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L’Université et la recherche sont depuis vingt ans un laboratoire privilégié de la transformation managériale des services publics. De la recherche en mode projet aux transferts de technologie, de Parcoursup aux frais d’inscription différenciés et du « management agile » au classement de Shanghai, le monde de la science a connu une transformation radicale, vers toujours plus de bureaucratie, d’autoritarisme, de court-termisme et de conflits d’intérêts. Cette évolution des institutions censées élaborer un discours de vérité va de pair avec le déploiement d’un jargon managérial fait de « coopétition », de « groupes de travail », de « confiance aux acteurs », d’« expertise » et d’« indicateurs ». Ce discours nourrit la critique mais ouvre aussi la voie à l’utopie d’une nouvelle parole universitaire, sous le signe de l’exigence et de la liberté.

RogueESR est un collectif créé en 2017 pour promouvoir une université et une recherche libres, exigeantes et placées au service de l’intérêt général et de l’émancipation. 

A l'honneur sur France culture le jeudi 27 janvier 2022. Ici

Table des matières

Acteur(s) 13

Agile 16

Apprenante 21

Attractivité 25

Autonomie 30

Autorité 33

Bureaucratie 35

Campus 38

Choc de simplification 38

Clientélisme 42

Collectif 44

Collégialité 45

* Compagnonnage (Noûs) 45

Compétence(s) 51

ComUé : 51

Communication 52

Concertation 53

Conduite du changement 55

Confiance 56

Conflit d’intérêt  59

Connaissance 62

Consensus 62

Continuité 65

Coopétition 66

Co-production 68

CPU 68

CURIF 68

Démocratie 69

DGS (Directeur-trice général-e des services)  70

Doyen 70

Échauffourées (euphémisme) 70

Économie de la connaissance 70

Effet levier 71

Émérite 73

Environnement 73

Eux 76

Évaluation (de l’enseignement et de la recherche) 80

Évaluation (des étudiants) 82

Excellence 84

Experts, expertise 85

Fabrique du consentement 87

GVT 89

Grand 93

Groupe de travail 95

Gouvernance 95

Hybride 97

Indicateurs 101

Innovation 103

Investissement (Investissements d’Avenir) 104

Liberté(s) académique(s) 105

Mérite 107

Mode dégradé 109

New Public Management 111

Numérique 111

Numéro vert 111

Nous 112

*Œdipe (NOÛS) 114

Orientation et Réussite des Étudiants (ORE) 119

Parcoursup 121

Pédagogie 123

Personnels (les) 124

Performance 125

Politique de site 128

Portefeuille de compétences 128

PPP 129

Précarité, précarisation 130

PRES  134

Présence, présentiel 135

Président d’université 137

Prime 138

Projet 139

Proust (Marcel) 141

PUPH 141

Ranking 142

Rebranding 143

Responsabilité 146

Shanghaï 149

SHS 149

SNRI 151

Théorie du capital humain 152

Théorie du fil du rasoir 155

*Toilettes (NOUS) 155

Transferts de technologie 161

*Tronçonneuse à 2 temps (NOÛS) 161

Université de proximité 175

Université de recherche 176

* Utopie (NOUS) 179

Valorisation 184

Vrai, vérité, théorème vériste 185

Zones à régime restrictif (ZRR) 188

Zoom 190

L’Université et la recherche sont depuis vingt ans un laboratoire privilégié de la transformation managériale des services publics. De la recherche en mode projet aux transferts de technologie, de Parcoursup aux frais d’inscription différenciés et du « management agile » au classement de Shanghai, le monde de la science a connu une transformation radicale, vers toujours plus de bureaucratie, d’autoritarisme, de court-termisme et de conflits d’intérêts. Cette évolution des institutions censées élaborer un discours de vérité va de pair avec le déploiement d’un jargon managérial fait de « coopétition », de « groupes de travail », de « confiance aux acteurs », d’« expertise » et d’« indicateurs ». Ce discours nourrit la critique mais ouvre aussi la voie à l’utopie d’une nouvelle parole universitaire, sous le signe de l’exigence et de la liberté.

RogueESR est un collectif créé en 2017 pour promouvoir une université et une recherche libres, exigeantes et placées au service de l’intérêt général et de l’émancipation. Il regroupe des scientifiques de disciplines et de statut différents et a été rédigé par une équipe de volontaires constituée par un appel à la communauté académique.

14,22 €
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Entreprise emblématique depuis 1777, l’empire Japy s’éteint progressivement après 1955. Imprégné de récits familiaux sur le travail dans ces usines, l’auteur interroge en sociologue cette mémoire ouvrière. Outre les archives du musée Japy, une cinquantaine de témoignages d’anciens salariés éclairent le rapport au travail, les parcours, les liens entre conditions de travail et perceptions de l’activité. L’ouvrage compare, grâce à des témoignages de première main, ces usines avec des entreprises de la région (Peugeot, Alsthom, Lip, etc.), afin de souligner ce qui est spécifique à Beaucourt et ce qui peut être généralisé à d’autres expériences ouvrières. Il ne s’agit donc pas seulement de l’étude d’une entreprise qui a su se spécialiser tout au long de son histoire sur des technologies et des productions de pointe. Mais aussi d’une analyse, menée du point de vue des ouvriers, techniciens et ingénieurs, de l’innovation, des savoir-faire et du gâchis de la désindustrialisation.

Table des matières

D’une histoire familiale à une recherche socio-historique

Introduction générale

Chapitre 1 : Une brève histoire des usines Japy à Beaucourt

1. De Frédéric Japy à Japy Frères (1777-1928)

2. Déclin et fin de Japy Frères (1928-1955)

2.1 Le traumatisme de l’occupation

2.2 L’immédiat après-guerre

2.3 Les usines Japy à Beaucourt en 1955

3. Le destin hétérogène des usines après la fin de Japy Frères (1955-2020)

3.1 La Société Belfortaine de mécanographie (SBM)

3.2 Les moteurs électriques (Sobemo, Unelec et CEB)

3.2.1 Beaucourt, centre d’innovation

3.2.2 La gestion contre l’innovation ?

Conclusion 

Chapitre 2 : Trajectoires et parcours ouvriers

1. Les carrières d’ouvriers professionnels et de cadres 892. Le parcours des ouvriers professionnels devenus techniciens ou agents de maitrise

3. Des parcours avec une reconnaissance professionnelle plus difficile

4. Deux parcours d’ouvriers syndicalistes, contrariés mais épanouissants

5. Les grands facteurs structurants des trajectoires professionnelles

5.1 Travail de femmes, travail d’hommes ?

5.2 Vivre et travailler à Beaucourt, un cocon protecteur ou un piège ?

Conclusion du chapitre

Chapitre 3 : Le travail et son ­organisation

1. Une rapide description du travail

1.1 La pendulerie

1.2 Les machines à écrire

1.3 Les moteurs électriques

2. Le travail au rendement

3. La fierté du beau travail

4. La distinction OS – ouvrier professionnel, une construction sociale ?

4.1 Ce que professionnel et OS signifient

4.2 Les bobineuses ne se laissent plus embobiner

5. Les conditions de travail et les risques pour la santé

5.1 La charge physique de travail

5.2 Exposition à des produits chimiques, des poussières

5.3 Les accidents du travail

5.4 Usure, fatigue et stress

Conclusion du chapitre

Chapitre 4 : Les relations humaines et sociales

1. Les relations avec les patrons et les réminiscences du paternalisme

1.1 La place des Japy dans les mémoires ouvrières

1.2 La continuation des institutions paternalistes après 1945

1.3 Un maternalisme médical ?

1.4 Bons chefs et dirigeants appréciés, prolongements du paternalisme ?

2. Les relations avec les chefs et l’encadrement

2.1 Les chefs, c’étaient plus des copains, les meilleurs professionnels

2.2 De la difficulté d’être chef

2.3 Les « petits chefs », des mauvais chefs ?

2.4 Des techniciens et ingénieurs moins proches des ateliers ?

3. À la recherche de la bonne ambiance perdue

3.1 Le temps des copains : souvenirs, souvenirs…

3.2 Une individualisation des expériences ouvrières ?

3.3 Les anciens et les jeunes

4. Relations professionnelles, actions syndicales et conflits sociaux

4.1 À propos de quelques grèves à Beaucourt : les conflictuelles années 1950, mai 68 et la défense de l’emploi en 1978-81

4.1.1 La conflictualité des années 1950 

4.1.2 Un mai 68 timide et festif à Beaucourt  

4.1.3 Le temps des grèves défensives pour l’emploi

4.2 L’exemple du combat pour la santé au travail

4.3 Le harcèlement antisyndical

Conclusion du chapitre

Conclusion générale

Remerciements

Liste des sigles 

Marc Loriol, directeur de recherche au CNRS (Université ­Paris 1), a étudié le rapport au travail, les relations humaines, la fatigue, le stress dans différents milieux professionnels (usine, police, hôpital, transports publics, salles de spectacle, ambassades, marine marchande, etc.). Petit-fils et neveu d’anciens ouvriers des usines Japy de Beaucourt, il a voulu mettre son expérience de sociologue à l’épreuve de l’histoire sociale du travail ouvrier tel que sa famille l’a connu.

Entreprise emblématique depuis 1777, l’empire Japy s’éteint progressivement après 1955. Si la production de machines à écrire s’achève en 1971, des moteurs électriques très spécialisés sont toujours produits à Beaucourt. Imprégné de récits familiaux sur le travail dans ces usines, l’auteur interroge en sociologue cette mémoire ouvrière. Outre les archives du musée Japy, une cinquantaine de témoignages d’anciens salariés éclairent le rapport au travail, les parcours, les liens entre conditions de travail et perceptions de l’activité. Cette histoire à hauteur d’hommes et de femmes est sensible aux inégalités qui traversent le groupe ouvrier. Ouvriers spécialisés, ouvriers professionnels, techniciens, ne subissent pas les mêmes contraintes, n’ont pas les mêmes opportunités ni les mêmes relations avec les collègues ou la maîtrise. Changer de catégorie, notamment pour les femmes OS, est un combat à la fois individuel et collectif. L’ouvrage compare, grâce à des témoignages de première main, ces usines avec des entreprises de la région (Peugeot, Alsthom, Lip, etc.) ou ayant des activités ou des conditions de travail similaires, afin de souligner ce qui est spécifique à Beaucourt et ce qui peut être généralisé à d’autres expériences ouvrières. Il ne s’agit donc pas seulement de l’étude d’une entreprise qui a su se spécialiser tout au long de son histoire sur des technologies et des productions de pointe. Mais aussi d’une analyse, menée du point de vue des ouvriers, techniciens et ingénieurs, de l’innovation, des savoir-faire et du gâchis de la désindustrialisation.

18,96 €
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La nature de l’islam, la place des musulmans, deux thèmes qui taraudent – et souvent enflamment – les débats de la société française depuis plusieurs décennies. L’ambition de cet essai est de tenter de mettre en lumière l’ancienneté des regards français – car c’est évidemment au pluriel qu’il faut s’exprimer – sur cette religion et sur cette communauté. Quatorze auteur-e-s, spécialistes de périodes et d’aires géographiques différentes, ont cherché à historiciser cette question. Et l’on découvrira, ou l’on aura confirmation, dans ces pages, que bien des jugements et attitudes d’aujourd’hui ont des racines multiséculaires, parfois venues du grand choc que furent les Croisades. Au fil des siècles, intérêt, adhésion et hostilité se croiseront. L’étude couvre la totalité de la période coloniale et s’achève donc à la guerre d’Algérie. Au lecteur du début du XXIE siècle de tirer des enseignements sur l’état actuel du débat sur ces questions. 

Recensions

El Watan, 8 février

Le courrier de l'Atlas, février 2022

Sommaire

Comment les nommer ? Les hésitations du vocabulaire français face à l’I/islam et aux Musulmans

Roland Laffitte & Alain Ruscio

Images de Mohammed /Mahomet au fil des siècles

Roland Laffitte & Alain Ruscio

Mise au point historico-sémantique : le mot et les maux de l’islamophobie 

Roland Laffitte & Alain Ruscio

L’hostilité à l’I/islam et aux musulmans, phénomène multiséculaire

Roland Laffitte & Alain Ruscio

Intérêt paradoxal pour l’I/islam, l’autre tradition française 

Roland Laffitte & Alain Ruscio

Poitiers 732, Roncevaux 778 : vraies batailles, fausses histoires

Alain Ruscio

Les sciences arabo-islamiques vues de France (XIXe-XXe siècles)

Simone Mazauric

L’Islam en France sous l’Ancien Régime et la Révolution :  attraction et répulsion

Faruk Bilici

Le prophète de l’Islam au prisme de la raison « calme et réfléchie » : la vie de Mahomet par Henri-François Turpin (1773-1779)

Sébastien Jahan

Le sort des mosquées en Algérie française, de la conquête au début du XXe siècle

Alain Ruscio

État et islam dans l’Algérie coloniale. Séparation contrariée, laïcité empêchée.

Hocine Zeghbib

Regards français sur le hajj, de l’expédition d’Égypte à la Grande Guerre

Luc Chantre

Les autorités coloniales, les écoles coraniques et la langue arabe en Algérie

Aïssa Kadri

Les conversions d’Européens à l’islam durant la période coloniale

Roland Laffitte, Naïma Iffkir-Laffitte, Ophélie Léonard, Laurence Montel, Jacques Poirier & Alain Ruscio

Les «Reniés» du Protectorat français au Maroc

Gérard Chalaye

Regards français sur le voile islamique, XIXe -XXe siècles

Alain Ruscio

Comment l’incompréhension coloniale facilita l’expansion de l’islam en Afrique de l’ouest francophone

Catherine Coquery-Vidrovitch

Les auteurs

La nature de l’islam, la place des musulmans, deux thèmes qui taraudent – et souvent enflamment – les débats de la société française depuis plusieurs décennies. L’ambition de cet essai est de tenter de mettre en lumière l’ancienneté des regards français – car c’est évidemment au pluriel qu’il faut s’exprimer – sur cette religion et sur cette communauté. Quatorze auteur-e-s, spécialistes de périodes et d’aires géographiques différentes, ont cherché à historiciser cette question. Et l’on découvrira, ou l’on aura confirmation, dans ces pages, que bien des jugements et attitudes d’aujourd’hui ont des racines multiséculaires, parfois venues du grand choc que furent les Croisades. Au fil des siècles, intérêt, adhésion et hostilité se croiseront. L’étude couvre la totalité de la période coloniale et s’achève donc à la guerre d’Algérie. Au lecteur du début du XXIE siècle de tirer des enseignements sur l’état actuel du débat sur ces questions. 

18,96 €
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« Il semble que la littérature peut être le greffier de la crise, en faire l’inventaire aussi bien que la radiographie, mais qu’elle doit craindre de se perdre dès lors qu’elle vise la résolution de la crise. »

Cette phrase de Nicolas Mathieu résume ce livre qui tend un micro souvent décalé aux auteurs et autrices. Et il ajoute : 

« En espérant finalement que chaque crise soit une occasion pour la littérature, et que la littérature soit cette crise où nous sommes inlassablement refondus. »

Dorian Astor, Geneviève Damas, Jean-Philippe Domecq, Lola Gruber,
Christine Guinard, Véronique Jacob, Guillaume Poix, Françoise Spiess, Jean-Luc Vincent, Anita Weber,
Introduction de Nicolas Mathieu 

Table des matières

Liste des auteurs·trices

Prologue

Françoise Spiess

Introduction

Nicolas Mathieu

É-cri-se,ou le rêve du monde d’ après

Françoise Spiess

Ce qu’il ne faut pas dire

Jean-Philippe Domecq

Les quatre saisons

Dorian Astor

Des nouvelles du confinement à Trouville

Anita Weber

Nécessaires et essentiels disent-ils

Jean-Luc Vincent

Les endroits de ma vie

Geneviève Damas

Aujourd'hui Madame

Lola Gruber

Un sacre

Guillaume Poix

Et si on mangeait les Legrand

Héléna Villovitch

Nous avons fait silence aussi

Christine Guinard

Conclusion. Et Après ?

Véronique Jacob

« Il semble que la littérature peut être le greffier de la crise, en faire l’inventaire aussi bien que la radiographie, mais qu’elle doit craindre de se perdre dès lors qu’elle vise la résolution de la crise. »

Cette phrase de Nicolas Mathieu résume ce livre qui tend un micro souvent décalé aux auteurs et autrices. Et il ajoute : 

« En espérant finalement que chaque crise soit une occasion pour la littérature, et que la littérature soit cette crise où nous sommes inlassablement refondus. »

8,53 €
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« Il semble que la littérature peut être le greffier de la crise, en faire l’inventaire aussi bien que la radiographie, mais qu’elle doit craindre de se perdre dès lors qu’elle vise la résolution de la crise. »

Cette phrase de Nicolas Mathieu résume ce livre qui tend un micro souvent décalé aux auteurs et autrices. Et il ajoute : 

« En espérant finalement que chaque crise soit une occasion pour la littérature, et que la littérature soit cette crise où nous sommes inlassablement refondus. »

Dorian Astor, Geneviève Damas, Jean-Philippe Domecq, Lola Gruber,
Christine Guinard, Véronique Jacob, Guillaume Poix, Françoise Spiess, Jean-Luc Vincent, Anita Weber,
Introduction de Nicolas Mathieu 

Table des matières

Liste des auteurs·trices

Prologue

Françoise Spiess

Introduction

Nicolas Mathieu

É-cri-se,ou le rêve du monde d’ après

Françoise Spiess

Ce qu’il ne faut pas dire

Jean-Philippe Domecq

Les quatre saisons

Dorian Astor

Des nouvelles du confinement à Trouville

Anita Weber

Nécessaires et essentiels disent-ils

Jean-Luc Vincent

Les endroits de ma vie

Geneviève Damas

Aujourd'hui Madame

Lola Gruber

Un sacre

Guillaume Poix

Et si on mangeait les Legrand

Héléna Villovitch

Nous avons fait silence aussi

Christine Guinard

Conclusion. Et Après ?

Véronique Jacob

« Il semble que la littérature peut être le greffier de la crise, en faire l’inventaire aussi bien que la radiographie, mais qu’elle doit craindre de se perdre dès lors qu’elle vise la résolution de la crise. »

Cette phrase de Nicolas Mathieu résume ce livre qui tend un micro souvent décalé aux auteurs et autrices. Et il ajoute : 

« En espérant finalement que chaque crise soit une occasion pour la littérature, et que la littérature soit cette crise où nous sommes inlassablement refondus. »

11,37 €
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Il y a plus de cinquante ans, au lendemain de la guerre d’Algérie, de jeunes Algériens se sont engagés, enthousiastes mais sans beaucoup d’expérience, dans le développement de leur pays. Ils avaient effectué des études supérieures dans les conditions difficiles de la guerre d’Indépendance, et souvent milité pour la libération de leur peuple.

Des Français de leur âge fraîchement diplômés de l’enseignement supérieur, et quelques autres, plus expérimentés, se sont joints à eux. Ils avaient des sentiments tiers-mondistes affirmés, ou avaient milité contre le colonialisme et pour la paix en Algérie.

La Société nationale de sidérurgie (SNS), où ces hommes se sont retrouvés, a été le lieu d’une aventure technique et humaine remarquable : l’édification en moins de vingt ans (de 1964 ‡ 1982), d’un secteur sidérurgique qui devait assurer le développement d’un pays déstructuré, affaibli par la guerre, et sans passé industriel : on y coulait de l’acier, fabriquait des tubes, étamait des tôles fines, couvrait le marché intérieur de produits sidérurgiques, et… formait des dizaines de milliers de cadres et de travailleurs qualifiés.

Table des matières

Préface : une aventure politique, économique et humaine

Avant propos

Chapitre 1 : une mise en perspective historique de la sidérurgie en Algérie

De la période coloniale à l’Indépendance

La politique industrielle de l’Algérie indépendante

Le développement de la sidérurgie et de la métallurgie par la SNS (1964 à 1982)

Chapitre 2 : l'aventure humaine de la SNS racontée par ceux qui y ont participé

Un collectif jeune et ouvert pour encadrer la SNS

Des équipes soudées par la passion du travail à réaliser

Une politique de formation ambitieuse

L’évolution des rapports avec le syndicat et du statut des personnels

Chapitre 3 : l'aventure industrielle de la SNS vue par des acteurs de l'entreprise

Le choix volontariste de l’industrie sidérurgique

Des solutions pour faire face aux défis technologiques et acquérir du savoir-faire

Une exploitation répondant à un rythme d’investissements élevé

L’extension du champ d’activité et la mise à niveau de l’organisation interne

Les contraintes d’un environnement difficile

Chapitre 4 : une aventure industrielle et humaine qui valait la peine d'être vécue

Les conditions de l’aventure

Le bilan de l’aventure

Des paroles d’acteurs

Épilogue : l'évolution de la sidérurgie en Algérie de 1983 à aujourd'hui (2020) 269

Les parcours des acteurs

L’environnement politique et économique

Les évolutions et héritages de la SNS

Les évolutions récentes : de nouveaux investisseurs privés étrangers

Annexes    

Annexe 1 : Sigles et acronymes   

Annexe 2 : Termes techniques relatifs aux procédés et productions de la sidérurgie

Annexe 3 : Chronologie résumée du développement d’El Hadjar

Annexe 4 : Implantations des unités GSE de la SNS et de dépôts commerciaux

Annexe 5 : Parcours à la SNS des cadres interviewés 

Annexe 6 : Ouvrages et documents consultés 310

Il y a plus de cinquante ans, au lendemain de la guerre d’Algérie, de jeunes Algériens se sont engagés, enthousiastes mais sans beaucoup d’expérience, dans le développement de leur pays. Ils avaient effectué des études supérieures dans les conditions difficiles de la guerre d’Indépendance, et souvent milité pour la libération de leur peuple.

Des Français de leur âge fraîchement diplômés de l’enseignement supérieur, et quelques autres, plus expérimentés, se sont joints à eux. Ils avaient des sentiments tiers-mondistes affirmés, ou avaient milité contre le colonialisme et pour la paix en Algérie.

La Société nationale de sidérurgie (SNS), où ces hommes se sont retrouvés, a été le lieu d’une aventure technique et humaine remarquable : l’édification en moins de vingt ans (de 1964 ‡ 1982), d’un secteur sidérurgique qui devait assurer le développement d’un pays déstructuré, affaibli par la guerre, et sans passé industriel : on y coulait de l’acier, fabriquait des tubes, étamait des tôles fines, couvrait le marché intérieur de produits sidérurgiques, et… formait des dizaines de milliers de cadres et de travailleurs qualifiés.

L’association « Mémoires SNS », qui signe cet ouvrage, a été constituée par quelques anciens cadres de la SNS qui ont ressenti l’envie de raviver cette expérience en réunissant et mettant en forme leurs témoignages et ceux d’une quarantaine de leurs anciens collègues. 

 

18,96 €
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Disponible vers le 20 novembre. Peut être commandé dès maintenant

Enquêter

La représentation du monde social et/ou de tel ou tel « problème social » est un enjeu de luttes perpétuelles entre politiques, journalistes et chercheurs en sciences sociales.

De ce fait, l’enquête sous toutes ses formes - argument central d’allure plus ou moins scientifique en faveur de telle ou telle représentation mise en avant - est elle-même un enjeu permanent de luttes symboliques. 

Ce dossier aborde différentes modalités de la pratique de l’enquête et des problèmes qu’elle soulève : l’enjeu crucial de « la construction d’objet » (Louis Pinto, Marie-Pierre Pouly), les usages de la statistique dans la pratique de l’enquête (Frédéric Lebaron), les usages des sondages (Gérard Mauger à propos de Daniel Gaxie), la portée et les limites des « études de cas » (Stéphane Beaud), l’enquête sur soi-même (Gérard Mauger à propos de Rose-Marie Lagrave), l’enquête au passé (Christian Topalov), une enquête inédite en français de Norbert Elias (traduction de l’allemand par Antony Burlaud).

Table des matières

       Dossier

Enquêter

Gérard Mauger

La construction d’objet dans le travail d’enquête

Louis Pinto

Enseigner la pratique de l’enquête sociologique et la construction théorique des objets de recherche 

Marie-Pierre Pouly

Enquêter sur le passé

Christian Topalov

Attention sondages !

Gérard Mauger

L’analyse des données et ses usages en sciences sociales

Frédéric Lebaron

Retour sur une enquête de terrain 

Le cas de la famille Belhoumi, immigrée en France depuis 1977

Stéphane Beaud

Enquêter sur soi-même

Gérard Mauger

L’histoire des lacets. Un sociologue en voyage

Norbert Elias

Neutralité axiologique et engagement sociologique

Gérard Mauger

        Paroles

Nous on crève de faim pendant ce temps-là ». La persistance du « déjà, nous » chez des Gilets jaunes ruraux

Samuel Legris

Actualité

Des Communards aux Gilets jaunes.Deux révoltes populaires

Brice Le Gall

Le dispositif de financement des Initiatives d’Excellence : instrument de transformation de l’ESR en France

Coline Soler 

Chronique internationale

Après l’échec néolibéral, une nouvelle opportunité pour l’État social en Argentine ?

Damián Pierbattisti

La représentation du monde social et/ou de tel ou tel « problème social » est un enjeu de luttes perpétuelles entre politiques, journalistes et chercheurs en sciences sociales.

De ce fait, l’enquête sous toutes ses formes - argument central d’allure plus ou moins scientifique en faveur de telle ou telle représentation mise en avant - est elle-même un enjeu permanent de luttes symboliques. 

Ce dossier aborde différentes modalités de la pratique de l’enquête et des problèmes qu’elle soulève : l’enjeu crucial de « la construction d’objet » (Louis Pinto, Marie-Pierre Pouly), les usages de la statistique dans la pratique de l’enquête (Frédéric Lebaron), les usages des sondages (Gérard Mauger à propos de Daniel Gaxie), la portée et les limites des « études de cas » (Stéphane Beaud), l’enquête sur soi-même (Gérard Mauger à propos de Rose-Marie Lagrave), l’enquête au passé (Christian Topalov), une enquête inédite en français de Norbert Elias (traduction de l’allemand par Antony Burlaud).

9,48 €
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Un ouvrage peu ordinaire. 

À la fois sorte de récit épistolaire, longue conversation écrite entre six amoureux de l’école, d’âges, d’origines et de statuts différents, et ouvrage militant qui, racontant les trois premières années d’un ministre de l’Éducation nationale, pas ordinaire non plus, part d’un constat pour poser des questions et leur apporter des éléments de réponse concrète. 

Le constat est que, depuis qu’elle est républicaine, l’école en France et la démocratie se cherchent, se tournent autour, se rapprochent parfois l’une de l’autre, d’assez près à certains moments, pour se trouver finalement séparées, chaque fois, par des événements divers. 

Questions : comment une école républicaine peut-elle n’être pas démocratique ? Pourquoi faut-il qu’elle le soit ? Comment s’y prendre pour qu’elle le devienne  ? 

Le lecteur trouvera des réponses précises aux deux premières, et pour la troisième, des pistes concrètes, inspirées de tentatives réelles, ayant eu des réussites intéressantes et parfois durables.

Recensions

Sur le site Tout'Educ

Dans les Cahiers pédagogiques

Table des matières

Avant propos : l’École et la démocratie, quelles relations ?

Il a donc fallu préciser

I-Prologue
L’école, des turbulences d’hier au désastre d’ aujourd’hui

Ce désastre, il vient d’où ? 

II- L’ An 1 de l’ère Blanquer : mai-septembre 2017

Les « Six » face à une pluie de brochures et une cascade de réformes

III- L’école dévastée : en trois ans, des dégâts, partout !

L’ ahurissante innovation des « 2S2C »

Erreurs et confusions dans la prétendue querelle des méthodes d’enseignement de la lecture

Erreurs et confusion dans l’ approche de l’écrit, qui, présent partout dans l’environnement de chacun, n’est plus à découvrir, mais s’ apprend par une observation réfléchie, sans passer par l’oral

Erreurs et confusion dans la notion de « lecture » : « déchiffrer oralement » n’est pas « lire » 

Erreurs et confusion dans la place de la relation lettres-sons, ce qu’on appelle parfois « la combinatoire ». Celle-ci n’est ni le déchiffrage, ni « de la lecture » 

Erreurs et confusion dans la notion de « lecture à haute voix » : « déchiffrer oralement », n’est pas « lire à voix haute ».

Erreurs et confusion dans la notion de « fluence » : « vitesse de lecture » n’est pas « accélération du déchiffrage oralisé ». 

Erreurs et confusions dans la notion de « compréhension » : « reconnaître » n’est pas « comprendre »

Erreurs et confusions dans la notion d’évaluation : en pédagogie « évaluer », ce n’est ni « mesurer », ni « juger »

Erreur et confusion dans la symbolique de l’école : l’école n’ a pas à développer « l’esprit de confiance », mais « l'esprit critique »

Erreurs et confusion dramatiques : on ne traite pas un enfant de 3 ans comme un élève de collège

Et, recouvrant toutes ces erreurs, erreurs et confusion dans la conception du métier d’enseignant : « enseigner » ne signifie pas « dresser pour obtenir le résultat » 

Est-ce à dire que tout est foutu ? 

Pause historique : depuis quand le souci de changer l’école existe-t-il ? 

Non ! Tout n’est pas foutu ! 

IV- Une fois tout déblayé, reconstruire…

Une école rêvée ? Une école de rêve ?

 Donc, les rêves mis de côté, pour bâtir un vrai projet, le travail, le travail, commence par des lectures et relectures des grands maîtres à penser

Réfléchir ensemble sur les « six propositions » de Philippe Meirieu

Réfléchir ensemble sur le travail de Charles Pepinster : la question de l’évaluation par notes chiffrées

Des exemples vécus, en France pour comparer

Le premier pas : qui a osé le faire ? Et comment ? 

En quoi ces deux exemples peuvent-ils aider les collègues à faire ce difficile premier pas ?

Par quoi on commence ? Une Déclaration des Droits de… qui ?

Quelques éléments de commentaires sur ces articles dont on espère qu’ils deviendront un jour articles de loi

Après les droits, les « devoirs », ou plutôt les conditions qu’il faut installer pour que ces droits puissent exister.

Les idées forces qui se dégagent de tout ce travail d’information et de clarification

Comment CONCRÈTEMENT agir sur le « politique » ? 

Et si la première cause des difficultés, ici, était au fond d’ordre pédagogique ? 

Entre la population et le politique, un lien à trouver

Des pistes, à suivre en équipe, pour lancer l’ « ébranlement », qui ouvrira la porte… 

Quel(s) mots de la fin ?

Bibliographie

Les SIX vous proposent leurs lectures. 

Un ouvrage peu ordinaire. 

À la fois sorte de récit épistolaire, longue conversation écrite entre six amoureux de l’école, d’âges, d’origines et de statuts différents, et ouvrage militant qui, racontant les trois premières années d’un ministre de l’Éducation nationale, pas ordinaire non plus, part d’un constat pour poser des questions et leur apporter des éléments de réponse concrète. 

Le constat est que, depuis qu’elle est républicaine, l’école en France et la démocratie se cherchent, se tournent autour, se rapprochent parfois l’une de l’autre, d’assez près à certains moments, pour se trouver finalement séparées, chaque fois, par des événements divers. 

Questions : comment une école républicaine peut-elle n’être pas démocratique ? Pourquoi faut-il qu’elle le soit ? Comment s’y prendre pour qu’elle le devienne  ? 

Le lecteur trouvera des réponses précises aux deux premières, et pour la troisième, des pistes concrètes, inspirées de tentatives réelles, ayant eu des réussites intéressantes et parfois durables.

Les auteurs de l’aventure :

Un inspecteur de l’Éducation nationale en retraite, Simon, souhaitant garder l’anonymat. 

Deux anciens instituteurs, Jean-Louis Briand et Alain Miossec. 

Un psychologue scolaire, retraité lui aussi, Laurent Carle.

Un professeur des écoles en activité, David Sire.

Une femme, professeure honoraire d’école normale, puis d’Institut universitaire de formation d’enseignants, Éveline Charmeux, qui a coordonné l’ouvrage.

17,06 €
17,06 €

Ce numéro propose une variété de recherches portant  sur les sciences et les techniques du point de vue  des sciences humaines et sociales. 

Elle comprend un dossier sur les « savoirs pratiques »,  non directement classées dans la rubrique de la science  la plus « pure », mais pas moins intéressants  en ce qu’ils construisent et équipent des façons de s’arrimer au monde (gantiers-parfumeurs, pédagogie antiautoritaire, pratique abortive militante, boxe thaï). 

Le sommaire compte également  une correspondance inédite entre Norbert Elias 

et Pierre Bourdieu, qui permettra de découvrir les coulisses d’une relation scientifique et amicale entre deux géants  des sciences humaines et sociales. 

Un entretien avec le mathématicien et économiste  E. Roy Weintraub permet d’aborder l’histoire de la pensée économique et ses rapports avec les études sociales des sciences et techniques. 

Une série d’études critiques clôt ce numéro 9, alternant entre l’exercice de la restitution et la disputatio.

 

18,01 €
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À quoi sert le concours « Ma thèse en 180 secondes » ?  l’encontre des avis iconiques tranchés, cet ouvrage – fruit d’une enquête sociologique au long cours – rend compte de l’installation rapide, dans le champ de l’enseignement supérieur et de la recherche, d’un dispositif compétitif encourageant les doctorants à présenter leurs travaux de manière ludique.

Ce faisant, « Ma thèse en 180 secondes » transforme le rapport de ces futurs professionnels de la recherche aux règles du métier scientifique, en favorisant à la fois l’incorporation de dispositions à la promesse et les « ficelles du métier » de la communication. Ce « geste promettant » illustre alors les effets dans le travail et la formation scientifique de l’organisation néolibérale des sciences sur projet. Mais là où le show « fan et sexy » l’emporte, que reste-t-il de l’éthique du travail ?

Illustrations de Rose Frances www.instagram.com/rose__fr/

Recensions

Le Monde, 7 novembre 

Sommaire

Introduction.....................................................................................................................7

Chapitre 1 : Sociohistoire d’une double traduction institutionnelle. Du 3MT® au MT180®................................................................................................................41

1. L’importation d’un dispositif spectaculaire anglo-saxon dans le champ académique francophone.............................................................................................43

2. La diffusion académique et médiatique rapide d’un dispositif spectaculaire « fun et sexy »...........................................................................................................76

Chapitre 2 : Le travail de construction d’une « excellence » doctorale d’un genre nouveau.................................................................................................................109

1. Les services Communication à l’avant-garde du MT180®............................110

2. Du recrutement en régime de rareté : le travail de sélection des candidats au MT180®........................................................................................................................132

Chapitre 3 : Qu’est-ce qu’une cohorte « excellente » ? Sociologie des profils candidats au MT180®....................................................................................................159

1. Qui sont les participants au MT180® ?................................................................160

2. Participer au MT180® : un attrait pour la visibilité ?.......................................174

3. Tirer profit du MT180® pour son cursus.............................................................193

Chapitre 4 : Apprendre à faire rêver........................................................................219

1. Consolider son savoir-vendre académique : des formations pour
apprendre à faire rêver les spectateurs..................................................................220

2. S’entraîner sans relâche en vue du show compétitif : comment l’(auto)évaluation permet d’ajuster son topo à un auditoire varié..............................242

Chapitre 5 : Rendre sa performance mémorable : la place de la promesse dans le MT180®...............................................................................................................277

1. Anticipation et promesse scientifiques : quelques précisions
théoriques........................................................................................................................279

2. Emprunter la voie de la promesse pour divertir et impressionner l’auditoire
................................................................................................................................................286

3. La validation de la promesse et l’élection du promettant...........................308

Conclusion : De l’« excellence » scientifique à la question de la souffrance éthique des doctorants................................................................................................339

Postface : Défection et prise de parole : quand le chercheur quitte le terrain
.............................................................................................................................................359 

Annexes............................................................................................................................363

À quoi sert le concours « Ma thèse en 180 secondes » ?  l’encontre des avis iconiques tranchés, cet ouvrage – fruit d’une enquête sociologique au long cours – rend compte de l’installation rapide, dans le champ de l’enseignement supérieur et de la recherche, d’un dispositif compétitif encourageant les doctorants à présenter leurs travaux de manière ludique.

Ce faisant, « Ma thèse en 180 secondes » transforme le rapport de ces futurs professionnels de la recherche aux règles du métier scientifique, en favorisant à la fois l’incorporation de dispositions à la promesse (plutôt qu’à la rigueur) et les « ficelles du métier » de la communication (plutôt que celle de la vulgarisation scientifique). Ce « geste promettant » illustre alors les effets dans le travail et la formation scientifique de l’organisation néolibérale des sciences sur projet. Mais là où le show « fan et sexy » l’emporte, que reste-t-il de l’éthique du travail ?

Jean-Marc Corsi est maître de conférences en biologie à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Jean Frances est maître de conférences en sociologie à l’ENSTA-Bretagne (Brest)
Stéphane Le Lay est sociologue du travail, chercheur à l’institut de psychodynamique du travail (Paris.

18,96 €
18,96 €

Ce livre a d'abord été édité en 2010.

Le destin des femmes afghanes est au centre d’un certain discours politique depuis la destruction des tours jumelles à New York, le 11 septembre 2001 et l’invasion américaine de l’Afghanistan qui a suivi. Ultra-médiatisé, le sujet a cependant été très peu recherché par les sciences sociales. Cette étude critique, la première dans son genre, replace la vie des femmes afghanes dans leur contexte historique, social et ethnographique tout en tenant compte des changements tentés par divers gouvernements du début du xxe siècle jusqu’à aujourd’hui.

Les femmes subissent surtout la double influence de l’islam politique et de la tradition reconfigurée, ignorée tant par les chercheurs que les agences humanitaires. À elles de négocier une place au sein de ces multiples étaux, parfois au prix de leur propre existence. Ce livre résulte d’une longue étude de terrain (de 2001 à 2009) et d’un travail humanitaire avec des associations de femmes

Introduction : du questionnement à l’ingérence

L’observatrice observée : quelques réflexions réflexives

L’après-terrain

Remettre les femmes au centre du récit des guerres

Chapitre I : Un regard ethnographique sur l’Afghanistan rural

Droit coutumier et maintien identitaire

Droit coutumier dans le contexte de guerre contre l’URSS et les États-Unis

Alliances matrimoniales dans le monde afghan

Le statut de l’enfance en Afghanistan

La cité, la tribu et la question des origines.

L’invention d’une tradition

L’élite à Kaboul aujourd’hui

Chapitre II: Une modernité paradoxale : le statut de la femme dans la réalité afghane.

Les droits des femmes en Afghanistan

Le «féminisme colonial» comme prototype de progrès.

Réformes royales.

La république d’Afghanistan (1973-1978)

Le PDPA et la mise en place d’un gouvernement communiste en Afghanistan

La montée du fondamentalisme afghan face à l’influence de l’Occident

Le développement de l’Islam politique dans les camps de réfugiés

La guerre civile et les conséquences pour les femmes.

Les Talibans et l'Émirat islamique d'Afghanistan. (1997-2001)

Mode, costume et politique.

Résister

Le cas unique de RAWA

Un criminel aveuglement occidental

Le statut des femmes depuis la chute des Talibans



Chapitre III : Une anthropologie de la souffrance féminine en guerre

L’expression de l’émotion des femmes dans la culture des femmes afghanes

Culture populaire et l’expression de l’émotion

Stéréotypes et fantasmes

Le monde fantasmatique masculin : le cinéma pathane

Troisième, quatrième sexe

Culture populaire par temps de guerre et d’exil

Depuis la chute des Talibans

Disruptions sociales en temps de guerre

Du malheur à la catastrophe, une étude de cas

Ruptures de guerre

La douleur de l’exil au camp de réfugiés et la compensation du Watan imaginé

Aux frontières de l’inacceptable



SOUFFRANCE DU CORPS, SOUFFRANCES DE L’AME

Souffrances du corps

Le mollah-guérisseur et le médecin

Perceptions de la grossesse et de l’accouchement

Une mortalité maternelle catastrophique

Réticences devant un accouchement hospitalier

ANNEXE

Enquête sur la mortalité maternelle réalisée en avril 2005 au camp de Khewa

Souffrances de l’âme

Une conséquence : la toxicomanie féminine

Mères et enfants devant des problèmes psychiques

Chapitre IV : Une étude cas : Un espace féminin dans les camps de réfugiés

Une urbanisation du précaire

Brève histoire de deux camps de réfugiés voisins.

Topographie des camps

Circulation des hommes et des femmes à Khewa

Naviguer dans l’espace public d’un camp de réfugiés

La création d’un habitus féminin

Un espace sexué

Un espace masculin

Un habitus de guerre : créer un intérieur dans des conditions extrêmes

Décors, couleurs et costume

Costume, coutume

La gestion du quotidien

L’art du ménage comme forme de servitude ou de résistance

Chapitre V: L’Afghanistan après les Talibans

Comprendre l’intervention américaine

Une périphérie en Asie Centrale ?

Les PRT et les problèmes de reconstruction vus à partir de la province

La vie reprend

Construction d’écoles et illetrisme

Avoir vingt ans à Kaboul aujourd’hui

Au bout de huit ans, quel progrès ?

À qui la faute ?

Chapitre VI: Conclusion: Quel avenir pour les femmes d’Afghanistan

Comment penser la notion de progrès dans le contexte afghan actuel

Une existence sans droits

Une violence illimitée contre les femmes.

Le suicide des jeunes filles afghanes

La prise de conscience des femmes pendant l’exil

Une impossible modernité : le modèle islamiste

Les shahidé du monde traditionnel

Quel avenir pour les femmes afghanes?

Le destin des femmes afghanes est au centre d’un certain discours politique depuis la destruction des tours jumelles à New York, le 11 septembre 2001 et l’invasion américaine de l’Afghanistan qui a suivi. Ultra-médiatisé, le sujet a cependant été très peu recherché par les sciences sociales. Cette étude critique, la première dans son genre, replace la vie des femmes afghanes dans leur contexte historique, social et ethnographique tout en tenant compte des changements tentés par divers gouvernements du début du xxème siècle jusqu’à aujourd’hui. Ce travail prend en compte les éléments de continuité et de transformations des femmes, surtout rurales, des camps de réfugiés jusque dans la province afghane aujourd’hui et permet d’évaluer l’influence véritable des multiples agents sur place : état de guerre chronique, programmes d’aide, stéréotypes démocratiques importés de l’Occident, l’Iran, brutales exigences de l’économie mondialisée. Et pourtant, les femmes subissent surtout la double influence de l’islam politique et de la tradition reconfigurée, ignorée tant par les chercheurs que les agences humanitaires. ¿ elles de négocier une place au sein de ces multiples étaux, parfois au prix de leur propre existence. Ce livre résulte d’une longue étude de terrain (de 2001 à 2009) et d’un travail humanitaire avec des associations de femmes

20,85 €
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