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Louise Michel (1830-1905) est aujourd’hui devenue une figure historique importante : elle est une image de lutte et de révolte, admirée comme une icône de femme libre. Elle a donné son nom à de nombreuses rues et écoles, et elle a même été proposée pour entrer au Panthéon. Mais comment cette combattante de la Commune de Paris, propagandiste anarchiste, déportée et emprisonnée par les gouvernements de la IIIRépublique, a-t-elle été intégrée dans la mémoire collective nationale ? C’est cette énigme que le livre entend résoudre. De la Commune de Paris à nos jours, il dévoile ce qui a fait de Louise Michel une femme célèbre et analyse sa trajectoire dans les mémoires des XXe et XXIe siècles. Loin d’un processus linéaire, cette figure a fait l’objet d’appropriations multiplesqui coexistent encore aujourd’hui.

Sidonie Verhaeghe est politiste, maîtresse de conférences à l’Université de Lille et chercheuse au CERAPS.

Une interview sur Mediapart

Une recension dans Revue Lectures

Table des matières

Table des matières

Introduction   

Corpus et sources utilisées 

 

Partie 1. Devenir figure révolutionnaire

   

Chapitre 1. Faire l’épreuve des armes. La reconnaissance d’un mérite révolutionnaire     

1871 et le procès de la Commune : Louise Michel, actrice de son il mage  

L’intégration de Louise Michel dans l’espace de la cause révolutionnaire   

1880 : le retour de Nouvelle-Calédonie et la consécration socialiste           

1883-1886 : la manifestation de l’Esplanade des Invalides et l’affaire Louise Michel         

Chapitre 2. L’exemple et le symbole : de quoi Louise Michel devient-elle le nom ?

Incarner la Commune

Illustrer le dévouement révolutionnaire       

Représenter l’alternative politique   

Partie 2. Devenir figure repoussoir   

Chapitre 3. Un objet de curiosité      

Iconographies

Interviews      

Placards, rumeurs et chansons         

Chapitre 4. Les motifs de l’héroïsation négative       

Communarde donc monstrueuse     

Révolutionnaire donc folle    

Féministe donc hystérique    

Célibataire donc déviante : les origines du surnom de Vierge rouge

Chapitre 5. Pourquoi Louise Michel ? Quand la République s’affirme libérale et modérée

L’AIT et la Commune, ou la République contre la révolution

Les lois scélérates, ou la République contre les anarchistes 

La tentative d’assassinat contre Louise Michel, ou la République face à la liberté d’expression

Illustrations    

Partie 3. Commémorer Louise Michel           

Chapitre 6. L’enterrement (1905)     

Les nécrologies ou la convergence des récits

L’enterrement ou la divergence des mémoires        

Chapitre 7. La statue (1906-1920)     

Histoire d’une statue 

Les résistances anarchistes au projet de statufication         

Chapitre 8. Les anniversaires de la mort (1921-1948)          

Comment Louise Michel est devenue une figure communiste        

Les célébrations communistes de Louise Michel      

L’opposition des anarchistes à l’appropriation mémorielle communiste    

Partie 4. Canoniser Louise Michel     

Chapitre 9. L’intégration de Louise Michel au roman national         

La pacification d’une mémoire officielle de la Commune de Paris   

De la sphère militante à la sphère académique : le tournant historiographique     

Chapitre 10. L’intégration de Louise Michel dans l’histoire des femmes     

Parité historique et parité politique : l’hommage comme politique d’égalité         

Comment Louise Michel est devenue une figure républicaine        

 

Chapitre 11. L’intégration de Louise Michel au patrimoine commun          

Manuels scolaires      

Toponymie urbaine   

Chapitre 12. Louise Michel est toujours une figure anarchiste        

Louise Michel dans le répertoire référentiel commun de l’extrême-gauche

La mémoire anarchiste de Louise Michel : une opposition aux appropriations dominantes

Comment Louise Michel est devenue hétérosexuelle : une critique queer et anarchiste   

Conclusion     

Remerciements         

Louise Michel (1830-1905) est aujourd’hui devenue une figure historique importante : elle est une image de lutte et de révolte, admirée comme une icône de femme libre. Elle a donné son nom à de nombreuses rues et écoles, et elle a même été proposée pour entrer au Panthéon. Mais comment cette combattante de la Commune de Paris, propagandiste anarchiste, déportée et emprisonnée par les gouvernements de la IIIe République, a-t-elle été intégrée dans la mémoire collective nationale ? C’est cette énigme que le livre entend résoudre. De la Commune de Paris à nos jours, il dévoile ce qui a fait de Louise Michel une femme célèbre et analyse sa trajectoire dans les mémoires des XXe et XXIe siècles. Loin d’un processus linéaire, cette figure a fait l’objet d’appropriations multiples, conflictuelles et concurrentielles, qui coexistent encore aujourd’hui.

Sidonie Verhaeghe est politiste, maîtresse de conférences à l’Université de Lille et chercheuse au CERAPS. Spécialiste de l’histoire sociale des idées anarchistes et féministes, elle travaille sur Louise Michel et, plus largement, sur les théories et les pratiques des femmes anarchistes. Elle s’intéresse également aux politiques de mémoire et aux constructions historiques des gauches en France.

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Sommaire

 

 

Nuit du réveillon 2012, quartier de la Gauthière à Clermont-Ferrand. Sur un parking de son quartier, Wissam El Yamni fête le nouvel an avec des amis d’enfance. Aux alentours de trois heures du matin, il est arrêté par la police au motif qu’il aurait lancé une pierre sur une de leurs voitures. Quelques dizaines de minutes plus tard, il gît inconscient dans un couloir. Après neuf jours de coma, Wissam décède à l’hôpital. Il a 30 ans.

C’est armé d’un infatigable souffle d’espoir que le frère de Wissam, Farid El Yamni, nous raconte le combat judiciaire engagé depuis près d’une décennie pour faire éclater la vérité. Farid mène une lutte d’intérêt général. Un système incapable de reconnaître ses errements est voué à la haine : c’est précisément ce que cherche à éviter l’auteur dans ce texte.

Farid El Yamni est né à Clermont-Ferrand. Il obtient un diplôme d’ingénieur puis un Master en Management. Il travaille en région parisienne.

Une rencontre autour du livre sur Youtube

Sommaire

 

 

Préface.......................................................................................... 9

 

Introduction............................................................................... 25

 

1. Henné, décembre 2011........................................................... 26

2. Wissam El Yamni, janvier 2012.............................................. 28

3. Appel à une journée de mobilisation et d’échanges, février 2012

................................................................................................... 29

4. Main tendue, novembre 2013................................................. 31

5. Décès de mon frère Wissam : pour que l’enquête avance (tribune), février 2014      33

6. Lettre ouverte à la mère de Remi Fraisse, novembre 2014....... 39

7. Petites pensées sur l’ouverture à d’autres, février 2015............ 42

8. La Jeunesse, mars 2015........................................................... 45

9. Réponse à ceux qui nous accusent de prêcher la haine, avril 2015    46

10. Appel au rassemblement pour Clément, juin 2015............... 48

11. Mon Ami, juillet 2015.......................................................... 51

12. Pourquoi les réformistes doivent soutenir les révolutionnaires et vice versa ? Septembre 2015        53

13. L’intersectionnalité, octobre 2015 ........................................ 56

14. Théories, novembre 2015..................................................... 58

15. Vendetta, décembre 2015..................................................... 59

16. La Dualité, décembre 2015................................................... 62

17. L’huile et l’eau, janvier 2016................................................. 64

18. Le Matérialisme, décembre 2016.......................................... 65

19. De retour d’Allemagne, octobre 2017................................... 69

20. Traitements judiciaires des violences policières, mars 2018... 72

21. Ripostons à l’autoritarisme, mai 2019................................... 83

22. Suite à la mort de Cédric Chouviat, janvier 2020................. 94

23. Le Paria, octobre 2020.......................................................... 97

24. Loi de sécurité globale, novembre 2020.............................. 111

25. Ouvrages et bouteilles à la mer, novembre 2020    113

 

Nuit du réveillon 2012, quartier de la Gauthière à Clermont-Ferrand. Sur un parking de son quartier, Wissam El Yamni fête le nouvel an avec des amis d’enfance. Aux alentours de trois heures du matin, il est arrêté par la police au motif qu’il aurait lancé une pierre sur une de leurs voitures. Menotté, il est conduit au commissariat. Quelques dizaines de minutes plus tard, il gît inconscient dans un couloir, face contre terre, le pantalon baissé, avec de nombreuses fractures. Après neuf jours de coma, Wissam décède à l’hôpital. Il a 30 ans.

À ce jour, les policiers concernés ne sont pas mis en examen, des témoins présents au commissariat au moment des faits n’ont pas été entendus malgré les demandes de la famille et plusieurs éléments médicaux ont pointé les insuffisances de l’enquête de l’IGPN.

C’est armé d’un infatigable souffle d’espoir que le frère de Wissam, Farid El Yamni, nous raconte le combat judiciaire inégal engagé depuis près d’une décennie pour faire éclater la vérité. Aux antipodes de la vendetta familiale, de la haine de la police ou du repli communautaire, Farid mène une lutte d’intérêt général. Un système incapable de reconnaître ses errements est voué à la haine: c’est précisément ce que cherche à éviter l’auteur dans ce texte qui constitue autant un témoignage qu’un appel à la convergence des luttes pour une société plus digne, plus égalitaire et plus juste.

Farid El Yamni est né à Clermont-Ferrand dans le quartier de la Gauthière où il passera son enfance. Il est le troisième d’une fratrie de quatre enfants. Son père est ouvrier chez
Michelin, sa mère femme de ménage puis gouvernante. Il a grandi dans cette ville jusqu’à la fin de ses études avec son frère Wissam dont il partagera la chambre pendant 20 ans. Il obtiendra un diplôme d’ingénieur qu’il complétera au moment des faits par un Master en Management. Il travaille actuellement en région parisienne.

Mathieu Rigouste est sociologue et chercheur indépendant. Auteur de plusieurs ouvrages sur la violence de l’institution policière, il s’intéresse notamment à sa généalogie coloniale ainsi qu’aux relations existant entre le capitalisme et les questions militaro-sécuritaires.

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Ce livre est le dernier écrit par Jean-Claude Gillet, emporté par la Covid en novembre 2020. En collaboration avec Josette Boisgibault, il y retrace l’évolution qui été celle du PSU dans son époque, celle qui va des combats pour les droits des femmes depuis les années soixante jusqu’aux luttes féministes des années 70 et 80.

Au travers notamment d’une analyse serrée des publications du PSU publiques et internes tout au long des trente années de son existence (1960/1990), cet ouvrage met en lumière le rôle croissant des femmes dans ce parti et, parallèlement, leur visibilité dans la société, en particulier au tournant des années 70/80. L’émergence au plan national de la personnalité d’Huguette Bouchardeau, devenue secrétaire nationale du parti en 1979 et sa candidate à l’élection présidentielle en 1981, en fut une manifestation tangible.

On trouvera au fil des pages des témoignages de ces militant·es  émaillant les trois décennies décisives qui ont marqué l’émancipation des femmes.

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Un beau dimanche de l’été algérois...

Ce matin-là, quelque quinze mille participants se rassemblent au Stade municipal, à Belcourt, où le Congrès musulman algérien, formé deux mois plus tôt, rend compte de ses entretiens avec le gouvernement de Front populaire.

Messali Hadj, venu par surprise de Paris où il dirige  l’Étoile nord-africaine, dénonce la perspective de « rattachement à la France » prônée par le Congrès et reçoit un triomphe lorsqu’il proclame : « Cette terre n’est pas à vendre ! ».

Au même moment, dans la Basse Casbah, le muphti d’Alger est poignardé en pleine rue, crime dont l’administration s’empresse d’imputer l’initiative au cheikh El-Okbi, figure algéroise du réformisme musulman

Le meeting. Le discours. Le meurtre. Nourrie de nombre d’archives et témoignages inédits, cette enquête restitue au plus près le déroulement, d’un bout à l’autre de la ville, de cette matinée décisive.

Recension dans Algérie Cultre

Recension sur Histoire coloniale

Sommaire

Ouverture

Approches

I. Le défi du Stade municipal

II. Les mystères de la rue de la Lyre

III. Lendemains

IV. Rebonds

Suites sans fin

Épilogue

Noms actuels des localités et voies ou lieux publics

Cartes et illustrations

Index des noms de personnes

Un beau dimanche de l’été algérois...

Ce matin-là, quelque quinze mille participants se rassemblent au Stade municipal, à Belcourt, où le Congrès musulman algérien, formé deux mois plus tôt, rend compte de ses entretiens avec le gouvernement de Front populaire.

Messali Hadj, venu par surprise de Paris où il dirige  l’Étoile nord-africaine, dénonce la perspective de « rattachement à la France » prônée par le Congrès et reçoit un triomphe lorsqu’il proclame : « Cette terre n’est pas à vendre ! ».

Au même moment, dans la Basse Casbah, le muphti d’Alger est poignardé en pleine rue, crime dont l’administration s’empresse d’imputer l’initiative au cheikh El-Okbi, figure algéroise du réformisme musulman

Le meeting. Le discours. Le meurtre. Nourrie de nombre d’archives et témoignages inédits, cette enquête restitue au plus près le déroulement, d’un bout à l’autre de la ville, de cette matinée décisive. A l’encontre de bien des relectures biaisées, elle en étudie les suites pour les diverses forces politiques algériennes et l’essor ultérieur du combat indépendantiste. 

Reprenant les pièces du procès El-Okbi et le compte-rendu quotidien qu’en fit le jeune Albert Camus dans Alger républicain, elle remet au jour ce qu’étaient déjà les pratiques coloniales de la provocation et de la torture, et réunit des éléments neufs qui pourraient lever le mystère du dossier criminel.    

Dès ce 2 août 1936, l’appel à une « Constituante élue au suffrage universel sans distinction de race et de religion ! » liait dans une même exigence de souveraineté, l’affirmation d’une nation et l’exigence de la démocratie. Mais n’est-ce pas à cette « seconde indépendance » d’où, après plus d’un demi-siècle d’autoritarisme, naîtrait une société fraternelle, pluraliste, unie dans sa diversité, qu’aspire le peuple algérien depuis que, fort de toute sa jeunesse, il tente de se ressaisir de son destin ?

 

Christian Phéline a publié récemment Un Guadeloupéen à Alger. Me Maurice L’Admiral (1864-1955) et Des avocats «indigènes» dans l’Alger coloniale (Riveneuve, 2014 et 2016) ainsi que Aurès 1935. Photographies de Thérèse Rivière et Germaine Tillion (Hazan, 2018), codirigé le recueil Défis démocratiques et Affirmation nationale. Algérie 1900-1962 (Chihab, 2016) et coécrit avec Agnès Spiquel Camus communiste. Alger 1935-1937 (Gallimard, 2017) et Alger sur les pas de Camus et ses amis (Arak, 2019).

 

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Au vu de la crise du système néolibéral, il importe de réformer certaines règles de la vie internationale. Concernant l’Afrique, continent particulièrement impacté,  l’annulation des dettes illégitimes fait partie de ce programme, de même que l’abolition du franc CFA, l’arrêt des opérations militaires extérieures et des Accords de partenariat économique (APE), la relocalisation des économies, la restitution des biens culturels spoliés...C’est sur ces bases que s’organisent les sociétés civiles, dont les femmes sont souvent les protagonistes, les diasporas  installées en Europe, ainsi que les mouvements sociaux.Cet ouvrage est à l’actif d’une équipe de spécialistes et de responsables associatifs de différents pays: Mali, Sénégal, Togo, France, Belgique... 

Un débat organisé par la CADTM-Belgique

Une présentation faite par Martine Boudet au cours de ce débat

Sommaire

Les auteurs/trices et leur bibliographie (extraits)

Préface. Pour davantage de convergence des luttes, par Aminata Traoré

Introduction. L’ Afrique à la croisée des chemins ?, par Martine Boudet

Première partie. L’ actualité africaine en contexte

Chapitre 1. Pillage des ressources et conflits armés en Afrique : quelles réparations ?, par Esmathe Gandi

Chapitre 2. Le contexte écologique du continent africain,
par Marie-Paule Murail

Chapitre 3. La Zone franc et le franc CFA : retour sur un contentieux économique et politique, par Kako Nubukpo

Deuxième partie. Historique des accords économiques

Chapitre 4. Les accords économiques Afrique-France, une histoire négative, par Saïd Bouamama

Chapitre 5. Du libéralisme forcé, le cas des APE,
par Ndongo Samba Sylla 103

Chapitre 6. La stratégie de l’Union européenne pour perpétuer la néo-colonisation de l’ Afrique, par Jacques Berthelot

Troisième partie. Panorama des accords internationaux

Chapitre 7. Une vision globale sur le libre échange. Cas des accords transatlantiques : Tafta, CETA, par Claude Layalle 147

Chapitre 8. Les APE s’inscrivent dans une politique ordo-libérale mondiale, par Thierry Brugvin

Quatrième partie. Prospective programmatique et institutionnelle

Chapitre 9. Les dettes illégitimes, leur impact et les alternatives, par CADTM d’ Afrique et Attac Burkina Faso

Chapitre 10. Dettes coloniales et réparations, entretien avec Saïd Bouamama

Chapitre 11. Le devoir de solidarité Nord-Sud, condition de la construction altermondialiste, par Marie-Paule Murail

Conclusion. Les mouvements sociaux africains au cœur de l’ altermondialisme, par Gustave Massiah

Annexes 

Annexe 1 – Éléments de programme en matière d’ alterdéveloppement, déclaration d’intellectuel·les africain·es blog de Fanny Pigeaud

Annexe 2 – Coronavirus : pour en sortir plus forts ensemble,
Tribune de 25 intellectuel·les africain·es, Jeune Afrique, 10 avril 2020

Annexe 3 –Aux dirigeants du continent africain : face au Covid-19, il est temps d’ agir!, Tribune interafricaine, par Les Invités de Mediapart
 

Annexe 4 – Une nouvelle Afrique est possible
Déclaration des groupes africains pour la justice climatique sur Covid-19 (6 mai 2020)

Annexe 5 – Lettre ouverte des économistes africains : la réponse de l’ Afrique à la pandémie appelle la reconquête de sa souveraineté économique et monétaire, Financial Afrik, 5 septembre 2020

Annexe 6 – Stop aux négociations commerciales, à l’OMC et ailleurs
20 avril 2020, par un collectif international

Liste des acronymes utilisés dans l’ouvrage

Présentation

Au vu de la crise du système néolibéral – géo-politique, socio-économique, écologique, sanitaire –, il importe de réformer certaines règles de la vie internationale. Concernant l’Afrique, continent particulièrement impacté,  l’annulation des dettes illégitimes fait partie de ce programme, de même que l’abolition du franc CFA, l’arrêt des opérations militaires extérieures et des Accords de partenariat économique (APE), la relocalisation des économies, la restitution des biens culturels spoliés...

C’est sur ces bases que s’organisent les sociétés civiles, dont les femmes sont souvent les protagonistes, les diasporas  installées en Europe, ainsi que les mouvements sociaux.

Cet ouvrage est à l’actif d’une équipe de spécialistes et de responsables associatifs de différents pays: Mali, Sénégal, Togo, France, Belgique... L’actualité est étayée par des panoramas internationaux, qui incluent les accords transatlantiques. Un point est fait sur les programmes élaborés par les collectifs d’intellectuel·les et les réseaux citoyens.

Néolibéralisme et néocolonialisme font bon ménage.  En réponse, cette publication se veut un outil altermondialiste, qui contribue à faire des relations Afrique-Europe-France le tremplin d’un sursaut solidaire.

Que le mouvement antiraciste et « des droits civiques » (Black Lives Matter/BLM), qui se développe actuellement, soit une opportunité pour les peuples du Sud de faire valoir les principes d’un alter-développement, à la fois afrocentré et à visée universelle.

Auteur·es : Jacques Berthelot, Saïd Bouamama, Martine Boudet (coordination), Thierry Brugvin, Esmathe Gandi, Claude Layalle, Gus Massiah, Marie-Paule Murail, Kako Nubukpo, Ndongo Samba Sylla, Aminata Traoré.

Avec le soutien des organisations et réseaux suivants : Association pour la défense des droits à l’eau et à l’assainissement/Addea (Sénégal), Attac Burkina, Attac Togo, CADTM Afrique, CEDETIM, Forum pour un autre Mali, FUIQP/Front uni de l’immigration et des quartiers populaires, Plate-Forme panafricaine, réseau SOL.

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L’expression « mépris de classe » circule de plus en plus dans l’espace public pour désigner la disqualification symbolique que subissent des dominés – « sans-dents », « salariées illettrées », « fainéants », « syndicalistes voyous » – parfois même réduits au néant : « rien »... Au-delà de la dénonciation éthique des dominants dans le cadre des luttes politiques, que peut en dire la sociologie ?

Cet ouvrage met en évidence l’ampleur et la variété des formes d’expression contemporaines du mépris de classe, en fonction des contextes et moments considérés. Il livre différentes clés de compréhension des façons multiples d’exercer le mépris de classe, de le ressentir et d’y faire face.

Amélie Beaumont, Hugo Bret, Éric Darras, Claude Grignon, Philippe Longchamp, Gérard Mauger, Gérard Noiriel, Romain Pudal, Frédéric Rasera, Nicolas Renahy, Pierre-Emmanuel Sorignet et Nicolas Spire.

Les auteurs à La suite dans les idées sur France-Culture

Une réaction d'auditrice

 Table des matières

 Introduction, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet........................... 5

De la cumulativité des sciences sociales......................................................... 7

Une catégorie heuristique......................................................................... 11

Exercer, ressentir et faire face au mépris de classe.............................. 14

Partie 1. Sociologiser une catégorie morale

Chapitre 1. Le mépris de classe : pratiques et représentations, Claude Grignon                  21

Mépris de classe et hiérarchie sociale........................................................... 21

Le mépris dans les relations............................................................................. 27

Le mépris dans les représentations............................................................... 32

Chapitre 2. « Mépris et dignité : un couple infernal ». Entretien avec Gérard Noiriel, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet              37

Partie 2. Des représentations en actes

Chapitre 3. Le mépris de classe dans le monde du travail. Retour du refoulé ou impossible dissimulation, Nicolas Spire                55

Une brutalité superflue ?.................................................................................. 60

Modes d’expression du mépris de classe dans le monde du travail....... 67

Des hauts fonctionnaires parisiens......................................................... 68

Un contresens opportun........................................................................... 69

Violence des interactions et connivence de classe............................. 70

Pourquoi ce mépris ? ........................................................................................ 71

Le mépris, entre erreur et fantasme : un fruit de l’imagination ?..... 72

Le mépris de classe comme affection du corps.................................... 76

Le mépris de classe, réaction à un risque de diminution de la puissance d’agir     78

Conclusion 79

Chapitre 4. Racialisation des rapports ­sociaux et mépris de classe, Pierre-Emmanuel Sorignet      81

Mise en concurrence et conflits entre ouvrières. Les « anciennes » contre les « jeunes » ?           86

Les Jeunes au travail................................................................................... 89

Racialisation du conflit et mépris de classe................................................. 93

La dévaluation de la figure ouvrière....................................................... 93

L’insulte raciste............................................................................................ 98

La racialisation des rapports sociaux par la direction..................... 100

Un mépris de classe qui s’ignore.................................................................. 102

Chapitre 5. Le « problème des Blacks ». Sur le « racisme » dans le football ­professionnel, Frédéric Rasera     105

Les « Blacks » : une catégorie indigène ...................................................... 108

La défense d’un ethos professionnel .......................................................... 114

Trouver un joueur pour « encadrer les Blacks »....................................... 120

Conclusion 125

Chapitre 6. Le candidat ouvrier, les journalistes et les savants. Sur le « racisme de classe », Éric Darras           127

Habilitations et auto-habilitation d’une candidature ouvrière............ 130

Trois degrés de stigmatisation ..................................................................... 136

L’expression minuscule mais décisive d’une solidarité de classe.. 140

Face à l’ouvriérisme et à l’ironie............................................................ 142

Le retournement du stigmate....................................................................... 144

Conclusion 147

Partie 3. Interactions et rapports de force

Chapitre 7. Un ouvrier qui s’expose, Nicolas Renahy..................................... 153

Une angoisse originelle.................................................................................. 155

Un charisme populaire................................................................................... 161

« Se libérer », s’exposer................................................................................... 163

Se préserver....................................................................................................... 169

Tarir une « soif du travail »..................................................................... 169

« Descendre de l’échelle » et « voyager gratos »................................. 171

Un quant-à-soi désarmé face au mépris de classe................................... 175

Conclusion 178

Tableau : Résumé de la trajectoire de Sébastien et séquences de notre relation           180

Chapitre 8. Résister au mépris de classe. Protections collectives et ­contestations discrètes des ­employés du luxe, Amélie Beaumont        183

Les expressions du mépris comme conséquence de l’organisation de l’hôtel                185

Les rapports sociaux de service dans l’hôtellerie de luxe................ 186

Signifier quotidiennement la hiérarchie ou les formes routinisées du mépris de classe        188

Au-delà du mépris routinisé : quand la prestation ne correspond pas aux attentes des clients             192

Les résistances discrètes des employés...................................................... 196

Rationaliser et minimiser les atteintes à sa dignité.......................... 197

Externaliser son mécontentement aux collègues et revaloriser son rôle                 200

Dénier aux clients un service illimité................................................... 203

Surjouer le service pour former les clients à la politesse et prévenir le mépris de classe        205

Conclusion........................................................................................................ 207

 Chapitre 9. Expressions du mépris de classe. Les infirmières scolaires et leurs publics, Philippe Longchamp 211

Une position spécifique au sein de la profession infirmière.................. 213

Le rapport à la santé des infirmières scolaires.......................................... 215

Face aux classes populaires........................................................................... 218

Face aux fractions économiques des classes supérieures...................... 225

Conclusion 230

Chapitre 10. Produire et éprouver le mépris de classe. Les ouvriers de la propreté urbaine, Hugo Bret            233

Travailler dans les quartiers populaires : se proteger du « haut », se démarquer du « bas »         237

L’effet protecteur de l’entre-soi............................................................. 237

« Ici, c’est des sauvages ! » : la stigmatisation ordinaire des habitants des « cités » 240

Travailler dans les quartiers bourgeois : s’y faire une place et s’y plaire, malgré tout   245

Se faire une place dans les beaux quartiers........................................ 245

« Le monsieur balaye parce qu’il n’est pas directeur comme papa » : l’épreuve de la distance sociale 249

Maintenir les distances........................................................................... 252

Conclusion 256

Chapitre 11. Le mépris de classe dans la vie quotidienne des pompiers, Romain Pudal    261

Le mépris de classe en contexte professionnel......................................... 265

Un uniforme qui uniformise.................................................................. 265

Le monde des « code-barres »............................................................... 267

Un entre-soi de dominés......................................................................... 269

Les « Cassoc’ », figure repoussoir.......................................................... 274

Lutte des classes, lutte de valeurs ................................................................ 276

Un ordre genré.......................................................................................... 277

Le racisme ordinaire et ses interprétations........................................ 280

Être « l’intello de service »....................................................................... 283

Conclusion 285

Postface. Sociogenèse, modalités et effets du « mépris de classe », Gérard Mauger            289

Le champ lexical du mépris de classe......................................................... 290

Mépris de classe et domination............................................................ 290

Mépris de classe et « violence symbolique »....................................... 291

Mépris de classe, racisme de classe et racisme.................................. 292

Sociogenèse du mépris de classe................................................................. 293

Hiérarchies, distance sociale et mépris de classe.............................. 293

Un mépris de classe « de bas en haut » ?............................................. 295

Modalités du mépris de classe...................................................................... 296

Effets du mépris de classe.............................................................................. 298

Conclusion               300

L’expression « mépris de classe » circule de plus en plus dans l’espace public pour désigner la disqualification symbolique que subissent des dominés – « sans-dents », « salariées illettrées », « fainéants », « syndicalistes voyous » – parfois même réduits au néant : « rien »... Au-delà de la dénonciation éthique des dominants dans le cadre des luttes politiques, que peut en dire la sociologie ? À distance du moralisme et sur la base d’enquêtes minutieuses, cet ouvrage évalue le caractère heuristique d’une telle catégorie d’analyse.

Le mépris appartient aux rapports sociaux propres à une société hiérarchisée et se manifeste de manières très diverses. En ce sens, il apparaît comme un révélateur de l’état de la structure sociale et des relations qu’y entretiennent les différentes composantes. Le mépris des uns ne remplit pas les mêmes fonctions que le mépris des autres : il ne peut être abstrait des relations de domination, qui le provoquent et lui donnent sens. Il renvoie à la verticalité du monde social : c’est lorsqu’un dominant se sent en danger qu’il rompt, par le mépris de classe, avec l’euphémisation usuelle de l’ordre des choses. Et son expression suscite, en retour, honte, rejet, violence ou quant-à-soi.

Cet ouvrage met en évidence l’ampleur et la variété de ses formes d’expression contemporaines, en fonction des contextes et moments considérés. Il livre différentes clés de compréhension des façons multiples d’exercer le mépris de classe, de le ressentir et d’y faire face.

Avec des contributions d’Amélie Beaumont, Hugo Bret, Éric Darras, Claude Grignon, Philippe Longchamp, Gérard Mauger, Gérard Noiriel, Romain Pudal, Frédéric Rasera, Nicolas Renahy, Pierre-Emmanuel Sorignet et Nicolas Spire.

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet sont sociologues, le premier à l’INRAE (CESAER, Dijon), le second à l’Institut des sciences sociales (LACCUS, Lausanne).

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Avec la crise du Covid-19, une grande partie des travailleurs indépendants ou faussement indépendants se sont retrouvés sans ressources avec l’arrêt de leur activité. Les diverses mesures prises par le gouvernement ont été assez peu efficaces pour les salariés en emplois précaires. Les intérimaires, par exemple, du fait de la nature même de leur contrat de travail, n’ont pu bénéficier du chômage partiel et ont vu s’effondrer le nombre de leurs missions.

La gestion de la crise sanitaire rend ainsi davantage visibles les différents rapports conflictuels à l’employeur. Elle confirme que la protection des travailleurs est inégale selon les différentes formes d’institutions dans lequel le travail s’inscrit. Elle réactive, en interrogeant le caractère essentiel de certains métiers, les tensions sur la définition de ce qui est travail et donc de ce qui produit de la valeur économique et à quelle hauteur. Elle invite à réfléchir à une maîtrise collective des questions de travail.

 

Table des matières
Dossier

Quel effacement de l’employeur ?, Jean-Luc Deshayes

L’institution de l’entreprise, Claude Didry

« Longwy vous accueille, JVC nous jette ». Employeur territorial et firmes multinationales dans le bassin de Longwy des années 1980-2000

Jean-Luc Deshayes     

La contestation sociale face à l’employeur, invisible derrière l’App. Le cas des plateformes de coursier·es., Anne Dufresne

Qui est l’employeur dans le dispositif de Réussite  éducative ? Olivier Leproux

Quelle place pour l’employeur dans le cadre d’un droit à l’emploi ? Réflexion sur l’effacement de l’employeur dans l’expérimentation  « Territoire zéro chômeur de longue durée », Mathieu Béraud Jean-Pascal Higelé

Employer des intérimaires en CDI : entre nouvelles obligations et possibilités d’accroître la subordination, Claire Vivès

Les groupements d’employeurs d’insertion et de qualification. Une intermédiation entre jugement d’employabilité et reconnaissance de qualifications territorialement définies, Maël Dif-Pradalier

L’évolution de la loi et de la jurisprudence sur les licenciements pour cause économique. Vers une dilution de la responsabilité des groupes internationaux, Pascal Depoorter

Paroles

Itinéraire d’un trader « Il y a aussi l’adrénaline : ce côté-là est hyper plaisant parce qu’on n’a jamais de routine », Léa Sys

Grand entretien avec Bernard Cassen

« Un homme-orchestre engagé dans le débat d’idées », Antony Burlaud

Idées

Moralisation de la Science et autonomie de la recherche, Yves Gingras

Citations et références. Pour une sociologie des habitus académiques, Louis Pinto 

Avec la crise du Covid-19, une grande partie des travailleurs indépendants ou faussement indépendants, mais dépendant du marché des biens et services pour valoriser leur travail, se sont retrouvés sans ressources avec l’arrêt de leur activité. Les droits salariaux assis sur le poste de travail ont pu, pour leur part, protéger les travailleurs. Mais ils ont aussi montré leurs limites. Durant le confinement, le maintien du lien à l’emploi grâce aux mesures de « chômage partiel » a permis de maintenir les salaires à hauteur de 84 % et les droits liés à l’emploi. Les chômeurs ayant acquis des droits ont vu ceux-ci prolongés, dans des conditions qui, du fait des réformes mises en œuvre depuis les années 1980, sont cependant de plus en plus excluantes. Les salariés à statut (dans la fonction publique et ce qui reste des anciennes entreprises publiques) ont bénéficié pour leur part du fait que leur qualification est liée à leur personne : leurs ressources ne dépendent pour l’essentiel ni de leur capacité à vendre le produit de leur travail, ni de la mesure de leur travail, ni encore de la tenue d’un poste.

En revanche, les diverses mesures prises par le gouvernement ont été assez peu efficaces pour les salariés en emplois précaires. Les intérimaires, par exemple, du fait de la nature même de leur contrat de travail, n’ont pu bénéficier du chômage partiel et ont vu s’effondrer le nombre de leurs missions.

La gestion de la crise sanitaire rend ainsi davantage visibles les différents rapports conflictuels à l’employeur. Elle confirme que la protection des travailleurs est inégale selon les différentes formes d’institutions dans lequel le travail s’inscrit. Elle réactive, en interrogeant le caractère essentiel de certains métiers, les tensions sur la définition de ce qui est travail et donc de ce qui produit de la valeur économique et à quelle hauteur. Elle invite à réfléchir à une maîtrise collective des questions de travail.

 

    

 

 

9,48 €
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Le présent ouvrage propose une réflexion sur la notion de schibboleth, cette distinction qui départage ce qui est considéré comme « d’ici » et ce qui est « d’ailleurs ». Elle permet de rendre compte de la manière la plus adéquate de la condition psychique et anthropologique d’un sujet issu de parents dissemblables, de cette « condition métisse ». Il s’agit d’explorer la question du métissage en nous inscrivant dans la société contemporaine qui, du fait même des brassages, pose non seulement la question de la tolérance envers l’autre étranger, mais aussi celle de la manière dont l’étranger se reconnaît comme tel, et dont se construit l’identité de chacun à partir de cette situation et, enfin le lien avec cette « inquiétante étrangeté » qu’invoquait Sigmund Freud, cette partie de nous que nous préférons ignorer.

Chargé d’enseignement de science politique à l’Université Paris Dauphine, Han Victor Lu est docteur en psychanalyse et titulaire d’un Master de philosophie.

Table des matières

 Préface                                                                                

Introduction                                                                        

Chapitre I

L’objet métis                                                                       

Sortir d’un certain dogmatisme psychanalytique                   

Psychisme et culture                                                          

En passant et retournant à la Grèce                                     

La spécificité de l’Indochine                                                

« Un regard est dans tout pays un langage. » George Herbert

Chapitre II

De l’identification à l’identité                                            

Identification et psychologie sociale                                    

L’impérialisme occidental et la destruction des identités de l’autre      

Et qu’en est-il si ces enfants sont métis ?                              

Conclusion                                                                        

Chapitre III

L’identité dans tous ses états                                             

Théorie freudienne de l’identité                                          

Identité et psychanalyse                                                     

Chapitre IV

Ethnicité, identité et métissage                                         

La Révolution française et l’identité française                       

La crise de l’État et l’identité française contemporaine          

Le concept de l’ethnicité                                                     

Les enjeux contemporains de la « race » et de l’identité        

« Race » et métissage                                                         

Chapitre V

Jadis et présentement                                                        

Jadis : aux temps colonial                                                    

La race et sa hiérarchie                                                       

Une Eurasienne durant le conflit indochinois                        

Porteuses de civilisation                                                     

Gestion libidinale en colonie                                               

Eurasiennes contemporaines                                              

Le présent métis                                                                

Chapitre VI

L’anatomie, est-ce le destin ?                                             

Aux sources de l’antisémitisme                                           

Être juif, est-ce être métis ?                                                

Anecdote et identification                                                  

Portrait du Juif en métis                                                     

Antisémitisme et tabou du métissage                                  

« Féminisation » des sujets coloniaux                                  

Métissage et universalité                                                    

La lutte pour la reconnaissance dans le contexte postcolonial

Femmes asiatiques et destin anatomique                             

Race et destin                                                                    

Le désir de la femme blanche                                              

Conclusion                                                                           

Sous les races, les classes !                                                  

Bibliographie 

D’une certaine façon, l’objet du présent ouvrage est une réflexion sur la notion de schibboleth, cette distinction qui départage, au niveau spéculaire, qui du Moi qui de l’Autre et, au niveau socio-historique, ce qui est considéré comme « d’ici » et ce qui est « d’ailleurs ». Cette notion permet de rendre compte de la manière la plus adéquate de la condition psychique et anthropologique d’un sujet issu de parents dissemblables, que ce soit par la couleur de peau, les traits physionomiques, ou par l’aire culturelle, de cette « condition métisse ». Il s’agira pour nous d’explorer la question du métissage en nous inscrivant dans le contexte de la société contemporaine qui, du fait même des brassages de cultures et de populations qu’elle entraîne, pose au premier plan non seulement la question de la tolérance envers l’autre étranger, mais aussi celle de la manière dont l’étranger se reconnaît comme tel, et dont se construit l’identité intime de chacun à partir de cette situation et, enfin, ultimement, leur lien avec cette « inquiétante étrangeté » qu’invoquait Sigmund Freud, cette partie de nous que nous préférons ignorer.

 

Chargé d’enseignement de science politique à l’Université Paris Dauphine, Han Victor Lu est docteur en psychanalyse et titulaire d’un Master de philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a étudié la philosophie africaine auprès du philosophe kényan D.A. Masolo. 

 

14,22 €
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Comment les étudiants sont-ils devenus un groupe social, organisé et reconnu comme tel ?

En France comme en Allemagne, ce livre révèle le rôle décisif des organisations étudiantes dans ce processus. Instances de représentation et de socialisation, elles ont contribué à faire des étudiants un groupe aux caractéristiques communes.

En articulant rapport à l’État et sociabilité associative, formes de socialisation et manifestations politiques, négociations avec les pouvoirs publics et catégorisation ou encore alliances nationales et conflits locaux, l’auteur retrace la formation des étudiants comme groupe entre 1880 et 1914 et les origines des formes actuelles de leur organisation.

 Antonin Dubois est docteur en histoire de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et de l’Université de Heidelberg. Ses recherches portent sur l’histoire contemporaine des étudiants et des universités en France, en Allemagne et plus largement en Europe.

 

Table des matières

Introduction                                                                         

Du statut bureaucratique au groupe social                     

L’espace des organisations étudiantes                            

Sur les traces du groupe                                                  

Genèse, socialisation et politisation                                

Partie I. Espace des organisations et groupe social : genèses croisées      

Chapitre 1. Genèses de l’espace des organisations étudiantes en Allemagne et en France         

1. Quand les organisations étudiantes étaient un danger pour l’État     

2. La fabrique impériale de l’espace allemand des organisations étudiantes     

3. La naissance républicaine de l’associationnisme étudiant français     

Conclusion                                                                       

Chapitre 2. La catégorisation bureaucratique du groupe  

1. Définitions savantes et identification bureaucratique

2. Mettre les étudiants en chiffres                                  

3. L’occultation des origines sociales                              

Conclusion                                                                       

Chapitre 3. L’affirmation du groupe : conflits de représentation   

1. Deux modèles de représentation des étudiants         

2. Concurrences pour la représentation du groupe et restructuration de l’espace        

3. Concurrences et représentation : une nouvelle articulation du local et du national  

Conclusion                                                                       

Partie II. Des organisations ­socialisatrices                        

Chapitre 4. Socialisation et insertion dans les structures de pouvoir        

1. S’engager dans l’organisation, s’engager pour l’organisation 

2. S’engager à vie. Les anciens des corporations allemandes      

3. Tisser des liens pour s’implanter. Les associations françaises et leurs membres honoraires 

Conclusion                                                                      

Chapitre 5. Des mobilisations socialisatrices

1. Le politique, l’État, la nation                                       

2. Encombrement et discrimination : la « question des étrangers 

3. Des hommes au service de la nation                          

Conclusion                                                                      

Partie III. La formation d’un espace politique étudiant    

Chapitre 6. La mobilisation politique des étudiants         

1. Un nouvel étudiant politisé ?                                      

2. Créer des frontières pour mieux les transgresser ? Anticatholicisme, antisocialisme et Parteipolitik 290

3. Étudiants et Camelots en République                        

Conclusion                                                                      

Chapitre 7. De nouvelles mobilisations pour de nouvelles revendications

1. Un nouvel investissement des étudiants allemands dans l’université et la société    

2. Mouvement corporatif et lutte politique en France  

Conclusion                                                                      

Conclusion

La cohésion d’un ensemble composite                          

Permanences et dissolutions du groupe social étudiant

Remerciements                                                                   

 

Comment les étudiants sont-ils devenus un groupe social, organisé et reconnu comme tel ? 

L’analyse socio-­historique et comparée de la France et de l’Allemagne développée dans ce livre révèle le rôle décisif des organisations étudiantes dans ce processus. Par leur double rôle de représentation et de socialisation, elles ont contribué à faire des étudiants autre chose qu’une collection d’individus : les membres d’un groupe aux caractéristiques, revendications, besoins et intérêts communs. 

En articulant rapport à l’État et sociabilité associative, formes de socialisation et manifestations politiques, négociations avec les pouvoirs publics et catégorisation bureaucratique ou encore création d’alliances nationales et conflits locaux, l’auteur retrace à la fois la formation des étudiants comme groupe entre 1880 et 1914 et les origines des formes actuelles de leur organisation, de leur action et de leur représentation collectives. Il éclaire ce faisant l’importance du travail de mobilisation dans la formation et la reproduction d’un groupe social.

Antonin Dubois est docteur en histoire de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et de l’Université de Heidelberg. Ses recherches portent sur l’histoire contemporaine des étudiants et des universités en France, en Allemagne et plus largement en Europe.

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Ce numéro poursuit l’inventaire critique des transformations des sciences et techniques. L’objectif est de rendre raison de phénomènes émergents et instables. Le dossier « Frictions » traite du narcissisme. De nouvelles pièces sont ensuite versées au dossier des classiques à (re)lire, notamment un texte de Johan Galtung sur le « colonialisme scientifique », qu’il analyse à travers le projet Camelot (1964-1965), et un entretien avec l’historienne Antonella Romano. Des essais critiques complètent ce numéro.

Avec les contributions de

Myriam Ahnich, Bruno Canard, Pierre-Henri Castel, Cléo Chassonnery-Zaïgouche, Béatrice Cherrier, Pauline Delage, Stéphane Dufoix, Volny Fages, Johan Galtung, Yves Gingras, Céline Granjou, Paul Guille-Escuret, Marc Joly, Mahdi Khelfaoui, Richard Kilminster, Isabelle Laboulais, Jérôme Lamy, Julien Larregue, Sylvain Lavau, Ronan Le Roux, Camille Noûs, Corentin Roquebert, Margaret W. Rossiter, Arnaud Saint-Martin, Hugo Souza de Cursi, Sébastien Urbanski.

Éditorial         

 

Le Coronavirus, la recherche, et le temps long

Bruno Canard

 

——————————

Confrontations          

 

Edward L. Bernays, la vérité et la démocratie : de la publicité aux relations publiques

Hugo Souza de Cursi

 

Monnet fait des histoires. Écrire pour agir sur le nouvel ordre des choses au tournant du 18e et du 19e siècle

Isabelle Laboulais

 

La sociobiologie est morte, vive la psychologie évolutionniste ! Le rôle de l’ambiguïté et du travail généalogique dans la transformation des spécialités scientifiques

Julien Larregue, Sylvain Lavau, Mahdi Khelfaoui

 

L’effet SIGAPS : la recherche médicale française sous l’emprise de l’évaluation comptable

Yves Gingras & Mahdi Khelfaoui

 

 

——————————

Frictions

 

Le narcissisme sous le regard des sociologues.Introduction au dossier

Marc Joly & Corentin Roquebert

 

Narcissisme ou informalisation ?

Richard Kilminster

 

Narcissisme et processus de civilisation. Pour une lecture sociologique

Pierre-Henri Castel

 

Le narcissisme pathologique ou les frontières symboliques de la psychiatrie en question

Myriam Ahnich

 

Perversion narcissique, genre et conjugalité

Pauline Delage

 

De la « mère au narcissisme pervers » au « conjoint pervers narcissique ».Sur le destin social des catégories « psy »

Marc Joly & Corentin Roquebert

 

 

——————————

Libres échanges

 

L’histoire des sciences et des savoirs : réflexions d’ici et d’ailleurs.

Entretien avec Antonella Romano

réalisé par Volny Fages & Jérôme Lamy

 

 

——————————

Friches

 

« Everyone a changemaker! » Philanthropie, religion et spiritualité au secours de l’école publique

Sébastien Urbanski & Camille Noûs

 

 

——————————

Classiques

 

Le savant hait le politique ? Johan Galtung et l’échec du Projet Camelot

Stéphane Dufoix

 

Le colonialisme scientifique

Johan Galtung

 

Margaret W. Rossiter et l’histoire des femmes scientifiques américaines

Béatrice Cherrier & Cléo Chassonnery-Zaïgouche

 

Les femmes scientifiques en Amérique

Margaret W. Rossiter

 

Plus vous regardez, plus vous trouvez : les archives des femmes scientifiques américaines contemporaines

Margaret W. Rossiter

 

 

——————————

Critiques

 

Cybernétique introuvable ou cybernétique à satiété ?

Réponse à Mathieu Triclot

Ronan Le Roux

 

Tribulations d’un sociologue parti à la pêche aux lieux

Paul Guille-Escuret

 

D’un inhumain à l’autre

Céline Granjou

 

Contre l’innovation et sa doxa obsolescente, la maintenance

Arnaud Saint-Martin

Cette huitième livraison de Zilsel poursuit le travail d’inventaire critique des transformations contemporaines des sciences et techniques. Qu’il s’agisse de l’essor de la psychologie évolutionniste ou de l’emprise de l’évaluation comptable sur la recherche médicale en France, le propos des articles publiés est de rendre raison de phénomènes émergents et instables, qui suscitent le questionnement dans et à l’extérieur du champ scientifique. L’éditorial invité est signé par le virologue Bruno Canard. Spécialiste des coronavirus, il met en relief l’importance du temps long dans les processus de recherche. Un dossier « Frictions » est consacré au problème du « narcissisme ». Il met en perspective la construction du narcissisme via les catégories « psy », les « jugements de personnalité » et les rapports de genre. Un  entretien avec l’historienne des sciences Antonella Romano permet de revenir sur des fronts de recherche de la discipline, et son histoire récente en France.

18,01 €
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À l’heure où l’UNESCO célèbre son 75e anniversaire, il est intéressant de rendre accessibles au public les grands discours qui ont été prononcés dans le cadre de cette institution internationale de la famille de l’ONU.

Permettant au lecteur de revisiter de manière humaine et incarnée toute l’histoire des relations internationales et l’histoire culturelle du XXe et du XXIe siècle, cet ouvrage sera très utile aux étudiants en histoire, en science politique, et en journalisme, aux élèves des classes préparatoires, ainsi qu’aux diplomates et fonctionnaires internationaux. Plus largement, il intéressera tous les amateurs d’histoire et de culture littéraire, scientifique et politique, qui apprécieront sa pluridisciplinarité et son ouverture mondiale.

Chloé Maurel, ancienne élève de l’ENS de la rue d’Ulm, est agrégée et docteure en histoire. Sa thèse portait sur l’histoire de l’UNESCO. Elle est spécialiste de l’histoire de l’UNESCO et de l’ONU, ainsi que de l’histoire globale. 

Table des matières

Introduction.                                                                          

Ellen Wilkinson, femme politique et écrivaine féministe britannique, discours prononcé lors de l’ouverture de la Conférence constitutive de l’Unesco à Londres le 1er novembre 1945.                                                                                    

 

Clement Attlee, Premier ministre britannique, discours à la Conférence constitutive de l’Unesco, à Londres le 1er novembre 1945.        

René Cassin, juriste français, Représentant de la France à la Conférence de Londres, discours prononcé le 16 novembre 1945.  

Léon Blum, homme politique socialiste français, discours radiodiffusé sur la création de l’Unesco, début 1946.          

Jean Paul Sartre, écrivain français, discours lors d’une série de conférences organisées par l’Unesco à Sorbonne, Paris le 1er novembre 1946.      

Sarvepalli Radhakrishnan, intellectuel indien, discours prononcé le 22 novembre 1946 lors de la série de conférences organisée par l’Unesco à la Sorbonne, Paris. 

Louis Aragon, écrivain français, discours sur « Les élites contre la culture », prononcé le 28 novembre 1946, lors de la série de conférences organisée par l’Unesco à la Sorbonne,
 Paris                                                                                      

Julian Huxley, scientifique britannique, premier Directeur général de l’Unesco (1946-1948), discours d’entrée en fonction à la première session de la Conférence générale, Paris le 7 décembre 1946.                                                                      

Archibald MacLeish, intellectuel et poète américain, Bibliothécaire du Congrès, discours radiodiffusé le 12 décembre 1946 sur le thème « Peut-on enseigner la paix ? »       

Julian Huxley, scientifique britannique, Directeur général de l’Unesco (1946-1948), discours prononcé à la 3e session de la Conférence générale de l’Unesco, à Beyrouth le 10 décembre 1948.                                                                        

Jaime Torres Bodet, intellectuel mexicain, Directeur général de l’Unesco (1948-1952), discours d’entrée en fonction, prononcé à la 3e session de la Conférence générale de l’Unesco, à Beyrouth, le 10 décembre 1948.                                    

Jaime Torres Bodet, intellectuel mexicain, Directeur général de l’Unesco (1948- 1952), discours devant la Commission nationale des États-Unis à Cleveland (Ohio), le 1er avril 1949.                                                                                      

Maria Montessori, pédagogue italienne, à la première session du Conseil d’administration de l’Institut de l’Unesco pour l’Éducation, à Wiesbaden (Allemagne) le 19 juin 1951.                                                                                             

Taha Hussein, écrivain égyptien, discours prononcé à l’occasion de la Conférence internationale des artistes, à Venise le 11 août 1952.  

Luther Evans, administrateur américain, Directeur général de l’Unesco (1953- 1958), discours d’entrée en fonction devant la Conférence générale, à Paris le 3 juillet 1953.   

Paulo de Berrêdo Carneiro, savant et diplomate brésilien, discours prononcé devant la Conférence générale de l’Unesco à Montevideo, le 16 novembre 1954.       

Bertrand Russell, scientifique et écrivain britannique, discours d’acceptation du prix Kalinga, prononcé à Paris le 28 janvier 1958.        

André Malraux, ministre de la Culture français, lors de la cérémonie de lancement de la première Campagne internationale pour la sauvegarde des monuments de Nubie, à Paris le 8 mars 1960.                                                                            

Amadou Hampâté Bâ, intellectuel malien, discours devant la 11e session de la Conférence générale, à Paris le 1er et 14 décembre 1960.

Jawaharlal Nehru, chef d’État indien, discours prononcé lors de sa visite à l’Unesco, à Paris le 26 septembre 1962.    

René Maheu, intellectuel français, Directeur général de l’Unesco (1961-1974), discours devant la Conférence générale de l’Unesco, à l’occasion de sa prise de fonction comme Directeur général, prononcé à Paris le 15 novembre 1962.                  

René Maheu, intellectuel français Directeur général de l’Unesco (1961-1974), discours prononcé à l’ouverture de la Conférence Internationale sur la Jeunesse, à Grenoble (France), le 23 août 1964.                                                                        

Charles de Gaulle, Président de la République française, discours à l’occasion du Vingtième anniversaire de l’Unesco, à Paris le 4 novembre 1966.          

Valentina Terechkova, cosmonaute soviétique, devant le Conseil exécutif de l’Unesco, à Paris, le 5 novembre 1966.   

René Maheu, intellectuel français, Directeur général de l’Unesco (1961-1974). Discours prononcé à l’ouverture du colloque sur le rôle de Karl Marx dans le développement de la pensée scientifique contemporaine, prononcé au siège de l’Unesco à Paris le 8 mai 1968.   

Indira Gandhi, Première ministre indienne, discours d’ouverture de la Conférence sur l’application de la science et de la technique au développement de l’Asie (CASTASIA), prononcé à New Delhi (Inde) le 9 août 1968.                                   

René Maheu, intellectuel français, Directeur général de l’Unesco de 1961 à 1974, lors de l’inauguration des temples d’Abou Simbel, à Abou Simbel (Égypte) le 22 septembre 1968.                                                                           

Claude Lévi Strauss, anthropologue et ethnologue français, discours prononcé à l’Unesco, Paris le 23 mars 1971.      

Margaret Mead, anthropologue et féministe, discours d’acceptation du Prix Kalinga 1970, à Paris le 2 décembre 1971.           

Pablo Neruda, poète chilien et Représentant permanent du Chili auprès de l’Unesco, discours prononcé à la 17e session de la conférence générale, à Paris le 19 octobre 1972.

Amadou Mahtar M’Bow, intellectuel sénégalais, Directeur général de l’Unesco (1974-1987), discours d’entrée en fonction, prononcé devant la Conférence générale à sa 18e session, à Paris le 15 novembre 1974.                                            

Amadou Mahtar M’Bow, homme politique sénégalais, Directeur général de l’Unesco (1974-1987). Appel pour le retour à ceux qui l’ont créé d’un patrimoine culturel irremplaçable, lancé à Paris en juin 1978.                                                  

Le Pape Jean-Paul II, souverain pontife de l’Église catholique (1978 - 2005), discours à l’occasion de sa visite à l’Unesco, Paris le 2 juin 1980.   

Ahmed Sékou Touré, Premier Président de Guinée, discours à la 21e session de la Conférence générale de l’Unesco, à Belgrade (Yougoslavie) le 6 octobre 1980.   

Rigoberta Menchú Tum, militante autochtone guatémaltèque, discours à l’occasion de la remise du prix UNESCO pour l’éducation à la paix, prononcé au siège de l’UNESCO à Paris en 1990.                                                                          

Nelson Mandela, homme politique sud-africain, discours de réception du prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Paris le 3 février 1992.         

Melina Mercouri, actrice, chanteuse et femme politique grecque, ministre de la Culture et chef de la délégation de la Grèce, discours prononcé devant la Conférence générale de l’Unesco à Paris, le 15 novembre 1993.                                          

Mohamed Bedjaoui, président de la Cour internationale de justice, à la 2e session du Comité international de bioéthique (CIB), à Paris le 21 septembre 1994.         

Simone Veil, ministre française des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, discours prononcé à la 2e session du Comité international de bioéthique de l’Unesco, à Paris le 22 septembre 1994.                                                                       

Jacques Chirac, Président de la République française, discours sur la question du choc des civilisations, les échanges et le dialogue entre les civilisations et cultures, la diversité culturelle, la mondialisation et le respect de l’autre, prononcé à l’ouverture de la 31e session de la Conférence générale de l’Unesco, à Paris, le 15 octobre 2001.       

Wole Soyinka, écrivain nigérian, discours prononcé lors de la Table ronde de haut niveau organisée conjointement par l’Unesco et le PNUE à l’occasion du Sommet mondial pour le développement durable, à Johannesburg (Afrique du Sud) le 3 septembre 2002.

Arjun Appadurai, sociologue et anthropologue indien, lors de la Table ronde de haut niveau organisée conjointement par l’Unesco et le PNUE à l’occasion du Sommet mondial pour le développement durable, à Johannesburg (Afrique du Sud) le 3 septembre 2002.      

Taslima Nasreen, écrivaine et journaliste du Bangladesh, discours de réception du prix Unesco-Madanjeet Singh pour la promotion de la tolérance et de la non-violence, Paris le 16 novembre 2004.                                                                        

Luiz Inácio Lula da Silva, Président de la République fédérative du Brésil, discours de réception du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Paris le 7 juillet 2009                                                                                      

Henri Lopes, écrivain, homme politique et diplomate congolais, Ambassadeur de la République du Congo en France, discours prononcé lors du panel de haut niveau à l’occasion du Xe anniversaire de la Déclaration universelle sur la diversité culturelle, Paris le 2 novembre 2011.

Audrey Azoulay, femme politique française, Directrice générale de l’Unesco depuis 2017, discours prononcé à l’occasion de Conférence internationale pour le relèvement et la réhabilitation de Mossoul, à Paris le 10 septembre 2018.                    

Emmanuel Macron, Président de la République française, discours prononcé lors du Forum sur la gouvernance de l’internet, à Paris le 12 novembre 2018.

Audrey Azoulay, femme politique française, Directrice générale de l’Unesco depuis 2017, discours à l’occasion du lancement de l’Année internationale des langues autochtones, à Paris le 28 janvier 2019.                                                         313

Conclusion.                                                                             

Crédits photographiques. 

 À l’heure où l’UNESCO, Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, célèbre son 75e anniversaire, il est particulièrement intéressant de rendre accessibles au public les textes des grands discours qui ont été prononcés dans le cadre de cette institution internationale de la famille de l’ONU.

En effet, de Jean-Paul Sartre à Nelson Mandela, de Pablo Neruda à Taslima Nasreen, ce sont des orateurs du monde entier qui se sont exprimés à la tribune de l’UNESCO, des intellectuels, des scientifiques, des écrivains, des hommes ou femmes d’État, et toujours dans un même esprit de paix, de compréhension internationale et de promotion des droits de l’homme.

Ce livre illustré, qui, pour la première fois, présente, retranscrit et analyse les plus importants discours prononcés dans le cadre de l’UNESCO en 75 ans d’existence, fait résonner dans nos esprits ces propos de paix qui ont été tenus par des intellectuels, des scientifiques, des artistes et des hommes et femmes politiques du monde entier partageant l’esprit humaniste de cette institution internationale.

De Julian Huxley à Amadou Hampâté Bâ, de Maria Montessori à Simone Veil, de Claude Lévi-Strauss à Indira Gandhi, ils ont tous contribué à donner un retentissement mondial au message de cette Organisation.

Permettant au lecteur de revisiter de manière humaine et incarnée toute l’histoire des relations internationales et l’histoire culturelle du XXe et du XXIe siècle, cet ouvrage sera très utile aux étudiants en histoire, en science politique, et en journalisme, aux élèves des classes préparatoires, ainsi qu’aux diplomates et fonctionnaires internationaux. Plus largement, il intéressera tous les amateurs d’histoire et de culture littéraire, scientifique et politique, qui apprécieront sa pluridisciplinarité et son ouverture mondiale.

Chloé Maurel, ancienne élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, est agrégée et docteure en histoire. Sa thèse portait sur l’histoire de l’UNESCO. Elle est spécialiste de l’histoire de l’UNESCO et de l’ONU, ainsi que de l’histoire globale. Elle a publié notamment Histoire de l’UNESCO (L’Harmattan, 2010), Manuel d’histoire globale (Armand Colin, 2014), Histoire des idées des Nations unies (L’Harmattan, 2015), et Une brève histoire de l’ONU au fil de ses dirigeants (éditions du croquant, 2017).

17,06 €
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Cet ouvrage porte sur deux aspects et deux moments de la lutte des nationalistes algériens pour l’indépendance de leur pays. L’un, longtemps ignoré, se rapporte à la crise dite « berbériste » de 1949, au sein du Parti du Peuple Algérien (PPA), suscitée par la définition même de la nation algérienne. L’autre, connu mais sous- analysé, sinon mal compris, à la montée en puissance de   la Wilaya 3 et de son chef, Belkacem Krim, au sein du FLN  et de l’ALN, pendant la guerre d’indépendance. L’étude n’oublie pas pour autant la période intermédiaire (1950- 1954), carrément négligée jusqu’ici et qui en conditionne pourtant la préparation, avec ses conséquences à l’échelle de la nation tout entière. Avec une préface d’Omar Carlier et une postface de Mohammed Harbi ce livre ouvre de nouveaux débats. Il constitue une contribution originale à l’histoire politique de l’Algérie, notamment par l’attention portée aux questions régionales dans l’ensemble algérien.

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Table des matières

 

Sigles et abréviations

Préface           

Introduction   

L’historien et ses témoins : une relation particulière

Des lettrés au discours maîtrisé         

Des précautions brident la parole…  

…La confiance la libère   

     

Première partie : La crise de 1949     

Chapitre I : La crise entre discours et histoire           

Manipulation de l’histoire et discours politiques      

De Hamdani à Kaddache : la prédominance du discours      

De Harbi à Carlier : de nouveaux outils et un nouveau regard sur la crise   

Du bon usage des archives coloniales           

Scission « berbériste » ou crise politique ?   

Ses acteurs : « des nationalistes convaincus »           

Chapitre II : Sociologie des acteurs : les « intellectuels militants » du « groupe de Ben-Aknoun »

Leur origine sociale et régionale       

Le contexte de l’émergence de ces militants 

Leur propulsion dans la scène politique        

Leurs lectures : de Salluste à Renan, de Boulifa à Tawfiq al-madani           

Les chants nationalistes kabyles entre indépendance nationale et exaltation de l’amazigh 

Chapitre III : Le discours militant : manipulation et réappropriation du discours colonial  

Le « berbérisme » : idéologie de division ou stratégie de manipulation ?    

Les berbéristes coloniaux : arabophobie, discours contre l’islam, valorisation de « soi »   

Les ‘Ulama et le berbérisme  

Chapitre IV : Les prémices de la crise          

Tentatives de réunification des deux Kabylie : appréhension du « syndrome kabyle » ?     

La réunion d’Arous de juillet 1948 : un moment fondateur  

Divergences des chefs kabyles avec leur direction   

Arrestations de chefs de la Kabylie: hasard ou dénonciation ?         

Mésentente et luttes politiques au sein de la Fédération de France du MTLD         

Chapitre V : Une crise multidimensionnelle 

Une crise longue et étendue  

Mobilisation et propagande des acteurs        

Chapitre VI : Comment la crise de 1949 devient la crise « berbériste » : manipulation et violence

Lutte pour le contrôle du parti et naissance d’un discours anti-berbériste (de mars à juin 1949)    

La crise de 1949 en Algérie   

La violence, comme mode de gestion de la crise (juillet à mars 1950)        

L'Algérie libre vivra, une contribution à l'élucidation de la nation algérienne         

Chapitre VII : Rupture et continuité dans la contestation jusqu’en 1951     

En Algérie : alignement, défection et transfert de militants  

En France : redéploiement des militants dans trois directions          

Conclusion     

Chapitre VIII : La crise, de 1949 au « printemps berbère » de 1980 : instrumentalisations politiques et quête de vérité   

La crise de 1949 racontée par les « vainqueurs » : condamnation et politisation de la mémoire     

La crise et les militants berbéristes après 1962 : « une défaite fondatrice » 

La version des victimes : une mémoire discrète       

Conclusion 

    

Deuxième partie : Des usages de la référence « kabyle » dans la guerre d'indépendance 
   

Chapitre I : Réaffirmation et montée des militants kabyles  (1954 à 1956)  

L'organisation du parti en Kabylie à la veille du 1er novembre 1954          

Les cadres de la Kabylie de 1949 à 1954 : d’Ouali Bennaï à Krim-Ouamrane        

Chapitre II : La guerre d’indépendance et l’ascension des chefs de la zone/wilaya 3          

La fédération de France un enjeu majeur entre les chefs du FLN     

« L'affaire Mouzarine » une deuxième crise « berbériste » ?

Le rôle de la zone /wilaya 3 dans l’enracinement du fln/aln

 

Chapitre III : De Krim à Abane : des chefs kabyles à la tête de la guerre    

Le congrès de la Soummam et l’affirmation de la wilaya 3 dans la guerre d'indépendance 375

Amirouche dans les Aurès : un chef kabyle en wilaya 1      

Amar Ouamrane et l’intronisation du CCE en Tunisie         

Belkacem Krim s’affirme leader national de la guerre         

Chapitre IV : Retour des exclus de 1949 : soupçons, stigmatisation et liquidations physiques       

Les exclus de 1949 et les chefs des maquis de Kabylie        

Les partisans d’Ouali Bennaï et la crise du PPA/MTLD (1953-1954           

Le déclenchement de novembre 1954 : retour des exclus de 1949   

Liquidations physiques et lutte de pouvoir   

Chapitre V : Baisse de l’influence des chefs de la wilaya 3 (1959-1962)    

Lutte des clans et échec de Krim       

Échecs militaires et perte d’emprise de la wilaya 3 et de Belkacem Krim   

La Kabylie en 1962 : des maquisards exsangues et des leaders sans pouvoir          

Conclusion 

  

Postface 
        

Fiches biographiques 

Annexes         

Bibliographie 

Index  

Cet ouvrage porte notamment sur deux aspects et deux moments de la lutte des nationalistes algériens pour l’indépendance de leur pays. L’un, longtemps ignoré, se rapporte à la crise dite « berbériste » de 1949, au sein du Parti du Peuple Algérien (PPA), suscitée par la définition même de la nation algérienne. L’autre, connu mais sous- analysé, sinon mal compris, à la montée en puissance de   la Wilaya 3 et de son chef, Belkacem Krim, au sein du FLN  et de l’ALN, pendant la guerre d’indépendance. L’étude n’oublie pas pour autant la période intermédiaire (1950- 1954), carrément négligée jusqu’ici et qui en conditionne pourtant la préparation, avec ses conséquences à l’échelle de la nation tout entière. Mais au-delà de cet objet direct, qui se suffit à lui-même, ce travail apporte une contribution importante à la compréhension de deux questions plus larges : celle de l’émergence d’un mouvement identitaire amazigh, y inclus sa dimension kabyle ; celle de la gestion de « l’ethnicité » par le nationalisme radical algérien, en deça et au-delà de la guerre d’indépendance.

L’auteur met au  jour  et  en  perspective  de  multiples  faits ignorés, souvent incompris, tant des services de renseignement civils et militaires, que des acteurs en conflit, et des historiens eux-mêmes.

Avec une préface d’Omar Carlier et une postface de Mohammed Harbi ce livre ouvre de nouveaux débats. Il constitue une contribution originale à l’histoire politique de l’Algérie, notamment par l’attention portée aux questions régionales dans l’ensemble algérien.

Ali Guenoun est docteur en histoire de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire de l’Algérie contemporaine. Il a notamment publié Chronologie du mouvement berbère. Un combat et des hommes (Alger, éditions Casbah, 1999).

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