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Alors que les envahisseurs français avaient réussi, en 1843, à écraser la résistance tribale dans le Dahra et l’Ouarsenis grâce à des tactiques brutales de brûlis, le régime colonial continuait à craindre que les paysans des montagnes ne se soulèvent dans une insurrection sanglante, une crainte qui s’est finalement concrétisée lors de la guerre d’indépendance de 1954. La géographie de la région du Chelif, avec la relation étroite entre la plaine et la montagne, un « pays de bandits » naturel, offrait des conditions idéales pour la guerre irrégulière et a été choisie par le Parti communiste algérien (PCA) et le Front de libération nationale (FLN) comme redoute pour leurs forces de guérilla. Les contre-insurgés français, ainsi que les historiens, suivant la formulation maoïste classique du partisan comme un poisson dans l’eau, ont perçu les guérilleros comme étant soutenus par la paysannerie qui fournissait une réserve inépuisable de combattants.


Neil MacMaster est historien. Docteur à l’université de Cambridge depuis 1972, il enseigne, au début de sa carrière, l’histoire européenne. Dès les années 1980, il s’est intéressé à l’Algérie contemporaine et est devenu un spécialiste reconnu de la période coloniale, de la Guerre de Libération, l’émigration et le racisme en France. Il est aujourd’hui maître de conférences honoraire à l’École d’études politiques, sociales et internationales de l’université d’East Anglia (Norwich).

Traduit de l’anglais par Houria Delourme-Bentayeb.

28,44 €
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À rebours du sens commun et de certains travaux universitaires, qui voient l’histoire et les historiens comme des victimes de l’instrumentalisation politique du passé, ce livre étudie les modalités de la participation active des historiens à ces usages. Incontournables dans les débats politiques et médiatiques, présents dans les conseils scientifiques d’une variété d’institutions publiques, parfois mêmes élus ou conseillers du prince, ils apportent un concours indispensable à la politisation des discours sur le passé. Cette participation est étudiée à partir des politiques historiques portant sur les passés dits totalitaires (nazi et communiste) en Pologne, qui sont appréhendées à deux niveaux. Celui des pouvoirs publics, qui tentent d’exercer un contrôle sur la recherche historique, auquel les historiens doivent s’adapter en élaborant des stratégies variées. Et celui des historiens eux-mêmes.

Cette enquête socio-historique, qui combine sociologie de l’action publique et sociologie des intellectuels, apporte des éclairages originaux sur les conditions de l’autonomie des sciences humaines et sociales, ainsi que sur les formes de l’engagement des savants.

Valentin Behr est chargé de recherche en science politique au CNRS. Il est rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP – UMR 8209). Ses travaux portent sur les politiques historiques et de mémoire, la sociologie des intellectuels et l’histoire des idées.

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Talcott Parsons n’occupe plus guère de place dans les débats sociologiques contemporains, en particulier francophones. Il a pourtant exercé une influence profonde et durable sur la discipline - par ses propres travaux et au travers des auteurs pour lesquels il a compté, de Robert K. Merton à Niklas Luhmann et Jürgen Habermas en passant par Erving Goffman, Harold
Garfinkel, Clifford Geertz. Renée C. Fox ou encore Robert N. Bellah. Ce livre propose un regard contemporain sur certains aspects de l’œuvre de Parsons : son rapport à l’anthropologie sociale, et en particulier au travail de Ralph Linton, durant les années 1930-1940 ; l’usage qu’il a fait de la psychanalyse, qui lui a attiré de virulentes critiques. Sur ces deux fronts, l’ouvrage vise à restituer leur intelligibilité aux positions de Parsons tout en rendant compte des controverses et confusions qu’elles ont suscitées.

Ce livre sera disponible sur ce site en janvier 2024. La version numérique peut être achetée dès maintenant

Pierre-Nicolas Oberhauser est sociologue, titulaire d’un doctorat en sciences sociales de l’Université de Lausanne. Il est actuellement chargé de recherche à la Haute École de Santé du canton de Vaud (HESAV). Il est aussi chercheur associé à l’Institut des sciences sociales de l’Université de Lausanne et au Centre de recherche médecine. sciences, santé, santé mentale, société (CNRS/INSERM/EHESS/Université Paris-Cité).

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Assassiné le 1er décembre 1916 alors qu’une insurrection de grande ampleur avait soulevé la majeure partie des populations du Sahara et du Sahel contre l’occupant français, Charles de Foucauld a inspiré dès avant sa mort les fabricants de littérature hagiographique. Quelques procureurs leur ont fait face, et ni les uns ni les autres ne se sont beaucoup souciés des faits.

Cet homme dont l’œuvre linguistique est utilisée aujourd’hui encore par tous les spécialistes aura été une figure majeure des études berbères.

C’est à cet aspect de la vie de Foucauld que le présent ouvrage s’intéresse. Les auteurs entendent souligner que l’apport scientifique de l’homme n’est en rien caduc, au point qu’on doit déplorer qu’il soit à ce point ignoré, ou minimisé par toutes les biographies qui paraissent encore.

L’étude historique du « cas » Foucauld doit se poursuivre, et le présent ouvrage veut être une contribution à cette tâche. En historiens que nous essayons d’être, notre rôle n’est pas de déboulonner des statues, ni, du reste, d’en édifier. Et l’image parfois floue que nous avons essayé de recomposer n’est ni tout à fait noire, ni tout à fait blanche.

 

 

Table des matières

Contributeurs

Introduction

I. Le voyage au Maroc

Le voyage de Charles de Foucauld au Maroc (1883-1884) : une expérience fondatrice

Foucauld et Mardochée en reconnaissance au Maroc

Le désert vu par Charles de Foucauld Un dessinateur d’une grande finesse

II. Charles de Foucauld dans l'Ahaggar

Foucauld et la société des Touaregs Kel-Ahaggar

L’Assekrem et la station météorologique du Père de Foucauld

Le voyage de Foucauld et Ouksem en France (1913), par Paul Pandolfi

Charles de Foucauld et Paul Embarek, esclave, servant, serviteur  (1902-1916), par Jean-Louis Marçot

Foucauld vu par Meynier (1914), par  Paul Pandolfi

III. L'oeuvre scientifique

Charles de Foucauld linguiste ou le savant malgré lui, par Antoine Chatelard

Sur les Poésies touarègues de Charles de Foucauld, par Dominique Casajus

La présence des travaux de Charles de Foucauld dans la recherche actuelle, par Dominique Casajus

IV. Actualité de Foucauld

Charles de Foucauld (1858-1916) peut-il être un lieu de mémoire de la nation algérienne ?, par Emmanuel Alcaraz

Charles de Foucauld a-t-il été un pionnier du dialogue islamo-chrétien? par Dominique Casajus

Bibliographie 

Assassiné le 1er décembre 1916 alors qu’une insurrection de grande ampleur avait soulevé la majeure partie des populations du Sahara et du Sahel contre l’occupant français, Charles de Foucauld a inspiré dès avant sa mort les fabricants de littérature hagiographique. Quelques procureurs leur ont fait face, et ni les uns ni les autres ne se sont beaucoup souciés des faits.

L’ermite de Tamanrasset avait pourtant suscité quelques authentiques travaux d’historiens, qui depuis deux ou trois décennies ont répandu de lui une image plus humaine que l’icône assez plate accréditée jusque-là par les tâcherons de l’hagiographie, plus complexe que la caricature griffonnée par les procureurs. De portées et d’inspirations très diverses, tous ces travaux s’accordent au moins à reconnaître que, quels que soient par ailleurs ses titres à l’admiration et même à la ferveur, quelles que soient également les réserves qu’il puisse susciter aujourd’hui, cet homme dont l’œuvre linguistique est utilisée aujourd’hui encore par tous les spécialistes aura été une figure majeure des études berbères.

C’est à cet aspect de la vie de Foucauld que le présent ouvrage s’intéresse. les auteurs n’ignorent pas les ambiguïtés du personnage ni son adhésion à des idéaux aujourd’hui caducs. Mais ils entendent souligner que l’apport scientifique de l’homme n’est en rien caduc, au point qu’on doit déplorer qu’il soit à ce point ignoré, ou minimisé par toutes les biographies qui paraissent encore.

L’étude historique du « cas » Foucauld doit se poursuivre, et le présent ouvrage veut être une contribution à cette tâche. En historiens que nous essayons d’être, notre rôle n’est pas de déboulonner des statues, ni, du reste, d’en édifier. Et l’image parfois floue que nous avons essayé de recomposer n’est ni tout à fait noire, ni tout à fait blanche.

 

 

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Entreprise emblématique depuis 1777, l’empire Japy s’éteint progressivement après 1955. Imprégné de récits familiaux sur le travail dans ces usines, l’auteur interroge en sociologue cette mémoire ouvrière. Outre les archives du musée Japy, une cinquantaine de témoignages d’anciens salariés éclairent le rapport au travail, les parcours, les liens entre conditions de travail et perceptions de l’activité. L’ouvrage compare, grâce à des témoignages de première main, ces usines avec des entreprises de la région (Peugeot, Alsthom, Lip, etc.), afin de souligner ce qui est spécifique à Beaucourt et ce qui peut être généralisé à d’autres expériences ouvrières. Il ne s’agit donc pas seulement de l’étude d’une entreprise qui a su se spécialiser tout au long de son histoire sur des technologies et des productions de pointe. Mais aussi d’une analyse, menée du point de vue des ouvriers, techniciens et ingénieurs, de l’innovation, des savoir-faire et du gâchis de la désindustrialisation.

Table des matières

D’une histoire familiale à une recherche socio-historique

Introduction générale

Chapitre 1 : Une brève histoire des usines Japy à Beaucourt

1. De Frédéric Japy à Japy Frères (1777-1928)

2. Déclin et fin de Japy Frères (1928-1955)

2.1 Le traumatisme de l’occupation

2.2 L’immédiat après-guerre

2.3 Les usines Japy à Beaucourt en 1955

3. Le destin hétérogène des usines après la fin de Japy Frères (1955-2020)

3.1 La Société Belfortaine de mécanographie (SBM)

3.2 Les moteurs électriques (Sobemo, Unelec et CEB)

3.2.1 Beaucourt, centre d’innovation

3.2.2 La gestion contre l’innovation ?

Conclusion 

Chapitre 2 : Trajectoires et parcours ouvriers

1. Les carrières d’ouvriers professionnels et de cadres 892. Le parcours des ouvriers professionnels devenus techniciens ou agents de maitrise

3. Des parcours avec une reconnaissance professionnelle plus difficile

4. Deux parcours d’ouvriers syndicalistes, contrariés mais épanouissants

5. Les grands facteurs structurants des trajectoires professionnelles

5.1 Travail de femmes, travail d’hommes ?

5.2 Vivre et travailler à Beaucourt, un cocon protecteur ou un piège ?

Conclusion du chapitre

Chapitre 3 : Le travail et son ­organisation

1. Une rapide description du travail

1.1 La pendulerie

1.2 Les machines à écrire

1.3 Les moteurs électriques

2. Le travail au rendement

3. La fierté du beau travail

4. La distinction OS – ouvrier professionnel, une construction sociale ?

4.1 Ce que professionnel et OS signifient

4.2 Les bobineuses ne se laissent plus embobiner

5. Les conditions de travail et les risques pour la santé

5.1 La charge physique de travail

5.2 Exposition à des produits chimiques, des poussières

5.3 Les accidents du travail

5.4 Usure, fatigue et stress

Conclusion du chapitre

Chapitre 4 : Les relations humaines et sociales

1. Les relations avec les patrons et les réminiscences du paternalisme

1.1 La place des Japy dans les mémoires ouvrières

1.2 La continuation des institutions paternalistes après 1945

1.3 Un maternalisme médical ?

1.4 Bons chefs et dirigeants appréciés, prolongements du paternalisme ?

2. Les relations avec les chefs et l’encadrement

2.1 Les chefs, c’étaient plus des copains, les meilleurs professionnels

2.2 De la difficulté d’être chef

2.3 Les « petits chefs », des mauvais chefs ?

2.4 Des techniciens et ingénieurs moins proches des ateliers ?

3. À la recherche de la bonne ambiance perdue

3.1 Le temps des copains : souvenirs, souvenirs…

3.2 Une individualisation des expériences ouvrières ?

3.3 Les anciens et les jeunes

4. Relations professionnelles, actions syndicales et conflits sociaux

4.1 À propos de quelques grèves à Beaucourt : les conflictuelles années 1950, mai 68 et la défense de l’emploi en 1978-81

4.1.1 La conflictualité des années 1950 

4.1.2 Un mai 68 timide et festif à Beaucourt  

4.1.3 Le temps des grèves défensives pour l’emploi

4.2 L’exemple du combat pour la santé au travail

4.3 Le harcèlement antisyndical

Conclusion du chapitre

Conclusion générale

Remerciements

Liste des sigles 

Marc Loriol, directeur de recherche au CNRS (Université ­Paris 1), a étudié le rapport au travail, les relations humaines, la fatigue, le stress dans différents milieux professionnels (usine, police, hôpital, transports publics, salles de spectacle, ambassades, marine marchande, etc.). Petit-fils et neveu d’anciens ouvriers des usines Japy de Beaucourt, il a voulu mettre son expérience de sociologue à l’épreuve de l’histoire sociale du travail ouvrier tel que sa famille l’a connu.

Entreprise emblématique depuis 1777, l’empire Japy s’éteint progressivement après 1955. Si la production de machines à écrire s’achève en 1971, des moteurs électriques très spécialisés sont toujours produits à Beaucourt. Imprégné de récits familiaux sur le travail dans ces usines, l’auteur interroge en sociologue cette mémoire ouvrière. Outre les archives du musée Japy, une cinquantaine de témoignages d’anciens salariés éclairent le rapport au travail, les parcours, les liens entre conditions de travail et perceptions de l’activité. Cette histoire à hauteur d’hommes et de femmes est sensible aux inégalités qui traversent le groupe ouvrier. Ouvriers spécialisés, ouvriers professionnels, techniciens, ne subissent pas les mêmes contraintes, n’ont pas les mêmes opportunités ni les mêmes relations avec les collègues ou la maîtrise. Changer de catégorie, notamment pour les femmes OS, est un combat à la fois individuel et collectif. L’ouvrage compare, grâce à des témoignages de première main, ces usines avec des entreprises de la région (Peugeot, Alsthom, Lip, etc.) ou ayant des activités ou des conditions de travail similaires, afin de souligner ce qui est spécifique à Beaucourt et ce qui peut être généralisé à d’autres expériences ouvrières. Il ne s’agit donc pas seulement de l’étude d’une entreprise qui a su se spécialiser tout au long de son histoire sur des technologies et des productions de pointe. Mais aussi d’une analyse, menée du point de vue des ouvriers, techniciens et ingénieurs, de l’innovation, des savoir-faire et du gâchis de la désindustrialisation.

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Le système de formation professionnelle s’est progressivement éloigné de l’esprit émancipateur que visait la loi fondatrice de 1971. Près de 50 ans plus tard, alors que la crise économique et l’urgence climatique nécessiteraient un effort considérable d’élévation des qualifications des actifs, la loi de 2018 abusivement intitulée « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », apparait comme l’aboutissement d’un processus d’adaptation de la main-d’œuvre aux seules exigences des employeurs. 

Cet ouvrage analyse les effets délétères de la doxa libérale sur la formation des salariés. 

Par son analyse historique approfondie et son éclairage militant, il constitue sans doute un outil utile aux praticiens de la formation professionnelle, comme aux syndicalistes. 

Le livre est disponible !

Recensions

L'Humanité

Le quotidien de la Formation

Métis, correspondances européennes du travail

Le Monde

Cahiers de l'IHS-CGT

Revue Travail et emploi

Table des matières

Introduction 7

Chapitre 1 : Formation ­professionnelle et changements ­économiques

De l’entreprise traditionnelle à l’entreprise ­mondialisée 13

Baisse relative de la dépense de formation 20

L’influence des cycles économiques 23

Inégalités d’accès à l’éducation et à la formation 26

Une école parmi les plus inégalitaires 26

Des inégalités qui persistent en formation continue 32

Quels effets de la formation professionnelle ? 41

Chapitre 2 : Vers une conception toujours plus utilitariste de la formation 

1971 : La formation professionnelle dans le cadre de l’éducation permanente 47

La loi fondatrice de 1971 dans le sillage de Mai 1968 52

L’obligation de financement 58

1978 - 2009 : Des réformes qui s’écartent de l’esprit de la loi de 1971 60

1978 - 1990 : de l’obligation nationale de formation à « l’incitation » des personnes à se former 61

1991 : Apparition de la « démarche compétences » 65

1993 : Une nouvelle étape de décentralisation de la formation professionnelle 69

La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 : une nouvelle voie d’accès à la certification 71

2004 : une réforme aux équilibres porteurs de dangers 73

2009 : Une politique paritaire nationale : une ambition avortée 87

Chapitre 3 : 2014 -2018, deux lois, une ­cohérence d’ensemble

2014 : Sécuriser l’emploi ou affaiblir les droits de salariés ? 95

2018 : une réforme libérale de la formation professionnelle et de l’apprentissage 109

L’aboutissement d’une logique d’individualisation et de marchandisation 109

Réforme de l’apprentissage : un nouveau pas vers la marginalisation de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire 132

L’État reprend en main la gouvernance de la formation 140

Réformes de la formation initiale et continue : des logiques convergentes 144

Une logique de dérégulation 145

Un accroissement de la marchandisation 149

Chapitre 4 : Quelques propositions en guise de conclusion 

Améliorer l’existant ou refonder le modèle ? 155

Engager un effort exceptionnel de qualification des travailleurs 161

Repenser l’apprentissage dans le cadre d’un service public de la formation professionnelle initiale 162

Instaurer de nouveaux droits pour les salariés 164

Pour un service public national de la formation professionnelle 172

Doter les salariés d’un réel pouvoir de décision en entreprise 173

Glossaire des principaux sigles 177

Le système de formation professionnelle s’est progressivement éloigné de l’esprit émancipateur que visait la loi fondatrice de 1971. Près de 50 ans plus tard, alors que la crise économique et l’urgence climatique nécessiteraient un effort considérable d’élévation des qualifications des actifs, la loi de 2018 abusivement intitulée « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », apparait comme l’aboutissement d’un processus d’adaptation de la main-d’œuvre aux seules exigences des employeurs. 

Cet ouvrage analyse les effets délétères de la doxa libérale sur la formation des salariés. Il montre en quoi, loin de compenser les inégalités sociales constatées dans l’enseignement initial, la marchandisation accrue de la formation professionnelle ne fait que les accentuer. Il pointe comment les dernières mesures adoptées, sous couvert « d’autonomie » des personnes, réduisent les droits collectifs des salariés. Les auteurs proposent enfin des pistes de réflexion s’inscrivant dans la perspective d’une refonte du système de formation professionnelle en France.

Par son analyse historique approfondie et son éclairage militant, cet ouvrage constitue sans doute un outil utile aux praticiens de la formation professionnelle, comme aux syndicalistes. 

Djamal Teskouk a été conseiller confédéral CGT en charge de la formation professionnelle et membre du Conseil économique, social et environnemental.

Didier Gelot est économiste et auteur de divers ouvrages sur la formation professionnelle et les politiques d’emploi.

12,32 €
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L’actuelle politique du Sport-Santé réalise une fusion inattendue entre le sport et la santé du citoyen ordinaire. Un sport longtemps associé au dopage et au surentraînement peu favorable à la santé, et un secteur de la santé publique qui n’accordait guère d’attention à l’exercice physique depuis les années 1960. Toutefois, dans le passé, la santé publique a déjà fait appel à une forme d’activité physique, médicalement définie et contrôlée.

Avant d’analyser les conditions de possibilité de la campagne du Sport-Santé, nous étudions trois épisodes plus anciens de mobilisation en faveur d’exercices physiques. Comment les discours critiques de la vie quotidienne se médicalisent, comment la santé publique se saisit de l’argument, comment sont désignés les intervenants légitimes pour faire bouger une population, enfin que fait et que pense la population qui est incitée à s’exercer (faire du sport).

Coordonné par Jacques Defrance, El Boujjoufi Taieb et Hoibian Olivier

Table des matières

Introduction. Activité physique et santé

Partie I. Critiques des modes de vie et politiques de re-dynamisation de la vie quotidienne,
1885-fin des années 1920

Chapitre 1. Une campagne sanitaire appelant à l’activité physique : de la fatigue et du « surmenage » des écoliers, 1885-1890

Étude de cas n° 1. Les « caravanes scolaires » du Club alpin français (1874–1902)

Chapitre 2. Biologisation des questions de santé publique par l’eugénisme et appel à une éducation corporelle vigoureuse

Étude de cas n° 2. Un Comité de propagande et d’organisation sanitaire et sportive, 1918-1920

Conclusion de la première partie : des mobilisations sanitaires au sein des élites, débouchant sur des réformes politiques

Partie II. L’Hygiène sociale et l’exercice en plein-air, 1900-1960 : un pôle de santé publique face à la médecine clinique encore impuissante

Chapitre 3. L’activité physique prophylactique et l’institutionnalisation de l’hygiène sociale, années 1910 – années 1950

Étude de cas n° 3. Une Ligue de promotion de l’activité physique pour la santé : la Ligue girondine d’éducation physique du Dr Tissié, 1888-1935

Étude de cas n° 4. Une offre privée de santé-bien-être par l’exercice : le marché de la culture physique, 1900-1939

Conclusions des parties I et II. Les dynamiques sanitaires de la IIIe à la IVe République et la question des usages de l’activité physique 291

Partie III. Critiques de la sédentarité des modes de vie et prise en charge individuelle de la santé, 1970-2020

Introduction 

Chapitre 4. Éclipse et renaissance d’un idéal de mode de vie « sain ». Épidémiologie et santé publique.

Chapitre 5. Le problème de la sédentarité et la promotion des pratiques corporelles dans deux campagnes d’éducation pour la santé (1980 et 2001)

Étude de cas n° 5. Cardiologie et promotion de la santé par l’activité physique : approche sociologique d’une contribution fondatrice (1973-1986)

Chapitre 6. Éducation physique scolaire et relance de l’éducation à la santé à l’école (1980-2010). De l’effet dispersant d’une campagne unitaire 

Chapitre  7. Le « sport santé », ou la transfiguration du sport en bien de salut... La santé au secours du sport

Étude de cas n° 6. Le dispositif « sport sur ordonnance » de la Ville de Strasbourg : un outil de lutte contre les inégalités sociales de santé par le sport.

Conclusion de la troisième partie. Le développement d’une politique reposant sur l’institutionnalisation progressive de la santé publique

Pour conclure l’ensemble... Le sport au secours de la santé

L’actuelle politique du Sport-Santé réalise une fusion inattendue entre le sport, jusque-là tourné vers les performances de jeunes talents, et la santé du citoyen ordinaire. Un sport longtemps associé au dopage et au surentraînement peu favorable à la santé, et un secteur de la santé publique qui n’accordait plus guère d’attention à l’exercice physique depuis les années 1960 et les succès de la thérapeutique. Toutefois, dans le passé, la santé publique a déjà fait appel à une forme d’activité physique, médicalement définie et contrôlée.

Avant d’analyser les conditions de possibilité de la campagne du Sport-Santé – compréhension des effets de l’activité physique sur la santé, organisation de la campagne d’information sur les dangers de la sédentarité, mobilisation d’agents compétents pour faire faire de l’activité physique, montage de la politique publique – nous étudions trois épisodes plus anciens de mobilisation en faveur d’exercices physiques visant à contrer les effets délétères de l’inactivité. Comment les discours critiques de la vie quotidienne se médicalisent, comment la santé publique se saisit de l’argument, monte une campagne d’information, puis des interventions, comment sont désignés les intervenants légitimes pour faire bouger une population, enfin que fait et que pense la population qui est incitée à s’exercer (faire du sport).

Jacques Defrance est professeur émérite de l'Université de Paris-Nanterre, chercheur membre de l’Institut des Sciences sociales du Politique Paris Nanterre (UMR 7220), et du CESSP Paris Panthéon Sorbonne (UMR 8209). Chercheur vacataire à l'INSERM et à l’Institut National de la Recherche Pédagogique, sa carrière universitaire s'est spécialisée dans les sciences sociales et le sport. Il est l'auteur de L’Excellence corporelle, PUR, 1987 et Sociologie du Sport (6e éd.), La Découverte, 2011.

El Boujjoufi Taieb est maître de conférences à l'Université de Paris-Est Créteil, rattaché au Centre Lillois d’Études et de Recherches Sociologiques et Economiques (CLERSE, UMR CNRS 8019). Il est l'auteur d'une thèse sur l’investissement médical en éducation physique entre 1880 et 1950 soutenue à Paris X Nanterre en 2005 et de l'article « Le pouvoir d’interdire. L’invention du certificat médical d’aptitude aux sports », Actes de la recherche en Sciences Sociales, n° 209, 2015.

Hoibian Olivier est maître de conférences HDR à l'Université de Toulouse III, rattaché au laboratoire FRAMESPA (UMR 5136 CNRS) Toulouse II Le Mirail. Il est l'auteur de Les alpinistes en France. 1870-1950. Une histoire culturelle, Paris : L'Harmattan, 2000, et a dirigé L’invention de l’alpinisme. La montagne et l’affirmation de la bourgeoisie cultivée, 1786-1914, 2008. ainsi que Le Mai 68 des sportifs et des éducateurs physiques, PUR (à paraître).

18,96 €
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Louise Michel (1830-1905) est aujourd’hui devenue une figure historique importante : elle est une image de lutte et de révolte, admirée comme une icône de femme libre. Elle a donné son nom à de nombreuses rues et écoles, et elle a même été proposée pour entrer au Panthéon. Mais comment cette combattante de la Commune de Paris, propagandiste anarchiste, déportée et emprisonnée par les gouvernements de la IIIRépublique, a-t-elle été intégrée dans la mémoire collective nationale ? C’est cette énigme que le livre entend résoudre. De la Commune de Paris à nos jours, il dévoile ce qui a fait de Louise Michel une femme célèbre et analyse sa trajectoire dans les mémoires des XXe et XXIe siècles. Loin d’un processus linéaire, cette figure a fait l’objet d’appropriations multiplesqui coexistent encore aujourd’hui.

Sidonie Verhaeghe est politiste, maîtresse de conférences à l’Université de Lille et chercheuse au CERAPS.

Une interview sur Mediapart

Une recension dans Revue Lectures

Table des matières

Table des matières

Introduction   

Corpus et sources utilisées 

 

Partie 1. Devenir figure révolutionnaire

   

Chapitre 1. Faire l’épreuve des armes. La reconnaissance d’un mérite révolutionnaire     

1871 et le procès de la Commune : Louise Michel, actrice de son il mage  

L’intégration de Louise Michel dans l’espace de la cause révolutionnaire   

1880 : le retour de Nouvelle-Calédonie et la consécration socialiste           

1883-1886 : la manifestation de l’Esplanade des Invalides et l’affaire Louise Michel         

Chapitre 2. L’exemple et le symbole : de quoi Louise Michel devient-elle le nom ?

Incarner la Commune

Illustrer le dévouement révolutionnaire       

Représenter l’alternative politique   

Partie 2. Devenir figure repoussoir   

Chapitre 3. Un objet de curiosité      

Iconographies

Interviews      

Placards, rumeurs et chansons         

Chapitre 4. Les motifs de l’héroïsation négative       

Communarde donc monstrueuse     

Révolutionnaire donc folle    

Féministe donc hystérique    

Célibataire donc déviante : les origines du surnom de Vierge rouge

Chapitre 5. Pourquoi Louise Michel ? Quand la République s’affirme libérale et modérée

L’AIT et la Commune, ou la République contre la révolution

Les lois scélérates, ou la République contre les anarchistes 

La tentative d’assassinat contre Louise Michel, ou la République face à la liberté d’expression

Illustrations    

Partie 3. Commémorer Louise Michel           

Chapitre 6. L’enterrement (1905)     

Les nécrologies ou la convergence des récits

L’enterrement ou la divergence des mémoires        

Chapitre 7. La statue (1906-1920)     

Histoire d’une statue 

Les résistances anarchistes au projet de statufication         

Chapitre 8. Les anniversaires de la mort (1921-1948)          

Comment Louise Michel est devenue une figure communiste        

Les célébrations communistes de Louise Michel      

L’opposition des anarchistes à l’appropriation mémorielle communiste    

Partie 4. Canoniser Louise Michel     

Chapitre 9. L’intégration de Louise Michel au roman national         

La pacification d’une mémoire officielle de la Commune de Paris   

De la sphère militante à la sphère académique : le tournant historiographique     

Chapitre 10. L’intégration de Louise Michel dans l’histoire des femmes     

Parité historique et parité politique : l’hommage comme politique d’égalité         

Comment Louise Michel est devenue une figure républicaine        

 

Chapitre 11. L’intégration de Louise Michel au patrimoine commun          

Manuels scolaires      

Toponymie urbaine   

Chapitre 12. Louise Michel est toujours une figure anarchiste        

Louise Michel dans le répertoire référentiel commun de l’extrême-gauche

La mémoire anarchiste de Louise Michel : une opposition aux appropriations dominantes

Comment Louise Michel est devenue hétérosexuelle : une critique queer et anarchiste   

Conclusion     

Remerciements         

Louise Michel (1830-1905) est aujourd’hui devenue une figure historique importante : elle est une image de lutte et de révolte, admirée comme une icône de femme libre. Elle a donné son nom à de nombreuses rues et écoles, et elle a même été proposée pour entrer au Panthéon. Mais comment cette combattante de la Commune de Paris, propagandiste anarchiste, déportée et emprisonnée par les gouvernements de la IIIe République, a-t-elle été intégrée dans la mémoire collective nationale ? C’est cette énigme que le livre entend résoudre. De la Commune de Paris à nos jours, il dévoile ce qui a fait de Louise Michel une femme célèbre et analyse sa trajectoire dans les mémoires des XXe et XXIe siècles. Loin d’un processus linéaire, cette figure a fait l’objet d’appropriations multiples, conflictuelles et concurrentielles, qui coexistent encore aujourd’hui.

Sidonie Verhaeghe est politiste, maîtresse de conférences à l’Université de Lille et chercheuse au CERAPS. Spécialiste de l’histoire sociale des idées anarchistes et féministes, elle travaille sur Louise Michel et, plus largement, sur les théories et les pratiques des femmes anarchistes. Elle s’intéresse également aux politiques de mémoire et aux constructions historiques des gauches en France.

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Comment les étudiants sont-ils devenus un groupe social, organisé et reconnu comme tel ?

En France comme en Allemagne, ce livre révèle le rôle décisif des organisations étudiantes dans ce processus. Instances de représentation et de socialisation, elles ont contribué à faire des étudiants un groupe aux caractéristiques communes.

En articulant rapport à l’État et sociabilité associative, formes de socialisation et manifestations politiques, négociations avec les pouvoirs publics et catégorisation ou encore alliances nationales et conflits locaux, l’auteur retrace la formation des étudiants comme groupe entre 1880 et 1914 et les origines des formes actuelles de leur organisation.

 Antonin Dubois est docteur en histoire de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et de l’Université de Heidelberg. Ses recherches portent sur l’histoire contemporaine des étudiants et des universités en France, en Allemagne et plus largement en Europe.

 

Table des matières

Introduction                                                                         

Du statut bureaucratique au groupe social                     

L’espace des organisations étudiantes                            

Sur les traces du groupe                                                  

Genèse, socialisation et politisation                                

Partie I. Espace des organisations et groupe social : genèses croisées      

Chapitre 1. Genèses de l’espace des organisations étudiantes en Allemagne et en France         

1. Quand les organisations étudiantes étaient un danger pour l’État     

2. La fabrique impériale de l’espace allemand des organisations étudiantes     

3. La naissance républicaine de l’associationnisme étudiant français     

Conclusion                                                                       

Chapitre 2. La catégorisation bureaucratique du groupe  

1. Définitions savantes et identification bureaucratique

2. Mettre les étudiants en chiffres                                  

3. L’occultation des origines sociales                              

Conclusion                                                                       

Chapitre 3. L’affirmation du groupe : conflits de représentation   

1. Deux modèles de représentation des étudiants         

2. Concurrences pour la représentation du groupe et restructuration de l’espace        

3. Concurrences et représentation : une nouvelle articulation du local et du national  

Conclusion                                                                       

Partie II. Des organisations ­socialisatrices                        

Chapitre 4. Socialisation et insertion dans les structures de pouvoir        

1. S’engager dans l’organisation, s’engager pour l’organisation 

2. S’engager à vie. Les anciens des corporations allemandes      

3. Tisser des liens pour s’implanter. Les associations françaises et leurs membres honoraires 

Conclusion                                                                      

Chapitre 5. Des mobilisations socialisatrices

1. Le politique, l’État, la nation                                       

2. Encombrement et discrimination : la « question des étrangers 

3. Des hommes au service de la nation                          

Conclusion                                                                      

Partie III. La formation d’un espace politique étudiant    

Chapitre 6. La mobilisation politique des étudiants         

1. Un nouvel étudiant politisé ?                                      

2. Créer des frontières pour mieux les transgresser ? Anticatholicisme, antisocialisme et Parteipolitik 290

3. Étudiants et Camelots en République                        

Conclusion                                                                      

Chapitre 7. De nouvelles mobilisations pour de nouvelles revendications

1. Un nouvel investissement des étudiants allemands dans l’université et la société    

2. Mouvement corporatif et lutte politique en France  

Conclusion                                                                      

Conclusion

La cohésion d’un ensemble composite                          

Permanences et dissolutions du groupe social étudiant

Remerciements                                                                   

 

Comment les étudiants sont-ils devenus un groupe social, organisé et reconnu comme tel ? 

L’analyse socio-­historique et comparée de la France et de l’Allemagne développée dans ce livre révèle le rôle décisif des organisations étudiantes dans ce processus. Par leur double rôle de représentation et de socialisation, elles ont contribué à faire des étudiants autre chose qu’une collection d’individus : les membres d’un groupe aux caractéristiques, revendications, besoins et intérêts communs. 

En articulant rapport à l’État et sociabilité associative, formes de socialisation et manifestations politiques, négociations avec les pouvoirs publics et catégorisation bureaucratique ou encore création d’alliances nationales et conflits locaux, l’auteur retrace à la fois la formation des étudiants comme groupe entre 1880 et 1914 et les origines des formes actuelles de leur organisation, de leur action et de leur représentation collectives. Il éclaire ce faisant l’importance du travail de mobilisation dans la formation et la reproduction d’un groupe social.

Antonin Dubois est docteur en histoire de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et de l’Université de Heidelberg. Ses recherches portent sur l’histoire contemporaine des étudiants et des universités en France, en Allemagne et plus largement en Europe.

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Auxerre, Paris, Mauthausen et Prague, telles sont les grandes étapes dans la traversée du « court xxe siècle » de Robert Simon, instituteur de l’Yonne. 

À travers le témoignage de cet homme à la trajectoire très singulière, impliqué dans les combats du xxe siècle, l’auteur propose une compréhension du siècle sous un nouvel éclairage, opère une mise à plat des réécritures de la Résistance et du mouvement communiste, procède à un examen détaillé des aléas des « gauches » françaises au regard des deux grandes guerres. Il met en lumière une expérience individuelle de résistance, de refus de l’entre-soi provincial et corporatiste, une recherche d’enrichissement intellectuel par la politique et l’écriture.

Recensions

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Auxerre, Paris, Mauthausen et Prague, telles sont les grandes étapes dans la traversée du « court xxE siècle » de Robert Simon, instituteur de l’Yonne. Orphelin de guerre, socialiste à la SFIO puis au PSOP pivertiste, pacifiste, il est l’un des responsables dans l’Yonne des Comités antifascistes des années 1930. En septembre 1939, il déserte puis participe brièvement à Paris en 1940 au regroupement d’anciens socialistes et trotskistes du Mouvement National Révolutionnaire. Il rejoint le réseau gaulliste « Dastard » en septembre 1941, adhère au PCF en janvier 1942 et participe à la résistance armée avec le « Détachement Valmy » de l’Organisation spéciale et des FTP. Arrêté par la police de Vichy en octobre 1942, torturé, livré aux Allemands, il est déporté à Mauthausen (Nuit et Brouillard) du 28 mars 1943 jusqu’au 6 mai 1945 où il est un membre actif de la résistance communiste dans le camp.

À son retour dans l’Yonne, il devient permanent du PCF en charge du journal Le Travailleur de l’Yonne. Affecté à Paris et àPrague de 1949 à 1953 pour travailler au Conseil Mondial de la Paix, il s’occupe de la revue Défense de la Paix. Réintégré comme instituteur dans l’Yonne en 1953, il s’implique dans la défense des droits des déportés au sein de la FNDIRP et de l’Amicale de Mauthausen. À partir de 1959, Robert Simon participe à l’opposition interne au sein du PCF avec le groupe « Unir » jusqu’à son exclusion en 1970 à la suite de son soutien au « Printemps de Prague ».

À travers le témoignage de cet homme à la trajectoire très singulière, impliqué dans les combats du xxE siècle, l’auteur propose une compréhension du siècle sous un nouvel éclairage, opère une mise à plat des réécritures de la Résistance et du mouvement communiste, procède à un examen détaillé des aléas des « gauches » françaises au regard des deux grandes guerres. Il met en lumière une expérience individuelle de résistance, de refus de l’entre-soi provincial et corporatiste, une recherche d’enrichissement intellectuel par la politique et l’écriture.

Jean-Yves Boursier est professeur honoraire des universités. Ses recherches portent sur la politique communiste dans la guerre, la Résistance, la construction du récit historique et la patrimonialisation.

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Armes et bagages propose une perspective compréhensive sur les phénomènes dits terroristes. L’ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les mouvements révolutionnaires et antisystème contemporains, en France, en Italie, en Allemagne et au Pays basque.

Recension dans Le Monde Diplomatique, mars 2021

Les organisations clandestines étudiées dans ces quatre pays déploient une critique du système en place, une interprétation de la violence de ce dernier et de la façon dont elle est vécue. Or cette critique porte des représentations convoquées dans l’action illégale voire violente d’autres groupes.
L’étude des représentations et des répertoires de légitimation, émanant des acteurs rencontrés lors d’une enquête sociologique de terrain, autorise une lecture critique de la thèse faisant de la violence politique le fruit de la frustration relative. Elle renouvelle ainsi les conclusions des travaux journalistiques ou s’appuyant sur des sources judiciaires. L’élargissement des répertoires de l’action collective à la violence politique ne signifie ni la suspension du questionnement sur les normes ou les valeurs, contrairement à nombre de préjugés. À travers la prise en compte du temps long, l’ouvrage contribue à pluraliser les répertoires de légitimation de la violence politique et à montrer que les acteurs sont moins animés par une « éthique de la conviction » que par une « éthique de la responsabilité » (Weber), prenant à rebours bien des affirmations proposées à partir de sources extérieures aux mouvements illégaux.

Caroline Guibet Lafaye est directrice de recherche au CNRS (Centre Émile Durkheim – Université de Bordeaux – Sciences Po). Agrégée et docteure en philosophie de l’Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne, elle consacre ses recherches en sociologie et en philosophie politique à l’analyse des représentations et des croyances relatives à la justice sociale et aux processus de radicalisation.

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La prise d’Alger a levé le voile sur les soubassements des relations internationales de cette période-clé de l’histoire et plus précisément la complexité des rivalités franco-britanniques au début du XIXème siècle. 

Le gouvernement Wellington était opposé à la conquête et a demandé à maintes reprises l’évacuation de l’armée d’Afrique. Les tergiversations, volte-face et autre « Double-Talk » qui vont suivre, expriment, au-delà de la simple rhétorique diplomatique, les vicissitudes de la relation franco-britannique. La politique de la canonnière n’était plus de mise entre nations « civilisées » ou presque. Le pragmatisme et la Realpolitik constitue désormais les nouveaux combustibles de la dynamique néo-impériale et coloniale qui depuis la prise d’Alger allait sceller de nouvelles alliances et dessiner les contours d’une nouvelle géopolitique de l’espace méditerranéen au xixE siècle.

Professeur d’anglais et docteur en lettres et civilisations des pays anglophones. Mohand OUALI s’intéresse à la colonisation de l’Algérie d’un point de vue des pays anglo-saxons.

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