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Quand on évoque les restructurations industrielles, on pense d'abord aux fermetures d'usines et aux drames sociaux qu'elles engendrent.

On oublie toutefois que ces fermetures sont l'aboutissement d'un long processus de restructurations partielles auxquelles ont dû faire face les travailleurs depuis de longues années. Pour comprendre comment les travailleurs vivent dans ce contexte d’incertitudes répétées, Cédric Lomba a multiplié les observations et les entretiens, pendant près de vingt ans, auprès des ouvriers d’usines métallurgiques d’une multinationale (ArcelorMittal) de la région de Liège en Belgique. Il présente ainsi l’évolution des mécanismes gestionnaires qui justifient les restructurations, les ajustements collectifs entre ouvriers dans les usines, les transformations du syndicalisme de base, les effets des réorganisations sur la santé au travail, sur les trajectoires professionnelles et sociales des ouvriers et, de façon plus générale, sur leurs modes de vie.

Cédric Lomba est directeur de recherche au CNRS et membre du Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris. Ses travaux portent sur les mondes ouvriers de l’industrie, sur les rapports entre classes sociales et sur le militantisme au travail.

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Comment se débrouiller, enfant, ado, adulte de tout âge, et toujours « pas fini », avec la course de haies qu’aura été ce demi-siècle, à commencer par Mai 68 ?

« Fils d’Humanité » renvoie à une métaphore du poète André Benedetto : « de l’obstacle faire le passage ». Pour l’auteur, les obstacles rencontrés auront été autant de franchissements de l’inconnu : une grande grève ouvrière dans un monde qui lui est étranger, l’éclat déboussolant d’une folle jeunesse, la chute d’un système enkysté à l’Est.

Pour ce journaliste atypique, l’Humanité a encore des lacunes, mais elle a cette qualité rare de ne pas se rendre.  Cette estime ne souffre pas l’inconditionnalité. La part critique que s’accorde celui qui y a tenu la plume est une marque de respect pour son histoire et son avenir.
Son récit est une invite à un journalisme d’exactitude et de progrès humain comme le souhaitait le Conseil national de la Résistance. L’Humanité est une embarcation où des rameurs résistent au naufrage programmé de la presse d’idées. Ses difficultés ne sont des bonnes nouvelles pour personne. Raison de plus pour dire ce que l’on a, chacun, sur le cœur.

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La dette publique est, avec le taux de chômage, l’une des données dont l’évolution est suivie avec le plus d’attention.

À cela une raison : le ratio dette publique/PIB est le principal « critère de Maastricht ». Ainsi, alors que la dette publique est supposée ne pas devoir être supérieure au chiffre fatidique de 60% du PIB, il est aujourd’hui largement dépassé. La dette française est désormais proche de 100%. 

Rapport après rapport, le pire est prédit si les déficits budgétaires, ou de la sécurité sociale, ne sont pas réduits. Faut-il s’en inquiéter ? Que coûte réellement la dette ? Que se passera-t-il si les taux d’intérêts, aujourd’hui historiquement bas, se mettent à remonter ?
L’auteur répond à ces questions et met en évidence les données cachées des rapports. Il en va de ceux-ci comme des contrats d’assurance, l’important est dans les notes de bas de page ou dans les annexes !
La dette de la sécurité sociale sera bientôt remboursée et les taux d’intérêts actuels sont l’occasion pour l’État de mettre plusieurs dizaines de milliards de côté. La dette n’est donc pas ce que l’on en dit. Elle sert d’arme de dissuasion sociale massive.

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Aujourd'hui la démocratie participative ne s'affiche plus seulement dans les discours, elle s'incarne dans des règles juridiques, des dispositifs participatifs, des services administratifs, des échanges marchands, etc.

Recension dans la Revue grecque des droits de l'Homme

Les militants d'hier sont pour l'essentiel concurrencés par des professionnels (agents publics, consultants, salariés de grandes entreprises d'aménagement) qui vivent de l'offre de participation et ont, à ce titre, intérêt à l'entretenir. La demande de participation tend ainsi désormais à devenir la finalité et l’alibi de ce que les auteures qualifient de marché de la démocratie participative.

En s'intéressant à la construction savante de l'impératif participatif, aux luttes d'expertises professionnelles qui l'ont accompagnée tout comme à la sociologie et aux pratiques concrètes de ces acteurs auxquels les autorités publiques ont confié la charge d'animer, d'organiser ou encore d'évaluer des dispositifs participatifs, cet ouvrage rappelle combien la qualité démocratique ne peut à elle seule expliquer le développement des politiques participatives en France. Les dynamiques de professionnalisation y ont joué un rôle majeur. C’est ce que montre cet ouvrage qui éclaire également les logiques sociales et politiques de la sophistication croissante des technologies de gouvernement et plus largement l'ambivalence politique du tournant participatif contemporain. Remise en cause sur le plan symbolique par la promotion du citoyen-expert et des formes participatives de légitimation politique, la division du travail politique entre le professionnel et le profane semble en pratique plus solide que jamais.

Alice Mazeaud est maître de conférences en science politique à l’Université de La Rochelle et chercheuse au Centre d'études Juridiques et Politiques (CEJEP).

Magali Nonjon est maître de conférences en science politique à Sciencespo Aix et chercheuse au laboratoire Croyance, Histoire, Espace et Régulation (CHERPA). Elle est également chercheuse associée au Laboratoire Biens Normes et Contrat (LBNC).

18,96 €
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Cet ouvrage éclaire l’évolution des rapports entre culture et politique depuis le début des années 1960.

Il retrace pour ce faire les changements intervenus dans les systèmes de relation constitutifs des politiques locales de la culture. Les collaborations entre agents des champs politique, bureaucratique et culturel pour la promotion de l’intervention culturelle publique ont doté cette politique de structures et de logiques spécifiques qui l’ont progressivement rendue autonome par rapport aux investissements politiques qui en étaient à l’origine. Au fur et à mesure de cette institutionnalisation, un partage des rôles s’est tant bien que mal instauré, confiant la définition des grandes orientations aux élus et réservant celle des programmes aux acteurs culturels. Dans le même mouvement, la mise en avant de finalités proprement culturelles (et notamment la sempiternelle « démocratisation de la culture ») a permis de formuler sinon des objectifs clairs, au moins des compromis relativement stables. Ce double modus vivendi a été remis en cause depuis le milieu des années 1990. Les contraintes budgétaires ont notamment réduit l’initiative des acteurs culturels et, parfois, déplacé le centre de gravité des arbitrages culturels du côté des élus. Il est peu à peu devenu pensable que les politiques de la culture poursuivent d’autres fins que principalement culturelles, et soient mises au service du développement économique. L’histoire retracée dans cet ouvrage à l’échelon local révèle ainsi une évolution beaucoup plus générale : la remise en cause concomitante des spécificités des politiques culturelles et de l’autonomie du champ culturel.

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La crise de l’Union européenne (UE) est à multiples facettes et s’est approfondie durant l’année passée. Le référendum britannique sur l’appartenance à l’UE et le vote en faveur du Brexit ont été les symptômes les plus visibles des tendances actuelles à la désintégration.

Le fossé entre le centre et la périphérie dans la zone euro demeure. L’arrivée d’un grand nombre de réfugiés a suscité des conflits à propos de la question : qui doit s’en occuper ? Enfin, l’adoption de l’Accord économique et commercial global (CETA) avec le Canada a montré un grand mépris à l’égard des objections des instances démocratiquement élues.

Au sommaire de cette édition 2017 de l’EuroMemo :

1. Politiques macroéconomiques et de développement pour combattre l’austérité et le développement inégal.
2. Les politiques monétaires et financières de l’UE  : la fin de l’argent facile  ?
3. Les migrations et la solidarité dans l’UE.
4. Les nationalisme de droite et économique dans l’UE : origines, programmes et réponses.
5.  Les relations extérieures de l’UE.

Les auteurs sont membres du groupe des économistes européens pour une politique économique alternative en Europe.

7,58 €
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L’édition de cette année paraît dans un contexte où les incertitudes sont grandes.

En France, la menace Marine Le Pen, la victoire de Fillon aux primaires de la droite, celle de Trump aux États-Unis, le Brexit en Grande-Bretagne, la progression importante de l’extrême droite dans une grande partie de l’Europe, de la Hongrie à Allemagne en passant par l’Autriche, la Pologne, le Danemark ou la Suède… sont sources d’inquiétudes et mettent la gauche face à de grandes responsabilités.

14,22 €
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Le xxe siècle est né de la Grande Guerre et de la révolution d’octobre 1917. Cent ans après le déclenchement de celle-ci, les passions qu’elle suscite ne sont pas complètement retombées.

Il faut dire qu’il y a de quoi. Octobre 17 fut une grande espérance, mais qui déboucha sur un système de pente totalitaire et, pour un temps, sur une sanglante terreur. Cette évolution était-elle fatale ? Staline est-il déjà contenu tout entier dans Lénine ? Le système soviétique était-il un totalitarisme ? Était-il réformable ? Pouvait-il s’adapter, s’humaniser, se moderniser, se démocratiser ?

Par ailleurs, les effets de cette révolution ont été universels. Qu’en reste-t-il en 2017 ? Si l’effondrement de l’URSS a refermé une parenthèse, était-ce celle du soviétisme, de la forme de communisme dominante au xxe siècle, du communisme en général, de l’anticapitalisme, de la culture de l’alternative ?
Toutes ces questions ont agité les consciences, depuis 1917. Elles n’ont pas fini de stimuler la réflexion, pour qui en tout cas ne veut pas se résoudre à l’idée que le capitalisme est la « fin de l’Histoire ».

Voici la bibliographie :

Bibliographie

Aldo Agosti, Bandiere rosse. Un profilo storico dei communisti europei, Editori Riuniti, 1999.

Oskar Anweiller, Les Soviets en Russie (1905-1921), Gallimard, 1972.

Anne Applebaum, Goulag. Une histoire, Gallimard, 2005.

Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme, Harcourt Brace & Co, 1951 (rééd. fr., Gallimard, 2002)

Raymond Aron, Démocratie et totalitarisme, Gallimard, 1965.

Stéphane Audoin-Rouzeau, Annette Becker, Christian Ingrao, Henry Rousso (ed.), La Violence de guerre, 1914-1945, Complexe, 2002.

Daniel Bensaïd, « Communisme contre stalinisme. Une réponse au Livre noir du communisme », Rouge, n°1755, 1997 (http : //danielbensaid.org/IMG/pdf/-26.pdf)

Denis Berger et alii, Révolution, les impensés d’un héritage, La Dispute, 2009

Giuseppe Boffa, Storia dell’Unione sovietica, Arnoldo Mondadori, vol. 1 et 2, 1976 et 1979

Pierre Broué, Histoire de l’Internationale communiste 1919-1943, Fayard, 1997.

Pierre Broué, Le Parti bolchevique. Histoire du PC de l’URSS, Minuit, 1972.

Peter Cain, Anthony G. Hopkins, British Imperialism, Vol. 1 et 2, Longman, 1993

Edward H. Carr, La Révolution bolchevique, 1917-1923, 3 vol., Minuit, 1969-1974

François Chatelet, Evelyne Pisier-Kouchner, Les conceptions politiques du XXe siècle, PUF, 1981

Monique Chemillier-Gendreau, De la guerre à la communauté universelle, Fayard, 2013.

Michael Christofferson, Les intellectuels contre la gauche. L’idéologie antiautoritaire en France (1968-1981), Agone, 2014.

Sophie Coeuré, La grande lueur à l’Est. Les Français et l’Union soviétique, 1917-1939, Seuil, 1999.

Richard Cobb, Terreur et subsistances 1793-1795, Librairie Clavreuil, 1965.

Stephen Cohen, Nicolas Boukharine : la vie d’un bolchevik (1888-1938), Maspero, 1979 (éd. originale : New York, 1973).

Stephen Cohen, Rethinking the Soviet Experience : Politics and History since 1917, Oxford UP, 1985.

Patrice Cohen-Seat, Peuple ! Les luttes de classes au XXIe siècle, Démopolis, 2015.

Robert Conquest, « In Defense of Kremlinology », in Leopold Labetz et Walter Laqueur (ed.), The State of Soviet Studies, Cambridge, MIT Press, 1965.

Robert Conquest, La Grande Terreur : les purges staliniennes des années 30, New York, 1968 (Paris, 1970 et 2011).

Stéphane Courtois et alii, Le Livre noir du communisme. Crimes, terreur, répression, Robert Laffont, 1997.

Stéphane Courtois (dir.), Le Jour se lève. L’héritage du totalitarisme en Europe, 1953-2005, Éditions du Rocher, 2006.

Birgit Daiber, Cornelia Hildebrandt, Anna Stiethorst (dir.), From revolution to coalition. Radical left parties in Europe, Manuskripte, Berlin, Rosa Luxemburg Stiftung, 2012.

Pierre Dardot et Christian Laval, Commun. Essai sur la révolution du XXIe siècle, La Découverte, 2014.

Pascal Delwit, Les gauches radicales en Europe. XIXe – XXIe siècles, Éditions de l’Université libre de Bruxelles, 2016

Alain Deneault, Gouvernance. Le Management totalitaire, Lux, 2013.

Renzo de Felice, et alii, « Communisme et fascisme au XXe siècle », Le Débat, n° 89, mars-avril 1996.

Jean-Paul Depretto, Pour une histoire sociale du régime soviétique (1918-1936), L’Harmattan, 2001.

M. Dreyfus, B. Groppo, C. Ingerflom, R. Lew, C. Pennetier, B. Pudal, S. Wolikow (dir.), Le siècle des communismes, Éditions sde l’Atelier, 2000.

Jean-Michel De Waele, Mathieu Vieira, « La famille de la gauche anticapitaliste en Europe occidentale. Une approche comparative (1989-2009) » dans Jean-Michel De Waele, Daniel-Louis Seiler, Les partis de la gauche anticapitaliste en Europe, Economica, 2012

Jean-Numa Ducange, Philippe Marlière, Louis Weber, La gauche radicale en Europe, Éditions du Croquant, 2013

Fabien Escalona, Mathieu Vieira, « La gauche radicale en Europe ou l’émergence d’une famille de partis », Note de la Fondation Jean-Jaurès, n° 2, novembre 2013

Merle Fainsod, Smolensk à l’heure de Staline, Macmillan, 1959 (Fayard, 1967).

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Roger Faligot, Tricontinentale, La Découverte, 2013.

Marc Ferro (dir.), Nazisme et communisme. Deux régimes dans le siècle, Hachette, 1999.

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Orlando Figes, La Révolution russe, Éditions Denoël, 2007.

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Sheila Fitzpatrick, Le Stalinisme au quotidien. La Russie soviétique dans les années 30, Flammarion, 2002.

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François Furet, Le passé d’une illusion. Essai sur l’idée communiste au XXe siècle, Robert Laffont, 1995.

John Arch Getty, Origins of the Great Purges. The Soviet Communist Party Reconsidered, 1933-1938, Cambridge UP, 1985.

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Eouard Glissant, La cohée du lamentin, Gallimard, 2005.

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Andreï Gratchev, Le mystère Gorbatchev. La Terre et le Destin, Éditions du Rocher, 2001.

Andrea Graziosi, Histoire de l’URSS, PUF, 2010.

Leopold Haimson, « The Problem of Social Stability in Urban Russia, 1905-1917 », Slavic Review, n° 23, 1964 et n° 24, 1965.

Elie Halévy, L’Ère des tyrannies. Études sur le socialisme et la guerre, 1938 (réed., Gallimard, 1990)

Michael Hardt et Antonio Negri, Empire, Exils, 2000.

Georges Haupt, Aspects of International Socialism 1871-1914, Cambridge UP, 1986.

Georges Haupt, Michaël Löwy, Claudie Weill, Les marxistes et la question nationale 1848-1914, Maspero, 1974.

John Holloway, Changer le monde sans prendre le pouvoir : Le sens de la révolution aujourd’hui, Syllepse/Lux, 2008.

Eric Hobsbawm, L’Age des extrêmes. Histoire du court XXe siècle, Complexe, Le Monde diplomatique, 1999.

Raymond Huard, La naissance du parti politique en France, Presses de Science Po, 1996.

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Ian Kershaw, Moshe Lewin (ed.), Stalinism and Nazism. Dictatorship in Comparison, Cambridge UP, 1997

Oleg V. Khlevniouk, Le Cercle du Kremlin. Staline et le bureau politique dans les années trente, Seuil, 1996.

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Tamara Kondratieva, Bolcheviks et Jacobins : itinéraires des analogies, Payot, 1989.

Stephen Kotkin, Magnetic Mountain. Stalinism as a Civilization, University of California Press, 1995.

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Moshe Lewin, La formation du système soviétique, Gallimard, 1987.

Frédéric Lordon, Imperium. Structures et affects des corps politiques, La Fabrique, 2015.

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Martin Malia, La Tragédie soviétique. Histoire du socialisme en Russie, Le Seuil, 1995.

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Lily Marcou (dir.), L’URSS vue de gauche, PUF, 1982.

Jean-Jacques Marie, Lénine, Balland, 2004.

Jean-Jacques Marie, Histoire de la guerre civile russe 1917-1922, Éditions Tallandier, 2015.

Jean-Jacques Marie, La guerre civile des Blancs 1917-1920, Tallandier, 2017.

Roger Martelli, 1956 communiste. Le glas d’une espérance, La Dispute, 2006.

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Arno Mayer, La Persistance de l’Ancien Régime. L’Europe de 1848 à la Grande Guerre, Flammarion, 1983.

Jaurès Medvedev, Le Stalinisme. Origines, histoire, conséquences, Le Seuil, 1979

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Hans Morgenthau, Politics Among Nations. The Struggle for Power and Peace, Knopf, 1948.

George L. Mosse, De la Grande Guerre au totalitarisme : la brutalisation des sociétés européennes, Hachette, 1999.

Chantal Mouffe, L’Illusion du consensus, Albin Michel, 2016.

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Ernst Nolte, Fascisme et totalitarisme, Robert Laffont, 2008.

Alec Nove, Was Stalin Really Necessary ?, George Allen & Unwin, 1964.

Christine Pina, L’extrême gauche en Europe, La Documentation française, 2005.

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Richard Pipes, Les trois pourquoi de la revolution russe, Editions de Fallois, 2013.

Evelyne Pisier-Kouchner (dir.), Les interprétations du stalinisme, PUF, 1983.

Silvio Pons, La rivoluzione globale. Storia del communismo internazionale 1917-1991, Giulio Einaudi editore, 2013.

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Bernard Pudal, « Le soviétisme », in Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Riutort (dir.), Nouveau manuel de science politique, La Découverte, 2009.

Alexander Rabinowitch, Les bolcheviks prennent le pouvoir. La révolution de 1917 à Petrograd, La fabrique, 2016

Henry Rousso (dir.), Stalinisme et nazisme. Histoire et mémoire comparées, Complexe, 1999.

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Leonard Schapiro, De Lénine à Staline. Histoire du Parti communiste de l’Union soviétique, Londres, 1960 (Gallimard, 1967).

Jean-Paul Scot, La Russie de Pierre le Grande à nos jours, Armand Colin, 2000.

Simon Sebag Montefiore, Le jeune Staline, Calmann-Lévy, 2007.

Robert Service, Lénine, Perrin, 2012.

Brigitte Studer, « Totalitarisme et stalinisme », in Michel Dreyfus et alii, Le Siècle des communismes, Éditions de l’Atelier, 2004.

Alexandre Sumpf, De Lénine à Gagarine. Une histoire sociale de l’Union soviétique, Gallimard, 2013.

William Taubman, Khrushchev. The Man and His Era, Free Press, 2003.

Enzo Traverso, Le totalitarisme. Le XXe siècle en débat, Seuil, 2001.

Enzo Traverso, 1914-1945. La guerre civile européenne, Éditions Stock, 2007.

Léon Trotski, La Révolution trahie, Grasset, 1936.

Robert C. Tucker, Stalin in Power : The Revolution from Above, 1928-1941, W. W. Norton & Company, 1990.

Adam Ulam, Bolsheviks : The Intellectual and Political History of the Triumph of Communism in Russia, Macmillan, 1965 (Fayard, 1973).

Oleg V. Khlevniouk, Le Cercle du Kremlin. Staline et le bureau politique dans les années trente, Seuil, 1996.

Nicolas Werth, La terreur et le désarroi. Staline et son système, Perrin, 2007.

Nicolas Werth, Alexis Berelovitch, L’État soviétique contre les paysans. Rapports secrets de la police politique, Tallandier, 2011.

Nicolas Werth, Gaël Moullec, Rapports secrets soviétiques, 1920-1991, Gallimard, 1994.

Nicolas Werth, Les revolutions russes, PUF, Que sais-je ? , 2017.

Robert William Thurston, Life and Terror in Stalin’s Russia, 1934-1941, Yale UP, 1996.

Karl A. Wittfogel, Le Despotisme oriental, Editions de Minuit, 1964.

Serge Wolikow, L’Internationale communiste (1919-1943).Le Komintern ou le rêve déchu du parti mondial de la révolution, Éditions de l’Atelier, 2010.

Slavoj Žižek, Vous avez dit totalitarisme ? Cinq interventions sur les (més)usages d’une notion, Amsterdam, 2005.

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Les ménages modestes du périurbain sont devenus, au fil des succès électoraux du FN, une figure centrale des com­mentaires médiatiques. Voir une recension de Lectures-Lien socio et dans Territoires contemporains.

Peu d’enquêtes sérieuses se sont pourtant intéressées à leurs conditions de travail, à leurs parcours résidentiels et aux devenirs de leurs enfants. Basé sur un travail de terrain de longue durée, ce livre restitue les trajectoires des salarié-e-s d’un parc d’activités comme il en existe beaucoup à la périphérie des grandes villes. À partir d’extraits d’entretiens et d’observations, il revient sur les transformations qui affectent depuis plusieurs décen­nies les fractions stables des milieux populaires : restructurations dans l’industrie et les services, durcissement des conditions d’accès à la propriété et évolution du système de formation. Même si leurs pratiques électorales s’avèrent plus diversifiées qu’on ne le pense, le FN attire une part de ces ménages du périurbain, qui sont pourtant loin de tous figurer parmi les plus démunis. Au-delà des explications convenues, notamment celles du déclassement, l’ouvrage offre ainsi des clés de compréhension des processus de radicalisation politique. Il montre enfin comment des élus municipaux, sans être encartés au FN, s’emploient très concrètement à empêcher la venue de familles issues de l’im­migration et de ménages en situation précaire, contribuant par là à banaliser le rejet de ces catégories sociales stigmatisées. Dans un contexte de hausse de l’abstention et de défiance envers les responsables politiques, ce livre éclaire les aspirations et les tensions vécues par nombre de ménages populaires.

Table des matières

Introduction

Chapitre 1 : Assurer la « paix sociale ». Le projet des classes dirigeantes pour l’industrie de la vallée

Chapitre 2 : Qui sont les salarié-e-s modestes du périurbain ? Établis et précaires, deux pôles des mondes ouvriers et employés

Chapitre 3 : S’installer dans le périurbain : des promotions résidentielles sous contraintes

Chapitre 4 : Des familles établies en quête de respectabilité .

Chapitre 5. Quels espoirs pour les enfants ? Parcours de formation, modèles de réussite sociale et rapports à l’avenir

Chapitre 6 : Un peuplement au-dessus de tout soupçon ? Les stratégies municipales de préservation d’un entre soi blanc

Chapitre 7 : Quels rapports au politique ? Socialisations professionnelles, respectabilité et distance(s) vis-à-vis de la gauche

Chapitre 8 : Une radicalisation en acte : deux élus municipaux sans étiquette devenus électeurs du FN

Conclusion

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Femmes en burkini suscitant des bagarres, cafés noyautés par des musulmans et « interdits aux femmes », viols effectués par cinquante individus musulmans à Francfort... Depuis quelques années, des informations inventées de toutes pièces ont pris de l’ampleur dans les grands médias, dans le but d’entretenir la peur d’un ennemi supposé menacer la nation et ses valeurs.

Ces paniques identitaires ne sont pas de simples rumeurs : elles apparaissent dans un contexte de défiance démocratique et sont relayées par des journalistes et des politiques, avant de s’évanouir du jour au lendemain. Mettant en scène le corps pur de la nation à protéger contre les Roms, les musulmans mais aussi l’héritage de Mai 68, la diversité, la « théorie du genre » et le communautarisme, ces récits révèlent en creux les formes actuelles de la domination et de la stigmatisation. Dans ce livre, une dizaine de spécialistes en sciences sociales (histoire, sociologie, anthropologie, science politique) montrent en quoi ces paniques identitaires viennent nourrir le renouveau du nationalisme français, en train de se reformuler et d’occuper presque tout l’espace médiatique.

Sommaire

Introduction, par Laurence De Cock et Régis Meyran

« Malaise identitaire » contre « affirmation identitaire » : les usages du mot « identité », par Régis Meyran

1968 ou le début de la fin. Catastrophisme anticontestataire et contre-sens identitaire, par Ludivine Bantigny

Le roman national au cœur des paniques identitaires, par Laurence de Cock

Le discours du « communautarisme », une logique de la guerre identitaire, par Fabrice Dhume

Le bon genre de l’identité nationale, par Fanny Gallot

L’insécurité culturelle : usages et ambivalences. Notes critiques à propos du livre de Laurent Bouvet, par Klaus-Gerd Giesen

Paniques identitaires, paniques territoriales : une spatialisation des crispations identitaires, par Cécile Gintrac

La diversité « à la française » ou la tentation d’une égalité sous conditions de performance identitaire pour les « non-frères », par Réjane Sénac

Panique sécuritaire et panique identitaire : quelques usages de « l’insécurité »,

par Laurent Mucchielli

L’ Algérie à Cologne, par Jocelyne Dakhlia

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