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Des élèves qui accusent leurs professeurs de racisme, une classe où le groupe des « Français » et celui des « musulmans » se font face… ce genre de constat a conduit Aurélien Aramini et Chloé Santoro à mener une enquête au lycée professionnel Hippolyte Carnot, situé au sein d’une grande cité scolaire comme il en existe beaucoup d’autres dans la France des sous-préfectures, marquée à la fois par la désindustrialisation, la disparition des services publics et l’héritage des vagues migratoires successives du XXe siècle.  

De nombreux entretiens avec les élèves, les enseignants et les personnels de direction ont permis aux auteurs de mieux comprendre la double fracture d’une classe de seconde professionnelle : d’une part, des accusations de racisme visant plus ou moins directement certains professeurs et, d’autre part, le clivage spontané de la classe en deux groupes d’élèves, qui appartiennent à peu près à la même classe sociale, à la même classe d’âge et au même territoire, mais qui, selon leurs propres termes, ne sont « pas dans le même délire » et ne semblent plus vivre dans le même monde. 

Livre disponible début juillet sur ce site, en librairie à la rentrée


Aurélien Aramini est agrégé et docteur en philosophie, il enseigne en classes préparatoires aux Grandes Écoles de commerce. De 2020 à 2023, il a été chargé de mission académique dans le cadre d’un partenariat avec la Plateforme internationale sur le Racisme et l’Antisémitisme (PIRA). Il est notamment l’auteur de l’ouvrage Du racisme et des jeunes. Témoignages de profs, paroles d’élèves, publié en 2022 aux Éditions de l’Aube.  

Chloé Santoro est doctorante en philosophie politique au laboratoire Logiques de l’Agir. Ses recherches visent à confronter les découvertes récentes de l’historiographie de l’Athènes classique aux aspirations et expérimentations contemporaines de démocratie délibérative. Parallèlement à son enquête de terrain en lycée professionnel, elle a mené dans le cadre de sa thèse une observation de la Convention citoyenne sur la fin de vie (CESE, 2022-2023).

15,17 €
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Contre les attentes de Kremlin, l’Ukraine continue à présent à résister efficacement aux forces d’occupation. Si le rôle de la mobilisation populaire, à travers les innombrables initiatives bénévoles qui ont parsemé le pays, a souvent été souligné, nous ne disposons encore que de peu de travaux sur son organisation concrète. En s’appuyant sur une enquête, ce livre s’intéresse à la manière spécifique dont les hommes et les femmes des classes populaires, souvent russophones et anti-Maïdan, s’engagent dans le mouvement de solidarité avec l’armée et les populations civiles touchées par la guerre. Comment s’organisent-ils face à l’agression russe, quelles sont leurs motivations, leurs préoccupations, leurs activités et leurs modes de fonctionnement ? Quel est le degré d’autonomie de leurs initiatives et quels rapports entretiennent-elles avec l’État et les pouvoirs locaux, les partis politiques, les syndicats, les ONGI et les organisations des classes moyennes et supérieures ?

12,32 €
12,32 €

Au cours des dernières décennies, les multiples réformes des services publics ont transformé le travail des agents de la fonction publique. Présentés sous la forme d’entretiens, une succession de portraits sociologiques de fonctionnaires titulaires ou non, permettent d’éclairer les transformations saillantes du travail dans la fonction publique d’aujourd’hui : dégradation des conditions de travail et d’emploi, dilution des identités professionnelles, altération du « sens » du métier, perte d’autonomie et confrontation à des logiques hétéronomes, etc. Ces portraits permettent d’expliquer en quoi consiste le « nouvel esprit du service public » que véhiculent ces réformes et que les agents sont sommés, plus ou moins directement, de mettre en œuvre. Qu’ils adhèrent, qu’ils résistent ou qu’ils « fassent avec », ces logiques qui transforment les fonctionnaires en prestataires et les usagers en clients, font que le sens même du service public et des métiers correspondants est bouleversé.

Romain Pudal, directeur de Recherche au CNRS, Cerlis, travaille sur les services publics à partir notamment d’une enquête au long cours sur les pompiers. Ses autres thèmes de recherche — classes populaires, politisations… — entrent en résonance avec cette thématique, centrale dans nos sociétés. Il a notamment publié Retour de flammes, La découverte, 2016 et Comby, Jean-Baptiste, et al. « À propos de quelques pudeurs de sociologues face à la loi ORE », Savoir/Agir, 2018.

Jérémy Sinigaglia est maître de conférences en science politique à l’université de Strasbourg, laboratoire SAGE. Ses travaux, portant sur des terrains variés, interrogent la manière dont les politiques transforment les métiers et les conduites des agents. Il a notamment publié « La faillibilité comme mode de gouvernement des universités » (ARSS, 2018), Artistes plasticiens. De l’école au marché (avec Frédérique Patureau, Presses de Science Po, 2020) et « Les conditions de l’orthodoxie. Les cadres intermédiaires de la fonction publique en relais du new public management dans les politiques éducatives » (avec Marie-Pierre Chopin, Savoir/Agir, 2022).

15,17 €
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Ce livre raconte le parcours choisi, parfois imposé par les circonstances, d’un membre du Parti Communiste Français dont l’ adhésion remonte à 1964. En 1955, Gérard Le Puill quittait l’école à 14 ans pour travailler avec ses parents sur une ferme de 36 hectares en location. En 1963-64, au retour du service militaire, il se lançait dans le concours d’ abonnements organisé par l’hebdomadaire agricole La Terre. En décembre 1965, pour des raisons sociales et sentimentales, il quittait la ferme pour l’usine de pneus de la marque Kléber sise à Colombes dans les Hauts-de-Seine. En janvier 1966, il adhérait à la CGT et effectuait sa formation de militant communiste dans l’une des trois cellules que comptait cette usine de 3 200 salariés.

S’ensuivront près de dix-huit années d’ activité militante sur ce site industriel, dont la vente matinale de L’Humanité. S’y ajoutait, en politique, une pratique rédactionnelle régulière dans Le Pneu, le petit journal  de 4 pages publié chaque mois par les communistes de l’usine. Gérard Le Puill est devenu journaliste. De son engagement, l’ auteur du présent ouvrage tire la conclusion que l’on peut grandir sa vie durant dans son parcours de militant. 

Gérard Le Puill est né le 6 juin 1941 à Locarn, une commune rurale des Côtes-d’ Armor. Titulaire de la carte de presse depuis 1984, il fut le lauréat du prix Artémis en 1997 et du Grand prix du journalisme agricole en 1998. Retraité depuis juillet 2001, il collabore toujours au groupe de presse Humanité, essentiellement sur le site internet. Entre 2008 et 2024, il a publié 9 ouvrages. Tous accordent une place importante à l’indispensable freinage du réchauffement climatique en cours.

8,53 €
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Ce livre reprend les textes politiques que l’auteur a pu diffuser depuis une trentaine d’années, alors que vient de se développer une mobilisation collective de grande ampleur contre la prolongation à 64 ans de l’âge légal de départ en retraite. 

De fait dans l’augmentation de la durée de la vie professionnelle se formule crûment la volonté des classes possédant le capital de maintenir leurs profits. La diminution du nombre d’enfants et, plus encore, la prolongation de la durée des périodes de formation de la jeunesse diminuent automatiquement la masse des travailleurs disponibles donc la possibilité du profit. L’appel à une population immigrée, comme l’auraient souhaité des politiques néolibérales favorables à la libre circulation des salariés, aurait pu être une solution, si elle n’avait été écartée par des politiques néoconservatrices. Restait alors, pour au moins maintenir le volume de la population, à prolonger la durée de la vie professionnelle, ce que vise le projet de loi sur les retraites au bénéfice des classes dominantes.

Cette dimension des rapports conflictuels entre les classes sociales structure l’ensemble de cet ouvrage.

18,96 €
18,96 €

Chaque jour voit régresser les solidarités sociales institutionnalisées dans les pays anciennement industrialisés. Longtemps contenu par de fortes résistances, le reflux atteint en France son achèvement à travers les mesures « courageuses », selon les médias, c’est-à-dire prises contre l’opinion, des présidences Hollande et Macron. Ce mouvement peut sembler noyé dans le désordre de la crise sanitaire de 2020, mais c’est une illusion, il est ancien et maîtrisé : ainsi le « plan Juppé » de 1995 réussit-il à faire voter le budget de la Sécurité sociale par l’Assemblée, ce qui revient à le soumettre aux équilibres financiers du moment et aux aléas du jeu politique (1996 : Loi de Financement de la Sécurité Sociale, 1997 : loi instaurant l’ONDAM - Objectif National de Dépenses de l’Assurance Maladie). L’essentiel, l’ordre des priorités collectives, est ainsi touché.

Ce livre invite à revenir sur les circonstances qui ont fait naître, vivre et changer ce qui restera, pour une partie de l’humanité, une époque de solidarités et de sécurité.

Patrick Mortal est un historien spécialisé dans l’étude du travail, des politiques sociales et des mouvements syndicaux. Il anime l’Institut d’Histoire sociale des Travailleurs de l’État-CGT. 

11,37 €
11,37 €

Les migrations africaines sont le plus souvent perçues au travers d’un prisme européen, et construites comme un inéluctable mouvement de population du Sud vers le Nord – quand elles ne sont pas simplement présentées comme une « invasion ». Les contributions réunies dans cet ouvrage entendent battre en brèche ce qui n’est, au mieux, qu’une simplification, une marque d’ignorance ou, au pire, un discours politique situé dans le sillage de la méfiance, voire de la haine.

Ce travail collectif n’entend pas faire l’impasse sur les tensions entre marginalisation et intégration des Africain·es au cours de leurs mobilités au sein de leur continent, parfois aussi parsemées de violences multidimensionnelles exercées ou subies. Néanmoins, cette construction de l’Afrique par les Africain·es lient des espaces différenciés via le travail, la technologie, l’habitat, les luttes, l’éducation, les solidarités pour créer tant des lieux que des réseaux qui maillent du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest un continent d’une complexité régulièrement négligée, si ce n’est escamotée.

15,17 €
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Il y a quelques dizaines d’années, comme le rappelle l’un des articles de ce numéro des Débats de l’ITS, des organismes internationaux classaient le système français de santé au premier rang mondial. 

Nous n’en sommes plus là. Et pire, une crise très profonde, parfois décourageante, traverse toute la chaîne du soin, de la prévention aux Ehpad, en passant par la médecine de proximité et les hôpitaux publics. Cette publication se propose d’en analyser une bonne partie des causes avec bien sûr des propositions pour sortir de cette situation.

Nous avons bien conscience de ne pas avoir traité de tous les sujets relatifs à la santé. Nous aurions voulu, par exemple, approfondir la place des industries pharmaceutiques et leur rôle dans les pays du Nord et du Sud. Nous le ferons en une autre occasion.

9,48 €
9,48 €

Dans un monde à la recherche d’alternatives aux impasses et prédations libérales, l’Économie sociale et solidaire (ESS), à travers ses formes coopératives, mutualistes et associatives, est riche de deux siècles d’innovations sociales et d’engagements citoyens. 

Il s’agit dans cet ouvrage de montrer comment ces diverses formes ont façonné notre monde et portent aujourd’hui les initiatives transformatrices des nouveaux mouvements sociaux. Démocratie dans l’entreprise, défense des droits, émancipation des femmes, batailles pour le logement, pour l’environnement, maîtrise des nouvelles technologies… tous ces combats s’appuient sur des initiatives d’Économie sociale et solidaire. 

Du philosophe et économiste du XIXe siècle Henri de Saint-Simon aux combattantes kurdes du Rojava en Syrie, des premières associations aux nouvelles interventions coopératives, l’ESS n’est pas une proposition subsidiaire, une économie de la réparation, mais, se fondant sur l’éducation populaire, un ensemble de dynamiques démocratiques d’émancipation.

Jean-Philippe Milesy est militant de l’Économie sociale et solidaire depuis plus de 40 ans. Il a été notamment secrétaire général du Collège coopératif (Paris), conseiller à la Délégation interministérielle à l’Économie sociale, co-fondateur du mensuel Le Monde Initiatives. Auteur de ESS et mouvement syndical (éd. Alternatives économiques ») et d’un Petit précis d’histoire sociale de l’Économie sociale, collaborateur de nombreuses publications sur les sujets de l’ESS, il est aujourd’hui secrétaire général de l’Institut Polanyi (France).

15,17 €
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Ce livre réunit pour la première fois les discours les plus marquants prononcés dans l’enceinte de l’ONU. Fruit d’un minutieux travail de recherche dans les archives numériques de l’organisation internationale, il constitue la première anthologie historique des prises de paroles les plus significatives, prononcées par des hommes et des femmes remarquables, issus du monde entier, dans cette enceinte internationale créée en 1945. L’ONU a pour qualité de permettre à des leaders politiques, économiques, culturels et environnementaux de se rencontrer, à son siège à New York, ou lors de ses congrès ou forums dans le monde entier, afin de dialoguer, dans l’esprit du multilatéralisme et de la négociation collective.

Ces près de 50 discours retracent toute l’histoire des relations internationales depuis 1945, et illustrent la diversité des acteurs et des grandes personnalités qui ont marqué l’histoire du XXe et du XXIe siècle. Leurs paroles, souvent éloquentes, reflètent de manière humaine, incarnée, les grands enjeux et les grandes luttes politiques internationales de l’histoire mondiale et globale. 

Chloé Maurel, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, est agrégée et docteure en histoire contemporaine. Sa thèse, réalisée et soutenue à l’université Paris 1-Panthéon Sorbonne, portait sur l’histoire de l’Unesco. Après Histoire de l’Unesco (L’Harmattan, 2010), et Histoire des idées des Nations unies. L’ONU en 20 notions (L’Harmattan, 2015), elle a publié aux éditions du Croquant Une brève histoire de l’ONU au fil de ses dirigeants (2017), et Les Grands discours à l’Unesco (2021). Ses recherches portent sur l’histoire de l’ONU et de ses agences, de la gouvernance mondiale et des relations internationales contemporaines, de l’histoire mondiale et globale, et des peuples du Sud. 

15,17 €
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Cet ouvrage réunit diverses études publiées soit dans la presse soit dans des ouvrages académiques au cours de ces deux dernières décennies. Le fait religieux y est articulé au contexte politique ambiant, tant local, national qu’international.

Plusieurs axes de réflexions concourent à cette compilation : côté cour, les croyances populaires et leur lecture dans le contexte de la polarisation culturelle sur fond de contestations politiques ou de remise en cause des légitimités « révolutionnaires » ; côté jardin, internationalisation des oppositions sur fond de schismes irréconciliables, le tout articulé à des allégeances Nord-Sud dans lesquelles le fait religieux est instrumentalisé à l’échelle de la géopolitique mondiale .

Ainsi les vieilles partitions entre religions monothéistes, comme à l’intérieur de chacune d’elles, notamment dans le camp de l’Islam, trouvent leur traduction à des niveaux d’échelles diverses et hiérarchisées. Diversité des contextes, diversité des lieux,et diversité des champs disciplinaires convoqués constituent la trame fondamentale de cet ouvrage.

Né à Tlemcen en 1940, Nadir Marouf fut administrateur civil au Plan (Alger 1963-66). Il a occupé les fonctions de professeur à l’Université d’Oran (1968-89), directeur de l’URASC (actuellement CRASC) de 1983 à 1989, chercheur associé à Harvard University (1989), professeur titulaire à l’université de Picardie (1991-2009), directeur du CEFRESS (1994-2007). Professeur émérite des universités (2009), il est actuellement professeur contractuel à l’université de Tlemcen.

15,17 €
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Alors que les envahisseurs français avaient réussi, en 1843, à écraser la résistance tribale dans le Dahra et l’Ouarsenis grâce à des tactiques brutales de brûlis, le régime colonial continuait à craindre que les paysans des montagnes ne se soulèvent dans une insurrection sanglante, une crainte qui s’est finalement concrétisée lors de la guerre d’indépendance de 1954. La géographie de la région du Chelif, avec la relation étroite entre la plaine et la montagne, un « pays de bandits » naturel, offrait des conditions idéales pour la guerre irrégulière et a été choisie par le Parti communiste algérien (PCA) et le Front de libération nationale (FLN) comme redoute pour leurs forces de guérilla. Les contre-insurgés français, ainsi que les historiens, suivant la formulation maoïste classique du partisan comme un poisson dans l’eau, ont perçu les guérilleros comme étant soutenus par la paysannerie qui fournissait une réserve inépuisable de combattants.


Neil MacMaster est historien. Docteur à l’université de Cambridge depuis 1972, il enseigne, au début de sa carrière, l’histoire européenne. Dès les années 1980, il s’est intéressé à l’Algérie contemporaine et est devenu un spécialiste reconnu de la période coloniale, de la Guerre de Libération, l’émigration et le racisme en France. Il est aujourd’hui maître de conférences honoraire à l’École d’études politiques, sociales et internationales de l’université d’East Anglia (Norwich).

Traduit de l’anglais par Houria Delourme-Bentayeb.

23,70 €
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