

Chirac après Chirac ? Fortunes et infortunes de la postérité

Annie Collovald

Recension

En quête de « respectabilité »

Gérard Mauger

Rhétorique réactionnaire

Des Gilets jaunes aux syndicalistes en grève. La question de la représentation

Gérard Mauger

9,48 €
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Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ?

Qu’a-t-il obtenu et que lui reste-t-il à conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ?
Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l’élection d’une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak mènera-t-il à une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l’ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ?
Telles sont les questions que cet ouvrage tente d’éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.

Hocine Belalloufi est un journaliste et militant politique basé à Alger. Ancien coordinateur de la rédaction d’Alger républicain de 2003 à 2008, il est également l’auteur de deux ouvrages : La ­démocratie en Algérie. Réforme ou révolution ? (Apic et Lazhari-­Labter, Alger, 2012) et Grand Moyen-Orient : guerres ou paix ? (Lazhari-­Labter, Alger, 2008).

14,22 €
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Le présent ouvrage entend éclairer les origines et les fondements du hirak echaâbi (mouvement populaire) algérien de février 2019. Ce mouvement n’est pas né ex nihilo. À partir de luttes, fragmentées et contraintes, a émergé, dans la diversité des revendications et des lieux, une pluralité de demandes qui se sont retrouvées dans le creuset qu’a constitué le mouvement du 22 février. 

Ce mouvement est apparu ainsi comme un catalyseur de tous ces apports et transformations au carrefour d’un basculement générationnel, entendu ici comme espace-temps défini par une globalisation en œuvre. Cependant, ce mouvement marque une transformation par rapport aux formes de contestations et mouvements sociaux et politiques, depuis l’indépendance. Pour cela, l’ouvrage opère un retour sur la décennie 2010 qui en a vu la gestation. Il s’appuie sur des recherches empiriques, nourries d’une connaissance au plus près du terrain algérien, qui donnent à voir les étapes et les éléments constitutifs qui ont permis son déploiement loin de toute immédiateté et précipitation analytique, voire politique. Il ouvre sur des points de vue qui permettent d’éclairer les enjeux et soubassements sociaux et politiques de ce moment de l’histoire algérienne.

Aissa Kadri : Enseignant-chercheur, associé UMR-LISE/CNAM/CNRS. Ses travaux portent sur une analyse comparée des systèmes d’enseignement, sur la question des intellectuels et intelligentsias, les mouvements sociaux et de droits au Maghreb et en immigration, et la sociologie des migrations.

 

Table des matières

 

Remerciements

Introduction

Première partie : Fondements et enjeux des contestations

Violence politique et démocratie : une union forcée et tragique, Sonia Dayan-Herzbrun, Laboratoire du Changement Social et Politique (LCSP), université Paris Diderot-Paris 7.

Dignité, citoyenneté et post-démocratie. Regards croisés autour de la même Mer, Giovanna Campani, université de Florence.

Nouvelles circulations et créativité des femmes maghrébines en « déplacement », Gérard Prévost, Institut Maghreb Europe, université Paris 8, Saint-Denis.

Justice transitionnelle et réconciliation en Tunisie : réflexions introductives, Nada Ben Amor, doctorante en psychologie, université de Tunis

Deuxième partie : perspective générationnelle, État et acteurs sociaux

Révoltes arabes : la fausse exception algérienne, Aissa Kadri, université de Paris 8, Saint-Denis.

État et société civile en Algérie à la veille des « printemps arabes », Hocine Zeghbib, Maître de conférences de droit public université Montpellier III CREAM – Montpellier I.

Les bases sociales de l’État en Algérie, Salim Chena, chercheur associé à LAM (Sciences Po Bordeaux/CNRS), éditeur de la Revue en ligne Dynamiques Internationales.

Les élites militaires algériennes face aux recompositions de la société algérienne (1999-2019), Emmanuel Alcaraz, docteur en histoire, chercheur associé à l’IRMC et à l’ISP de l’université de Nanterre

Les émeutes de janvier 2011 en Algérie et la réaction de pouvoir politique, Abdelghani Issaadi, docteur en sociologie Paris 8, Saint-Denis.

Les protestations populaires au Mzab : Les heurts intercommunautaires au miroir de la génération politique, Ratiba Hadj-Moussa, département de sociologie, York University, Toronto185

Troisième partie : des pratiques contestataires en mutation

Islam politique, néo-fondamentalisme et « printemps arabe » en Égypte et en Algérie. De la complexité du rapport entre État et religion, Meriem Khelifi, docteure en sociologie, université de Paris 8, Saint-Denis.

Les réformes politiques du printemps arabe : verrouillage et atomisation de l’espace public, Rachid Tlemçani, professeur, université d’Alger 3.

Les réseaux sociaux et l’opinion publique algérienne lors de l’élection présidentielle 2014, Samir Ghezlaoui , doctorant en communication à l’université Rennes 2.

Les usages de la téléphonie mobile en Algérie : de la révolution culturelle à la révolution politique, Hazi Hanane, doctorante, université de Paris 8, Saint-Denis.

« Bezzzef ! » : Archéologie culturelle d’un mouvement contestataire Nazim Layadi, université de Paris 8, Saint-Denis.

Des mouvements inscrits dans la longue durée, la résilience du pouvoir autoritaire. Quelle sortie du « despotisme plébéien » ?,Aissa Kadri et Salim Chena

En guise de postface : les luttes continuent, l’Algérie à la croisée des chemins, Aissa Kadri

Conclusion, Aissa Kadri et Salim Chena

18,96 €
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Affaiblis par les politiques libérales, les services publics ne sont pas sans défauts ; mais ils réduisent les inégalités et renforcent le potentiel productif. Pourquoi alors vouloir les restreindre voire les supprimer, alors que leur amélioration figure parmi les premières préoccupations des citoyens ? Pour interdire le vrai débat !

Les libéraux tendent un piège et affirment que « si vous voulez payer moins d’impôts, il faut nous dire quels services publics supprimer ».
Ce livre a pour but de démonter ce piège et d’illustrer qu’il est possible de développer des services publics de qualité.
Leur promotion est nécessaire pour faire face à la hausse des inégalités, au réchauffement climatique et pour engager un nouveau mode de développement qui respecte l’environnement et les êtres humains.
Les nouvelles technologies facilitent la tâche, à condition de changer notre conception de l’activité économique et de la libérer de la contrainte du taux de profit et de l’asservissement à l’univers de la marchandisation.
De par leur caractère non marchand, les services publics ont toute leur place dans cette construction. C’est pourquoi les développer est un combat d’avant-garde.

Nasser Mansouri Guilani est docteur en économie et membre honoraire du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Il a dirigé le secteur économique de la CGT et enseigné à l’université de Paris-Est-Marne-La-Vallée. Il a été membre du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), du Conseil national de l’industrie (CNI) et du Conseil scientifique de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES)

 

Une rencension dans L'Humanité-Dimanche des 23-27 avril 2020

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Les conceptions de la critique et de l’émancipation d’Adorno servent à l’auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno,.

Le potentiel pour s’émanciper de cette société qui fait souffrir beaucoup de sujets existe mais l’émancipation n’est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l’alternative « s’adapter à l’avenir imposé par le marché » ou « attendre des lendemains qui chantent ». Les arguments d’Adorno et ceux d’autres critiques servent de fil rouge à ce livre.

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Auxerre, Paris, Mauthausen et Prague, telles sont les grandes étapes dans la traversée du « court xxe siècle » de Robert Simon, instituteur de l’Yonne. 

À travers le témoignage de cet homme à la trajectoire très singulière, impliqué dans les combats du xxe siècle, l’auteur propose une compréhension du siècle sous un nouvel éclairage, opère une mise à plat des réécritures de la Résistance et du mouvement communiste, procède à un examen détaillé des aléas des « gauches » françaises au regard des deux grandes guerres. Il met en lumière une expérience individuelle de résistance, de refus de l’entre-soi provincial et corporatiste, une recherche d’enrichissement intellectuel par la politique et l’écriture.

 

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Il y a quelques années, une grande entreprise de livraison faisait placarder sur nos murs une affiche publicitaire qui, malgré son apparente banalité, méritait le coup d’œil : au centre s’étalait la cliente, mine ravie ; autour d’elle, sortant du cadre, une myriade de bras tendus lui apportaient les objets les plus divers. Cette image de pub – une parmi tant d’autres – capturait l’esprit du temps : seul compte le consommateur, et la gigantesque accumulation de marchandises qui s’offrent à lui. Tout ce qui rend possible l’échange (matériaux, idées, labeur, logistique, rapports de pouvoir et d’argent…) est hors-champ, rejeté dans l’anonymat ou le néant.

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Cette nouvelle livraison est composée, comme les précédentes, d’enquêtes portant sur les sciences et les techniques en société. Composé entre un mouvement social affectant notamment la recherche et l’enseignement supérieur en France et une pandémie meurtrière planétaire, ce numéro témoigne des tensions et des débats qui animent et parfois fragmentent les milieux académiques. Dans ces conditions particulières qui ont affecté la réalisation d’un numéro finalement annuel, la diversité des enquêtes et des interventions reste un aiguillon autant qu’une exigence.

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Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. Il devient difficile de prétendre qu’un mouvement social n’a de sens que s’il est le fruit d’une intentionnalité, d’une expertise militante et d’une planification collective, sans penser sa part d’improvisation. Sous la forme de notices brèves ce livre propose un examen de cet objet instable qu’est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d’ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu’ils côtoient et qu’ils n’hésitent pas, le cas échéant, à freiner.

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Depuis une décennie, enseignant·es, publics, citoyen·nes sont confronté·es à une avalanche de contre-réformes qui, à défaut de légitimité, sont souvent imposées par la force.

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Cet ouvrage propose différents éclairages sur les causes des migrations forcées et sur leurs conséquences en termes de stigmatisation, de discrimination, d’exclusion et de négation des droits : droits de la personne, droits sociaux.

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Familier de la rue pour échapper à l’étroitesse du logis familial, Jean-Claude fut confronté très tôt à la misère du monde. Il connut, à travers ses frères, les angoisses et les deuils de la guerre d’Algérie. Mais aussi l’engagement dans le combat anticolonial, engagement qu’il allait reprendre plus tard sous une autre forme avec la lutte des sans-logis, des sans-papiers, etc. Ce fut, avec ceux qui figurent sur la couverture du livre, l’épopée de la rue du Dragon, de la création du DAL et de Droits devant !!, des occupations d’immeubles, etc.

Ce livre raconte cette vie de rebelle, sans oublier, car Jean-Claude Amara est aussi un poète, qu’elle fut également une vie de saltimbanque qui le conduisit, avec son frère, ses chansons et son orgue de Barbarie, aux quatre coins de la planète.

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La start-up n’a rien de neuf. Pourtant, en France comme dans tous les pays où les pouvoirs publics espèrent stimu­ler la croissance par l’innovation technologique et « l’éco­nomie de la connaissance », elle est érigée en modèle d’organisation désirable – et pas seulement pour les entre­prises.

Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ?

Le présent ouvrage entend éclairer les origines et les fondements du hirak echaâbi (mouvement populaire) algérien de février 2019. Ce mouvement n’est pas né ex nihilo. À partir de luttes, fragmentées et contraintes, a émergé, dans la diversité des revendications et des lieux, une pluralité de demandes qui se sont retrouvées dans le creuset qu’a constitué le mouvement du 22 février. 

Affaiblis par les politiques libérales, les services publics ne sont pas sans défauts ; mais ils réduisent les inégalités et renforcent le potentiel productif. Pourquoi alors vouloir les restreindre voire les supprimer, alors que leur amélioration figure parmi les premières préoccupations des citoyens ? Pour interdire le vrai débat !