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L’autrice, chercheuse en sociologie et spécialiste des réseaux de diplômés fut également enseignante à l’Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (Isae) pendant 17 ans, entre 2003 et 2020. Dans cet ouvrage, elle raconte, à partir de son journal de terrain comment s’est mise en place la fusion entre les deux écoles d’ingénieurs d’aéronautique Ensica et Supaéro, sous tutelle de la Délégation Générale de l’Armement. Prenant appui sur différentes échelles de décision dans l’Isae (des directeurs aux conseils de formation en passant par les professeurs et les étudiants), elle illustre la force des hiérarchies sociales qui s’impose dans ce monde des Grandes Écoles. Ce faisant, ce livre comporte également une leçon méthodologique sur la portée de l’observation participante et la place de la réflexivité vers l’intelligibilité du social dans lequel chacun, chacune est trempé. Mais on peut aussi aisément comprendre, sous sa plume, comment se sont appliqués au quotidien les préceptes du Nouveau management public, lesquels font tant de dégâts sociaux et humains. Progressivement, le lecteur devine que la principale victime sera justement la « sociologue de service ».

Table des matières

Remerciements

Introduction

Saison 1 : Un rapprochement puis une fusion, septembre 2007-juin 2013

La création de l’Isae sur fond d’histoires antérieures à 2007

Quels élèves entrent à Supaéro et à l’Ensica avant 2007 ?

Départs sans bruit de l’Ensica, Juillet 2007

Être professeur en École d’ingénieurs : dispersion et surqualité, Octobre 2007

La recherche, la première des activités d’excellence, Septembre 2008

Le département « Langages, Art, Cognition et Sport », un département à virgules, épisode 1, 27 mai 2008

Regretter la « caserne » de Jolimont, mars 2009

La solidarité des perruques, 4 février 2010

Les professeurs s’inquiètent, ils s’informent, épisode 1, 20 mai 2010

Le Directeur de la formation Ensica perd ses cheveux puis prend sa retraite, 28 février 2011

Les professeurs de l’Ensica lâchent l’un des leurs, épisode 2, juin 2011

Les points forts des diplômés de l’Ensica pour les industriels, 14 novembre 2011

Il faut rayonner à tout prix, décembre 2011

Rassurer les diplômés de l’Isae, 7 février 2012

Faire travailler les professeurs de l’Ensica sur la différenciation, 23 mai 2012

Les fleurs se tournent toujours vers le soleil, 18 juin 2012

Il faut financer la fondation Isae, 22 octobre 2012

Réunion en catimini un été, puis mise en musique, 24 novembre 2012

Engagez-vous dans les groupes de travail ! 26 novembre-14 décembre 2012

Défendre son « pré carré », décembre 2012

Quand le dernier directeur de la formation Ensica s’occupe en rédigeant une thèse, 24 janvier 2013

Avertir les industriels du positionnement sur un seul concours, 14 mars 2013

L’École la plus innovante, c’est Polytechnique, Jeudi 28 mars 2013

Un sursaut d’orgueil des industriels, diplômés de l’Ensica, 22 mai 2013

Former autant d’élèves ingénieurs Supaéro sans se déclasser, 28 mai 2013

« La méca, les matériaux, c’est sale », 6 juin 2013

Ils en pensent quoi, les élèves de l’Ensica ? 15 juin 2013

Résumé de la saison 1

Saison 2 : l’Institut Supaéro a absorbé l’Ensica, septembre 2013-juin 2016 107

Les réseaux des héros américains, 18 avril 2013 et 6 septembre 2013 108

Delargent a rendu son rapport, 3 octobre 2013 114

Les professeurs occupent l’étage de la Direction, épisode 3, 21 octobre 2013 115

Courriel à vie pour les anciens élèves diplômés de l’Isae, le 19 novembre 2013 119

L’hypocrisie a assez duré : l’Ensica va disparaître mais quand ?, décembre 2013 120

Le président de la république vend les locaux « vides » de l’Ensica, 30 janvier 2014 124

Pom-poms girls entre Grandes Écoles, 13 février 2014 125

Le volet « formation continue » à l’Isae : peu visible mais terriblement efficace, 24 février 2014 126

Une organisation très pyramidale, 11 mars 2014 127

Préparer la cérémonie de fermeture, 31 mars 2014 129

Communiquer aux taupins et à leurs familles, 9 avril 2014 130

Rencontrer ses héros, 24 avril 2014 131

Le rôle de l’amicale : tenir le manche, 30 avril 2014 134

Quel diplôme sur le CV des Ensica ? 24 juin 2014 136

Le rang de Supaéro n’a pas baissé, ouf ! 30 juillet 2014 137

Combien gagnent les diplômés de Supaéro et ceux de l’Ensica ? 1er septembre 2014 138

Le faire-part de naissance du nouveau cursus ingénieur, 23 septembre 2014 140

« A-t-on le droit de virer une prof de droit ? », novembre 2014 141

Comment appeler le site historique de Supaéro : Supaéro, 1er décembre 2014 142

Remettre l’uniforme, 18 décembre 2014 144

Participez à des ateliers animés par une psychologue, 5 mars 2015 146

Quitter le site en dernier, 27 juin 2015 147

Citer les entreprises qui nous financent, 20 septembre 2015 150

S’échanger les élèves entre « Grandes Écoles », 15 octobre 2015 151

« Retapons pendant les campagnes de prospection », 25 octobre 2015 154

Allocution du directeur général de l’Isae-Supaéro, à l’occasion de la minute de silence en mémoire des attentats du 13 novembre 2015 157

Le champ des possibles est infiniment grand, 15 janvier 2016 160

La décontraction corporelle des « professeurs », 29 janvier 2016 161

Jouer d’un instrument, un gage d’excellence professorale, 4 février 2016 163

« L’ingenierie-système, c’est critique et complexe », 28 mars 2016 164

Les entretiens de Toulouse : quand les anciens parlent aux anciens, 20 avril 2016 167

Les SHS dans une École d’ingénieurs, 25 avril 2016 169

Faire cohabiter les élèves Ensica et Supaéro sans les confondre, 2 mai 2016 171

Quand la sociologie est un module optionnel, 15 juin 2016 171

Résumé de la saison 2 176

Saison 3 : Vendre l’excellence, septembre 2016-novembre 2018 179

Reprendre la main sur la formation Supaéro, 30 août 2016 179

Comment apprendre à faire des affaires, 15 septembre 2016 181

Le LACS, « Langages, Art, Cognition et Sport », un département qui prépare des orateurs, épisode 2, 9 octobre 2016 186

Enseigner l’éthique, épisode 1, 20 novembre 2016 189

L’offre toujours croissante de Mastères Spécialisés®, 23 novembre 2016 192

Classement et excellentes alliances locales, 8 décembre 2016 197

La Convention conventionnelle des personnels, 26 janvier 2017 200

Partager la galette des rois, 10 février 2017 204

Le verdict de mon entretien annuel : améliorer ses capacités relationnelles, 24 février 2017 208

Les Amphis qui cadrent, 14 mars 2017 212

Afficher une soi-disant diversité sociale, 3 avril 2017 213

Ces chères Chaires, 14 mai 2017 222

Thomas P. pendant sa mission, l’excellence faite « homme », épisode 1, 15 novembre 2016-15 mai 2017 233

Fêter les 10 ans de l’Institut, 2 juin 2017 237

Le symbole de l’École, c’est Chouette, 6 juin 2017 239

Rédiger la plaquette publicitaire des super héros, 20 juin 2017 241

Les salariés de l’excellence, 1er juillet 2017 243

Les rites d’intégration, 3 septembre 2017 246

Thomas P, l’excellence faite homme après sa mission, épisode 2, 14 octobre 2017 248

Un exercice d’aérodynamique et son corrigé, 30 octobre 2017 249

Qui sont les brillants élèves qui ont réussi à intégrer Supaéro, 16 décembre 2017 ? 251

Compter les tâches des professeurs, 12 mars 2018 258

Rendre des comptes aux diplômés, 15 mars 2018 261

Cadrer le bénévolat des élèves, 3 avril 2018 263

Les frais de scolarité augmentent chaque année, 11 mai 2018 266

Ne pas enseigner l’éthique, épisode 2, 25 mai 2018 267

Faire son deuil en silence, 15 juin 2018 280

La charte graphique : l’habit de la marque, 30 juin 2018 286

Un Directeur soumet un sujet d’étude sociologique aux élèves, 1er septembre 2018 289

La journée Portes Ouvertes a été réussie, 18 octobre 2018 291

Où en est la sociologie ? 20 octobre 2018 292

Douze ans en contrat avec l’Ensica-Isae, 1er novembre 2018 294

La remise des diplômes aux derniers Ensica, 27 novembre 2018 295

Résumé de la Saison 3 299

Intermède. Les coulisses 303

Femmes en École d’ingénieurs aéronautique 303

Travailler dans une école militaire 309

Conclusion : des lettres en capitale à défaut d’être dans la capitale 319

Générique 337

Liste des personnes (leurs diplômes entre parenthèses) citées 337

Sigles, acronymes et argot 341

Un article d’un directeur de l’Isae sur l’Isae 345

L’autrice, chercheuse en sociologie et spécialiste des réseaux de diplômés fut également enseignante à l’Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (Isae) pendant 17 ans, entre 2003 et 2020. Dans cet ouvrage, elle raconte, à partir de son journal de terrain comment s’est mise en place la fusion entre les deux écoles d’ingénieurs d’aéronautique Ensica et Supaéro, sous tutelle de la Délégation Générale de l’Armement. Prenant appui sur différentes échelles de décision dans l’Isae (des directeurs aux conseils de formation en passant par les professeurs et les étudiants), elle illustre la force des hiérarchies sociales qui s’impose dans ce monde des Grandes Écoles. Ce faisant, ce livre comporte également une leçon méthodologique sur la portée de l’observation participante et la place de la réflexivité vers l’intelligibilité du social dans lequel chacun, chacune est trempé. Mais on peut aussi aisément comprendre, sous sa plume, comment se sont appliqués au quotidien les préceptes du Nouveau management public, lesquels font tant de dégâts sociaux et humains. Progressivement, le lecteur devine que la principale victime sera justement la « sociologue de service ».

14,22 €
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Ce numéro de Zilsel est le dixième.  

Si le contenu, toujours varié, ne le distingue pas des précédents, notons toutefois qu’il distille distraitement une certaine idée des études sociales des sciences et techniques.  Son sommaire se distribue en une série d’enquêtes historiques et sociologiques originales,  et un dossier consacré au travail du sociologue  Anselm Strauss, ainsi que des études exploratoires.  

On trouvera également, loin des dissertations dispersées  sur l’histoire de nos spécialités, un riche entretien  avec l’historienne des sciences Ilana Löwy.  

Les comptes-rendus critiques maintiennent l’esprit  de dispute scientifique et œuvrent, sans dissimulation,  à la discussion collective.  L’éditorial invité, ayant pour cible une tentative récente d’arraisonner la science par un catholicisme aussi réactionnaire que scientifiquement contestable,  l’atteste d’emblée : prendre position sur ces terrains disruptifs n’est pas une sinécure. 

Avec les contributions de

David Aubin, Tangi Audinet, Joséphine Bastard,  Isabelle Baszanger, Pierre Benz, Jean-François Bert,  Florian Charvolin, Mary Jo Deegan, Stéphane Dufoix,  Johan Giry, Clémentine Gozlan, Jérôme Lamy,  Marie Leclainche-Piel, Sébastien Lemerle, Ilana Löwy, Alexandre Métraux, Adrien Miqueu, Claude Rosental, Thierry Rossier, Arnaud Saint-Martin, Émilien Schultz, Arthur S. Stinchcombe, Anselm Strauss, Cyprien Tasset, Thibaud Trochu, Sébastien Urbanski.

18,01 €
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Depuis le premier numéro, Savoir/Agir est une revue explicitement « scientifico-politique ». Elle est « socio-logiquement » engagée. Les chercheuses et chercheurs qui l’animent se définissent comme un intellectuel collectif autonome qui cherche à établir des liens durables entre les sciences sociales, la critique en actes des différentes formes de domination et les forces progressistes. 

Pour la première fois, la revue ouvre ses colonnes à des Varia. Cette « ouverture » prend acte du fait que l’objet de la sociologie – le monde social – est en fait, bon gré mal gré, « une science politique ». Comme disait Sartre à propos des écrivains, le sociologue est « dans le coup » quoi qu’il fasse… 

La revue publiera ainsi régulièrement des numéros Varia, en poursuivant la publication de dossiers thématiques et en élargissant le cercle de ses rubriques habituelles.

Tables des matières

Varia

5 L’injonction au projet professionnel. La violence ordinaire des politiques d’activation

Victor Poilliot

15 Les ouvriers, le vote et le FN. Misères de la politologie

Emmanuel Pierru

35 L’inégal accès aux arènes participatives en santé

Alexandre Fauquette

43 Vers une retraite plus juste ? Des inégalités de classe entre retraité·es

Paul Hobeika

51 Dignité par le travail et ethos de classe au sein de la diaspora africaine. Les conditions d’accès aux « fractions stables » des classes populaires

Thomas Beaubreuil

59 « Les compétences », pièce maîtresse d’une révolution pédagogique

Christian de Montlibert

67 Savoirs nomologiques versus connaissances critiques. En écho au « Manifeste pour la science sociale » de Bernard Lahire

Fabien Granjon

75 Des pouvoirs fiscaux fédéraux : un objectif majeur pour la gauche européenne

Christakis Georgiou

85 Pédagogie

Qu’est-ce que la sociologie ?

Gérard Mauger

91 Grand entretien avec Éric Vuillard

« L’imagination n’est plus suffisante »

Propos recueillis par Antony Burlaud

101 Asie

Genèse des European Studies en Corée du Sud. Une réflexion sociologique sur les usages des références européennes par les élites

Kil-Ho Lee

115 Culture

Un regard ethnographique sur le soulèvement des « Gilets aunes ». À propos de « Un peuple ». Un film documentaire d’Emmanuel Gras. 

Brice Le Gall

Depuis le premier numéro, Savoir/Agir est une revue explicitement « scientifico-politique ». Elle est « socio-logiquement » engagée. Les chercheuses et chercheurs qui l’animent se définissent comme un intellectuel collectif autonome qui cherche à établir des liens durables entre les sciences sociales, la critique en actes des différentes formes de domination et les forces progressistes. 

Pour la première fois, la revue ouvre ses colonnes à des Varia. Cette « ouverture » prend acte du fait que l’objet de la sociologie – le monde social – est en fait, bon gré mal gré, « une science politique ». Comme disait Sartre à propos des écrivains, le sociologue est « dans le coup » quoi qu’il fasse… 

L’appel à propositions publié sur les réseaux de recherche en sciences sociales est désormais permanent. Les caractéristiques des articles publiés restent les mêmes. D’une part, la conscience claire que l’engagement politique de la sociologie impose un double impératif de réflexivité et de scientificité. D’autre part, le souci d’être accessible à d’autres que les professionnels de la recherche implique un format réduit et des références sobres. Tous les renseignements utiles se trouvent sur notre site www.savoir-agir.org

La revue publiera ainsi régulièrement des numéros Varia, en poursuivant la publication de dossiers thématiques et en élargissant le cercle de ses rubriques habituelles.

9,48 €
9,48 €

Avant même d’être condamné pour « contestation de crime contre l’humanité » au tournant du siècle, Roger GARAUDY était déjà marginalisé dans les champs intellectuel et politique français. Après avoir incarné la résistance au néostalinisme dans le Parti communiste, le philosophe qui fut longtemps l’interlocuteur privilégié de Jean-Paul Sartre au sein du PCF en fut spectaculairement exclu en 1970 pour s’être opposé aux Soviétiques qui venaient d’écraser le Printemps de Prague.

Son combat pour rénover le communisme français et son goût précoce pour l’écologie et le dialogue des civilisations en firent quelque temps une figure respectée du progressisme français, mais celui qui répétait que le Socialisme était condamné s’il refusait de s’ouvrir à la « transcendance » vit son étoile pâlir après 1970 au point qu’il devint un intellectuel illégitime, celui que l’on condamne sans l’avoir lu. 

Ce livre explique ce parcours singulier et les raisons de cette « descente aux enfers » de l’ancien philosophe du Bureau politique, avant sa condamnation ultime.

Table des matières

Préface 7

AVANT-PROPOS. UNE DISQUALIFICATION SYMBOLIQUE 13

Le cas Garaudy 15

Une mort symbolique 19

Une délégitimation inexorable 21

INTRODUCTION  25

Un singulier philosophe de parti 25

Une autonomisation qui s’inscrit dans une crise globale de la foi communiste 28

Le PCF dans les années 1960 : un aggiornamento raté ? 29

Roger Garaudy, philosophe communiste illégitime 30

Une trajectoire à expliquer 34

La dégradation de l’image de Roger Garaudy à travers la presse 38

Roger Garaudy dans la presse avant son exclusion 39

L’exclusion 42

L’après PCF : une dérive progressive et inexorable 45

L’Islam : la rupture 46

Questions de méthode 48

Les textes 49

Les entretiens 55

Problématique et plan 56

CHAPITRE I. LA MÉCONNAISSANCE SAVANTE DE L’APPORT DE ROGER GARAUDY, MILITANT DU PCF 61

Roger Garaudy selon David CAUTE : un clerc de parti classique, pas un « hyper-stalinien » 63

Le polémiste de guerre froide 64

Le PCF des années 1960 : un « aggiornamento » impersonnel 65

Annie Kriegel : un regard critique mais sérieux 70

Annie Kriegel solidaire du Parti communiste contre Garaudy 71

Un réformé réformateur 72

Roger Garaudy pour Philippe Robrieux : un thorézien assez naïf 74

Un thorézien en rupture de ban 75

Un intellectuel affable utile au Parti 75

Jeannine Verdès-Leroux : un portrait à charge décisif 78

Le « problème Garaudy » selon J. Verdès-Leroux 79

Un contre-exemple à la thèse de Jeannine Verdès-Leroux 85

L’année 1968 de Garaudy selon J. Verdès-Leroux 87

Bilan sur Roger Garaudy par Jeannine Verdès-Leroux 91

Michel Dreyfus : une certaine reconnaissance du rôle d’innovateur théorique de Roger Garaudy 94

Roger Garaudy selon Bernard Pudal : un « prophète au petit pied » 98

Le CERM : un orphelin de père 100

La « première critique » de Staline au PCF 101

Roger GARAUDY selon Frédérique MATONTI : l’intellectuel illégitime par excellence 103

La vision de Roger Garaudy dans Intellectuels communistes 104

Garaudy, homme de pouvoir 104

Le débat sur l’humanisme marxiste 107

Une référence négative : un faire-valoir d’Althusser. 108

Un intellectuel « prolétaroïde »  110

Bilan sur la perception académique de Roger Garaudy : un travail d’invisibilisation progressif 113

CHAPITRE II LES CLÉS D’UN PARCOURS : LA SOCIALISATION INITIALE 115

L’habitus intellectuel : chrétien et philosophe 115

La construction du besoin de Dieu  116

La vocation philosophique 119

La « Reine des matières » 122

Un miraculé de la sursélection 123

Un prophète exemplaire : Maurice Blondel 124

Un fils du peuple au service de sa classe 127

L’engagement communiste 127

La construction d’une éthique militante ouvrière exacerbée (1933-1945) 132

Les exigences de l’institution : anticléricalisme et ouvriérisme 133

Les effets du statut de chrétien et d’intellectuel dans le PCF 136

Originalité et exemplarité d’un militant peu commun 137

Une conciliation impossible 138

Une rencontre providentielle 140

Un anticarriérisme militant 142

Une pierre de touche de l’éthique ouvriériste 142

Vers la reconnaissance : un dévouement oblatif sans faille 143

CHAPITRE III. LA VOCATION DE L’INTELLECTUEL DE PARTI 147

Le secteur intellectuel dans le PCF : une hétéronomie de principe 148

Les effets de l’ouvriérisme : la subordination du secteur intellectuel 148

La complexité de « l’effet-titre » dans le PCF 152

Un stalinien sincère 155

Le contexte : de la libération à la guerre froide 156

Roger Garaudy devant Staline 159

« Stalinien de la tête aux pieds » 161

Le travail d’un intellectuel stalinien 166

Un travail de mobilisation 167

Un travail de dénonciation : « Le néo-blanquisme de contrebande et les positions antiléninistes d’André Marty » 170

Un théologien de parti 173

Un travail polémique 174

Une leçon d’orthodoxie militante : « une littérature de fossoyeurs » (1947) 175

Une parole de prophète 179

Un travail théorique 180

 Théorie matérialiste de la connaissance : une victoire politique… 181

…Et un coup de semonce 183

CHAPITRE IV. VOCATION DE L’INTELLECTUEL DE PARTI 189

La place de Roger Garaudy dans la cour de la société communiste 190

La cour de la société communiste autour de Maurice Thorez 191

La Direction 191

«L'étiquette» 193

Le «roi» Thorez 197

La place de Roger Garaudy dans la cour du roi Thorez en 1956 201

La fracture de 1956 et le recours à Roger Garaudy 203

Le choc du XXe Congrès 203

a) Le déni de Thorez et la crise du parti 206

Roger Garaudy et le rapport secret : le traumatisme du croyant 209

Le recours de Maurice Thorez à Roger Garaudy 211

La formule de l’intellectuel thorézien 214

Roger Garaudy et Maurice Thorez : un couple singulier 214

La gestion thorézienne d’un intellectuel original 214

Une liberté sous contrôle et protégée 217

Roger Garaudy pour Maurice Thorez : un intellectuel idéal 220

La redéfinition de l’excellence cléricale  222

La réorientation de l’éthique militante 222

L’intellectuel thorézien : du suivisme à l’initiative 224

L’homme du dialogue 225

« Déghettoïser » le parti communiste 226

Une stratégie d’ouverture 228

CHAPITRE V. NAISSANCE D’UN INTELLECTUEL 233

Un aggiornamento nécessaire et impossible 233

Crise de croyance et besoin de philosophie : l’aggiornamento théorique nécessaire 234

Quel « aggiornamento » ? une déstalinisation inaboutie 236

La critique des « erreurs » de Staline : les limites de la déstalinisation 237

Une autonomisation théorique plus ou moins tolérée : du lector à l’auctor 243

La « déjdanovisation » : une déstalinisation du pauvre 244

Une lueur venue de l’Est 244

L’alliance Aragon/Garaudy : un rapprochement stratégique 246

Un instrument stratégique : le Centre d'Études et de Recherche Marxiste 249

La création du CERM, indice d’une configuration nouvelle 249

Le dialogue au service du Parti : les Semaines de la pensée marxiste 251

Un succès indéniable 252

Le déclin des années 1970 254

Roger Garaudy fondateur du CERM - une paternité occultée  255

Le « garaudysme » : un néo-marxisme controversé 261

Un idéalisme rémanent 263

Le retour au fondamental 264

Subjectivité, transcendance et création 265

Une hérésie théorique : De l’anathème au dialogue (1965) 268

Conception du monde et attitude dans le monde : la question philosophique 268

Un problème historique et politique 270

Permanences et résurgences 271

La réaction des jeunes philosophes : contre le « révisionnisme » garaudyen  272

Le champ intellectuel communiste en 1960 273

La contestation de Roger Garaudy par les jeunes philosophes  277

CHAPITRE VI. DE L’AUTONOMIE À L'HÉRÉSIE 285

Garaudy conseiller du prince : apogée et déclin 286

Une autocritique risquée : la note à Waldeck Rochet  286

Pour une autocritique collective 287

La réaction de Thorez 293

La réaction du parti : la délégitimation secrète de Garaudy par l’appareil  296

Un contrôleur occulte des productions théoriques : Georges Cogniot 296

La note de Georges Cogniot à Waldeck Rochet 299

Un serviteur efficace de la bureaucratie sacerdotale 302

La tangente hérétique : du débat sur l’humanisme au Comité central d’Argenteuil 304

Le débat sur l’humanisme : le conflit Althusser/Garaudy 304

La querelle de l’humanisme  305

Une controverse philosophique et politique 308

Un débat théorique  310

« L’humanisme marxiste » selon Garaudy 312

Un débat théoriquement indécidable 315

Une victoire en trompe-l’œil : Argenteuil 316

Le « compromis d’Argenteuil » 316

Une mise à l’écart discrète 318

De l’autonomisation intellectuelle à l’intervention politique assumée 321

Vers l’ hérésie assumée : de Marxisme du XXe siècle au Problème chinois 322

Une tentative de reconquête du leadership intellectuel : Marxisme du XX° siècle 322

Un appel public à la critique du stalinisme 324

Le problème chinois  327

1968 : émancipation intellectuelle assumée et dissidence ouverte 330

La rupture : 1968 331

Une stratégie d’auteur contestataire 333

Contestation assumée et rupture 336

Le livre de trop : Le Grand tournant du socialisme (1969) 336

Une ligne rouge : la critique du centralisme démocratique 340

CHAPITRE VII. LE PROPHÈTE DÉCALÉ 345

Le retour du refoulé religieux 345

Un facteur déterminant : l’exclusion de la communauté 346

L’exclusion du PCF  346

Prophétisme politique et exclusion 347

L’habitus militant, composant de la posture prophétique 350

De la perte de la communauté au retour à Dieu 353

Le prophétisme garaudyen 356

Un « prophète exemplaire » 356

Le prophétisme : une tentation philosophique 357

À l’avant-garde d’un nouveau projet révolutionnaire  359

De la prophétie politique au « retour au fondamental »  362

L’héraldique des temps nouveaux 363

L’apogée de la vocation prophétique : l’Appel aux vivants 365

Un problème « religieux » ?  368

Le défi prophétique global : vers la radicalisation 371

La transcendance comme condition de la « mutation » du monde 371

Aux sources de l’aliénation contemporaine : le « positivisme scientiste » 375

Les apories d’une posture : le prophète décalé 378

Posture prophétique et critique de la science : un anachronisme au XX° siècle 378

Effet de champ et radicalisation  382

Le champ intellectuel français des années 1970-80 : Garaudy au prisme d’Althusser 384

Une logique de réseaux : l’isolement de l’intelligentsia légitime 388

L’ultime rupture : la conversion à l’Islam 392

Une conversion disqualifiante 393

De la critique de l’islamisme à la fatwa saoudienne  395

CONCLUSION 399

La stratégie de production de la cohérence 402

Une « arrogance » proverbiale 404

Roger Garaudy était-il un provocateur ? 405

Un mystique décalé 406

Lettres 409

Avant même d’être condamné pour « contestation de crime contre l’humanité » au tournant du siècle, Roger GARAUDY était déjà marginalisé dans les champs intellectuel et politique français. Après avoir incarné la résistance au néostalinisme dans le Parti communiste, le philosophe qui fut longtemps l’interlocuteur privilégié de Jean-Paul Sartre au sein du PCF en fut spectaculairement exclu en 1970 pour s’être opposé aux Soviétiques qui venaient d’écraser le Printemps de Prague.

Celui que l’historiographie du communisme retient plus volontiers comme le « stalinien modèle », qu’il fut en effet dans l’après-guerre, était pourtant devenu, malgré sa proximité avec Thorez, un critique de plus en plus affirmé du stalinisme après les révélations du XXe Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) en 1956 et un acteur majeur de l’aggiornamento du PCF. 

Son combat pour rénover le communisme français et son goût précoce pour l’écologie et le dialogue des civilisations en firent quelque temps une figure respectée du progressisme français, mais celui qui répétait que le Socialisme était condamné s’il refusait de s’ouvrir à la « transcendance » vit son étoile pâlir après 1970 au point qu’il devint un intellectuel illégitime, celui que l’on condamne sans l’avoir lu. 

Ce livre explique ce parcours singulier et les raisons de cette « descente aux enfers » de l’ancien philosophe du Bureau politique, avant sa condamnation ultime.

Didier Jean-Félix GAUVIN est professeur agrégé de sciences sociales et docteur en sciences politiques. Politiste de formation, il partage sa vie entre La Réunion, Paris et New York. 

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Nous vivons une période assez curieuse qui annonce la fin du néolibéralisme. Le néolibéralisme a été beaucoup plus qu’une période de l’épanouissement du capitalisme, de l’individualisation, de la marchandisation, de la globalisation et de la mise en concurrence forcées. La victoire du néolibéralisme dans les années 1980-1990 a été aussi annoncée comme la victoire définitive de la liberté et de la démocratie. Cependant, la liberté gagnée s’est orientée bien souvent plus vers la liberté de consommer que vers l’engagement politique. La vie politique se dessèche et les instances qui ont porté la démocratie représentative, surtout les parlements et les partis politiques, déclinent au profit de la gouvernance. En revanche, cette période a également connu de grandes mobilisations dans l’espace public, des « mouvements », qui réclament et pratiquent en leur sein une autre, une nouvelle démocratie qu’ils considèrent comme la « vraie démocratie ». Néanmoins, les individus savent qu’ils sont impuissants et les objets de forces hétéronomes qui les font agir.

Table des matières

Préface 5

Question de démocratie 9

… encore la démocratie ? 11

Le crépuscule ou l’aube de la démocratie ? 14

Crise de la démocratie ? 19

Pourquoi la démocratie ? 23

De la constitution de la démos-cratie 24

Contre l’utopie : l’imagination 31

Démocratie comme forme de vie et organisation de la liberté 33

Espace public, critique publique et démos 39

La démocratie possible 41

Subjectivités démocratiques ? 43

Subjectivité et démocratie 47

La démos-cratie : un drame public 51

Démos 55

La démocratie : l’organisation de la liberté ? 58

Opinions sur la démocratie  61

L’image de la France : entre déclin, résignation et révolte 62

L’image de la démocratie en France : mépris et méfiance 70

Quand le démos s’en mêle 75

Le crépuscule de la démocratie ? 79

Les acteurs institutionnels 85

Ouvertures ? 89

Quel avenir ? 90

La démocratie sous tension 93

Quelle crise ? 94

Mouvement dans la démocratie 99

Le débat académique 102

Les mots et leurs sens 107

Critique et agir politique 111

Malaise dans la démocratie 119

Malaise 120

Le temps des grenouilles et de leur roi 126

L’impuissance, l’avenir et le malaise 129

Le capitalisme populaire et la fin de la démocratie ? 132

Impuissance et malaise dans la démocratie 136

Démocratie participative entre empowerment et institution 141

L’ère de la participation ? 142

La démocratie participative descendante à Lanester 151

Au-delà du communisme municipal  152

De LNC à la mairie 154

La vision de la démocratie participative 156

Émergence de Lanester participative 159

Continuités 161

La ville vue par l’équipe municipale 162

Conception de la démocratie participative : un management public comme « work in progress » 164

Qui participe à la démocratie participative ? 171

Vision du monde et raisons d’agir 173

Démocratie participative comme socialisation 176

2020 : passer le flambeau – les élections municipales ou le début de la fin de la démocratie participative ? 178

La démocratie participative lanestérienne 182

20 ans après 183

Que reste-t-il de la démocratie participative ? 185

Municipalisme : l’alternative à la démocratie parlementaire et participative ? 189

Municipalisme contemporain : une nébuleuse 190

Références et exemples 195

La leçon de Saillans 197

L’expérience municipaliste de Saillans 199

Gouverner la ville 201

Le démos contre le municipalisme ? 205

Saint-Senoux : Saillans breizh ? 207

Une nouvelle donne ? 210

Participer à Saillans, Saint-Senoux et à Lanester 214

Les listes citoyennes en France en 2020 : power to the people ? 216

Listes citoyennes ? 218

La renaissance de la démocratie municipale ? 226

L’ouverture d’une brèche ? 229

Se retirer, s’autonomiser et s’autogérer ? 231

Tous des décrocheurs ? 231

La commune de Bure 236

La mouvance 237

Bure : histoire 244

S’auto-organiser dans la lutte 245

Acceptabilité, débats publics et pas de démocratie 247

Le retrait apolitique ? 251

Une autre démocratie ? 253

Mobilisations démocratiques : réchauffer les eaux glacées 260

Critiquer et pratiquer la démocratie 263

À chacun sa démocratie (locale) ? 266

Vers une démocratie plurielle ou vers une pluralité 

de démocraties ? 268

À quelle fin faire converger ou fédérer les luttes ? 269

Ouvertures 272

Nous vivons une période assez curieuse qui annonce la fin du néolibéralisme. Le néolibéralisme a été beaucoup plus qu’une période de l’épanouissement du capitalisme, de l’individualisation, de la marchandisation, de la globalisation et de la mise en concurrence forcées. La victoire du néolibéralisme dans les années 1980-1990 a été aussi annoncée comme la victoire définitive de la liberté et de la démocratie. Cependant, la liberté gagnée s’est orientée bien souvent plus vers la liberté de consommer que vers l’engagement politique. La vie politique se dessèche et les instances qui ont porté la démocratie représentative, surtout les parlements et les partis politiques, déclinent au profit de la gouvernance. En revanche, cette période a également connu de grandes mobilisations dans l’espace public, des « mouvements », qui réclament et pratiquent en leur sein une autre, une nouvelle démocratie qu’ils considèrent comme la « vraie démocratie ». Néanmoins, les individus savent qu’ils sont impuissants et les objets de forces hétéronomes qui les font agir.

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Avec le néolibéralisme, nous sommes gouvernés par des générations dorées qui prennent les commandes de l’appareil d’État, des institutions intellectuelles et des grandes entreprises. Ces leaders viennent d’un même vivier urbain. Économiquement favorisés, ils sont largement parisiens et issus des mêmes grandes écoles. Faut-il s’étonner qu’ils aient du mal à saisir la vie ouvrière, la précarité et le problème des sans-logis, le mouvement des Gilets jaunes, la situation du Covid à Marseille, les conditions des aides-soignantes, infirmières et étudiants précaires, le parcours des immigrés et, de façon plus générale, le mode de survie de tous ceux qui « tirent » pour boucler les fins de mois ?

Relecture de La Servitude volontaire de La ­Boétie, ce livre s’interroge : pourquoi laissons-nous une minorité, cette noblesse d’État dont parle Pierre Bourdieu, tenir les rênes jusqu’à nous soumettre et réprimer si nous réclamons plus d’égalité ?

Table des matières

I. PRÉAMBULE 7

1. Une approche anthropologique 15

II. LA RICHESSE SANS PRIX, LA MISÈRE SANS NOM 29

2. Lire ou relire La Boétie 31

3. Ces générations dorées qui nous gouvernent 35

4. Sociologiser La Boétie 37

5. Le néolibéralisme en tant que système culturel 53

6. La loi des subsistants : les héros, les traîtres, et les autres 60

III. AUX LARMES CITOYENS ! 67

7. Le grand saccage 67

8. L’humain sans perspective 71

9. L’oppression de l’entreprise 76

10. La vérité par l’ argent 85

11. Les appâts de la servitude 89

IV. LES TABASSAGES ORDINAIRES 101

12. Les brutalités d’État 103

13. La violence légitimée 109

14. La puissance des dispositifs d’État 122

15. Les appareils répressifs 128

16. L’ordre pour les uns est le désordre pour les autres 133

17. Que faire face à la violence d’État ? 139

18. Le réalisme de la non-violence 150

VI. LES SERVICES DE MAINTENANCE : LE CHŒUR DES PETITS SOLDATS 157

19. Les fonctions de maintenance 158

20. Une bureaucratie généralisée 161

21. Les seigneuries des micropouvoirs 165

22. Les citoyens-bestiaux et la pensée en batterie 169

BIBLIOGRAPHIE 177Avec le néolibéralisme, nous sommes gouvernés par des générations dorées qui prennent les commandes de l’appareil d’État, des institutions intellectuelles et des grandes entreprises. Ces leaders viennent d’un même vivier urbain. Économiquement favorisés, ils sont largement parisiens et issus des mêmes grandes écoles. Faut-il s’étonner qu’ils aient du mal à saisir la vie ouvrière, la précarité et le problème des sans-logis, le mouvement des Gilets jaunes, la situation du Covid à Marseille, les conditions des aides-soignantes, infirmières et étudiants précaires, le parcours des immigrés et, de façon plus générale, le mode de survie de tous ceux qui « tirent » pour boucler les fins de mois ?

Relecture de La Servitude volontaire de La ­Boétie, ce livre s’interroge : pourquoi laissons-nous une minorité, cette noblesse d’État dont parle Pierre Bourdieu, tenir les rênes jusqu’à nous soumettre et réprimer si nous réclamons plus d’égalité ?

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« Ils ne nous représentent pas », scandaient les Indignés espagnols en 2011. Leur emboîtant  le pas, les mouvements Occupy, Nuit debout ou encore les Gilets jaunes ont revendiqué, à leur tour, une « démocratie réelle » face à la crise des régimes représentatifs. Mais quelle pourrait être cette démocratie nouvelle ? Quels sont exactement les reproches adressés à la démocratie libérale ? Quelles alternatives s’inventent et s’expérimentent à travers ces occupations prolongées de l’espace public ?

Cet ouvrage nous plonge au cœur du laboratoire politique espagnol, grâce à une enquête sociologique inédite menée durant ces dix dernières années à Madrid. En suivant des manifestants qui se sont ensuite investis dans des collectifs citoyens, des partis politiques et des gouvernements locaux, il rend compte de la diversité des voies explorées pour redonner sens à la démocratie. Assemblées autogestionnaires, innovations numériques, tirage au sort : les Indignés nous invitent à élargir le champ des possibles démocratiques. Ce livre révèle comment, au-delà de moments spécifiques de mobilisation, une telle démocratisation peut avoir des effets durables.

« Ils ne nous représentent pas », scandaient les Indignés espagnols en 2011. Leur emboîtant  le pas, les mouvements Occupy, Nuit debout ou encore les Gilets jaunes ont revendiqué, à leur tour, une « démocratie réelle » face à la crise des régimes représentatifs. Mais quelle pourrait être cette démocratie nouvelle ? Quels sont exactement les reproches adressés à la démocratie libérale ? Quelles alternatives s’inventent et s’expérimentent à travers ces occupations prolongées de l’espace public ?

Cet ouvrage nous plonge au cœur du laboratoire politique espagnol, grâce à une enquête sociologique inédite menée durant ces dix dernières années à Madrid. En suivant des manifestants qui se sont ensuite investis dans des collectifs citoyens, des partis politiques et des gouvernements locaux, il rend compte de la diversité des voies explorées pour redonner sens à la démocratie. Assemblées autogestionnaires, innovations numériques, tirage au sort : les Indignés nous invitent à élargir le champ des possibles démocratiques. Cette nouvelle génération d’activistes a contribué à démocratiser, non sans difficultés, les institutions politiques. Ce livre révèle comment, au-delà de moments spécifiques de mobilisation, une telle démocratisation peut avoir des effets durables.

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Les classes populaires auraient quitté l’arène politique. On les regarde comme dépolitisées ou désenchantées, parfois unies dans un repli sur la sphère privée ou dans la colère « populiste ». Pourtant tous les cinq ans, le temps d’une élection, une grande partie d’entre elles retrouve le chemin des urnes. À partir d’une enquête menée en 2017 en banlieue parisienne et dans le bassin minier lensois, cet ouvrage cherche à cartographier la façon dont les rapports salariaux façonnent les orientations politiques. Chaque électorat est saisi à partir de ses expériences du travail, de la précarité et des discriminations. L’objectif est de comprendre comment les formes prises par la marchandisation du travail orientent des personnes aux statuts sociaux parfois relativement proches vers des options politiques antagonistes. 

Cette enquête met en lumière la connexion intime entre la crise de la démocratie, la montée de l’extrême-droite et les processus de fragilisation du salariat. Elle permet également de repérer les vécus du travail qui alimentent les dynamiques de résistance et entretiennent l’expression politique des solidarités.

Recensions

Dans la Revue Lectures

Le collectif Focale (FOndement de la Crise des ALternatives est un collectif qui rassemble des enseignants-chercheurs, docteur-e-s et des et des doctorant-e-s en sociologie, sciences politiques et histoire. À partir d’une enquête quantitative et localisée, il cherche à comprendre les rapports entretenus entre les mutations du travail et la subjectivation politique.

Les classes populaires auraient quitté l’arène politique. On les regarde comme dépolitisées ou désenchantées, parfois unies dans un repli sur la sphère privée ou dans la colère « populiste ». Pourtant tous les cinq ans, le temps d’une élection, une grande partie d’entre elles retrouve le chemin des urnes. À partir d’une enquête menée en 2017 en banlieue parisienne et dans le bassin minier lensois, cet ouvrage cherche à cartographier la façon dont les rapports salariaux façonnent les orientations politiques. Chaque électorat est saisi à partir de ses expériences du travail, de la précarité et des discriminations. L’objectif est de comprendre comment les formes prises par la marchandisation du travail orientent des personnes aux statuts sociaux parfois relativement proches vers des options politiques antagonistes. 

Cette enquête met en lumière la connexion intime entre la crise de la démocratie, la montée de l’extrême-droite et les processus de fragilisation du salariat. Elle permet également de repérer les vécus du travail qui alimentent les dynamiques de résistance et entretiennent l’expression politique des solidarités.

14,22 €
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L’Université et la recherche sont depuis vingt ans un laboratoire privilégié de la transformation managériale des services publics. De la recherche en mode projet aux transferts de technologie, de Parcoursup aux frais d’inscription différenciés et du « management agile » au classement de Shanghai, le monde de la science a connu une transformation radicale, vers toujours plus de bureaucratie, d’autoritarisme, de court-termisme et de conflits d’intérêts. Cette évolution des institutions censées élaborer un discours de vérité va de pair avec le déploiement d’un jargon managérial fait de « coopétition », de « groupes de travail », de « confiance aux acteurs », d’« expertise » et d’« indicateurs ». Ce discours nourrit la critique mais ouvre aussi la voie à l’utopie d’une nouvelle parole universitaire, sous le signe de l’exigence et de la liberté.

RogueESR est un collectif créé en 2017 pour promouvoir une université et une recherche libres, exigeantes et placées au service de l’intérêt général et de l’émancipation. 

A l'honneur sur France culture le jeudi 27 janvier 2022. Ici

Table des matières

Acteur(s) 13

Agile 16

Apprenante 21

Attractivité 25

Autonomie 30

Autorité 33

Bureaucratie 35

Campus 38

Choc de simplification 38

Clientélisme 42

Collectif 44

Collégialité 45

* Compagnonnage (Noûs) 45

Compétence(s) 51

ComUé : 51

Communication 52

Concertation 53

Conduite du changement 55

Confiance 56

Conflit d’intérêt  59

Connaissance 62

Consensus 62

Continuité 65

Coopétition 66

Co-production 68

CPU 68

CURIF 68

Démocratie 69

DGS (Directeur-trice général-e des services)  70

Doyen 70

Échauffourées (euphémisme) 70

Économie de la connaissance 70

Effet levier 71

Émérite 73

Environnement 73

Eux 76

Évaluation (de l’enseignement et de la recherche) 80

Évaluation (des étudiants) 82

Excellence 84

Experts, expertise 85

Fabrique du consentement 87

GVT 89

Grand 93

Groupe de travail 95

Gouvernance 95

Hybride 97

Indicateurs 101

Innovation 103

Investissement (Investissements d’Avenir) 104

Liberté(s) académique(s) 105

Mérite 107

Mode dégradé 109

New Public Management 111

Numérique 111

Numéro vert 111

Nous 112

*Œdipe (NOÛS) 114

Orientation et Réussite des Étudiants (ORE) 119

Parcoursup 121

Pédagogie 123

Personnels (les) 124

Performance 125

Politique de site 128

Portefeuille de compétences 128

PPP 129

Précarité, précarisation 130

PRES  134

Présence, présentiel 135

Président d’université 137

Prime 138

Projet 139

Proust (Marcel) 141

PUPH 141

Ranking 142

Rebranding 143

Responsabilité 146

Shanghaï 149

SHS 149

SNRI 151

Théorie du capital humain 152

Théorie du fil du rasoir 155

*Toilettes (NOUS) 155

Transferts de technologie 161

*Tronçonneuse à 2 temps (NOÛS) 161

Université de proximité 175

Université de recherche 176

* Utopie (NOUS) 179

Valorisation 184

Vrai, vérité, théorème vériste 185

Zones à régime restrictif (ZRR) 188

Zoom 190

L’Université et la recherche sont depuis vingt ans un laboratoire privilégié de la transformation managériale des services publics. De la recherche en mode projet aux transferts de technologie, de Parcoursup aux frais d’inscription différenciés et du « management agile » au classement de Shanghai, le monde de la science a connu une transformation radicale, vers toujours plus de bureaucratie, d’autoritarisme, de court-termisme et de conflits d’intérêts. Cette évolution des institutions censées élaborer un discours de vérité va de pair avec le déploiement d’un jargon managérial fait de « coopétition », de « groupes de travail », de « confiance aux acteurs », d’« expertise » et d’« indicateurs ». Ce discours nourrit la critique mais ouvre aussi la voie à l’utopie d’une nouvelle parole universitaire, sous le signe de l’exigence et de la liberté.

RogueESR est un collectif créé en 2017 pour promouvoir une université et une recherche libres, exigeantes et placées au service de l’intérêt général et de l’émancipation. Il regroupe des scientifiques de disciplines et de statut différents et a été rédigé par une équipe de volontaires constituée par un appel à la communauté académique.

14,22 €
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Disponible vers le 20 novembre. Peut être commandé dès maintenant

Enquêter

La représentation du monde social et/ou de tel ou tel « problème social » est un enjeu de luttes perpétuelles entre politiques, journalistes et chercheurs en sciences sociales.

De ce fait, l’enquête sous toutes ses formes - argument central d’allure plus ou moins scientifique en faveur de telle ou telle représentation mise en avant - est elle-même un enjeu permanent de luttes symboliques. 

Ce dossier aborde différentes modalités de la pratique de l’enquête et des problèmes qu’elle soulève : l’enjeu crucial de « la construction d’objet » (Louis Pinto, Marie-Pierre Pouly), les usages de la statistique dans la pratique de l’enquête (Frédéric Lebaron), les usages des sondages (Gérard Mauger à propos de Daniel Gaxie), la portée et les limites des « études de cas » (Stéphane Beaud), l’enquête sur soi-même (Gérard Mauger à propos de Rose-Marie Lagrave), l’enquête au passé (Christian Topalov), une enquête inédite en français de Norbert Elias (traduction de l’allemand par Antony Burlaud).

Table des matières

       Dossier

Enquêter

Gérard Mauger

La construction d’objet dans le travail d’enquête

Louis Pinto

Enseigner la pratique de l’enquête sociologique et la construction théorique des objets de recherche 

Marie-Pierre Pouly

Enquêter sur le passé

Christian Topalov

Attention sondages !

Gérard Mauger

L’analyse des données et ses usages en sciences sociales

Frédéric Lebaron

Retour sur une enquête de terrain 

Le cas de la famille Belhoumi, immigrée en France depuis 1977

Stéphane Beaud

Enquêter sur soi-même

Gérard Mauger

L’histoire des lacets. Un sociologue en voyage

Norbert Elias

Neutralité axiologique et engagement sociologique

Gérard Mauger

        Paroles

Nous on crève de faim pendant ce temps-là ». La persistance du « déjà, nous » chez des Gilets jaunes ruraux

Samuel Legris

Actualité

Des Communards aux Gilets jaunes.Deux révoltes populaires

Brice Le Gall

Le dispositif de financement des Initiatives d’Excellence : instrument de transformation de l’ESR en France

Coline Soler 

Chronique internationale

Après l’échec néolibéral, une nouvelle opportunité pour l’État social en Argentine ?

Damián Pierbattisti

La représentation du monde social et/ou de tel ou tel « problème social » est un enjeu de luttes perpétuelles entre politiques, journalistes et chercheurs en sciences sociales.

De ce fait, l’enquête sous toutes ses formes - argument central d’allure plus ou moins scientifique en faveur de telle ou telle représentation mise en avant - est elle-même un enjeu permanent de luttes symboliques. 

Ce dossier aborde différentes modalités de la pratique de l’enquête et des problèmes qu’elle soulève : l’enjeu crucial de « la construction d’objet » (Louis Pinto, Marie-Pierre Pouly), les usages de la statistique dans la pratique de l’enquête (Frédéric Lebaron), les usages des sondages (Gérard Mauger à propos de Daniel Gaxie), la portée et les limites des « études de cas » (Stéphane Beaud), l’enquête sur soi-même (Gérard Mauger à propos de Rose-Marie Lagrave), l’enquête au passé (Christian Topalov), une enquête inédite en français de Norbert Elias (traduction de l’allemand par Antony Burlaud).

9,48 €
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Ce numéro propose une variété de recherches portant  sur les sciences et les techniques du point de vue  des sciences humaines et sociales. 

Elle comprend un dossier sur les « savoirs pratiques »,  non directement classées dans la rubrique de la science  la plus « pure », mais pas moins intéressants  en ce qu’ils construisent et équipent des façons de s’arrimer au monde (gantiers-parfumeurs, pédagogie antiautoritaire, pratique abortive militante, boxe thaï). 

Le sommaire compte également  une correspondance inédite entre Norbert Elias 

et Pierre Bourdieu, qui permettra de découvrir les coulisses d’une relation scientifique et amicale entre deux géants  des sciences humaines et sociales. 

Un entretien avec le mathématicien et économiste  E. Roy Weintraub permet d’aborder l’histoire de la pensée économique et ses rapports avec les études sociales des sciences et techniques. 

Une série d’études critiques clôt ce numéro 9, alternant entre l’exercice de la restitution et la disputatio.

 

18,01 €
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<p>Ce numéro de Zilsel est le dixième.  </p> <p>Si le contenu, toujours...
<p>Depuis le premier numéro, Savoir/Agir est une revue explicitement «...
<p>Avant même d’être condamné pour « contestation de crime contre...
<p>Nous vivons une période assez curieuse qui annonce la fin du...
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