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Le nous populaire a longtemps été confondu avec « la classe ouvrière ». Or, depuis la deuxième moitié des années 1970, de multiples mécanismes ont contribué à le dé-faire objectivement et subjectivement. Ce délitement est renforcé par de nouvelles incitations à être soi. Comment cerner les effets de ces processus sur les je dans les classes populaires d’aujourd’hui ? Quelle place ces ego accordent-ils à l’entre-soi familial ? Comment peuvent-ils se préserver au travail et en dehors du travail ? Alors que ces questions convoquent souvent des réponses abstraites en termes d’individualisation ou encore de subjectivation, les contributions réunies dans cet ouvrage livrent des analyses empiriquement étayées sur les rapports du je, de l’entre-soi et du nous dans les classes populaires au sein de la société française contemporaine, mais aussi dans des configurations antérieures aux années 1970. Ces analyses montrent que si le délitement du nous populaire favorise le repli sur la sphère privée et une plus forte exposition aux normes individualistes, les je populaires qui s’affirment aujourd’hui témoignent d’une revendication de reconnaissance indissociablement collective et personnelle.

Sommaire

Introduction

Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Gérard Mauger

Des « individus » dans l’ancienne culture ouvrière ?

Olivier Schwartz

Retour critique sur l’« attention oblique ». Une contribution à l’étude des individualités populaires

Olivier Masclet

Actualité du familialisme populaire. « Bien élever ses
enfants »

Gérard Mauger

Surveiller et servir. Rester soi-même dans une position
professionnelle subalterne

Séverine Misset

Moi, nous et les autres. Sur quelques enjeux de lutte dans
le monde des « hommes du fer »

Gérard Noiriel

Un nous contrarié ?

Henri Eckert

Travailler sur soi pour mieux vendre

Marie-Pierre Pouly

« Avoir le courage de faire des choses ». Usages du « psy » par des ménages de classes populaires stables

Anne-Marie Arborio & Marie-Hélène Lechien

Les interventions institutionnelles auprès des jeunes de milieu populaire : entre « travail de soi » et « travail des relations familiales »

Isabelle Coutant

Un « individu » à l’usage des sociologues

Gérard Mauger

Présentation des auteurs et autrices

Annexe 243Le nous populaire a longtemps été confondu avec « la classe ouvrière ». Or, depuis la deuxième moitié des années 1970, de multiples mécanismes ont contribué à le dé-faire objectivement et subjectivement. Ce délitement est renforcé par de nouvelles incitations à être soi. Comment cerner les effets de ces processus sur les je dans les classes populaires d’aujourd’hui ? Quelle place ces ego accordent-ils à l’entre-soi familial ? Comment peuvent-ils se préserver au travail et en dehors du travail ? Alors que ces questions convoquent souvent des réponses abstraites en termes d’individualisation ou encore de subjectivation, les contributions réunies dans cet ouvrage livrent des analyses empiriquement étayées sur les rapports du je, de l’entre-soi et du nous dans les classes populaires au sein de la société française contemporaine, mais aussi dans des configurations antérieures aux années 1970. Ces analyses montrent que si le délitement du nous populaire favorise le repli sur la sphère privée et une plus forte exposition aux normes individualistes, les je populaires qui s’affirment aujourd’hui témoignent d’une revendication de reconnaissance indissociablement collective et personnelle.

15,17 €
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On peine aujourd’hui à imaginer à quel point l’ouvrage Communauté et société du sociologue allemand Ferdinand Tönnies a bouleversé le champ académique au début du XXe siècle. Sciences sociales et parfois sciences humaines ont décliné à foison la thématique, tandis que l’opinion publique s’en emparait, en lui donnant une couleur sombre et parfois funeste (le nazisme, Vichy), en dépit des avertissements de son auteur. Au fil du temps, la distinction académique s’est ainsi mue en lieu commun équivoque, puis trouvée marginalisée voire exclue du champ scientifique. On s’est alors empressé d’oublier que Max Weber avait affiné la distinction, qu’Émile Durkheim lui avait subtilement substitué une autre opposition conceptuelle, et que la politique comparée américaine avait avec acuité, lors de ses premiers pas maladroits, tiré utilement profit de cette œuvre.

Cet ouvrage sera disponible à la mi-février 2023. Il peut être commandé dès maintenant

Sommaire

introduction

première partie : D’ un singulier État occidental (du Léviathan de Hobbes)

chapitre 1 : L’ homme, un individu

chapitre 2 : L’ État, une construction

deuxième partie : Tönnies, un lecteur attentif de Hobbes

chapitre 1 : L’ homme en société, un individu égoïste (Hobbes, revu et corrigé par Tönnies)

chapitre 2 : L’ homme en communauté, une personne

chapitre 3 : Éloge de la communauté

troisième partie : Une postérité sourde mais détonnante

chapitre 1 : La postérité politique de Tönnies

chapitre 2 : La postérité scientifique de Tönnies

conclusion

table des matières complète

On peine aujourd’hui à imaginer à quel point l’ouvrage Communauté et société du sociologue allemand Ferdinand Tönnies a bouleversé le champ académique au début du XXe siècle. Sciences sociales et parfois sciences humaines ont décliné à foison la thématique, tandis que l’opinion publique s’en emparait, en lui donnant une couleur sombre et parfois funeste (le nazisme, Vichy), en dépit des avertissements de son auteur. Au fil du temps, la distinction académique s’est ainsi mue en lieu commun équivoque, puis trouvée marginalisée voire exclue du champ scientifique. On s’est alors empressé d’oublier que Max Weber avait affiné la distinction, qu’Émile Durkheim lui avait subtilement substitué une autre opposition conceptuelle, et que la politique comparée américaine avait avec acuité, lors de ses premiers pas maladroits, tiré utilement profit de cette œuvre.

On a surtout oublié que l’œuvre de Ferdinand Tönnies avait, comme aucune autre auparavant, sérieusement amendé la fable de Thomas Hobbes, le fameux Léviathan, à laquelle Tönnies reconnaissait une belle rigueur mais à laquelle il opposait aussi la persistance du fait communautaire. Car c’est bien la figure d’un individu possessif cher à Hobbes que l’on trouve omniprésente dans la Gesellschaft dépeinte sous des traits rêches par Tönnies. Tandis que maints travaux ethnologiques (Maine, Gierke), philosophiques (Spinoza, Schopenhauer, von Stein...) lui avaient offert l’occasion de souligner que la Gemeinschaft repose sur une entraide naturelle entre des personnes respectueuses de leurs différences. On ne peut aujourd’hui que mesurer les dégâts de cet oubli, tant la majestueuse autorité de l’État occidental peine sur tous les continents à se substituer durablement à maintes communautés.

Jean Jacob, né en 1964, est enseignant-chercheur en science politique à l’université de Perpignan. Il a collaboré à de nombreuses revues et publié notamment Les sources de l’écologie politique, Arléa-Corlet, 1995 ; Histoire de l’écologie politique, Albin Michel, 1999 ; Le retour de « l’Ordre nouveau » Les métamorphoses d’un fédéralisme européen, Librairie Droz, 2000 ; L’Antimondialisation. Aspects méconnus d’une nébuleuse, Berg International Éditeurs, 2006.

18,96 €
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Emmanuel Macron affiche une grande fermeté sur la nécessité de faire une réforme des retraites. Peu lui importe si la justification qu’il en donne aujourd’hui contredit la précédent. Il voulait alors une réforme (prétendument) au nom de l’équité, avec un régime par points. Il veut aujourd’hui ce qu’il refusait fermement, à savoir une réforme paramétrique : reculer l’âge de départ pour faire des économies.

Dans la première partie de cet ouvrage, on réfute la présentation d’un financement des retraites menacé, en montrant l’injustice et le coût humain d’un recul de l’âge de départ ou d’un allongement de la durée de cotisation. Refuser ce projet ne signifie pas pour autant se satisfaire de la dégradation continue des retraites sous l’effet des réformes passées : décrochage du niveau de vie des retraité·es, inégalités entre catégories sociales, et entre femmes et hommes : c’est l’objet de la deuxième partie. Enfin, la dernière partie aborde les pistes possibles pour améliorer le système, et souligne l’importance de réfléchir sur les retraites en lien avec l’emploi, les conditions de travail et plus globalement le projet de société.

Publié en partenariat avec la fondation Copernic

Sommaire

9 Introduction

11 1. Réfutation du discours du gouvernement

Que dit vraiment le rapport du COR : le système de retraites n’est pas en danger

14 Les caisses de retraites doivent financer les retraites

16 La retraite à 64 ou 65 ans serait une régression pour de nombreuses personnes et une injustice

17 Le recul de l’âge de départ signifie une prolongation de la période de précarité

18 Dégradation de la qualité de vie

19 Inégalités d’espérance de vie et de revenus

19 L’allongement de la durée de cotisation pénalise les carrières courtes

22 Des gains d’espérance de vie revus à la baisse ; une espérance de vie en retraite également en baisse 

23 Travailler plus : focalisation sur l’emploi des séniors

25 Travailler plus : oubli de l’emploi des femmes

28 La comparaison avec les autres pays ne peut pas se faire seulement sur l’âge de départ 

29 Un minimum de pension à 85 % du SMIC ? une promesse ancienne jamais tenue 

31 2. Refuser la « réforme » actuellement prévue ne signifie pas que le système de retraites est aujourd’hui satisfaisant.

Une situation moins mauvaise qu’ailleurs mais très insuffisante

32 La décision politique de plafonner les dépenses de retraite est responsable de cette dégradation

32 Dégradation des taux de remplacement, des pensions et des niveaux de vie

36 Les inégalités entre les femmes et les hommes, importantes, ne se réduisent que trop lentement

40 Des dispositifs de solidarité indispensables, mais qui distribuent beaucoup plus aux plus aisés

43 3. Améliorer le système et garantir l’avenir de retraites suffisantes 

44 Partager plus équitablement la richesse produite

45 Réduire le temps de travail plutôt que l’augmenter

46 Poser la question du sens du travail 

47 Lever les obstacles à l’emploi des femmes

48 Augmenter les salaires et le taux de cotisation, supprimer les allégements de cotisations

49 Revenir à des durées de carrière réalisables et à un calcul satisfaisant de la pension

50 Augmenter le minimum de pension 

50 Supprimer la décote

51 Refonder les majorations pour enfants pour les rendre forfaitaires et unifiées

53 En conclusion, améliorer les ressources du système de retraite, c’est possible

55 Annexe 1. Retraites : répartition et capitalisation

56 Régime par annuités, par points ou en comptes notionnels 

58 La logique de contributivité s’oppose à la logique de solidarité

58 Écarts de pension entre les femmes et les hommes 

59 Comptes notionnels, pure contributivité

61 Annexe 2. Taux plein, décote, âge dit du taux plein

63 Annexe 3. Christiane Marty, « Les femmes, premières pénalisées de la nouvelle réforme des retraites », Travail, Genre et société, n°44, novembre 2020

Emmanuel Macron affiche une grande fermeté sur la nécessité de faire une réforme des retraites. Peu lui importe si la justification qu’il en donne aujourd’hui contredit celle de son précédent mandat. Il voulait alors une réforme (prétendument) au nom de l’équité, avec un régime par points. Il veut aujourd’hui ce qu’il refusait fermement, à savoir une réforme paramétrique : reculer l’âge de départ pour faire des économies.

Dans la première partie de cet ouvrage, on réfute la présentation d’un financement des retraites menacé, en montrant l’injustice et le coût humain d’un recul de l’âge de départ ou d’un allongement de la durée de cotisation. Refuser ce projet ne signifie pas pour autant se satisfaire de la dégradation continue des retraites sous l’effet des réformes passées : décrochage du niveau de vie des retraité·es, fortes inégalités entre catégories sociales, et entre femmes et hommes : c’est l’objet de la deuxième partie. Enfin, la dernière partie aborde les pistes possibles pour améliorer le système, et souligne l’importance de réfléchir à la question des retraites en lien avec l’emploi, les conditions de travail et plus globalement le projet de société.

Christiane Marty est ingénieure, membre du Conseil scientifique d’Attac et de la ­Fondation Copernic. Elle a notamment co-écrit

Retraites, l’alternative cachée, Syllepse, 2013.

2,84 €
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À l’heure où l’économie mondiale est traversée par une succession de crises d’ampleur et d’intensité sans précédent, les produits de proximité suscitent un intérêt grandissant. Pour faire face aux risques induits par la mondialisation des échanges et la spécialisation géographique du travail, la relocalisation des activités de production est aujourd’hui plébiscitée. Dans l’agroalimentaire, la pandémie a donné un nouveau souffle aux « circuits courts » qui cherchent à réduire la distance marchande entre agriculteurs et consommateurs. Ce livre restitue le processus d’institutionnalisation de ces marchés ainsi que les multiples investissements dont ils font l’objet. 

L’enquête pointe un phénomène paradoxal : l’intervention d’un certain nombre d’intermédiaires comme condition de félicité de marchés qui valorisent un rapprochement entre les agriculteurs et les consommateurs. Elle montre à quel point le succès des « circuits courts » s’explique par l’intervention de militants, chercheurs, et agents du ministère de l’Agriculture qui, souvent malgré eux, participent dans le même temps à leur réappropriation par les acteurs centraux du secteur agricole. 

Sommaire

Introduction. Saisir l’incertitude et ses effets

Chapitre 1. De la contestation du Gatt aux Amap. La métamorphose de la cause de l’Alliance entre agriculteurs et consommateurs

Chapitre 2. Le succès des « circuits courts ». Co-production et circulation d’une catégorie d’organisation marchande

Chapitre 3. L’institutionnalisation du flou. Des circuits courts aux circuits de proximité

Chapitre 4. La proximité réinvestie par les intermédiaires

Chapitre 5. La structure de l’offre en « circuits courts »

Chapitre 6. La dynamique conservatrice de l’espace des producteurs

Liste des matériaux

À l’heure où l’économie mondiale est traversée par une succession de crises d’ampleur et d’intensité sans précédent, les produits de proximité suscitent un intérêt grandissant. Pour faire face aux risques induits par la mondialisation des échanges et la spécialisation géographique du travail, la relocalisation des activités de production est aujourd’hui plébiscitée. Dans l’agroalimentaire, la pandémie a donné un nouveau souffle aux « circuits courts » qui cherchent à réduire la distance marchande entre agriculteurs et consommateurs. Ce livre restitue le processus d’institutionnalisation de ces marchés ainsi que les multiples investissements dont ils font l’objet. 

L’enquête sur laquelle se base cet ouvrage pointe dans un subtil jeu d’échelles un phénomène paradoxal : l’intervention d’un certain nombre d’intermédiaires comme condition de félicité de marchés qui valorisent un rapprochement entre les agriculteurs et les consommateurs. Elle montre à quel point le succès des « circuits courts » s’explique par l’intervention de militants, chercheurs, et agents du ministère de l’Agriculture qui, souvent malgré eux, participent dans le même temps à leur réappropriation par les acteurs centraux du secteur agricole. 

Jean-Baptiste Paranthoën est post-doctorant à l’Université de Reims Champagne-Ardennes. Membre du Centre d’Études et de Recherches sur les Emplois et les Professionnalisations et associé au Centre d’Économie et de Sociologie Appliquées à l’Agriculture et aux Espaces Ruraux, ses travaux portent sur les modèles de développement économique alternatifs. 

15,17 €
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Des études du commerce des aviations de chasse, les expéditions d’observation des passages de la planète Vénus au 18e siècle, ou la formation du jeune Bourdieu. Un dossier, coordonné par Jérôme Lamy et Sébastien Plutniak, fait le point sur les relations entre la science et l’anarchie. La rédaction poursuit également son travail d’exploration des archives en dépoussiérant un texte du philosophe belge Léo Apostel, particulièrement dense et publié en 1977. Un autre texte important de Jacques Bouveresse paru en 1985 interroge les fondements de l’intelligence artificielle. Un entretien avec l’historien Christophe Charle, au titre volontiers provocateur (« Les débats épistémologiques en histoire, c’est toujours un peu du théâtre »), met en lumière les séquences et progrès d’une longue et fructueuse carrière. Des notes critiques complètent le sommaire, qu’introduit un éditorial invité d’Arnaud Fossier sur les conditions de production de la vérité en histoire. 

Cette œuvre est protégée par le droit d'auteur et strictement réservée à l'usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, est interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle. L'éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte au droit de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales.

© Éditions du Croquant

20 route d'Héricy 77870 Vulaines-sur-Seine

15,17 €
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Ce livre est en souscription jusqu'au 6 octobre, date de la sortie en librairie, au prix réduit de 7 €

Comment faire basculer la France dans le socialisme ? S’ agit-il de passer par la voie des urnes ou celle des luttes ? Faire le choix des réformes ou de la révolution ? Quel chemin emprunter pour arriver à ce fameux « débouché politique » qui se cherche sans cesse ? Quelle organisation, quel parti, quelles alliances sont nécessaires pour cela ?

Ces questions ne sont pas neuves pour toutes celles et tous ceux qui ont l’émancipation et l’égalité au cœur, qu’anime la volonté de rompre avec un capitalisme mortifère, de changer le monde et la vie. Elles se sont posées crûment en 1974, année de présidentielle et de recomposition de la gauche partisane, taraudant les organisations politiques et syndicales comme leurs militant·es. Elles conservent encore aujourd’hui leur pertinence et méritent d’être remises sur le métier, encore et encore.

En 1974, Charles Piaget, syndicaliste CFDT de Lip et militant PSU de Besançon, est une voix qui compte. Il propose dans les textes de ce recueil des pistes pour tenter d’y répondre. 

6,64 €
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Liberté, tel est son nom est une autofiction où les réminiscences d’histoires plurielles ancrées dans l’Histoire conflictuelle franco-algérienne font écho aux interrogations actuelles.

Née au cœur de la guerre d’Algérie, d’un père indépendantiste, H. débarque en France en 1962 dans les bras d’un beau-père harki. Sa mémoire se forge à partir d’images floues d’un père idéalisé, et de la souffrance d’une mère ballottée d’un mari à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une violence à l’autre. Plus tard, H. refusera d’être un alibi pour sa mère, fondue dans ses convictions religieuses. S’engage alors une inévitable lutte entre mère et fille car H. veut vivre libre de ses choix. Puis arrive le jour des incertitudes lorsque la propre fille de H. devient femme. Devra-t-elle se réconcilier avec son passé pour éviter de consommer la rupture avec elle ?

Cet ouvrage dans lequel la narratrice, H., fait le « je » à la troisième personne pour revenir sur des paradoxes identitaires jamais résolus, soulève aussi des questions souvent tues, liées à la guerre d’Algérie et au drame des harkis.

Houria Delourme-Bentayeb est née en 1958, en pleine guerre d’Algérie. Arrivée en France en 1962, elle vivra de quatre à neuf ans dans les camps de harkis avant de déménager dans une petite ville du Lot-et-Garonne. Elle entre à l’école normale d’institutrices de Chartres puis décroche une maîtrise de lettres modernes à la Sorbonne. Conseillère pédagogique et formatrice, elle enseigne en France, à Chicago et au Caire.

Liberté, tel est son nom est une autofiction où les réminiscences d’histoires plurielles ancrées dans l’Histoire conflictuelle franco-algérienne font écho aux interrogations actuelles. Née au cœur de la guerre d’Algérie, d’un père indépendantiste, H. débarque en France en 1962 dans les bras d’un beau-père harki. Sa mémoire se forge à partir d’images floues d’un père idéalisé, et de la souffrance d’une mère ballottée d’un mari à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une violence à l’autre. Plus tard, H. refusera d’être un alibi pour sa mère, fondue dans ses convictions religieuses. S’engage alors une inévitable lutte entre mère et fille car H. veut vivre libre de ses choix. Puis arrive le jour des incertitudes lorsque la propre fille de H. devient femme. Devra-t-elle se réconcilier avec son passé pour éviter de consommer la rupture avec elle ? Cet ouvrage dans lequel la narratrice, H., fait le « je » à la troisième personne pour revenir sur des paradoxes identitaires jamais résolus, soulève aussi des questions souvent tues, liées à la guerre d’Algérie et au drame des harkis.

15,17 €
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Des rives de la Neva aux monts du Caucase, de l’URSS des années 60 à la Russie d’aujourd’hui, ce livre ne constitue pas seulement un récit de voyage et de découverte mais c’est aussi et même surtout le témoignage d’une anthropologue. Étudiante à Léningrad au milieu des années 1970, Frédérique Longuet Marx s’oriente vers l’ethnologie après son retour en France et commence dès 1983 des recherches au Daghestan, proche de la Tchétchénie. 

Une longue histoire oppose l’empire russe aux populations locales. La conquête tsariste achevée en 1864  cède la place à la soviétisation dans les années 1920. L’islam joue un rôle déterminant dans la résistance, tant à l’époque tsariste qu’à l’époque soviétique où le pouvoir central tente de façonner un citoyen identique, l’homo sovieticus, en mettant en place une politique d’assimilation culturelle et politique sur tout le territoire. Depuis la fin de l’URSS, l’islam apparaît comme un facteur d’identité de plus en plus marqué et revient au grand jour avec la construction massive de mosquées et, dans certaines régions, l’émergence du salafisme comme force d’opposition politique.

Frédérique Longuet Marx est anthropologue et mène ses recherches de terrain dans le Caucase musulman depuis les années 1980. Enseignante en sociologie et en anthropologie à l’Université de Caen, chargée d’un séminaire sur les musulmans du Caucase à l’INALCO  puis à l’EHESS, elle est chercheur-associée au CETOBAC (Centre d’Études Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques). Au moment des guerres de Tchétchénie, elle publie en 2003, Tchétchénie, la guerre jusqu’au dernier ? aux éditions Mille et Une nuits.

Des rives de la Neva aux monts du Caucase, de l’URSS des années 60 à la Russie d’aujourd’hui, ce livre ne constitue pas seulement un récit de voyage et de découverte mais c’est aussi et même surtout le témoignage d’une anthropologue. Étudiante à Léningrad au milieu des années 1970, Frédérique Longuet Marx s’oriente vers l’ethnologie après son retour en France et commence dès 1983 des recherches au Daghestan, proche de la Tchétchénie. Ce travail qu’elle poursuit jusqu’à aujourd’hui fait d’elle une des rares spécialistes occidentales à s’être rendue sur le terrain à l’époque soviétique. Ce récit nous propose de découvrir une région méconnue où cohabitent plus de trente peuples aux langues spécifiques.

Une longue histoire oppose l’empire russe aux populations locales. La conquête tsariste achevée en 1864  cède la place à la soviétisation dans les années 1920. L’islam joue un rôle déterminant dans la résistance, tant à l’époque tsariste qu’à l’époque soviétique où le pouvoir central tente de façonner un citoyen identique, l’homo sovieticus, en mettant en place une politique d’assimilation culturelle et politique sur tout le territoire. Le réseau de confréries soufies très actif dans la région permet le maintien d’une pratique clandestine de la religion pendant toute la période soviétique. Depuis la fin de l’URSS, l’islam apparaît comme un facteur d’identité de plus en plus marqué et revient au grand jour avec la construction massive de mosquées et, dans certaines régions, l’émergence du salafisme comme force d’opposition politique.

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Salariat est une revue  pluridisciplinaire  de  sciences sociales consacrée à l’étude du salariat entendu comme rapport social, comme classe sociale et comme ensemble institutionnel.

Introduction

Pourquoi la revue Salariat ? Nicolas Castel, Mathieu Grégoire, Jean-Pascal Higelé, Maud Simonet

Notes et analyses

Crise sanitaire et salariat, Jean-Pascal Higelé

La qualification comme droit politique, Bernard Friot

Une approche féministe du salaire, Maud Simonet

Les dessous de la loi européenne pour les travailleurs de plateforme, Anne Dufresne

Lectures et débats

Le travail désintégré. À propos de Robledo, Karel Yon

L’activation des chômeurs en Allemagne (Bettina Grimmer) traduction et commentaires d’Hadrien Clouet

L’emploi, une cause patronale, Mathieu Grégoire

Sur la « garantie d’emploi », Jean-Pascal Higelé

Arrêt sur image

Service civique et employabilité des jeunes, Florence Ihaddadene

Aux masques citoyennes !, Fanny Gallot, Giulia Mensitieri, Eve Meuret-Campfort et Maud Simonet

Brut

L’alliance internationale des livreurs à vélo, Anne Dufresne.

Sortie le 06 octobre 2022. Disponible en précommande.

11,37 €
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Faire ressurgir tout un pan de l’histoire du féminisme, tel est l’enjeu de ce livre publié par le Réseau Féministe « Ruptures » qui, à l’occasion des 40 ans de Mai 68, avait organisé trois tables rondes. À travers la diversité des parcours se dégage une idée clé : Mai 68 est la brèche, le creuset d’où naîtra le mouvement de libération des femmes. Très vite, en effet, ces jeunes femmes, actrices et témoins de cet « évènement », éprouvent un malaise : aucune évocation de l’oppression des femmes. Quelle place peuvent-elles trouver dans le langage dogmatique des gauchistes ? Aucune. Il est donc urgent de « se libérer des libérateurs ». Héritières rebelles de Mai 68, elles vont opérer une « révolution dans la révolution ». Les témoignages recueillis dessinent des itinéraires variés, mais au fond l’un des principes fondateurs du MLF, c’est le passage d’une révolte personnelle à la prise de conscience d’une oppression collective. Par la suite, le féminisme irriguera la société. Surgissent alors d’autres questions : quels rapports avec les syndicats, les partis politiques ? Quelle solidarité avec les femmes immigrées et exilées ? … 

Monique Dental et Marie-Josée Salmon partagent une trajectoire militante, un engagement fort au sein du mouvement féministe. Le Réseau Féministe « Ruptures », qu’elles animent depuis près de quarante ans, repose sur les valeurs du féminisme universaliste, de la laïcité et de la parité. Il a pour objectif de substituer à la société patriarcale une société fondée sur une égalité réelle entre les femmes et les hommes dans le domaine économique, social, politique et culturel.

8,53 €
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Assassiné le 1er décembre 1916 alors qu’une insurrection de grande ampleur avait soulevé la majeure partie des populations du Sahara et du Sahel contre l’occupant français, Charles de Foucauld a inspiré dès avant sa mort les fabricants de littérature hagiographique. Quelques procureurs leur ont fait face, et ni les uns ni les autres ne se sont beaucoup souciés des faits.

Cet homme dont l’œuvre linguistique est utilisée aujourd’hui encore par tous les spécialistes aura été une figure majeure des études berbères.

C’est à cet aspect de la vie de Foucauld que le présent ouvrage s’intéresse. Les auteurs entendent souligner que l’apport scientifique de l’homme n’est en rien caduc, au point qu’on doit déplorer qu’il soit à ce point ignoré, ou minimisé par toutes les biographies qui paraissent encore.

L’étude historique du « cas » Foucauld doit se poursuivre, et le présent ouvrage veut être une contribution à cette tâche. En historiens que nous essayons d’être, notre rôle n’est pas de déboulonner des statues, ni, du reste, d’en édifier. Et l’image parfois floue que nous avons essayé de recomposer n’est ni tout à fait noire, ni tout à fait blanche.

 

 

Table des matières

Contributeurs

Introduction

I. Le voyage au Maroc

Le voyage de Charles de Foucauld au Maroc (1883-1884) : une expérience fondatrice

Foucauld et Mardochée en reconnaissance au Maroc

Le désert vu par Charles de Foucauld Un dessinateur d’une grande finesse

II. Charles de Foucauld dans l'Ahaggar

Foucauld et la société des Touaregs Kel-Ahaggar

L’Assekrem et la station météorologique du Père de Foucauld

Le voyage de Foucauld et Ouksem en France (1913), par Paul Pandolfi

Charles de Foucauld et Paul Embarek, esclave, servant, serviteur  (1902-1916), par Jean-Louis Marçot

Foucauld vu par Meynier (1914), par  Paul Pandolfi

III. L'oeuvre scientifique

Charles de Foucauld linguiste ou le savant malgré lui, par Antoine Chatelard

Sur les Poésies touarègues de Charles de Foucauld, par Dominique Casajus

La présence des travaux de Charles de Foucauld dans la recherche actuelle, par Dominique Casajus

IV. Actualité de Foucauld

Charles de Foucauld (1858-1916) peut-il être un lieu de mémoire de la nation algérienne ?, par Emmanuel Alcaraz

Charles de Foucauld a-t-il été un pionnier du dialogue islamo-chrétien? par Dominique Casajus

Bibliographie 

Assassiné le 1er décembre 1916 alors qu’une insurrection de grande ampleur avait soulevé la majeure partie des populations du Sahara et du Sahel contre l’occupant français, Charles de Foucauld a inspiré dès avant sa mort les fabricants de littérature hagiographique. Quelques procureurs leur ont fait face, et ni les uns ni les autres ne se sont beaucoup souciés des faits.

L’ermite de Tamanrasset avait pourtant suscité quelques authentiques travaux d’historiens, qui depuis deux ou trois décennies ont répandu de lui une image plus humaine que l’icône assez plate accréditée jusque-là par les tâcherons de l’hagiographie, plus complexe que la caricature griffonnée par les procureurs. De portées et d’inspirations très diverses, tous ces travaux s’accordent au moins à reconnaître que, quels que soient par ailleurs ses titres à l’admiration et même à la ferveur, quelles que soient également les réserves qu’il puisse susciter aujourd’hui, cet homme dont l’œuvre linguistique est utilisée aujourd’hui encore par tous les spécialistes aura été une figure majeure des études berbères.

C’est à cet aspect de la vie de Foucauld que le présent ouvrage s’intéresse. les auteurs n’ignorent pas les ambiguïtés du personnage ni son adhésion à des idéaux aujourd’hui caducs. Mais ils entendent souligner que l’apport scientifique de l’homme n’est en rien caduc, au point qu’on doit déplorer qu’il soit à ce point ignoré, ou minimisé par toutes les biographies qui paraissent encore.

L’étude historique du « cas » Foucauld doit se poursuivre, et le présent ouvrage veut être une contribution à cette tâche. En historiens que nous essayons d’être, notre rôle n’est pas de déboulonner des statues, ni, du reste, d’en édifier. Et l’image parfois floue que nous avons essayé de recomposer n’est ni tout à fait noire, ni tout à fait blanche.

 

 

16,11 €
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En transformant le travail, le Covid-19 a profondément bouleversé le cours de nos existences. Ses effets ont toutefois grandement varié suivant les situations professionnelles. Ce livre en offre une illustration, en documentant une expérience méconnue de la crise sanitaire, celle des salarié·es ayant continué à travailler à l’extérieur quelles que soient les restrictions, ouvrières, ouvriers, employé·es dans leur majorité. 

Ces vécus populaires de la crise sanitaire font néanmoins tension. Ils se formulent collectivement et font naître des colères spécifiques. S’appuyant sur un travail d’enquête mené par entretiens auprès de salarié·es de la grande distribution et de la logistique, ce livre montre comment les identifications de classe sont réactualisées par la pandémie. Il invite à analyser autrement les discours de glorification des « salarié·es essentiel·les », en les pensant comme des moyens de rendre légitimes et acceptables les nouvelles sujétions subies... avec un succès toutefois contrasté.

Sommaire

Introduction

Chapitre 1. Peur et culpabilité. Une expérience de violence émotionnelle sur la durée

Chapitre 2. Une intensification brutale du travail professionnel,
domestique et parental

Chapitre 3. Moi, essentiel·le ?
Rapports au travail en temps de pandémie

Chapitre 4. Une « prime Covid » au goût amer

Chapitre 5. Collectifs de travail face à la pandémie

Chapitre 6. La pandémie peut-elle faire conflit ? Tensions et mobilisations dans les secteurs « essentiels »

Conclusion

En transformant le travail, le Covid-19 a profondément bouleversé le cours de nos existences. Ses effets ont toutefois grandement varié suivant les situations professionnelles. Ce livre en offre une illustration, en documentant une expérience méconnue de la crise sanitaire, celle des salarié·es ayant continué à travailler à l’extérieur quelles que soient les restrictions, ouvrières, ouvriers, employé·es dans leur majorité. Objets d’un discours public de valorisation de leurs métiers, celles et ceux qu’on appelle « salarié·es essentiel·les » ont vu leurs conditions de travail et de vie se dégrader. Intensification des activités productives et domestiques, violente surexposition au virus, sentiment d’invisibilité : ces travailleuses et travailleurs subalternes vivent une expérience de domination sociale accrue. 

Ces vécus populaires de la crise sanitaire font néanmoins tension. Ils se formulent collectivement et font naître des colères spécifiques. S’appuyant sur un travail d’enquête mené par entretiens auprès de salarié·es de la grande distribution et de la logistique, ce livre montre comment les identifications de classe sont réactualisées par la pandémie. Il invite à analyser autrement les discours de glorification des « salarié·es essentiel·les », en les pensant comme des moyens de rendre légitimes et acceptables les nouvelles sujétions subies... avec un succès toutefois contrasté.

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