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Contre les attentes de Kremlin, l’Ukraine continue à présent à résister efficacement aux forces d’occupation. Si le rôle de la mobilisation populaire, à travers les innombrables initiatives bénévoles qui ont parsemé le pays, a souvent été souligné, nous ne disposons encore que de peu de travaux sur son organisation concrète. En s’appuyant sur une enquête, ce livre s’intéresse à la manière spécifique dont les hommes et les femmes des classes populaires, souvent russophones et anti-Maïdan, s’engagent dans le mouvement de solidarité avec l’armée et les populations civiles touchées par la guerre. Comment s’organisent-ils face à l’agression russe, quelles sont leurs motivations, leurs préoccupations, leurs activités et leurs modes de fonctionnement ? Quel est le degré d’autonomie de leurs initiatives et quels rapports entretiennent-elles avec l’État et les pouvoirs locaux, les partis politiques, les syndicats, les ONGI et les organisations des classes moyennes et supérieures ?

16,11 €
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Au cours des dernières décennies, les multiples réformes des services publics ont transformé le travail des agents de la fonction publique. Présentés sous la forme d’entretiens, une succession de portraits sociologiques de fonctionnaires titulaires ou non, permettent d’éclairer les transformations saillantes du travail dans la fonction publique d’aujourd’hui : dégradation des conditions de travail et d’emploi, dilution des identités professionnelles, altération du « sens » du métier, perte d’autonomie et confrontation à des logiques hétéronomes, etc. Ces portraits permettent d’expliquer en quoi consiste le « nouvel esprit du service public » que véhiculent ces réformes et que les agents sont sommés, plus ou moins directement, de mettre en œuvre. Qu’ils adhèrent, qu’ils résistent ou qu’ils « fassent avec », ces logiques qui transforment les fonctionnaires en prestataires et les usagers en clients, font que le sens même du service public et des métiers correspondants est bouleversé.

Romain Pudal, directeur de Recherche au CNRS, Cerlis, travaille sur les services publics à partir notamment d’une enquête au long cours sur les pompiers. Ses autres thèmes de recherche — classes populaires, politisations… — entrent en résonance avec cette thématique, centrale dans nos sociétés. Il a notamment publié Retour de flammes, La découverte, 2016 et Comby, Jean-Baptiste, et al. « À propos de quelques pudeurs de sociologues face à la loi ORE », Savoir/Agir, 2018.

Jérémy Sinigaglia est maître de conférences en science politique à l’université de Strasbourg, laboratoire SAGE. Ses travaux, portant sur des terrains variés, interrogent la manière dont les politiques transforment les métiers et les conduites des agents. Il a notamment publié « La faillibilité comme mode de gouvernement des universités » (ARSS, 2018), Artistes plasticiens. De l’école au marché (avec Frédérique Patureau, Presses de Science Po, 2020) et « Les conditions de l’orthodoxie. Les cadres intermédiaires de la fonction publique en relais du new public management dans les politiques éducatives » (avec Marie-Pierre Chopin, Savoir/Agir, 2022).

18,96 €
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Les Jeux olympiques et paralympiques font l’objet d’une contestation de plus en plus affirmée et organisée. Ils constituent un méga-événement sportif planétaire dont la visibilité médiatique attire encore métropoles et pays correspondants (mais pour combien de temps ?), malgré les dépenses somptuaires qu’ils occasionnent, et les dépassements budgétaires parfois énormes qu’ils provoquent. Ils constituent ainsi des enjeux financiers mais surtout symboliques dans lesquels la place des citoyens reste minime, loin des discours qui leur promettent une participation active et des retombées mirobolantes. À l’occasion de l’accueil des Jeux à Paris en 2024, ce dossier explore les enjeux en termes financiers, politiques, médiatiques et d’aménagement de cet événement et compte lever les voiles qui le rendent opaque vers l’intérieur et brillant vers l’extérieur.

14,22 €
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Le désir d’autorité émerge sur la base de la conjonction des diverses crises qui se suivent, se recoupent et se conjuguent depuis des décennies. Plus rien n’est fiable et sûr ; nous sommes impuissants face aux crises qui s’abattent sur nous. La normalité de la société s’effrite dans le tourbillon de ces crises. Les références normatives vacillent ; l’existence devient incertaine, imprévisible et angoissante. Le manque de (capacité de) compréhension et de maîtrise de la réalité est un autre facteur qui produit le désir d’autorité, désir d’un pouvoir qui rétablirait l’ordre et la normalité. Ce désir ne connait pas de raisons et pas d’arguments. Il est le souhait, en général irrationnel et obsessionnel, de vivre heureux grâce à la subordination à l’autorité. Cette relation est plus fantasmagorique que réelle mais elle peut porter un projet de société autoritaire. « C’est le désir qui crée le désirable, et le projet qui pose la fin » (Simone de Beauvoir).

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Pourquoi et comment des jeunes se radicalisent, tandis que d’autres, exposés aux mêmes conditions sociales et partageant un même sentiment d’injustice, ne se radicalisent-ils pas ? Pourquoi et comment certaines trajectoires aboutissent à l’extrémisme violent, alors que d’autres ne franchissent pas le seuil de la violence ? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions à partir d’une recherche ethnographique réalisée durant trois ans dans une prison française. Évitant de porter une attention exclusive à des jeunes dits radicalisés, cette recherche prend en compte une ample variété de profils et de trajectoires de détenus, et ce afin de décrire et d’analyser également des trajectoires de « non-radicalisation ». C’est en raison de cette focalisation conjointe sur ces diverses trajectoires et leur articulation avec les inégalités et le sentiment d’injustice que ce livre se distingue des nombreuses études sur la radicalisation et l’extrémisme violent réalisées en France depuis la série d’attentats djihadistes de 2015. Cette plongée en milieu carcéral propose un nouveau regard sur la prison et invite à penser autrement la radicalisation ainsi que le basculement dans l’action violente.

Bartolomeo Conti est sociologue à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Auteur du livre L’islam en Italie : les leaders musulmans entre intégration et séparation, il a été chercheur à l’Institut Universitaire Européen et à l’Université de Berkeley, avant de faire partie du Panel international sur la sortie de la violence à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme et de participer au projet européen Dialogue about Radicalisation and Equality, un des projets phares sur la question de la radicalisation en Europe.

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Cet ouvrage réunit diverses études publiées soit dans la presse soit dans des ouvrages académiques au cours de ces deux dernières décennies. Le fait religieux y est articulé au contexte politique ambiant, tant local, national qu’international.

Plusieurs axes de réflexions concourent à cette compilation : côté cour, les croyances populaires et leur lecture dans le contexte de la polarisation culturelle sur fond de contestations politiques ou de remise en cause des légitimités « révolutionnaires » ; côté jardin, internationalisation des oppositions sur fond de schismes irréconciliables, le tout articulé à des allégeances Nord-Sud dans lesquelles le fait religieux est instrumentalisé à l’échelle de la géopolitique mondiale .

Ainsi les vieilles partitions entre religions monothéistes, comme à l’intérieur de chacune d’elles, notamment dans le camp de l’Islam, trouvent leur traduction à des niveaux d’échelles diverses et hiérarchisées. Diversité des contextes, diversité des lieux,et diversité des champs disciplinaires convoqués constituent la trame fondamentale de cet ouvrage.

Né à Tlemcen en 1940, Nadir Marouf fut administrateur civil au Plan (Alger 1963-66). Il a occupé les fonctions de professeur à l’Université d’Oran (1968-89), directeur de l’URASC (actuellement CRASC) de 1983 à 1989, chercheur associé à Harvard University (1989), professeur titulaire à l’université de Picardie (1991-2009), directeur du CEFRESS (1994-2007). Professeur émérite des universités (2009), il est actuellement professeur contractuel à l’université de Tlemcen.

18,96 €
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Les sciences humaines sont d’abord des disciplines savantes, matière à enseignement et recherche. Hors des circuits universitaires, elles sont en général abordées à travers des auteurs, des figures illustres célébrées dans les médias. Elles n’ont guère été envisagées en fonction de leurs lecteurs. Qui sont ces gens ? Que lisent-ils et comment lisent-ils ?

Ce livre s'appuie sur une enquête visant à comprendre les différences entre lecteurs savants et lecteurs profanes.

Alors que les premiers sont redevables de la discipline qui les a formés, les seconds sont disponibles pour des lectures qu’on peut appeler libres, déliées des règles scolaires. Les lecteurs profanes apprécient des livres qui sont censés apporter une « rupture » dans les façons de penser. Les lectures libres permettent à la plupart des lecteurs d’accéder, hors du cadre des disciplines, à ce qui constitue, à leurs yeux, les marques de la condition d’intellectuel : la « pensée » et les causes intellectuelles.

L’enquête sur les lecteurs est l’un des moyens de mettre en lumière le fonctionnement d’un marché des idées soumis au poids croissant d’autres univers, ceux de l’édition, de la presse et de la politique.

Louis Pinto,  sociologue, est directeur de recherche émérite au CNRS.

18,96 €
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Salariat est une revue  pluridisciplinaire  de  sciences sociales consacrée à l’étude du salariat entendu comme rapport social, comme classe sociale et comme ensemble institutionnel.

Jean-Luc Deshayes,

Florence Ihaddadene,

Maud Simonet, 

Daniel Véron,

Claire Vivès,

Karel Yon,

François Vatin, 

Ana Carolina Coppola, 

Guillaume Gourgues,

Aurélien Casta,

Lucas Joubert,

Mara Bisignano, 

Aurélien Catin,

Al Caudron,

Jean-Pascal Higelé,

Carole Yerochewski, 

Nicole Teke-Laurent, 

14,22 €
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La table d’orientation de ce treizième numéro de Zilsel dit assez la vitalité actuelle des études sociales des sciences et techniques.

On y trouvera une série d’enquêtes approfondies sur les effets du genre dans le choix des objets sociologiques, les thèses Cifre en tension avec les attentes académiques et les tentatives d’internationalisation de certaines revues de sciences sociales françaises.

Le dossier porte sur le « terrain », cet espace d’investigation multiforme investi par les chercheur∙euses. Des blocs opératoires aux professionnelles de la santé non conventionnels, des inquiétudes sur l’empreinte écologique de la recherche à la fiction comme réinvestissement du terrain scientifique, des terrains extrêmes aux blancs des cartes, c’est un kaléidoscope d’études de cas qui donnent à voir le terrain moins comme un banal site d’enquête que comme une entrée toujours incertaine pour construire un objet de recherche.

La revue poursuit également son entreprise de défrichement.

Enfin, cinq notes critiques donnent un aperçu des productions en cours, dans le style désormais bien reconnaissable de la revue.

Bruno Andreotti, Jean-François Bert, Céline Bonicco-Donato, Vincent Bontems, Cynthia Colmellere, Nicolas El Haïk-Wagner, Renaud Epstein, Mégane Fernandez, Marion Guenot, Yves Gingras, Antoine Hardy, Liliane Hilaire-Pérez, Fabien Jobard, Mahdi Khelfaoui, Adrien Kurek, Margot Legal, Jérôme Lamy, Claire Lemerle, Marion Maisonobe, Alessandro Manzotti, Pierre-Emmanuel Metzger--Debrune, Jean-Édouard Morère, Sébastien Mosbah-Natanson, Matthieu Noucher, Sophie Orange, Guillaume Petit, Irénée Régnault, Mathilde Roussigné, Arnaud Saint-Martin, Hélène Vérin.

18,01 €
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L’islam interroge et inquiète. Attentats et assassinats terroristes, violences d’État (Iran, Afghanistan...), « radicalisation », ou encore « atteintes à la laïcité » entretiennent ces interrogations et inquiétudes.  Ce livre fait le pari de l’enquête sociologique, refusant de s’ériger en juge, ne cherchant ni à condamner, ni à réhabiliter, justifier ou excuser, mais à expliquer et comprendre. Il brosse le portrait d’un individu singulier. Tarik, né en France dans une famille originaire du Maghreb, a grandi dans une cité de la région parisienne. Il se réclame d’un islam « authentique », qu’on pourrait associer aux figures-repoussoirs de l’islam « radical », de l’« intégrisme » ou du « fondamentalisme ». Pourtant, diplômé de l’Université, aujourd’hui enseignant, il se reconnaît dans les « Valeurs de la République » et dans le principe de laïcité. En cherchant à rendre compte des logiques sociales qui ont produit cet individu singulier, cette enquête mobilise une démarche et des schèmes d’interprétation qui, au-delà du cas particulier, peuvent contribuer à une meilleure intelligibilité du regain de religiosité observable chez les jeunes de culture musulmane.

18,96 €
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L’engagement sociologique

Parce qu’elle cherche à représenter et à rendre compte du monde social ou de tel ou tel de ses aspects, la sociologie est inévitablement prise dans les luttes symboliques (scientifiques, politiques, médiatiques) qui ont pour enjeu la vision légitime du monde social. C’est pourquoi l’engagement sociologique n’est au fond qu’une façon de tirer les conséquences d’un état de fait. Mais cette forme d’engagement porte elle-même à conséquences. Outre qu’elle implique la défense de l’autonomie de la recherche contre les tentatives récurrentes d’arraisonnement politique, elle impose un devoir de réflexivité qui a pour corollaire un devoir de scientificité. Le souci de préserver la spécificité de l’engagement sociologique impose, en effet, de ne pas réduire la tâche du sociologue à celle d’un militant comme un autre. Il ne s’agit pas seulement, en effet, de positions à prendre ou d’indignation à faire entendre, mais de choses à savoir et à comprendre. C’est pourquoi l’engagement sociologique, loin d’affranchir des contraintes et des compétences exigées des chercheurs, implique la défense des valeurs de vérité et de désintéressement qui sont celles de la science.

9,48 €
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Talcott Parsons n’occupe plus guère de place dans les débats sociologiques contemporains, en particulier francophones. Il a pourtant exercé une influence profonde et durable sur la discipline - par ses propres travaux et au travers des auteurs pour lesquels il a compté, de Robert K. Merton à Niklas Luhmann et Jürgen Habermas en passant par Erving Goffman, Harold
Garfinkel, Clifford Geertz. Renée C. Fox ou encore Robert N. Bellah. Ce livre propose un regard contemporain sur certains aspects de l’œuvre de Parsons : son rapport à l’anthropologie sociale, et en particulier au travail de Ralph Linton, durant les années 1930-1940 ; l’usage qu’il a fait de la psychanalyse, qui lui a attiré de virulentes critiques. Sur ces deux fronts, l’ouvrage vise à restituer leur intelligibilité aux positions de Parsons tout en rendant compte des controverses et confusions qu’elles ont suscitées.

Ce livre sera disponible sur ce site en janvier 2024. La version numérique peut être achetée dès maintenant

Pierre-Nicolas Oberhauser est sociologue, titulaire d’un doctorat en sciences sociales de l’Université de Lausanne. Il est actuellement chargé de recherche à la Haute École de Santé du canton de Vaud (HESAV). Il est aussi chercheur associé à l’Institut des sciences sociales de l’Université de Lausanne et au Centre de recherche médecine. sciences, santé, santé mentale, société (CNRS/INSERM/EHESS/Université Paris-Cité).

18,96 €
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