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Les conceptions de la critique et de l’émancipation d’Adorno servent à l’auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno,.

Le potentiel pour s’émanciper de cette société qui fait souffrir beaucoup de sujets existe mais l’émancipation n’est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l’alternative « s’adapter à l’avenir imposé par le marché » ou « attendre des lendemains qui chantent ». Les arguments d’Adorno et ceux d’autres critiques servent de fil rouge à ce livre.

Les conceptions de la critique et de l’émancipation d’Adorno servent à l’auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno,.

La situation sociale est très tendue et contradictoire ; les sujets en souffrent. On est à la fois en présence de nombreux mouvements qui émettent des critiques publiques nombreuses et souvent radicales, mais aussi d’un fatalisme profond et de beaucoup d’efforts pour s’intégrer dans la société. 

Le potentiel pour s’émanciper de cette société qui fait souffrir beaucoup de sujets existe mais l’émancipation n’est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l’alternative « s’adapter à l’avenir imposé par le marché » ou « attendre des lendemains qui chantent ». Les arguments d’Adorno et ceux d’autres critiques servent de fil rouge non seulement pour comprendre le potentiel de dépassement de cette situation, mais également ce qui l’empêche.

Jan Spurk est professeur de sociologie à l’Université Paris Descartes, Faculté SHS – Sorbonne, et auteur de nombreux ouvrages dont Contre l’industrie culturelle. Les enjeux de la libération, Le Bord de l’Eau, Lormont, 2016 ; Au-delà de la crise ?, Éditions du Croquant, Vulaines-sur-Seine, 2016 ; Les limites de l’indignation ou la révolution commence-t-elle à Bure ?, Éditions du Croquant, Vulaines-sur-Seine, 2017 ; Sociologues dans la cité, Éditions du Croquant, Vulaines-sur-Seine, 2018.

11,37 €
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Cette nouvelle livraison est composée, comme les précédentes, d’enquêtes portant sur les sciences et les techniques en société. Composé entre un mouvement social affectant notamment la recherche et l’enseignement supérieur en France et une pandémie meurtrière planétaire, ce numéro témoigne des tensions et des débats qui animent et parfois fragmentent les milieux académiques. Dans ces conditions particulières qui ont affecté la réalisation d’un numéro finalement annuel, la diversité des enquêtes et des interventions reste un aiguillon autant qu’une exigence.

18,01 €
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Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. Il devient difficile de prétendre qu’un mouvement social n’a de sens que s’il est le fruit d’une intentionnalité, d’une expertise militante et d’une planification collective, sans penser sa part d’improvisation. Sous la forme de notices brèves ce livre propose un examen de cet objet instable qu’est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d’ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu’ils côtoient et qu’ils n’hésitent pas, le cas échéant, à freiner.

14,22 €
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Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du jour une notion considérée comme dépassée : l’honneur.

L’honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s’imposer  aujourd’hui comme un concept « brandi » par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d’indignation est d’autant plus fort qu’il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d’avenir…
Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser « la seule chose qui leur reste », à savoir leur honneur, pour dire « non » aux injonctions de la société marchande et aux corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L’honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur.
Ce sentiment de révolte face à un monde d’injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c’est à la lumière d’interviews avec des jeunes français et turcs que l’auteure s’efforce de cerner l’évolution sociale de la référence à l’honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s’émanciper. Si l’honneur était jusqu’ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s’universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.

14,22 €
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Ces dernières décennies, le nombre de manifestations a augmenté partout dans le monde, notamment en Turquie. Alors qu’elles ont été dans ce pays historiquement initiées par des opposants au régime, notamment de gauche et kurdes, depuis les mobilisations de Gezi en 2013 et l’instauration d’une répression incessante, de nouveaux acteurs, favorables au régime et soutenus par l’État, se sont mis eux aussi à défiler et à occuper la rue.

Ayşen Uysal, en s’appuyant sur des sources variées (corpus de presse, observations directes, enquête par questionnaire, entretiens) et jusque-là inaccessibles comme les archives policières, en examinant aussi bien les contestataires que les défenseurs du régime, montre le changement important qui s’est produit entre les années 1990 et les années 2000, tant en ce qui concerne le profil des acteurs protestataires que leurs motivations. Alors que les syndicats et les revendications économiques dominaient au cours des années 1990, les questions de justice et de droits de l’homme ont gagné du terrain au cours de la décennie suivante. L’auteure apporte ainsi une contribution originale non seulement à l’analyse du régime actuel en Turquie et du gouvernement de l’AKP d’Erdogan, mais aussi des forces contradictoires qui le traversent. Par son expérience, elle éclaire également les risques de la pratique de l’enquête sur des sujets sensibles en contexte autoritaire car elle est aujourd’hui fichée par la police (et a échappé de peu à une condamnation).

Ce livre intéressera ainsi tous ceux et celles qui souhaitent mieux comprendre le régime actuellement en vigueur en Turquie et les formes complexes de mobilisations et de répression qui y ont cours.

Ayşen Uysal est professeure de science politique, elle a été limogée de l’université Dokuz Eylül, à Izmir, en juillet 2018. Elle est associée au CRESPPA-CSU et au CETOBAC à Paris. Spécialiste de l’action collective et du militantisme, ainsi que de la répression et du travail policier, elle a également étudié les partis politiques.

 

Sommaire

Préface à l’édition française

Introduction

Chapitre i : Approche conceptuelle et méthodologique

Chapitre II : Cycles de mobilisation, fréquence et nature des manifestations

Chapitre III : Manifestants et organisations mobilisatrices

Chapitre IV : Les revendications

Chapitre V : Répertoire d’action, performances et épisodes

Chapitre VI : L’autre protagoniste des manifestations :
la police

Chapitre VII : La police vue par les manifestants et les contre-stratégies manifestantes

Conclusion : l’impossible normalisation

Annexes

Bibliographie

 

18,96 €
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Pourquoi le mouvement syndical connaît-il un déclin continu depuis plusieurs décennies, en Europe comme en Amérique du Nord ? Le syndicalisme serait-il un modèle dépassé, une relique des luttes sociales de l’ère industrielle ?

À partir d’études de cas portant sur la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, cet ouvrage souligne le rôle qu’a joué, dans le reflux récent du syndicalisme, le déploiement d’un large répertoire de discours et de dispositifs antisyndicaux : dénonciation de l’archaïsme des organisations syndicales, marginalisation de celles-ci dans le débat public, lois rendant plus difficile l’implantation syndicale ou le recours à la grève, remplacement de la négociation collective par le contrat individuel, ou encore répression parfois brutale des conflits sociaux.
Cet antisyndicalisme virulent ne constitue pas pour autant une nouveauté. Les contributions rassemblées ici rappellent que l’hostilité du patronat et des gouvernements est aussi ancienne que les tentatives des travailleurs de se rassembler pour améliorer leurs conditions d’existence et obtenir de nouveaux droits.

Gilles Christoph et Sabine Remanofsky enseignent à l’École normale supérieure de Lyon et sont chercheur·e·s associé·e·s au laboratoire Triangle.
Marc Lenormand est maître de conférences en civilisation britannique à l’université Paul-Valéry-Montpellier 3 et chercheur au laboratoire EMMA.

 

Table des matières

Introduction

Première partie : L’hostilité envers les syndicats au moment de la naissance du mouvement ouvrier

L’organisation ouvrière en France de la Révolution à la loi de 1884, par Stéphane Sirot
L’expérience de l’antisyndicalisme britannique au dix-neuvième siècle, par Bertrand Simonet
Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de syndicalisme aux États-Unis ? Réflexions sur le dix-neuvième siècle, par Sabine Remanofsky

Deuxième partie : L’antisyndicalisme à l’ère de l’institutionnalisation des relations professionnelles

L’antisyndicalisme, une constante de l’automobile française, par Nicolas Hatzfeld et Jean-Louis Loubet
« Cet homme est-il un anarchiste ? » : conflits sociaux et luttes pour la conquête de l’opinion publique dans la Grande-Bretagne de l’entre-deux-guerres, par Laura Beers
L’antisyndicalisme hollywoodien : les années 1940 et 1950, par Daniel Peltzman

Troisième partie : L’offensive antisyndicale au cours de la période néolibérale

Régulation, représentation, crise : l’évolution de la conception du syndicalisme en France et en Grande-Bretagne, par Chris Howell
Construire la crise, désigner le coupable : comment la responsabilité de l’« hiver du mécontentement » de 1978-1979 a été attribuée aux syndicats, par Colin Hay
Chronique de l’antisyndicalisme ordinaire : l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC, par Thomas Berthier
Les dispositifs antisyndicaux aux États-Unis : formation des stratégies d’opposition à la négociation collective dans l’Amérique de l’après-guerre, par Jean-Christian Vinel

Conclusion. Quel avenir pour le syndicalisme ?

17,06 €
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Les dirigeants de l’économie capitaliste s’efforcent depuis quarante ans de saper les bases d’un système social de sécurité face aux aléas de l’existence.

Les luttes sociales ont permis de construire un ensemble de mesures dont une propriété collective pour faire face aux risques maladie et vieillesse, un droit au travail, mais aussi un droit du travail protecteur des salarié·e·s, des revenus assurés pour les plus démunis, une protection contre le licenciement et le chômage, une politique du logement, etc. Certes, le système était insuffisant, inégalitaire, mais il n’en a pas moins permis une amélioration des conditions d’existence. Tout ceci est mis à mal. Les salarié·e·s par leurs luttes ont enrayé le processus de destruction ; ils ont obligé les gouvernements à revenir sur des mesures prévues, ou, au moins, à composer. Pour en finir avec ces résistances et imposer enfin l’utopie néolibérale d’individus cherchant à maximiser leurs intérêts, celle d’une société, en somme, sans collectifs et sans solidarités, il reste aux dominants à modeler les consciences en transformant les systèmes éducatifs et si cela ne suffit pas à susciter la peur. C’est cela que ce livre décrit.

 

Christian de Montlibert, sociologue, a travaillé sur les effets de la désindustrialisation de la Lorraine sidérurgique et du textile vosgien. Enseignant à l’université de Strasbourg, il a analysé les mouvements sociaux et les mobilisations collectives. Il a fondé et dirigé la revue Regards sociologiques. Il est aujourd’hui professeur émérite de l’université de Strasbourg.

Lire ici la recension dans Le Monde Diplomatique d'avril 2020

Table des matières

Avant-propos

Introduction : Science et société à l’épreuve du néolibéralisme

Première Partie. La Désindustrialisation

Chapitre I : La fermeture d’entreprises textiles dans les Vosges
Résistances dans une population désorientée
Conclusion

Chapitre II : Le grand coup. La fin de la sidérurgie
Manifestations et violences à Longwy – 1979
Chapitre III : Faire Groupe. Appartenance, croyances et conscience partagée de l’exploitation ?
Des mots et des images ; les pratiques sociales de mobilisation collective
Le travail d’appareil

Protéger les réseaux de mobilisation

Deuxième partie. La financiarisation

Chapitre I : Le chômage de masse :
un processus de décivilisation
Les difficultés d’une mobilisation unitaire

Chapitre II : La fragmentation d’un monde salarié
sur la défensive
Une division du travail transformée 
Conclusion

Chapitre III : La lutte entre les territoires et l’éloge de l’identité
La célébration de la région par la presse lorraine
L’affaire du synchrotron en Alsace

Troisième partie. La politique de managérialisation

La constitution européenne : un traité de droit des affaires

Chapitre i : Un dernier sursaut le mouvement social de décembre 1995
Le capital économique retrouve sa place

Chapitre II : Managérialisation, marchandisation et professionnalisation
La production du savoir mise en question

Chapitre III : Résistances universitaires, « La parole fait le mur »
La poursuite inexorable de la managérialisation

Conclusion : La violence d’État

 

18,96 €
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Cet essai participe d’une critique du consumérisme dont l’une des traductions est l’usage quasi systématique de l’automobile par le consommateur pour aller faire ses courses.

L’idée est d’inscrire cet usage et ce mode de consommation dans une histoire prenant ses racines dans la période de prospérité d’après-guerre. Le modèle de société change radicalement avec la généralisation de l’automobile et le développement de la grande distribution. Dans les années 1960, l’automobile s’impose comme le moyen de locomotion le plus courant et le plus pratique. L’installation des grandes et moyennes surfaces en périphérie des villes et des bourgs contraint le consommateur à s’approvisionner grâce à son automobile. Une belle alliance est née…

Le caractère inédit et moderne de cette « association » entre l'automobile et le supermarché a été entretenu jusqu’à nos jours, faisant du consommateur un naufragé consentant errant avec son automobile dans les allées monotones des zones d’activités commerciales. Il est difficile alors de s’extraire de cette condition tant cette injonction permanente à consommer est prégnante.

Claude Wagner est professeur de sciences économiques et sociales et docteur en sociologie. Il est également chercheur associé au laboratoire SAGE (Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe) à l’université de Strasbourg.

9,48 €
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Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise portant sur la « conciliation » de l’activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la « discrimination syndicale » ?

Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ?
Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d’accords de droit syndical et de « gestion des parcours syndicaux » est aussi une réponse à la croissance des contentieux, menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes.
Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité, surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.

Vincent-Arnaud Chappe est sociologue, chargé de recherche au CNRS, membre du Centre de sociologie de l’innovation (CSI-I3).
Jean-Michel Denis est professeur de sociologie à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS).
Cécile Guillaume est sociologue, reader à l’université de Roehampton en Grande-Bretagne.
Sophie Pochic est sociologue, directrice de recherche au CNRS (Centre Maurice Halbwachs).

Échos dans la presse

Sur le site de l'Institut de recherches de la FSU

Dans la revue ContretempsDans la revue Contretemps

 

Table des matières

Les auteur·e·s

Introduction

Les trois temps de la législation

Les accords de droit syndical une légalité propre à chaque entreprise

Des monographies révélatrices d’une standardisation des dispositifs

Des stratégies syndicales de mobilisation du droit

Chapitre 1. L’invention du « droit à la carrière » pour les syndicalistes ?

De « l’affaire Peugeot » à la signature du premier accord

Des relations professionnelles reconfigurées par le droit syndical

Vers la reconnaissance d’un « droit à la carrière » ?

Conclusion

Chapitre 2. Quand un échec devant le tribunal construit de nouvelles protections

Des ouvriers d’État isolés dans une entreprise privatisée

Un long travail d’objectivation de la discrimination

Une stratégie judiciaire minutieuse, mais risquée

Une victoire symbolique, mais limitée

Conclusion

Chapitre 3. La promotion, enjeu de la reconnaissance des « compétences syndicales »

GrDF, un bastion syndical héritier d’une entreprise à statut

Cadrage juridique internalisé contre anti-syndicalisme patronal

Vers une gestion individualisée des parcours syndicaux

Valoriser des « compétences » syndicales désaccords sur un accord

Conclusion

Chapitre 4. Quand reconnaissance rime avec répression

La Poste, une entreprise coincée entre deux modèles (public/privé)

Négocier pour redéfinir le dialogue social et combler un vide juridique

Compétences « utiles » et criminalisation en contexte de restructurations

Conclusion

Chapitre 5. Une protection des syndicalistes à deux vitesses

La SNCF, une entreprise fortement structurée par un droit interne

Une protection très différenciée selon l’investissement syndical

Recours judiciaire ou acceptation des possibilités d’action ambiguës

Pas de demande de VAES dans un contexte protecteur ?

Conclusion

Chapitre 6. Quand expérience des discriminations ne rime pas avec mobilisation du droit

Disneyland, une entreprise américaine à l’épreuve du fait syndical français

Deux types de dispositifs de prévention des discriminations

Une mise en œuvre approximative des dispositions formelles

Les multiples raisons du faible recours au contentieux

Conclusion

Conclusion générale

Les syndicats comme intermédiaires du droit

Une légitimation syndicale sélective et individuelle

La valorisation de l’expérience syndicale en débats

Annexes

18,96 €
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Les années 1860 marquent une rupture avec l’approche fataliste de la mort des enfants en bas âge qui prévalait dans la société jusque-là. La création d’une Société Protectrice de l’Enfance, la parution d’écrits médicaux et l’engagement d’un débat à l’Académie de médecine sont les trois événements à partir desquels va se construire une représentation faisant de la mortalité infantile un problème majeur menaçant une France sur la voie de la dépopulation, minée par la crise des valeurs familiales et les velléités d’émancipation de certaines femmes.

Au centre de cette représentation, les dysfonctionnements d’une « industrie des nourrices », dont les activités pourtant ne cessent de croître, parce qu’elle tire profit de l’irresponsabilité des nombreuses mères refusant l’allaiter leur enfant. Parisienne au départ, la cause des nourrissons gagne rapidement les Bonnes Sociétés provinciales. Le mouvement philanthropique invente un dispositif de contrôle des nourrices à domicile, intrusif, combinant surveillance médicale des nourrices et patronage des enfants placés. Un dispositif que la loi Roussel reprendra à son compte. Ainsi naît le prototype de ce que seront, en France, les politiques menées dans le secteur social, avec un État qui fixe le cadre légal, qui définit les orientations et dont l’administration supervise et contrôle (du moins en théorie) des interventions de terrain réalisées par des agents du secteur privé, payés ou bénévoles.
Pour rendre compte de cette histoire, l’analyse proposée dans ce livre s’intéresse aux rapports que la naissance de la protection de l’enfance entretient avec des questions sociales majeures qui traversent tout le dix-neuvième siècle. Car ce qui est en jeu dans les débats qui ont cours dans le champ du pouvoir autour du sort des nourrissons, ce sont les modalités d’exercice (souhaitables) de la domination masculine dans une société de démocratie patriarcale, l’expression (acceptable) que peuvent prendre les rapports de domination de classe, la légitimité de l’État à intervenir dans la sphère privée, que ce soit au niveau de la famille ou d’un marché économique, et cela au nom de la protection de la santé physique et morale de l’enfant. Toutes questions qui, même si les termes où elles se posent ont changé, gardent, aujourd’hui encore, leur pleine actualité.

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Le Portugal a des liens importants et anciens avec la France, mais il y demeure très mal connu, en dépit de l’histoire migratoire qui a conduit des centaines de milliers de Portugais en France depuis les années 1960 et du récent engouement touristique qui entraîne les Français en sens inverse.

Cet ouvrage présente pour la première fois au lectorat francophone les résultats d’un vaste ensemble de recherches sociologiques réalisées depuis les années 1970. Ces travaux, d’une grande originalité et d’une forte cohérence, offrent un regard riche et précis sur les transformations du pays depuis plus de 40 ans, tant à l’échelle nationale que régionale. Ils reposent sur plusieurs enquêtes de terrain approfondies et de longue durée réalisées dans des contextes très variés du Nord du pays : une zone rurale devenue périurbaine, une région industrielle connaissant des évolutions contrastées (entre modernisation et profonde crise) et enfin plusieurs quartiers de la ville de Porto.
Croisant socio-histoire, enquêtes statistiques et ethnographie, ce livre donne à voir les transformations majeures de la société et des classes sociales au Portugal, en lien avec les transformations de l’État et des structures économiques, depuis la fin de la dictature jusqu’à la crise récente.
Virgílio Borges Pereira est professeur de sociologie à l’Université de Porto (Faculté des Lettres et Faculté d’Architecture) et membre de l’Institut de sociologie de l’Université de Porto.
Yasmine Siblot est professeure au département de sociologie et d’anthropologie de l’Université Paris 8 et membre du Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, équipe Cultures et sociétés urbaines.

Table des matières

Introduction générale, Virgílio Borges Pereira et Yasmine Siblot

Première partie : Faire la sociologie de transformations sociales accélérées

Chapitre 1 : Une sociologie de terrain théoriquement engagée, José Madureira Pinto
Chapitre 2 : Étudier la « formation sociale portugaise » : éléments de cadrage et de comparaison, Virgílio Borges Pereira et Yasmine Siblot

Deuxième partie : Saisir des rapports de classe localisés

Présentation, Nicolas Renahy
Chapitre 3 : Institutions, dispositions et pratiques : le cas de la production du logement, José Madureira Pinto
Chapitre 4 : Classes sociales et divisions symboliques dans la ville de Porto, Virgílio Borges Pereira
Chapitre 5 : Chômage et rapports sociaux dans un espace en voie de désindustrialisation, Ester Gomes da Silva, Maria Inês Coelho, Sandra Leitão
Chapitre 6 : Entre ici et là-bas. Notes de recherche sur l’émigration en Espagne d’ouvriers portugais du bâtiment, João Queirós, Bruno Monteiro

Troisième partie : Classes populaires et rapport aux institutions en pratiques

Présentation, Vincent Dubois
Chapitre 7 : Les contradictions du processus éducatif, José Madureira Pinto
Chapitre 8 : L’expérience réitérée de la relégation urbaine : une enquête sociologique dans un « quartier social » menacé de démolition, João Queirós
Chapitre 9 : L’évolution des politiques sociales et répressives dans un contexte de libéralisation, Rui Pedro Pinto

Quatrième partie : Classes sociales et politique

Présentation, Yasmine Siblot
Chapitre 10 : Les intellectuels, le pouvoir et la ville. L’espace social des intellectuels à Porto pendant l’Estado Novo (1958-1965), Bruno Monteiro, Virgílio Borges Pereira
Chapitre 11 : Sur l’importance de s’appeler Ernesto, Avelino ou Amadeu. Notes sur la mémoire du Porto (post) révolutionnaire, Virgílio Borges Pereira
Chapitre 12 : Faire l’économie du corps. Politiques managériales et stratégies ouvrières de résistance dans une usine portugaise, Bruno Monteiro

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Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d’autant plus indispensable que nous nous trouvons à l’échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu’imprévisible.

Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun.

Cette connaissance reste d’autant plus indispensable que nous nous trouvons à l’échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu’imprévisible.

Or, du lobbying généralisé qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute à la « foutaise » qui prétend n’importe quoi (Trump ne ment pas, il se fout de la vérité), l’ère de la post-vérité revêt de multiples facettes détaillées dans cet ouvrage.

Né d’une table ronde organisée par l’association Sciences Citoyennes, ce livre dépasse un cadre disciplinaire strict et bénéficie d’une pluralité de points de vue. Il dépasse le stade des constats pour éclairer le phénomène de la prétendue « post-vérité » dans un domaine où l’idée de vérité partagée est essentielle : celui des sciences.

Il explore plusieurs pistes pour démocratiser la connaissance scientifique et la pensée critique à l’heure où la précarisation de l’information redouble la précarité économique de bon nombre de citoyens qui exigent à juste titre de n’être plus des intermittents de la vie politique.

Table des matières

Préface, Stéphane Foucart
Introduction. Pour sortir de l’ère viciée de la « post-vérité », Maryvonne Holzem
Autour de la « post-vérité », de menaçantes convergences, François Rastier
La post vérité : une maladie intellectuelle guérissable, Jean-Jacques Rosat
De la post-vérité à la foutaise, Pascal Engel
La fraude dans les sciences : des pratiques nouvelles banalisées, Jacques Testart
Les sciences au risque de la post-vérité. Sciences pour la croissance et sciences non faites, Catherine Bourgain
L’étude des controverses sociales à thème scientifique. Quelle formation pour les jeunes universitaires ?, Michel Goldberg
L’opinion française et le conspirationnisme : retour sur une enquête critiquée, Rudy Reichstadt et Valérie Igounet
Conclusion. Reconstruire les vérités objectives, Maryvonne Holzem

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Les conceptions de la critique et de l’émancipation d’Adorno servent à l’auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno,.

Le potentiel pour s’émanciper de cette société qui fait souffrir beaucoup de sujets existe mais l’émancipation n’est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l’alternative « s’adapter à l’avenir imposé par le marché » ou « attendre des lendemains qui chantent ». Les arguments d’Adorno et ceux d’autres critiques servent de fil rouge à ce livre.

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Cette nouvelle livraison est composée, comme les précédentes, d’enquêtes portant sur les sciences et les techniques en société. Composé entre un mouvement social affectant notamment la recherche et l’enseignement supérieur en France et une pandémie meurtrière planétaire, ce numéro témoigne des tensions et des débats qui animent et parfois fragmentent les milieux académiques. Dans ces conditions particulières qui ont affecté la réalisation d’un numéro finalement annuel, la diversité des enquêtes et des interventions reste un aiguillon autant qu’une exigence.

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Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. Il devient difficile de prétendre qu’un mouvement social n’a de sens que s’il est le fruit d’une intentionnalité, d’une expertise militante et d’une planification collective, sans penser sa part d’improvisation. Sous la forme de notices brèves ce livre propose un examen de cet objet instable qu’est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d’ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu’ils côtoient et qu’ils n’hésitent pas, le cas échéant, à freiner.

Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du jour une notion considérée comme dépassée : l’honneur.

Ces dernières décennies, le nombre de manifestations a augmenté partout dans le monde, notamment en Turquie. Alors qu’elles ont été dans ce pays historiquement initiées par des opposants au régime, notamment de gauche et kurdes, depuis les mobilisations de Gezi en 2013 et l’instauration d’une répression incessante, de nouveaux acteurs, favorables au régime et soutenus par l’État, se sont mis eux aussi à défiler et à occuper la rue.

Pourquoi le mouvement syndical connaît-il un déclin continu depuis plusieurs décennies, en Europe comme en Amérique du Nord ? Le syndicalisme serait-il un modèle dépassé, une relique des luttes sociales de l’ère industrielle ?

Les dirigeants de l’économie capitaliste s’efforcent depuis quarante ans de saper les bases d’un système social de sécurité face aux aléas de l’existence.

Cet essai participe d’une critique du consumérisme dont l’une des traductions est l’usage quasi systématique de l’automobile par le consommateur pour aller faire ses courses.

Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise portant sur la « conciliation » de l’activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la « discrimination syndicale » ?

Les années 1860 marquent une rupture avec l’approche fataliste de la mort des enfants en bas âge qui prévalait dans la société jusque-là. La création d’une Société Protectrice de l’Enfance, la parution d’écrits médicaux et l’engagement d’un débat à l’Académie de médecine sont les trois événements à partir desquels va se construire une représentation faisant de la mortalité infantile un problème majeur menaçant une France sur la voie de la dépopulation, minée par la crise des valeurs familiales et les velléités d’émancipation de certaines femmes.

Le Portugal a des liens importants et anciens avec la France, mais il y demeure très mal connu, en dépit de l’histoire migratoire qui a conduit des centaines de milliers de Portugais en France depuis les années 1960 et du récent engouement touristique qui entraîne les Français en sens inverse.

Rupture de stock

Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d’autant plus indispensable que nous nous trouvons à l’échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu’imprévisible.