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La culture n’est pas une catégorie comme une autre de l’action publique. C’est une des conditions de la vie politique, celle qui donne le sens du rassemblement nécessaire pour changer la vie, pour donner un nouveau souffle à l’imaginaire, à la création artistique et à l’éducation populaire, à la démocratie.

Dimension transversale des rapports sociaux, contre toutes les dominations et les inégalités, pour l’écologie, le féminisme, l’antiracisme et toutes les libertés, elle appelle la mobilisation de toutes et tous pour construire une alternative aux eaux glacées du calcul égoïste et de la haine de l’autre. Marx, Gramsci ou Pasolini ont montré le caractère essentiel de cet enjeu : il n’y a pas d’émancipation politique sans émancipation culturelle.

Les 28 et 29 septembre 2018 une Convention pour l’art, la culture et l’éducation populaire s’est tenue à l’initiative du Parti communiste français, avec l’ambition d’ouvrir un chantier majeur : remettre la culture au coeur des combats émancipateurs. Ce livre reprend les principaux documents de ce colloque, présentés par Alain Hayot

6,64 €
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Ce deuxième volet du dossier sur les classes sociales aborde quelques-uns des enjeux conceptuels et politiques d’une approche en terme de « classes ».

Postulant qu’en délaissant cette approche la sociologie s’est privée d’un ensemble de questionnements, de notions et de résultats forgés par une longue tradition de recherche, il propose une série de contributions démontrant, à partir de points de vue variés, la fécondité des outils conceptuels « classistes » pour saisir et analyser les dynamiques sociales du présent.

Il soulève enfin quelques questions plus immédiatement politiques, en interrogeant la capacité de mobilisation (partisane et syndicale) des « classes populaires », et en reposant, contre les fausses évidences de la stratégie « populiste », la (vieille) question des « alliances de classes ».

 

Table des matières

Éditorial : Pour un changement de paradigme, Frédéric Lebaron

 

Dossier

Les classes sociales en question (II), Antony Burlaud et Gérard Mauger

Penser les classes avec Erik Olin Wright, Ugo Palheta

« Élite(s) » et « classe(s) dirigeante(s) ». Les sœurs ennemies de la sociologie, François-Xavier Dudouet

Compromis de classe et réformisme des dominants. Une approche néoréaliste, Stefano Palombarini

Le capitalisme managérial. Les voies de l’hybridité, Gérard Duménil et Dominique Lévy

Préférences électorales et normes d’emploi. Comment votent les catégories populaires ?, Antoine de Cabanes et Yann Le Lann

Les classes populaires au travail : Quelle représentation ?, Sophie Béroud

 

Grand entretien avec Francine Muel-Dreyfus

Accéder à l’inconscient social, Annie Collovald

 

Alterindicateurs

La pauvreté subjective comme mesure de l’insécurité sociale. Une comparaison des différents indicateurs de pauvreté, Nicolas Duvoux et Adrien Papuchon

 

Chroniques du monde

Coup d’œil sur l’éducation au Brésil de Bolsonaro. « Pas de financements pour la philosophie et la sociologie : il faut respecter l’argent du contribuable », Marie France Garcia Parpet

 

Idées

Une thérapie sociologique ? « Devenir quelque chose comme un sujet » , Gérard Mauger

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Marx et ses héritiers avaient fixé les traits distinctifs d’une approche « classiste » de la société : effort pour appréhender la société de manière globale, rôle primordial accordé aux critères économiques, conception hiérarchique, relationnelle et antagonique des classes.

Assimilée et retravaillée, cette approche a nourri la sociologie, en dehors même de la tradition marxiste, et fortement imprégné les discours sur le monde social jusque dans les années 1970. Si, pour de multiples raisons, le concept de classe sociale a ensuite perdu sa centralité, les approches en termes de classes semblent aujourd’hui retrouver droit de cité.

C’est à ce « retour des classes sociales » dans le discours sociologique que ce numéro aimerait contribuer en proposant un ensemble de contributions mobilisant ou discutant l’outil « classe » et l’approche « classiste ».

Ce premier volet du dossier présente quelques éléments de cartographie macro-sociale – à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde – en s’efforçant de saisir à chaque fois les dynamiques de cohésion et de fragmentation qui travaillent les classes.

La deuxième partie du dossier s’attachera à quelques-uns des « outils conceptuels » propres aux traditions sociologiques « classistes » et évoquera certains enjeux politiques liés à la question des classes

 

Table des matères

 

Éditorial Capitalisme français : le début de la fin ?, Frédéric Lebaron

Dossier. Présentation : Les classes sociales en question (I), Antony Burlaud et Gérard Mauger

Classes moyennes. L’ambivalence d’une progression sociale, Thomas Amossé

Ouvriers et employés aujourd’hui. Une photo de classe, Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy

Une cartographie statistique de la France contemporaine. Quelques grands principes de différenciation sociale, Rémi Sinthon

Des frontières de classes transnationales ?, Cédric Hugrée, Étienne Penissat, Alexis Spire

Ce que la financiarisation fait aux classes sociales, Benjamin Lemoine, Quentin Ravelli

 

Grand Entretien avec Michelle Perrot : « Rendre visibles des corps, faire entendre des voix ». Propos recueillis par Antony Burlaud et Annie Collovald

 

Paroles. Être dominée et fabriquer des élites. Une secrétaire des Grandes Écoles au travail, Annabelle Allouch

 

Actualité. Ma thèse en 180 secondes. La visibilité comme instrument d’oppression symbolique, Vincent Mariscal

 

Rhétorique réactionnaire. L’État face aux « Gilets jaunes ». Violence physique et violence symbolique, Gérard Mauger

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Démos de Steve Jobs pour le lancement de produits Apple, démonstrations de force lors de grandes manifestations, ou encore preuves de l’existence d’armes de destruction massive en Irak à l’ONU : les démonstrations publiques sont omniprésentes dans la vie sociale et leurs enjeux tant politiques qu’économiques sont considérables. 

Démos de Steve Jobs pour le lancement de produits Apple, démonstrations de force lors de grandes manifestations, ou encore preuves de l’existence d’armes de destruction massive en Irak à l’ONU : les démonstrations publiques sont omniprésentes dans la vie sociale et leurs enjeux tant politiques qu’économiques sont considérables. Pourtant, ces phénomènes sont souvent appréhendés comme des événements isolés, voire anecdotiques, et dès lors peu dignes d’un examen systématique. Dans un renversement de perspective, cet ouvrage analyse minutieusement les processus au cours desquels les démonstrations sont conçues et déployées en public, ainsi que les multiples tours de main de leurs auteurs. L’étude s’appuie sur un grand nombre de résultats d’enquêtes réalisées dans divers espaces (e.g. foires, salons informatiques, entreprises, rues), que ce soit sur la période contemporaine ou à travers l’histoire. Claude Rosental montre en quoi les démonstrations publiques constituent non seulement des outils de preuve, de conviction et de promotion, mais aussi des formes fondamentales d’interaction et d’échange. Au-delà des modes de divertissement qu’elles représentent parfois, les démonstrations apparaissent comme des moments intenses qui engagent très largement les alliances, les biens matériels et symboliques, et plus généralement l’avenir des individus et des collectifs. L’ouvrage met ainsi en lumière de quelles manières nous vivons aujourd’hui, comme par le passé, dans une société de démonstration.


Claude Rosental est sociologue, directeur de recherche au CNRS et membre du Centre d’Étude des Mouvements Sociaux (CNRS-EHESS) à Paris. Il est notamment l’auteur de La trame de l’évidence (PUF), Les capitalistes de la science (CNRS Éditions) et La cognition au prisme des sciences sociales (dir. avec B. Lahire, EAC).

15,17 €
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Le procès des sciences humaines et sociales (SHS) semble avoir été rouvert à l’occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé la « culture de l’excuse » qui serait implicite aux tentatives d’explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines.

sociales peuvent, à l’image des savoirs psychiatriques, constituer des « circonstances atténuantes » dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la « culture de l’excuse » dans l’histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre « l’incompréhensible » ?  Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d’exemples passés et contemporains – la collaboration de scientifiques sous l’occupation nazie, les violences physiques collectives, la radicalisation ou la folie.

8,53 €
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Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise portant sur la « conciliation » de l’activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la « discrimination syndicale » ?

Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ?
Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d’accords de droit syndical et de « gestion des parcours syndicaux » est aussi une réponse à la croissance des contentieux, menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes.
Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité, surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.

Vincent-Arnaud Chappe est sociologue, chargé de recherche au CNRS, membre du Centre de sociologie de l’innovation (CSI-I3).
Jean-Michel Denis est professeur de sociologie à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS).
Cécile Guillaume est sociologue, reader à l’université de Roehampton en Grande-Bretagne.
Sophie Pochic est sociologue, directrice de recherche au CNRS (Centre Maurice Halbwachs).

Table des matières

Les auteur·e·s

Introduction

Les trois temps de la législation

Les accords de droit syndical une légalité propre à chaque entreprise

Des monographies révélatrices d’une standardisation des dispositifs

Des stratégies syndicales de mobilisation du droit

Chapitre 1. L’invention du « droit à la carrière » pour les syndicalistes ?

De « l’affaire Peugeot » à la signature du premier accord

Des relations professionnelles reconfigurées par le droit syndical

Vers la reconnaissance d’un « droit à la carrière » ?

Conclusion

Chapitre 2. Quand un échec devant le tribunal construit de nouvelles protections

Des ouvriers d’État isolés dans une entreprise privatisée

Un long travail d’objectivation de la discrimination

Une stratégie judiciaire minutieuse, mais risquée

Une victoire symbolique, mais limitée

Conclusion

Chapitre 3. La promotion, enjeu de la reconnaissance des « compétences syndicales »

GrDF, un bastion syndical héritier d’une entreprise à statut

Cadrage juridique internalisé contre anti-syndicalisme patronal

Vers une gestion individualisée des parcours syndicaux

Valoriser des « compétences » syndicales désaccords sur un accord

Conclusion

Chapitre 4. Quand reconnaissance rime avec répression

La Poste, une entreprise coincée entre deux modèles (public/privé)

Négocier pour redéfinir le dialogue social et combler un vide juridique

Compétences « utiles » et criminalisation en contexte de restructurations

Conclusion

Chapitre 5. Une protection des syndicalistes à deux vitesses

La SNCF, une entreprise fortement structurée par un droit interne

Une protection très différenciée selon l’investissement syndical

Recours judiciaire ou acceptation des possibilités d’action ambiguës

Pas de demande de VAES dans un contexte protecteur ?

Conclusion

Chapitre 6. Quand expérience des discriminations ne rime pas avec mobilisation du droit

Disneyland, une entreprise américaine à l’épreuve du fait syndical français

Deux types de dispositifs de prévention des discriminations

Une mise en œuvre approximative des dispositions formelles

Les multiples raisons du faible recours au contentieux

Conclusion

Conclusion générale

Les syndicats comme intermédiaires du droit

Une légitimation syndicale sélective et individuelle

La valorisation de l’expérience syndicale en débats

Annexes

15,17 €
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Armes et bagages propose une perspective compréhensive sur les phénomènes dits terroristes. L’ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les mouvements révolutionnaires et antisystème contemporains, en France, en Italie, en Allemagne et au Pays basque.

Les organisations clandestines étudiées dans ces quatre pays déploient une critique du système en place, une interprétation de la violence de ce dernier et de la façon dont elle est vécue. Or cette critique porte des représentations convoquées dans l’action illégale voire violente d’autres groupes.
L’étude des représentations et des répertoires de légitimation, émanant des acteurs rencontrés lors d’une enquête sociologique de terrain, autorise une lecture critique de la thèse faisant de la violence politique le fruit de la frustration relative. Elle renouvelle ainsi les conclusions des travaux journalistiques ou s’appuyant sur des sources judiciaires. L’élargissement des répertoires de l’action collective à la violence politique ne signifie ni la suspension du questionnement sur les normes ou les valeurs, contrairement à nombre de préjugés. À travers la prise en compte du temps long, l’ouvrage contribue à pluraliser les répertoires de légitimation de la violence politique et à montrer que les acteurs sont moins animés par une « éthique de la conviction » que par une « éthique de la responsabilité » (Weber), prenant à rebours bien des affirmations proposées à partir de sources extérieures aux mouvements illégaux.

Caroline Guibet Lafaye est directrice de recherche au CNRS (Centre Émile Durkheim – Université de Bordeaux – Sciences Po). Agrégée et docteure en philosophie de l’Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne, elle consacre ses recherches en sociologie et en philosophie politique à l’analyse des représentations et des croyances relatives à la justice sociale et aux processus de radicalisation.

18,96 €
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La prise d’Alger a levé le voile sur les soubassements des relations internationales de cette période-clé de l’histoire et plus précisément la complexité des rivalités franco-britanniques au début du XIXème siècle. 

Le gouvernement Wellington était opposé à la conquête et a demandé à maintes reprises l’évacuation de l’armée d’Afrique. Les tergiversations, volte-face et autre « Double-Talk » qui vont suivre, expriment, au-delà de la simple rhétorique diplomatique, les vicissitudes de la relation franco-britannique. La politique de la canonnière n’était plus de mise entre nations « civilisées » ou presque. Le pragmatisme et la Realpolitik constitue désormais les nouveaux combustibles de la dynamique néo-impériale et coloniale qui depuis la prise d’Alger allait sceller de nouvelles alliances et dessiner les contours d’une nouvelle géopolitique de l’espace méditerranéen au xixE siècle.

Professeur d’anglais et docteur en lettres et civilisations des pays anglophones. Mohand OUALI s’intéresse à la colonisation de l’Algérie d’un point de vue des pays anglo-saxons.

14,22 €
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Les années 1860 marquent une rupture avec l’approche fataliste de la mort des enfants en bas âge qui prévalait dans la société jusque-là. La création d’une Société Protectrice de l’Enfance, la parution d’écrits médicaux et l’engagement d’un débat à l’Académie de médecine sont les trois événements à partir desquels va se construire une représentation faisant de la mortalité infantile un problème majeur menaçant une France sur la voie de la dépopulation, minée par la crise des valeurs familiales et les velléités d’émancipation de certaines femmes.

Au centre de cette représentation, les dysfonctionnements d’une « industrie des nourrices », dont les activités pourtant ne cessent de croître, parce qu’elle tire profit de l’irresponsabilité des nombreuses mères refusant l’allaiter leur enfant. Parisienne au départ, la cause des nourrissons gagne rapidement les Bonnes Sociétés provinciales. Le mouvement philanthropique invente un dispositif de contrôle des nourrices à domicile, intrusif, combinant surveillance médicale des nourrices et patronage des enfants placés. Un dispositif que la loi Roussel reprendra à son compte. Ainsi naît le prototype de ce que seront, en France, les politiques menées dans le secteur social, avec un État qui fixe le cadre légal, qui définit les orientations et dont l’administration supervise et contrôle (du moins en théorie) des interventions de terrain réalisées par des agents du secteur privé, payés ou bénévoles.
Pour rendre compte de cette histoire, l’analyse proposée dans ce livre s’intéresse aux rapports que la naissance de la protection de l’enfance entretient avec des questions sociales majeures qui traversent tout le dix-neuvième siècle. Car ce qui est en jeu dans les débats qui ont cours dans le champ du pouvoir autour du sort des nourrissons, ce sont les modalités d’exercice (souhaitables) de la domination masculine dans une société de démocratie patriarcale, l’expression (acceptable) que peuvent prendre les rapports de domination de classe, la légitimité de l’État à intervenir dans la sphère privée, que ce soit au niveau de la famille ou d’un marché économique, et cela au nom de la protection de la santé physique et morale de l’enfant. Toutes questions qui, même si les termes où elles se posent ont changé, gardent, aujourd’hui encore, leur pleine actualité.

15,17 €
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L’actualité le montre : les recompositions géopolitiques à la faveur de la mondialisation et de la médiatisation des échanges, mais aussi de la crise du système néolibéral, suscitent un regain des aspirations identitaires. Si, en négatif, celles-ci se traduisent par des nationalismes xénophobes voire guerriers, les formes démocratiques et progressistes, notamment sur le terrain régional, sont, elles aussi, bien réelles.

Le panorama est ainsi éclairé par des fulgurances, marquées par une logique d’ensemble, à en juger par l’actualité écossaise, catalane, corse, camerounaise anglophone, néo-calédonienne, kurde… Des aspirations linguistico-culturelles et territoriales, enfouies jusqu’ici sous la gestion d’appareils d’État et de marchés, renaissent au grand jour. Les citoyen·ne·s sont incité·e·s à se réenraciner dans une culture plus profonde, dont les fondamentaux sont d’ordre anthropologique.
Leurs « armes cordiales » sont les sciences humaines et sociales, la littérature et les arts, l’éducation scolaire et populaire, les médias, le tourisme… L’objectif est une démocratisation culturelle et un développement durable, cosmopolite certes, mais aussi auto-centré dans le cas des cultures dominées.
L’avenir dira qui, des forces de régression nationalistes et xénophobes ou des forces de paix et d’inclusion, l’emportera. Dans ce livre, les auteur·e·s font le pari d’une évolution plus harmonieuse et apportent leur expertise et leurs expériences à cet égard. En cette année déclarée « année des langues autochtones » par l’Unesco, voilà un enjeu altermondialiste majeur.
Les auteur·e·s sont universitaires, spécialistes des langues ou des cultures, pédagogues praticiens, français ou d’autres origines et nationalités : arménienne, belge, brésilienne, italienne, ivoirienne, marocaine, suisse, togolaise, yéménite.
Giovanni Agresti, Fares Al Ameri, Saïd Benjelloun, Philippe Blanchet, Martine Boudet, Claude Calame, Joëlle Cordesse, Gilbert Dalgalian, Gaid Evenou, Camille Gourdeau, Sílvia Maria Manfredi, Kako Nubukpo, Pierre Jérémie Piolat, Giovanni Poggeschi, Caroline Roussy, Claude Sicre, Christian Tremblay, Jean-Philippe Zouogbo.
Avec la participation de la Délégation de la langue française et des langues de France/DGLFLF (ministère de la Culture) et du Carrefour Culturel Arnaud Bernard de Toulouse.
Table des matières

Introduction. La promotion des langues-cultures, un nouveau paradigme, Martine Boudet9

Première partie. Un système géo-socio-institutionnel en crise
Chapitre 1. Langues et démocratie : un lien imprescriptible, Gilbert Dalgalian19
Chapitre 2. Anglophonie-francophonie : l’ écueil de l’ hégémonie économique ou stratégique, Christian Tremblay29
Chapitre 3. L’ enseignement des langues dites « régionales » en France : un contexte problématique, Philippe Blanchet47
Chapitre 4. Enseigner l’ arabe en France, vers de nouvelles perspectives, Saïd Benjelloun61
Chapitre 5. Impossibilité et possibilité de la rencontre épistémique « multiverselle », Pierre Jérémie Piolat73
Chapitre 6. Parler le français : une obligation ou un droit pour les étranger·ère·s « primo-arrivants » ?, Camille Gourdeau 87
Chapitre 7. Les pays de l’ Union européenne et la réglementation linguistique, Giovanni Poggeschi95

Deuxième partie. Facteurs académiques, citoyens et institutionnels d’une évolution qualitative
Chapitre 8. Retrouver l’ intelligence des langues, Joëlle Cordesse113
Chapitre 9. L’ interculturel : une approche pour favoriser la paix civile dans les sociétés actuelles, Fares Al Ameri 127
Chapitre 10. Pour une anthropologie culturelle altermondialiste : communication et relations avec les autres en régime néolibéral, Claude Calame137
Chapitre 11. Pistes pour l’ ouverture et la revivification du français et des lettres, Martine Boudet149
Chapitre 12. Historique, principes et objectifs du forum associatif des langues, Claude Sicre167
La Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) : ses missions et réalisations 185

Troisième partie. Les langues-cultures au service d’un modèle de développement émancipateur
Chapitre 14. Pour une éducation et une démocratie inclusives : le paradigme de l’ anthropoglossophilie, Sílvia Maria Manfredi, Joëlle Cordesse197
Chapitre 15. La linguistique du développement social. De la théorie au terrain et retour, Giovanni Agresti213
Chapitre 16. Mieux communiquer pour une plus grande efficacité de l’ aide au développement en Afrique subsaharienne francophone, Jean-Philippe Zouogbo225
Chapitre 17. Pour une Francophonie de l’ action : une vision, un projet programmatique, Kako Nubukpo et Caroline Roussy241
Chapitre 18. Face à la glottophobie, une politique de droits linguistiques, Philippe Blanchet265

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Le Portugal a des liens importants et anciens avec la France, mais il y demeure très mal connu, en dépit de l’histoire migratoire qui a conduit des centaines de milliers de Portugais en France depuis les années 1960 et du récent engouement touristique qui entraîne les Français en sens inverse.

Cet ouvrage présente pour la première fois au lectorat francophone les résultats d’un vaste ensemble de recherches sociologiques réalisées depuis les années 1970. Ces travaux, d’une grande originalité et d’une forte cohérence, offrent un regard riche et précis sur les transformations du pays depuis plus de 40 ans, tant à l’échelle nationale que régionale. Ils reposent sur plusieurs enquêtes de terrain approfondies et de longue durée réalisées dans des contextes très variés du Nord du pays : une zone rurale devenue périurbaine, une région industrielle connaissant des évolutions contrastées (entre modernisation et profonde crise) et enfin plusieurs quartiers de la ville de Porto.
Croisant socio-histoire, enquêtes statistiques et ethnographie, ce livre donne à voir les transformations majeures de la société et des classes sociales au Portugal, en lien avec les transformations de l’État et des structures économiques, depuis la fin de la dictature jusqu’à la crise récente.
Virgílio Borges Pereira est professeur de sociologie à l’Université de Porto (Faculté des Lettres et Faculté d’Architecture) et membre de l’Institut de sociologie de l’Université de Porto.
Yasmine Siblot est professeure au département de sociologie et d’anthropologie de l’Université Paris 8 et membre du Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, équipe Cultures et sociétés urbaines.

15,17 €
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Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d’autant plus indispensable que nous nous trouvons à l’échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu’imprévisible.

Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun.

Cette connaissance reste d’autant plus indispensable que nous nous trouvons à l’échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu’imprévisible.

Or, du lobbying généralisé qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute à la « foutaise » qui prétend n’importe quoi (Trump ne ment pas, il se fout de la vérité), l’ère de la post-vérité revêt de multiples facettes détaillées dans cet ouvrage.

Né d’une table ronde organisée par l’association Sciences Citoyennes, ce livre dépasse un cadre disciplinaire strict et bénéficie d’une pluralité de points de vue. Il dépasse le stade des constats pour éclairer le phénomène de la prétendue « post-vérité » dans un domaine où l’idée de vérité partagée est essentielle : celui des sciences.

Il explore plusieurs pistes pour démocratiser la connaissance scientifique et la pensée critique à l’heure où la précarisation de l’information redouble la précarité économique de bon nombre de citoyens qui exigent à juste titre de n’être plus des intermittents de la vie politique.

8,53 €
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La culture n’est pas une catégorie comme une autre de l’action publique. C’est une des conditions de la vie politique, celle qui donne le sens du rassemblement nécessaire pour changer la vie, pour donner un nouveau souffle à l’imaginaire, à la création artistique et à l’éducation populaire, à la démocratie.

Ce deuxième volet du dossier sur les classes sociales aborde quelques-uns des enjeux conceptuels et politiques d’une approche en terme de « classes ».

Marx et ses héritiers avaient fixé les traits distinctifs d’une approche « classiste » de la société : effort pour appréhender la société de manière globale, rôle primordial accordé aux critères économiques, conception hiérarchique, relationnelle et antagonique des classes.

Démos de Steve Jobs pour le lancement de produits Apple, démonstrations de force lors de grandes manifestations, ou encore preuves de l’existence d’armes de destruction massive en Irak à l’ONU : les démonstrations publiques sont omniprésentes dans la vie sociale et leurs enjeux tant politiques qu’économiques sont considérables. 

Le procès des sciences humaines et sociales (SHS) semble avoir été rouvert à l’occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé la « culture de l’excuse » qui serait implicite aux tentatives d’explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines.

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Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise portant sur la « conciliation » de l’activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la « discrimination syndicale » ?

Armes et bagages propose une perspective compréhensive sur les phénomènes dits terroristes. L’ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les mouvements révolutionnaires et antisystème contemporains, en France, en Italie, en Allemagne et au Pays basque.

La prise d’Alger a levé le voile sur les soubassements des relations internationales de cette période-clé de l’histoire et plus précisément la complexité des rivalités franco-britanniques au début du XIXème siècle. 

Les années 1860 marquent une rupture avec l’approche fataliste de la mort des enfants en bas âge qui prévalait dans la société jusque-là. La création d’une Société Protectrice de l’Enfance, la parution d’écrits médicaux et l’engagement d’un débat à l’Académie de médecine sont les trois événements à partir desquels va se construire une représentation faisant de la mortalité infantile un problème majeur menaçant une France sur la voie de la dépopulation, minée par la crise des valeurs familiales et les velléités d’émancipation de certaines femmes.

L’actualité le montre : les recompositions géopolitiques à la faveur de la mondialisation et de la médiatisation des échanges, mais aussi de la crise du système néolibéral, suscitent un regain des aspirations identitaires. Si, en négatif, celles-ci se traduisent par des nationalismes xénophobes voire guerriers, les formes démocratiques et progressistes, notamment sur le terrain régional, sont, elles aussi, bien réelles.

Le Portugal a des liens importants et anciens avec la France, mais il y demeure très mal connu, en dépit de l’histoire migratoire qui a conduit des centaines de milliers de Portugais en France depuis les années 1960 et du récent engouement touristique qui entraîne les Français en sens inverse.

Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d’autant plus indispensable que nous nous trouvons à l’échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu’imprévisible.