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Avec la crise du Covid-19, une grande partie des travailleurs indépendants ou faussement indépendants se sont retrouvés sans ressources avec l’arrêt de leur activité. Les diverses mesures prises par le gouvernement ont été assez peu efficaces pour les salariés en emplois précaires. Les intérimaires, par exemple, du fait de la nature même de leur contrat de travail, n’ont pu bénéficier du chômage partiel et ont vu s’effondrer le nombre de leurs missions.

La gestion de la crise sanitaire rend ainsi davantage visibles les différents rapports conflictuels à l’employeur. Elle confirme que la protection des travailleurs est inégale selon les différentes formes d’institutions dans lequel le travail s’inscrit. Elle réactive, en interrogeant le caractère essentiel de certains métiers, les tensions sur la définition de ce qui est travail et donc de ce qui produit de la valeur économique et à quelle hauteur. Elle invite à réfléchir à une maîtrise collective des questions de travail.

 

Table des matières
Dossier

Quel effacement de l’employeur ?, Jean-Luc Deshayes

L’institution de l’entreprise, Claude Didry

« Longwy vous accueille, JVC nous jette ». Employeur territorial et firmes multinationales dans le bassin de Longwy des années 1980-2000

Jean-Luc Deshayes     

La contestation sociale face à l’employeur, invisible derrière l’App. Le cas des plateformes de coursier·es., Anne Dufresne

Qui est l’employeur dans le dispositif de Réussite  éducative ? Olivier Leproux

Quelle place pour l’employeur dans le cadre d’un droit à l’emploi ? Réflexion sur l’effacement de l’employeur dans l’expérimentation  « Territoire zéro chômeur de longue durée », Mathieu Béraud Jean-Pascal Higelé

Employer des intérimaires en CDI : entre nouvelles obligations et possibilités d’accroître la subordination, Claire Vivès

Les groupements d’employeurs d’insertion et de qualification. Une intermédiation entre jugement d’employabilité et reconnaissance de qualifications territorialement définies, Maël Dif-Pradalier

L’évolution de la loi et de la jurisprudence sur les licenciements pour cause économique. Vers une dilution de la responsabilité des groupes internationaux, Pascal Depoorter

Paroles

Itinéraire d’un trader « Il y a aussi l’adrénaline : ce côté-là est hyper plaisant parce qu’on n’a jamais de routine », Léa Sys

Grand entretien avec Bernard Cassen

« Un homme-orchestre engagé dans le débat d’idées », Antony Burlaud

Idées

Moralisation de la Science et autonomie de la recherche, Yves Gingras

Citations et références. Pour une sociologie des habitus académiques, Louis Pinto 

Avec la crise du Covid-19, une grande partie des travailleurs indépendants ou faussement indépendants, mais dépendant du marché des biens et services pour valoriser leur travail, se sont retrouvés sans ressources avec l’arrêt de leur activité. Les droits salariaux assis sur le poste de travail ont pu, pour leur part, protéger les travailleurs. Mais ils ont aussi montré leurs limites. Durant le confinement, le maintien du lien à l’emploi grâce aux mesures de « chômage partiel » a permis de maintenir les salaires à hauteur de 84 % et les droits liés à l’emploi. Les chômeurs ayant acquis des droits ont vu ceux-ci prolongés, dans des conditions qui, du fait des réformes mises en œuvre depuis les années 1980, sont cependant de plus en plus excluantes. Les salariés à statut (dans la fonction publique et ce qui reste des anciennes entreprises publiques) ont bénéficié pour leur part du fait que leur qualification est liée à leur personne : leurs ressources ne dépendent pour l’essentiel ni de leur capacité à vendre le produit de leur travail, ni de la mesure de leur travail, ni encore de la tenue d’un poste.

En revanche, les diverses mesures prises par le gouvernement ont été assez peu efficaces pour les salariés en emplois précaires. Les intérimaires, par exemple, du fait de la nature même de leur contrat de travail, n’ont pu bénéficier du chômage partiel et ont vu s’effondrer le nombre de leurs missions.

La gestion de la crise sanitaire rend ainsi davantage visibles les différents rapports conflictuels à l’employeur. Elle confirme que la protection des travailleurs est inégale selon les différentes formes d’institutions dans lequel le travail s’inscrit. Elle réactive, en interrogeant le caractère essentiel de certains métiers, les tensions sur la définition de ce qui est travail et donc de ce qui produit de la valeur économique et à quelle hauteur. Elle invite à réfléchir à une maîtrise collective des questions de travail.

 

    

 

 

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Nouveau

Ce numéro poursuit l’inventaire critique des transformations des sciences et techniques. L’objectif est de rendre raison de phénomènes émergents et instables. Le dossier « Frictions » traite du narcissisme. De nouvelles pièces sont ensuite versées au dossier des classiques à (re)lire, notamment un texte de Johan Galtung sur le « colonialisme scientifique », qu’il analyse à travers le projet Camelot (1964-1965), et un entretien avec l’historienne Antonella Romano. Des essais critiques complètent ce numéro.

Avec les contributions de

Myriam Ahnich, Bruno Canard, Pierre-Henri Castel, Cléo Chassonnery-Zaïgouche, Béatrice Cherrier, Pauline Delage, Stéphane Dufoix, Volny Fages, Johan Galtung, Yves Gingras, Céline Granjou, Paul Guille-Escuret, Marc Joly, Mahdi Khelfaoui, Richard Kilminster, Isabelle Laboulais, Jérôme Lamy, Julien Larregue, Sylvain Lavau, Ronan Le Roux, Camille Noûs, Corentin Roquebert, Margaret W. Rossiter, Arnaud Saint-Martin, Hugo Souza de Cursi, Sébastien Urbanski.

Éditorial         

 

Le Coronavirus, la recherche, et le temps long

Bruno Canard

 

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Confrontations          

 

Edward L. Bernays, la vérité et la démocratie : de la publicité aux relations publiques

Hugo Souza de Cursi

 

Monnet fait des histoires. Écrire pour agir sur le nouvel ordre des choses au tournant du 18e et du 19e siècle

Isabelle Laboulais

 

La sociobiologie est morte, vive la psychologie évolutionniste ! Le rôle de l’ambiguïté et du travail généalogique dans la transformation des spécialités scientifiques

Julien Larregue, Sylvain Lavau, Mahdi Khelfaoui

 

L’effet SIGAPS : la recherche médicale française sous l’emprise de l’évaluation comptable

Yves Gingras & Mahdi Khelfaoui

 

 

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Frictions

 

Le narcissisme sous le regard des sociologues.Introduction au dossier

Marc Joly & Corentin Roquebert

 

Narcissisme ou informalisation ?

Richard Kilminster

 

Narcissisme et processus de civilisation. Pour une lecture sociologique

Pierre-Henri Castel

 

Le narcissisme pathologique ou les frontières symboliques de la psychiatrie en question

Myriam Ahnich

 

Perversion narcissique, genre et conjugalité

Pauline Delage

 

De la « mère au narcissisme pervers » au « conjoint pervers narcissique ».Sur le destin social des catégories « psy »

Marc Joly & Corentin Roquebert

 

 

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Libres échanges

 

L’histoire des sciences et des savoirs : réflexions d’ici et d’ailleurs.

Entretien avec Antonella Romano

réalisé par Volny Fages & Jérôme Lamy

 

 

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Friches

 

« Everyone a changemaker! » Philanthropie, religion et spiritualité au secours de l’école publique

Sébastien Urbanski & Camille Noûs

 

 

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Classiques

 

Le savant hait le politique ? Johan Galtung et l’échec du Projet Camelot

Stéphane Dufoix

 

Le colonialisme scientifique

Johan Galtung

 

Margaret W. Rossiter et l’histoire des femmes scientifiques américaines

Béatrice Cherrier & Cléo Chassonnery-Zaïgouche

 

Les femmes scientifiques en Amérique

Margaret W. Rossiter

 

Plus vous regardez, plus vous trouvez : les archives des femmes scientifiques américaines contemporaines

Margaret W. Rossiter

 

 

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Critiques

 

Cybernétique introuvable ou cybernétique à satiété ?

Réponse à Mathieu Triclot

Ronan Le Roux

 

Tribulations d’un sociologue parti à la pêche aux lieux

Paul Guille-Escuret

 

D’un inhumain à l’autre

Céline Granjou

 

Contre l’innovation et sa doxa obsolescente, la maintenance

Arnaud Saint-Martin

Cette huitième livraison de Zilsel poursuit le travail d’inventaire critique des transformations contemporaines des sciences et techniques. Qu’il s’agisse de l’essor de la psychologie évolutionniste ou de l’emprise de l’évaluation comptable sur la recherche médicale en France, le propos des articles publiés est de rendre raison de phénomènes émergents et instables, qui suscitent le questionnement dans et à l’extérieur du champ scientifique. L’éditorial invité est signé par le virologue Bruno Canard. Spécialiste des coronavirus, il met en relief l’importance du temps long dans les processus de recherche. Un dossier « Frictions » est consacré au problème du « narcissisme ». Il met en perspective la construction du narcissisme via les catégories « psy », les « jugements de personnalité » et les rapports de genre. Un  entretien avec l’historienne des sciences Antonella Romano permet de revenir sur des fronts de recherche de la discipline, et son histoire récente en France.

18,01 €
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La Grande-Bretagne s’impose comme l’un des mo­dèles de la gouvernance pour l’enseignement supérieur fran­çais, autant du point de vue de la gestion des flux étudiants que des modes de production, de financement et de diffusion de la recherche.

Il s’agit dns ce numéro de la revue éclaircir les effets de la transformation des modes de gouver­nance sur le fonctionnement des universités et de la recherche. Comment « fait-on de la science » dans les universités britan­niques aujourd’hui, a fortiori dans un contexte néolibéral ? Que signifie « faire des sciences sociales » aujourd’hui en Grande-Bretagne ? Quelle est la place des universitaires qui portent la parole des sciences sociales dans l’espace public britannique ?

9,48 €
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La psychiatrie publique occupe, depuis 2019, le haut des agendas politique et médiatique. Ce dossier croise les regards d’acteurs impliqués dans la critique publique de l’étranglement progressif de la psychiatrie publique (psychiatres et/ou psychanalystes, journalistes, écrivains, patients) et ceux de chercheurs en sciences sociales afin de dépasser la paresse intellectuelle de la « crisologie » qui n’envisage les phénomènes sociaux que dans le cadre temporel étroit de l’actualité. . Qu’est-ce qui est réellement inédit dans la situation actuelle et qu’est-ce qui relève de dynamiques de moyen terme ? Quel répertoire critique adopter pour s’opposer efficacement au réductionnisme de la biologie et des neurosciences ? C’est à ces questions que ce dossier se propose de répondre.

Politisation, dépolitisation et repolitisation de la crise sans fin de la psychiatrie publique La psychiatrie publique occupe, depuis 2019, le haut des agendas politique et médiatique. Les professionnels et des associations de patients dénoncent leur fatigue de la gestion quotidienne de la pénurie, le retour de pratiques – comme la contention – que l’on croyait remisées au musée des horreurs de la psychiatrie, le démantèlement de l’héritage progressiste de la politique de sectorisation des années 1960 - 1980, l’emprise croissante des neurosciences ou, très récemment, l’insuffisance de lits pour faire face aux conséquences psychiatriques du confinement lié à la pandémie de Covid-19. Ce dossier croise les regards d’acteurs impliqués dans la critique publique de l’étranglement progressif de la psychiatrie publique (psychiatres et/ou psychanalystes, journalistes, écrivains, patients) et ceux de chercheurs en sciences sociales afin de dépasser la paresse intellectuelle de la « crisologie » qui n’envisage les phénomènes sociaux que dans le cadre temporel étroit de l’actualité. Car si la crise est de plus en plus aiguë, elle n’en est pas moins structurelle, presque constitutive de la spécialité psychiatrique qui ne cesse d’interroger son identité depuis au moins les années 1950. Qu’est-ce qui est réellement inédit dans la situation actuelle et qu’est-ce qui relève de dynamiques de moyen terme ? Qu’est-ce qui ressortit aux transformations des rapports de force internes au champ médical des bouleversements plus larges des catégories dominantes de perception et d’action ? Quel répertoire critique adopter pour s’opposer efficacement au réductionnisme de la biologie et des neurosciences ? C’est à ces questions que ce dossier se propose de répondre.

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Il y a quelques années, une grande entreprise de livraison faisait placarder sur nos murs une affiche publicitaire qui, malgré son apparente banalité, méritait le coup d’œil : au centre s’étalait la cliente, mine ravie ; autour d’elle, sortant du cadre, une myriade de bras tendus lui apportaient les objets les plus divers. Cette image de pub – une parmi tant d’autres – capturait l’esprit du temps : seul compte le consommateur, et la gigantesque accumulation de marchandises qui s’offrent à lui. Tout ce qui rend possible l’échange (matériaux, idées, labeur, logistique, rapports de pouvoir et d’argent…) est hors-champ, rejeté dans l’anonymat ou le néant.

Il y a quelques années, une grande entreprise de livraison faisait placarder sur nos murs une affiche publicitaire qui, malgré son apparente banalité, méritait le coup d’œil : au centre s’étalait la cliente, mine ravie ; autour d’elle, sortant du cadre, une myriade de bras tendus lui apportaient les objets les plus divers.

Cette image de pub – une parmi tant d’autres – capturait l’esprit du temps : seul compte le consommateur, et la gigantesque accumulation de marchandises qui s’offrent à lui. Tout ce qui rend possible l’échange (matériaux, idées, labeur, logistique, rapports de pouvoir et d’argent…) est hors-champ, rejeté dans l’anonymat ou le néant. Le moment magique de la consommation – moment éphémère, mais réitérable à l’infini, du désir et de la captation – prend toute la place ; ce qui vient avant (la production) est repoussé dans les limbes ; ce qui vient après (les conséquences durables, et parfois irréversibles, de la consommation de masse) n’a guère plus d’importance. En consacrant ce cinquième numéro de L’Intérêt général à la consommation, il ne s’agit pas de dresser un réquisitoire. Car c’est entendu : il n’y a pas de vie sans consommation. Mais il s’agit, en revanche, d’élargir le cadre, et d’interroger, en même temps que la consommation elle-même, ses conditions sociales, ses ressorts culturels, et ses coûts environnementaux.

La crise du coronavirus s’est déclenchée alors que nous travaillions à ce numéro. Dans ce moment où les repères manquaient, Jean-Luc Mélenchon nous a fait parvenir un texte d’analyse qui nous a paru éclairant. Nous avons choisi de le faire figurer, hors dossier, dans ce numéro. On verra que, si son objet est global, la question de la consommation n’en est pas absente – loin de là.

4,74 €
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La start-up n’a rien de neuf. Pourtant, en France comme dans tous les pays où les pouvoirs publics espèrent stimu­ler la croissance par l’innovation technologique et « l’éco­nomie de la connaissance », elle est érigée en modèle d’organisation désirable – et pas seulement pour les entre­prises.

Start-up : 
avènement d’un mot d’ordre

La start-up n’a rien de neuf. Pourtant, en France comme dans tous les pays où les pouvoirs publics espèrent stimu­ler la croissance par l’innovation technologique et « l’éco­nomie de la connaissance », elle est érigée en modèle d’organisation désirable – et pas seulement pour les entre­prises.

Les rhétoriques de la « disruption » et de l’innova­tion « de rupture » justifient ainsi les dépenses injectées dans ces jeunes entreprises promises à un bel avenir. Les idéologues, « évangélistes » de la high-tech, et les respon­sables politiques y voient à l’unisson un horizon vertueux, sinon indépassable. Au même moment, les start-up nations  apparaissent dans le monde, expression de la volonté d’inoculer dans les consciences une certaine vision néolibérale du travail, de l’économie et de l’action publique (-privée).
Si dans certains espaces économiques ce mythème circule sur le ton de l’évidence, dans l’indifférence des précédents historiques les plus confondants (l’explosion de la bulle Inter­net à l’orée du 21e siècle), l’intensification du « mode start-up » suscite aussi des résis­tances. De nombreux récits d’anciens employés dévoilent de l’intérieur les coulisses d’une activité dévorante, exposant au burn-out ou à l’insignifiance, caractéristique des bullshit jobs. Le propos de ce ­­­dos­sier est de contribuer à la connaissance de cette réalité, sur la base d’enquêtes de terrain faites ou en cours, et de retours d’expérience d’acteurs non dupes. Les terrains d’étude varient entre les « incubateurs », les grandes entreprises privées et publiques, les universités, les « écosystèmes innovants » de la Silicon Valley, les cabinets de conseil, les think-tanks et les entreprises de l’événementiel « startupiste ». Le tableau n’est pas complet mais, par recoupement, il permet de reconstituer le processus par lequel s’est imposé ce mot d’ordre, et ce faisant donne les moyens d’outiller une critique sociale de ces réalités.

La « startup » n’a rien de neuf. Pourtant, en France comme dans tous les pays où les pouvoirs publics espèrent stimuler la croissance par l’innovation technologique et « l’économie de la connaissance », elle est érigée en modèle d’organisation désirable – et pas seulement pour les entreprises. Les rhétoriques de la « disruption » et de l’innovation « de rupture » justifient ainsi les dépenses injectées dans ces jeunes entreprises promises à un bel avenir. Les idéologues, « évangélistes » de la high-tech et les responsables politiques y voient à l’unisson un horizon vertueux, sinon indépassable. Au même moment, les « startup nations » apparaissent dans le monde, et l’expression d’inoculer dans les consciences une certaine vision néolibérale du travail, de l’économie et de l’action publique (-privée).
Si dans certains espaces économiques ce mythème circule sur le ton de l’évidence, dans l’indifférence des précédents historiques les plus confondants (l’explosion de la bulle Internet à l’orée du 21e siècle), l’intensification du « mode startup » suscite aussi des résistances. De nombreux récits d’anciens employés dévoilent de l’intérieur les coulisses d’une activité dévorante, exposant au burn-out ou à l’insignifiance, caractéristique des « bullshit jobs ». Le propos de ce dossier est de contribuer à la connaissance de cette réalité, sur la base d’enquêtes de terrain faites ou en cours, et de retours d’expérience d’acteurs non dupes. Les terrains d’étude varient entre les « incubateurs », les grandes entreprises privées et publiques, les universités, les « écosystèmes innovants » de la Silicon Valley, les cabinets de conseil, les think-tanks et les entreprises de l’événementiel « startupiste ». Le tableau n’est pas complet mais, par recoupement, il permet de reconstituer le processus par lequel s’est imposé ce mot d’ordre, et ce faisant donne les moyens d’outiller une critique sociale de ces réalités.

 

Tables des matières

Éditorial

Sciences en danger, revues en lutte, par le collectif des revues en lutte

 

Dossier

Start-up : avènement d’un mot d’ordre

Maxime Quijoux et Arnaud Saint-Martin

Les politiques françaises de « startupisation » de la science. Une perspective historique

Erwan Lamy

Légitimité de la critique et critique de la légitimité entrepreneuriale. Retour d’expérience

Antoine Gouritin

Tous « startupeurs » ? Les enjeux de la diffusion de la rhétorique entrepreneuriale dans l’enseignement supérieur

Olivia Chambard

Docteurs, Pitches et ascenseurs. L’étrange recette du concours Ma thèse en 180 secondes

Jean Frances et Stéphane Le Lay

Modifier le vivant pour sauver la planète ? Les raisons d’entreprendre en biotechs

Gaëtan Flocco et Mélanie Guyonvarch

Des grandes entreprises et des start-up. Logiques d’interactions, pratiques de contrôle

Samir Bedreddine

 

Idées

Note sur les « penseurs » de la Silicon Valley

Arnaud Saint-Martin

Paroles

Marche ou crève. Les effets des réformes « darwinistes » de Bologne sur les chercheurs

Anonyme

Chronique internationale

Un licenciement collectif dans une université finlandaise

Gaela Keryell

Actualités

Chirac après Chirac ? Fortunes et infortunes de la postérité

Annie Collovald

Recension

En quête de « respectabilité »

Gérard Mauger

Rhétorique réactionnaire

Des Gilets jaunes aux syndicalistes en grève. La question de la représentation

Gérard Mauger

9,48 €
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En tant que stupéfiants, les drogues représentent aujourd’hui un chiffre d’affaires mondial de 243 milliards d’euros, chiffre qui, s’il était rapporté au PIB d’un pays, placerait celui-ci au 21ème rang économique mondial, juste derrière la Suède.

L’objet de ce dossier porte sur l’espace politique des drogues. Il vise à interroger la manière dont elles travaillent l’ordre social et comment celui-ci façonne en retour leur production, leur circulation et leurs usages. Au-delà de considérations normatives et pathologisantes, il cherche à analyser la construction des catégories d’entendement du phénomène stupéfiant, dans ses représentations sociales et ses croyances. Autrement dit, il s’agit d’interroger la façon dont les drogues produisent des ordonnancements du monde, dans ses versants économiques bien sûr, mais aussi dans ses versants  sociaux. Les approches tant historiques, sociologiques, juridiques, qu’économiques et sanitaires seront mises à contribution, en embrassant un champ géographique vaste allant de l’Asie aux Amériques en passant par l’Europe.

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Ce deuxième volet du dossier sur les classes sociales aborde quelques-uns des enjeux conceptuels et politiques d’une approche en terme de « classes ».

Postulant qu’en délaissant cette approche la sociologie s’est privée d’un ensemble de questionnements, de notions et de résultats forgés par une longue tradition de recherche, il propose une série de contributions démontrant, à partir de points de vue variés, la fécondité des outils conceptuels « classistes » pour saisir et analyser les dynamiques sociales du présent.

Il soulève enfin quelques questions plus immédiatement politiques, en interrogeant la capacité de mobilisation (partisane et syndicale) des « classes populaires », et en reposant, contre les fausses évidences de la stratégie « populiste », la (vieille) question des « alliances de classes ».

 

Table des matières

Éditorial : Pour un changement de paradigme, Frédéric Lebaron

 

Dossier

Les classes sociales en question (II), Antony Burlaud et Gérard Mauger

Penser les classes avec Erik Olin Wright, Ugo Palheta

« Élite(s) » et « classe(s) dirigeante(s) ». Les sœurs ennemies de la sociologie, François-Xavier Dudouet

Compromis de classe et réformisme des dominants. Une approche néoréaliste, Stefano Palombarini

Le capitalisme managérial. Les voies de l’hybridité, Gérard Duménil et Dominique Lévy

Préférences électorales et normes d’emploi. Comment votent les catégories populaires ?, Antoine de Cabanes et Yann Le Lann

Les classes populaires au travail : Quelle représentation ?, Sophie Béroud

 

Grand entretien avec Francine Muel-Dreyfus

Accéder à l’inconscient social, Annie Collovald

 

Alterindicateurs

La pauvreté subjective comme mesure de l’insécurité sociale. Une comparaison des différents indicateurs de pauvreté, Nicolas Duvoux et Adrien Papuchon

 

Chroniques du monde

Coup d’œil sur l’éducation au Brésil de Bolsonaro. « Pas de financements pour la philosophie et la sociologie : il faut respecter l’argent du contribuable », Marie France Garcia Parpet

 

Idées

Une thérapie sociologique ? « Devenir quelque chose comme un sujet » , Gérard Mauger

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Marx et ses héritiers avaient fixé les traits distinctifs d’une approche « classiste » de la société : effort pour appréhender la société de manière globale, rôle primordial accordé aux critères économiques, conception hiérarchique, relationnelle et antagonique des classes.

Assimilée et retravaillée, cette approche a nourri la sociologie, en dehors même de la tradition marxiste, et fortement imprégné les discours sur le monde social jusque dans les années 1970. Si, pour de multiples raisons, le concept de classe sociale a ensuite perdu sa centralité, les approches en termes de classes semblent aujourd’hui retrouver droit de cité.

C’est à ce « retour des classes sociales » dans le discours sociologique que ce numéro aimerait contribuer en proposant un ensemble de contributions mobilisant ou discutant l’outil « classe » et l’approche « classiste ».

Ce premier volet du dossier présente quelques éléments de cartographie macro-sociale – à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde – en s’efforçant de saisir à chaque fois les dynamiques de cohésion et de fragmentation qui travaillent les classes.

La deuxième partie du dossier s’attachera à quelques-uns des « outils conceptuels » propres aux traditions sociologiques « classistes » et évoquera certains enjeux politiques liés à la question des classes

 

Table des matères

 

Éditorial Capitalisme français : le début de la fin ?, Frédéric Lebaron

Dossier. Présentation : Les classes sociales en question (I), Antony Burlaud et Gérard Mauger

Classes moyennes. L’ambivalence d’une progression sociale, Thomas Amossé

Ouvriers et employés aujourd’hui. Une photo de classe, Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy

Une cartographie statistique de la France contemporaine. Quelques grands principes de différenciation sociale, Rémi Sinthon

Des frontières de classes transnationales ?, Cédric Hugrée, Étienne Penissat, Alexis Spire

Ce que la financiarisation fait aux classes sociales, Benjamin Lemoine, Quentin Ravelli

 

Grand Entretien avec Michelle Perrot : « Rendre visibles des corps, faire entendre des voix ». Propos recueillis par Antony Burlaud et Annie Collovald

 

Paroles. Être dominée et fabriquer des élites. Une secrétaire des Grandes Écoles au travail, Annabelle Allouch

 

Actualité. Ma thèse en 180 secondes. La visibilité comme instrument d’oppression symbolique, Vincent Mariscal

 

Rhétorique réactionnaire. L’État face aux « Gilets jaunes ». Violence physique et violence symbolique, Gérard Mauger

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La formule se stabilise (toujours) dans l’improvisation et l’urgence, et ce numéro 6 d’ajouter à ces tâtonnements. Le sommaire comporte des enquêtes sur l’histoire sociologique de l’économie agraire en Roumanie, la saisie d’une dispute épistémologique entre Jean-Claude Gardin et Jean-Claude Passeron, l’étude de la structuration des réseaux de « Normale Sup’ ».

Chaque livraison de Zilsel est l’occasion de nouveaux tests et ajustements critiques. Télécharger la table des matières et l'éditorial

Une synthèse bibliographique sur les ingénieries de l’environnement en Afrique complète ces tentatives d’épuisement.

Le dossier fait le point sur l’émergence du problème de l’intégrité scientifique, à partir d’un cas particulièrement retentissant ces dernières années

ce que divers médias ont construit comme « l’affaire Olivier Voinnet ».

Pour envisager cette question dans tous ses aspects, y compris les plus controversés, la revue risque un positionnement scientifique et politique sur la crête, notamment en intégrant une contribution réflexive du premier intéressé.

Ce double registre de l’analyse scientifique et de l’intervention politique sur le devenir des sciences anime également l’éditorial invité, qui porte sur les menaces que fait peser le capitalisme sur le travail des femmes et hommes de science.

En plus de ces articles, ce numéro intègre des « Libres échanges » avec le sociologue Nicolas Dodier, qui sont l’occasion de reconstituer les fils d’une carrière et de contributions importantes au domaine STS.

On trouvera également un texte inédit en français de Ludwik Fleck, pionnier des études sociales des sciences et techniques, « À propos de la crise de la “réalité” » (1929), ainsi que des critiques d’ouvrages portant sur des sujets aussi variés que les ondes gravitationnelles, la cybernétique en France,

le gouvernement de la pollution industrielle, les soi-disant racines philosophiques du « macronisme », l’eugénisme et le racisme pop d’un « expert médiatique » qui s’est essayé au roman de science fiction, l’ethnographie ethnographiée par la police politique secrète sous l’ère communiste en Roumanie.

On l’aura compris, ce Zilsel 6 n’est pas résumable, il part dans de multiples sens, et c’est pourquoi la rédaction est particulièrement heureuse de le mettre en circulation.

Un 6 soit-il.

Avec les contributions de

Virginie Althaus, Pierre Bataille, Michel Dubois, Ludwik Fleck, Catherine Guaspare, Morgan Jouvenet, Jérôme Lamy, Julien Larregue, Gaïa Lassaube, Thibault Le Texier, Sébastien Plutniak, Antoine Roger, Arnaud Saint-Martin, Oliver Schlaudt, Émilien Schultz, Johanna Siméant-Germanos, Mathieu Triclot, Olivier Voinnet.

18,01 €
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Pour une sociologie du handicap

Que recouvre exactement l’expression « sociologie du handicap » ? Que peut bien avoir à dire la sociologie sur ce phénomène a priori biomédical ?

Plus largement, que nous apprennent concrètement les recherches dans ce domaine ? Et pourquoi est-il possible d’affirmer qu’elles constituent aujourd’hui un enjeu majeur pour les personnes dites « handicapées » ou « en situation de handicap » ? C’est à ces questions que tente de répondre ce numéro.
Pour ce faire ont été réunis un ensemble de travaux récents recouvrant des dimensions de la question du handicap aussi variées que possible (dimensions politique, juridique, scolaire, familiale, questions de l’accès à l’emploi, etc.) et apportant un éclairage indispensable sur ce que signifie être (dit) « handicapé·e » aujourd’hui. Chacune à sa manière, ces recherches montrent aussi à quel point le traitement de cette question est traversé par des contradictions et de nombreux paradoxes. À quel point, par conséquent, il est urgent d’y réfléchir en mobilisant les savoirs accumulés par les sciences sociales, trop longtemps considérées en ce domaine comme simple supplément d’âme.

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Nous n’y avons pas coupé : cette cinquième livraison de Zilsel envisage la question pressante de l’Intelligence Artificielle.

La contribution, en marge mais pionnière et conséquente, des Science and Technology Studies à cette question fait l’objet du dossier central, augmenté d’articles exploratoires sur le machine learning ou la fabrication des algorithmes. Par contraste avec l’emballement contemporain autour des promesses de l’IA, la stratégie consiste ici à baisser d’un ton, à mettre en perspective le phénomène sur le temps long et à explorer de près – y compris dans l’élaboration directe de techniques apparentées à l’IA.

Les enquêtes qui ouvrent le numéro traitent de thèmes aussi disputés que l’évaluation des critères de scientificité des revues de sciences humaines et sociales, l’émergence de la biocriminologie, l’avènement multi-situé de la sociologie mondiale ou l’oblitération de la psychologie sociale du baron Gustavo Tosti, pensée au tournant de 1900, ou encore l’histoire sociale et intellectuelle de la revue Genèses.

Une longue conversation avec Liliane Hilaire-Pérez offre des aperçus précieux sur son oeuvre féconde et, au passage, sur les développements de l’histoire des techniques, à distance des STS.

Ce numéro comprend en outre la traduction d’un article classique de Dorothy Stimson, paru en 1935, portant sur les relations entre le puritanisme et l’essor de la science dans l’Angleterre du 17e siècle. Des essais critiques font le point sur des publications récentes et bouclent cette nouvelle boucle. À recevoir cinq sur cinq.

Avec les contributions de Jean-François Bert, Mathilde Bourrier, Guillaume Carnino, Francis Chateauraynaud, Harry Collins, Cynthia Colmellere, Stéphane Dufoix, Clémentine Gozlan, Vincent Heimendinger, Liliane Hilaire-Pérez, Florian Jaton, Marc Joly, Morgan Jouvenet, Olessia Kirtchik, Jérôme Lamy, Julien Larregue, Éric Macé, Jean-Christophe Marcel, Fabian Muniesa, Andrew Pickering, Arnaud Saint-Martin, Dorothy Stimson.

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