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Controverses, paniques morales et usages éducatifs des écrans 

Les controverses autour des usages des “écrans” placent les professionnels de l’éducation aussi bien que les parents dans une situation délicate. Doivent-ils favoriser l’usage des écrans chez les plus jeunes ou, au contraire, lutter contre et tenter de les limiter ? Afin de répondre à ces questions, de nombreux prescripteurs, qu’ils soient enseignants, chercheurs, experts en parentalité, psychologues, pédopsychiatres ou développeurs informatiques, cherchent à définir les “bons” et les “mauvais” usages des écrans. Le propos de cet ouvrage collectif est de mettre à plat ces divers enjeux.

Laurent Tessier et Arnaud Saint-Martin (coord.)

Controverses, paniques morales et usages éducatifs des écrans 

Les controverses autour des usages des “écrans” placent les professionnels de l’éducation aussi bien que les parents dans une situation délicate. Doivent-ils favoriser l’usage des écrans chez les plus jeunes ou, au contraire, lutter contre et tenter de les limiter ? Afin de répondre à ces questions, de nombreux prescripteurs, qu’ils soient enseignants, chercheurs, experts en parentalité, psychologues, pédopsychiatres ou développeurs informatiques, cherchent à définir les “bons” et les “mauvais” usages des écrans. Et cela s’accompagne d’un marché florissant du conseil aux parents à l’heure du tout-numérique. Les termes de ces débats et de ces définitions, dont les enjeux sont à la fois éducatifs, scientifiques, politiques et économiques, sont fortement disputés. Le propos de cet ouvrage collectif est de mettre à plat ces divers enjeux, dans le but d’y voir plus clair. Un décryptage interdisciplinaire permettra de faire le tri dans les arguments et les interprétations du phénomène. Ce court volume met ainsi en série des analyses à la fois précises et factuelles des usages de ces écrans, afin d’aller au-delà des fantasmes et des effets de loupe médiatiques.

Avec les contributions de : Frédéric Bevilacqua, Michaël Bourgatte, Joël Chevrier, Anne Cordier, Orélie Desfriches Doria, Lisa Marx, Arnaud Saint-Martin, Laurent Tessier, Stéphanie de Vanssay, Romain Vincent, Marion Voillot

11,37 €
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Le capitalisme cognitif néolibéral a fait de la reproduction de la vie son « cœur de métier », de l’individu conçu comme entreprise un sujet sommé d’être autonome et de la concurrence un principe régulateur de la société. Accélérée par les technologies digitales, la métamorphose du salariat génère des zones grises, entre le travail salarié et le travail indépendant. Une multitude de nouvelles figures du travail émergent, des figures précaires en tension entre l’autonomie et l’hétéronomie. Pourtant, des stratégies originales de résistance s’inventent dans ces zones grises. Il ne s’agit pas seulement de dire « non » à la raison néolibérale, il s’agit d’affirmer de manière pragmatique des formes coopératives et mutualistes nouvelles. Et des chemins de liberté de s’ouvrir ainsi, à tâtons.

Au début du 21e siècle, le capitalisme cognitif néolibéral a fait de la reproduction de la vie biologique et sociale son « cœur de métier », de l’individu conçu comme entreprise un sujet sommé d’être autonome et de la concurrence un principe régulateur de la société. Le salariat se transforme, le travail mute. Accélérée par les technologies digitales, la métamorphose du travail et des relations de travail génère des « zones grises » entre le travail salarié et le travail indépendant classiques. Une multitude de nouvelles figures précaires du travail émergent dans ces zones, des figures doubles, en tension entre l’autonomie et l’hétéronomie. Autonomie contrainte et concurrence par la coopération sont les oxymores de la société du travail née des noces du capitalisme cognitif et du néolibéralisme.

Pourtant, c’est dans ces zones grises que des stratégies originales de résistance s’inventent. Il ne s’agit pas seulement de dire « non » à la raison néolibérale, il s’agit d’affirmer positivement, de manière pragmatique, par l’expérimentation politique et sociale, des formes économiques diverses. Plus précisément, un système de protection sociale mutualiste et une entreprise coopérative « sans patrons ».

Chercheuse impliquée, spécialiste des mutations du travail, des métamorphoses du salariat et de l’essor d’expérimenta­tions socio-politiques originales, notamment dans le champ de l’éco­nomie sociale et solidaire, Antonella Corsani a accompagné ces mouvements inédits pendant plu­sieurs années en France. Ces histoires de résistance attestent une tension permanente vers la liberté comme autono­mie véritable, dans un contexte où l’autonomie individuelle est, en quelque sorte, prescrite. Les collectifs de travail qu’elle a observées in situ désirent la mutualisation et la coopération. Leur but est d’accroître l’autonomie réelle de chacun·e et du groupe par l’interdépen­dance. Et des chemins de la liberté de s’ouvrir ainsi, à ­tâtons. 

Antonella Corsani est sociologue et économiste, enseignante-chercheure à l’ISST-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du laboratoire de ­recherches IDHES.

18,96 €
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Aucune des réformes engagées par Jean-Michel Blanquer n’est éclairée par la science, à supposer qu’existe « la » science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. 

Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis 40 ans, et voit revenir sans cesse les questions qui hantent notre système éducatif. C'est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau.

 

 

Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux.

Aucune des réformes engagées n’est éclairée par la science, à supposer qu’existe « la » science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elles ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.

Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis bientôt 40 ans, et voit, sous des apparences changeantes, revenir sans cesse les questions non résolues qui hantent notre système éducatif. Car c’est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau.

Pascal Bouchard, agrégé et docteur ès lettres (sc. de l’éducation) a notamment été producteur à France-Culture, directeur de la rédaction de l’ AEF et le créateur de ToutEduc.fr.

11,37 €
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Notre époque voit disparaître ses repères sociaux et humains. Une vision anthropologique large permet de retrouver une première balise : l’autotranscendance.

C'est le fait que, dans les sociétés humaines avant le capitalisme industriel, la puissance commune du peuple montait sous la forme d’un symbole placé au-dessus de leurs têtes – manière de dire qu’ils le respectaient comme une limite sacrée. Certains Amérindiens dressaient un totem, les Athéniens honoraient la « cité-belle-et-bonne » en montant une fois par mois sur la colline de la Pnyx pour tenir leur assemblée politique. 

L’autotranscendance est un invariant constitutif de toute société humaine : dès qu’elle vient à manquer, ce sont la société, l’humanité, la culture qui se défont au profit de la barbarie. 

Notre époque chaotique voit disparaître ses repères sociaux et humains. Une vision ­anthropologique large permet de retrouver une première balise : l’ ­autotranscendance. 

L’autotranscendance est le fait que, dans les sociétés humaines avant le capitalisme industriel, la puissance commune du peuple montait spontanément en verticalité sous la forme d’un symbole que les hommes plaçaient au-dessus de leurs têtes – manière de dire qu’ils le respectaient comme une limite sacrée. Certains Amérindiens dressaient un totem, les Athéniens honoraient la « cité-belle-et-bonne » en montant une fois par mois sur la colline de la Pnyx pour tenir leur assemblée politique. Ces élévations symbolisaient le ciment à la fois social et esthétique grâce auquel la société tenait debout. 

La thèse ou l’hypothèse de cette brève enquête est que l’ autotranscendance est un invariant constitutif de toute société humaine : dès qu’elle vient à manquer, ce sont la société, l’humanité, la culture qui se défont au profit de la barbarie. Le capitalisme, religion chrétienne sécularisée, est le Dieu qui détruit cette élévation. Ce Dieu a trois formes principales : l’État, le Capital et la Technoscience – trois forces qui surplombent les hommes et écrasent leur socialité esthétique. Il en résulte que leur mouvement d’ autotranscendance commune est bloqué. 

L’heure est venue de le débloquer par une pratique large de l’esthétique sociale : le fanatisme économique ne refluera durablement que devant l’assaut du théâtre, de la musique, de la danse, et de toute autre esthétique collective à inventer. Il faut renouer avec le mot de Brecht : « Tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : l’ art de vivre. » 

14,22 €
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L'objet du livre est de tirer les leçons des politiques culturelles menées dans quelques villes de la Région parisienne. Sont prévus :

Un condensé des 28 entretiens de maires enregistrés. 

Huit interventions, prononcées lors d'un forum sur la culture organisé au théâtre de Gennevilliers, et abordant des thématiques diverses : Pascal Lebrun-Cordier, Sophie Ricard, Frédéric Hocquard, Laurence Dupouy-Veyrier, Fabrice Lextrait, Maud Le Floch, Malte Martin. Lucie Lambert.

Dix fiches un travail ou une mission : Plaine commune, Les SCIC, Réseau lieux  Random, Mains d’œuvres, 1%, La fabrique de Bordeaux, Tertius, une agence culturelle au service de projets, La fondation, Le succès de Trésors de banlieues.

L'objet du livre est de tirer les leçons des politiques culturelles menées dans quelques villes de la Région parisienne. Sont prévus :

 

Une introduction de Michel Duffour, ancien ministre

Un condensé des 28 entretiens de maires enregistrés, réécrits si nécessaire et validés par les intéressé·e·s. Chaque entretien sera suivi d’une courte note sur le nouveau conseil municipal et les coordonnées de l’élu à la culture

Huit interventions, prononcées lors d'un forum sur la culture organisé au théâtre de Gennevilliers, et abordant des thématiques diverses : Pascal Lebrun-Cordier, Sophie Ricard, Frédéric Hocquard, Laurence Dupouy-Veyrier, Fabrice Lextrait, Maud Le Floch, Malte Martin. Lucie Lambert.

Dix fiches ou notices explicitant le contenu d’un travail ou d’une mission : Plaine commune, Les SCIC, Réseau lieux  Random, Mains d’œuvres, 1%, La fabrique de Bordeaux, Tertius, une agence culturelle au service de projets, La fondation, Le succès de Trésors de banlieues.

17,06 €
17,06 €
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La préoccupation liée au changement climatique est dans toutes les têtes. Chacun essaye de modifier ses pratiques individuelles, à petite échelle, démarche salutaire mais limitée. Il y a besoin d’un changement de braquet, et on voit encore difficilement émerger des propositions concrètes et quantifiées qui changent le système de manière décisive.Face à des discours de « fin du monde », d’autant plus démobilisateurs que souvent sans solutions, ce livre se veut un signal d’espoir. Oui, il est possible de changer les choses ! Concrètement. Et il verse au débat un grand nombre de propositions opérationnelles, applicables immédiatement dans notre pays. L’ouvrage veut avant tout être utile. Il appelle au rassemblement pour s’accorder sur du commun, sur un programme unitaire pour le climat .

Les alarmes des scientifiques pleuvent comme à Gravelotte. La préoccupation liée au changement climatique est désormais dans toutes les têtes. Chacun essaye de modifier ses pratiques individuelles, à petite échelle, démarche salutaire mais limitée. Il y a besoin d’un changement de braquet, et on voit encore difficilement émerger des propositions concrètes et quantifiées qui changent le système de manière décisive, qui nous fassent gagner la bataille du climat !

Face à des discours de « fin du monde », d’autant plus démobilisateurs que souvent sans solutions, ce livre se veut un signal d’espoir. Oui, il est possible de changer les choses ! Concrètement. Et il verse au débat un grand nombre de propositions opérationnelles, applicables immédiatement dans notre pays. 

L’ouvrage veut avant tout être utile. Il appelle au rassemblement des forces de gauche et écologistes pour s’accorder sur du commun, sur un programme unitaire pour le climat qui pourrait dessiner un consensus, afin de construire une France et un monde de demain plus climato-compatibles.

Il est plus urgent que jamais d’en débattre, de s’accorder et d’agir !

Écrit à quatre mains, cet ouvrage est le fruit de la rencontre entre deux hommes de terrain engagés dans le concret pour changer la vie : Jacques Baudrier, adjoint à la mairie de Paris, et Alain Pagano, maître de conférences en écologie à l’université d’Angers et ex-conseiller municipal de cette ville. 

9,48 €
9,48 €
Nouveau

Les conceptions de la critique et de l’émancipation d’Adorno servent à l’auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno,.

Le potentiel pour s’émanciper de cette société qui fait souffrir beaucoup de sujets existe mais l’émancipation n’est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l’alternative « s’adapter à l’avenir imposé par le marché » ou « attendre des lendemains qui chantent ». Les arguments d’Adorno et ceux d’autres critiques servent de fil rouge à ce livre.

Les conceptions de la critique et de l’émancipation d’Adorno servent à l’auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno,.

La situation sociale est très tendue et contradictoire ; les sujets en souffrent. On est à la fois en présence de nombreux mouvements qui émettent des critiques publiques nombreuses et souvent radicales, mais aussi d’un fatalisme profond et de beaucoup d’efforts pour s’intégrer dans la société. 

Le potentiel pour s’émanciper de cette société qui fait souffrir beaucoup de sujets existe mais l’émancipation n’est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l’alternative « s’adapter à l’avenir imposé par le marché » ou « attendre des lendemains qui chantent ». Les arguments d’Adorno et ceux d’autres critiques servent de fil rouge non seulement pour comprendre le potentiel de dépassement de cette situation, mais également ce qui l’empêche.

Jan Spurk est professeur de sociologie à l’Université Paris Descartes, Faculté SHS – Sorbonne, et auteur de nombreux ouvrages dont Contre l’industrie culturelle. Les enjeux de la libération, Le Bord de l’Eau, Lormont, 2016 ; Au-delà de la crise ?, Éditions du Croquant, Vulaines-sur-Seine, 2016 ; Les limites de l’indignation ou la révolution commence-t-elle à Bure ?, Éditions du Croquant, Vulaines-sur-Seine, 2017 ; Sociologues dans la cité, Éditions du Croquant, Vulaines-sur-Seine, 2018.

11,37 €
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Cette nouvelle livraison est composée, comme les précédentes, d’enquêtes portant sur les sciences et les techniques en société. Composé entre un mouvement social affectant notamment la recherche et l’enseignement supérieur en France et une pandémie meurtrière planétaire, ce numéro témoigne des tensions et des débats qui animent et parfois fragmentent les milieux académiques. Dans ces conditions particulières qui ont affecté la réalisation d’un numéro finalement annuel, la diversité des enquêtes et des interventions reste un aiguillon autant qu’une exigence.

18,01 €
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Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. Il devient difficile de prétendre qu’un mouvement social n’a de sens que s’il est le fruit d’une intentionnalité, d’une expertise militante et d’une planification collective, sans penser sa part d’improvisation. Sous la forme de notices brèves ce livre propose un examen de cet objet instable qu’est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d’ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu’ils côtoient et qu’ils n’hésitent pas, le cas échéant, à freiner.

14,22 €
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Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du jour une notion considérée comme dépassée : l’honneur.

L’honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s’imposer  aujourd’hui comme un concept « brandi » par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d’indignation est d’autant plus fort qu’il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d’avenir…
Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser « la seule chose qui leur reste », à savoir leur honneur, pour dire « non » aux injonctions de la société marchande et aux corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L’honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur.
Ce sentiment de révolte face à un monde d’injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c’est à la lumière d’interviews avec des jeunes français et turcs que l’auteure s’efforce de cerner l’évolution sociale de la référence à l’honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s’émanciper. Si l’honneur était jusqu’ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s’universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.

14,22 €
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Ces dernières décennies, le nombre de manifestations a augmenté partout dans le monde, notamment en Turquie. Alors qu’elles ont été dans ce pays historiquement initiées par des opposants au régime, notamment de gauche et kurdes, depuis les mobilisations de Gezi en 2013 et l’instauration d’une répression incessante, de nouveaux acteurs, favorables au régime et soutenus par l’État, se sont mis eux aussi à défiler et à occuper la rue.

Ayşen Uysal, en s’appuyant sur des sources variées (corpus de presse, observations directes, enquête par questionnaire, entretiens) et jusque-là inaccessibles comme les archives policières, en examinant aussi bien les contestataires que les défenseurs du régime, montre le changement important qui s’est produit entre les années 1990 et les années 2000, tant en ce qui concerne le profil des acteurs protestataires que leurs motivations. Alors que les syndicats et les revendications économiques dominaient au cours des années 1990, les questions de justice et de droits de l’homme ont gagné du terrain au cours de la décennie suivante. L’auteure apporte ainsi une contribution originale non seulement à l’analyse du régime actuel en Turquie et du gouvernement de l’AKP d’Erdogan, mais aussi des forces contradictoires qui le traversent. Par son expérience, elle éclaire également les risques de la pratique de l’enquête sur des sujets sensibles en contexte autoritaire car elle est aujourd’hui fichée par la police (et a échappé de peu à une condamnation).

Ce livre intéressera ainsi tous ceux et celles qui souhaitent mieux comprendre le régime actuellement en vigueur en Turquie et les formes complexes de mobilisations et de répression qui y ont cours.

Ayşen Uysal est professeure de science politique, elle a été limogée de l’université Dokuz Eylül, à Izmir, en juillet 2018. Elle est associée au CRESPPA-CSU et au CETOBAC à Paris. Spécialiste de l’action collective et du militantisme, ainsi que de la répression et du travail policier, elle a également étudié les partis politiques.

 

Sommaire

Préface à l’édition française

Introduction

Chapitre i : Approche conceptuelle et méthodologique

Chapitre II : Cycles de mobilisation, fréquence et nature des manifestations

Chapitre III : Manifestants et organisations mobilisatrices

Chapitre IV : Les revendications

Chapitre V : Répertoire d’action, performances et épisodes

Chapitre VI : L’autre protagoniste des manifestations :
la police

Chapitre VII : La police vue par les manifestants et les contre-stratégies manifestantes

Conclusion : l’impossible normalisation

Annexes

Bibliographie

 

18,96 €
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Pourquoi le mouvement syndical connaît-il un déclin continu depuis plusieurs décennies, en Europe comme en Amérique du Nord ? Le syndicalisme serait-il un modèle dépassé, une relique des luttes sociales de l’ère industrielle ?

À partir d’études de cas portant sur la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, cet ouvrage souligne le rôle qu’a joué, dans le reflux récent du syndicalisme, le déploiement d’un large répertoire de discours et de dispositifs antisyndicaux : dénonciation de l’archaïsme des organisations syndicales, marginalisation de celles-ci dans le débat public, lois rendant plus difficile l’implantation syndicale ou le recours à la grève, remplacement de la négociation collective par le contrat individuel, ou encore répression parfois brutale des conflits sociaux.
Cet antisyndicalisme virulent ne constitue pas pour autant une nouveauté. Les contributions rassemblées ici rappellent que l’hostilité du patronat et des gouvernements est aussi ancienne que les tentatives des travailleurs de se rassembler pour améliorer leurs conditions d’existence et obtenir de nouveaux droits.

Gilles Christoph et Sabine Remanofsky enseignent à l’École normale supérieure de Lyon et sont chercheur·e·s associé·e·s au laboratoire Triangle.
Marc Lenormand est maître de conférences en civilisation britannique à l’université Paul-Valéry-Montpellier 3 et chercheur au laboratoire EMMA.

 

Table des matières

Introduction

Première partie : L’hostilité envers les syndicats au moment de la naissance du mouvement ouvrier

L’organisation ouvrière en France de la Révolution à la loi de 1884, par Stéphane Sirot
L’expérience de l’antisyndicalisme britannique au dix-neuvième siècle, par Bertrand Simonet
Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de syndicalisme aux États-Unis ? Réflexions sur le dix-neuvième siècle, par Sabine Remanofsky

Deuxième partie : L’antisyndicalisme à l’ère de l’institutionnalisation des relations professionnelles

L’antisyndicalisme, une constante de l’automobile française, par Nicolas Hatzfeld et Jean-Louis Loubet
« Cet homme est-il un anarchiste ? » : conflits sociaux et luttes pour la conquête de l’opinion publique dans la Grande-Bretagne de l’entre-deux-guerres, par Laura Beers
L’antisyndicalisme hollywoodien : les années 1940 et 1950, par Daniel Peltzman

Troisième partie : L’offensive antisyndicale au cours de la période néolibérale

Régulation, représentation, crise : l’évolution de la conception du syndicalisme en France et en Grande-Bretagne, par Chris Howell
Construire la crise, désigner le coupable : comment la responsabilité de l’« hiver du mécontentement » de 1978-1979 a été attribuée aux syndicats, par Colin Hay
Chronique de l’antisyndicalisme ordinaire : l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC, par Thomas Berthier
Les dispositifs antisyndicaux aux États-Unis : formation des stratégies d’opposition à la négociation collective dans l’Amérique de l’après-guerre, par Jean-Christian Vinel

Conclusion. Quel avenir pour le syndicalisme ?

17,06 €
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Controverses, paniques morales et usages éducatifs des écrans 

Les controverses autour des usages des “écrans” placent les professionnels de l’éducation aussi bien que les parents dans une situation délicate. Doivent-ils favoriser l’usage des écrans chez les plus jeunes ou, au contraire, lutter contre et tenter de les limiter ? Afin de répondre à ces questions, de nombreux prescripteurs, qu’ils soient enseignants, chercheurs, experts en parentalité, psychologues, pédopsychiatres ou développeurs informatiques, cherchent à définir les “bons” et les “mauvais” usages des écrans. Le propos de cet ouvrage collectif est de mettre à plat ces divers enjeux.

Laurent Tessier et Arnaud Saint-Martin (coord.)

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Le capitalisme cognitif néolibéral a fait de la reproduction de la vie son « cœur de métier », de l’individu conçu comme entreprise un sujet sommé d’être autonome et de la concurrence un principe régulateur de la société. Accélérée par les technologies digitales, la métamorphose du salariat génère des zones grises, entre le travail salarié et le travail indépendant. Une multitude de nouvelles figures du travail émergent, des figures précaires en tension entre l’autonomie et l’hétéronomie. Pourtant, des stratégies originales de résistance s’inventent dans ces zones grises. Il ne s’agit pas seulement de dire « non » à la raison néolibérale, il s’agit d’affirmer de manière pragmatique des formes coopératives et mutualistes nouvelles. Et des chemins de liberté de s’ouvrir ainsi, à tâtons.

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Aucune des réformes engagées par Jean-Michel Blanquer n’est éclairée par la science, à supposer qu’existe « la » science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. 

Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis 40 ans, et voit revenir sans cesse les questions qui hantent notre système éducatif. C'est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau.

 

 

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Notre époque voit disparaître ses repères sociaux et humains. Une vision anthropologique large permet de retrouver une première balise : l’autotranscendance.

C'est le fait que, dans les sociétés humaines avant le capitalisme industriel, la puissance commune du peuple montait sous la forme d’un symbole placé au-dessus de leurs têtes – manière de dire qu’ils le respectaient comme une limite sacrée. Certains Amérindiens dressaient un totem, les Athéniens honoraient la « cité-belle-et-bonne » en montant une fois par mois sur la colline de la Pnyx pour tenir leur assemblée politique. 

L’autotranscendance est un invariant constitutif de toute société humaine : dès qu’elle vient à manquer, ce sont la société, l’humanité, la culture qui se défont au profit de la barbarie. 

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L'objet du livre est de tirer les leçons des politiques culturelles menées dans quelques villes de la Région parisienne. Sont prévus :

Un condensé des 28 entretiens de maires enregistrés. 

Huit interventions, prononcées lors d'un forum sur la culture organisé au théâtre de Gennevilliers, et abordant des thématiques diverses : Pascal Lebrun-Cordier, Sophie Ricard, Frédéric Hocquard, Laurence Dupouy-Veyrier, Fabrice Lextrait, Maud Le Floch, Malte Martin. Lucie Lambert.

Dix fiches un travail ou une mission : Plaine commune, Les SCIC, Réseau lieux  Random, Mains d’œuvres, 1%, La fabrique de Bordeaux, Tertius, une agence culturelle au service de projets, La fondation, Le succès de Trésors de banlieues.

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La préoccupation liée au changement climatique est dans toutes les têtes. Chacun essaye de modifier ses pratiques individuelles, à petite échelle, démarche salutaire mais limitée. Il y a besoin d’un changement de braquet, et on voit encore difficilement émerger des propositions concrètes et quantifiées qui changent le système de manière décisive.Face à des discours de « fin du monde », d’autant plus démobilisateurs que souvent sans solutions, ce livre se veut un signal d’espoir. Oui, il est possible de changer les choses ! Concrètement. Et il verse au débat un grand nombre de propositions opérationnelles, applicables immédiatement dans notre pays. L’ouvrage veut avant tout être utile. Il appelle au rassemblement pour s’accorder sur du commun, sur un programme unitaire pour le climat .

Nouveau

Les conceptions de la critique et de l’émancipation d’Adorno servent à l’auteur de base pour mieux comprendre la situation sociale contemporaine, surtout en France, et ses avenirs possibles, sans se perdre dans une exégèse des théories de Theodor W. Adorno,.

Le potentiel pour s’émanciper de cette société qui fait souffrir beaucoup de sujets existe mais l’émancipation n’est pas inéluctable. La prolongation de la situation actuelle grâce à quelques réformes est également possible. Les avenirs possibles ne se réduisent pas à l’alternative « s’adapter à l’avenir imposé par le marché » ou « attendre des lendemains qui chantent ». Les arguments d’Adorno et ceux d’autres critiques servent de fil rouge à ce livre.

18,01 €

Cette nouvelle livraison est composée, comme les précédentes, d’enquêtes portant sur les sciences et les techniques en société. Composé entre un mouvement social affectant notamment la recherche et l’enseignement supérieur en France et une pandémie meurtrière planétaire, ce numéro témoigne des tensions et des débats qui animent et parfois fragmentent les milieux académiques. Dans ces conditions particulières qui ont affecté la réalisation d’un numéro finalement annuel, la diversité des enquêtes et des interventions reste un aiguillon autant qu’une exigence.

Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. Il devient difficile de prétendre qu’un mouvement social n’a de sens que s’il est le fruit d’une intentionnalité, d’une expertise militante et d’une planification collective, sans penser sa part d’improvisation. Sous la forme de notices brèves ce livre propose un examen de cet objet instable qu’est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d’ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu’ils côtoient et qu’ils n’hésitent pas, le cas échéant, à freiner.

Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du jour une notion considérée comme dépassée : l’honneur.

Ces dernières décennies, le nombre de manifestations a augmenté partout dans le monde, notamment en Turquie. Alors qu’elles ont été dans ce pays historiquement initiées par des opposants au régime, notamment de gauche et kurdes, depuis les mobilisations de Gezi en 2013 et l’instauration d’une répression incessante, de nouveaux acteurs, favorables au régime et soutenus par l’État, se sont mis eux aussi à défiler et à occuper la rue.

Pourquoi le mouvement syndical connaît-il un déclin continu depuis plusieurs décennies, en Europe comme en Amérique du Nord ? Le syndicalisme serait-il un modèle dépassé, une relique des luttes sociales de l’ère industrielle ?