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La formule se stabilise (toujours) dans l’improvisation et l’urgence, et ce numéro 6 d’ajouter à ces tâtonnements. Le sommaire comporte des enquêtes sur l’histoire sociologique de l’économie agraire en Roumanie, la saisie d’une dispute épistémologique entre Jean-Claude Gardin et Jean-Claude Passeron, l’étude de la structuration des réseaux de « Normale Sup’ ».

Chaque livraison de Zilsel est l’occasion de nouveaux tests et ajustements critiques. Télécharger la table des matières et l'éditorial

Une synthèse bibliographique sur les ingénieries de l’environnement en Afrique complète ces tentatives d’épuisement.

Le dossier fait le point sur l’émergence du problème de l’intégrité scientifique, à partir d’un cas particulièrement retentissant ces dernières années

ce que divers médias ont construit comme « l’affaire Olivier Voinnet ».

Pour envisager cette question dans tous ses aspects, y compris les plus controversés, la revue risque un positionnement scientifique et politique sur la crête, notamment en intégrant une contribution réflexive du premier intéressé.

Ce double registre de l’analyse scientifique et de l’intervention politique sur le devenir des sciences anime également l’éditorial invité, qui porte sur les menaces que fait peser le capitalisme sur le travail des femmes et hommes de science.

En plus de ces articles, ce numéro intègre des « Libres échanges » avec le sociologue Nicolas Dodier, qui sont l’occasion de reconstituer les fils d’une carrière et de contributions importantes au domaine STS.

On trouvera également un texte inédit en français de Ludwik Fleck, pionnier des études sociales des sciences et techniques, « À propos de la crise de la “réalité” » (1929), ainsi que des critiques d’ouvrages portant sur des sujets aussi variés que les ondes gravitationnelles, la cybernétique en France,

le gouvernement de la pollution industrielle, les soi-disant racines philosophiques du « macronisme », l’eugénisme et le racisme pop d’un « expert médiatique » qui s’est essayé au roman de science fiction, l’ethnographie ethnographiée par la police politique secrète sous l’ère communiste en Roumanie.

On l’aura compris, ce Zilsel 6 n’est pas résumable, il part dans de multiples sens, et c’est pourquoi la rédaction est particulièrement heureuse de le mettre en circulation.

Un 6 soit-il.

Avec les contributions de

Virginie Althaus, Pierre Bataille, Michel Dubois, Ludwik Fleck, Catherine Guaspare, Morgan Jouvenet, Jérôme Lamy, Julien Larregue, Gaïa Lassaube, Thibault Le Texier, Sébastien Plutniak, Antoine Roger, Arnaud Saint-Martin, Oliver Schlaudt, Émilien Schultz, Johanna Siméant-Germanos, Mathieu Triclot, Olivier Voinnet.

18,01 €
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Pour une sociologie du handicap

Que recouvre exactement l’expression « sociologie du handicap » ? Que peut bien avoir à dire la sociologie sur ce phénomène a priori biomédical ?

Plus largement, que nous apprennent concrètement les recherches dans ce domaine ? Et pourquoi est-il possible d’affirmer qu’elles constituent aujourd’hui un enjeu majeur pour les personnes dites « handicapées » ou « en situation de handicap » ? C’est à ces questions que tente de répondre ce numéro.
Pour ce faire ont été réunis un ensemble de travaux récents recouvrant des dimensions de la question du handicap aussi variées que possible (dimensions politique, juridique, scolaire, familiale, questions de l’accès à l’emploi, etc.) et apportant un éclairage indispensable sur ce que signifie être (dit) « handicapé·e » aujourd’hui. Chacune à sa manière, ces recherches montrent aussi à quel point le traitement de cette question est traversé par des contradictions et de nombreux paradoxes. À quel point, par conséquent, il est urgent d’y réfléchir en mobilisant les savoirs accumulés par les sciences sociales, trop longtemps considérées en ce domaine comme simple supplément d’âme.

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Nous n’y avons pas coupé : cette cinquième livraison de Zilsel envisage la question pressante de l’Intelligence Artificielle.

La contribution, en marge mais pionnière et conséquente, des Science and Technology Studies à cette question fait l’objet du dossier central, augmenté d’articles exploratoires sur le machine learning ou la fabrication des algorithmes. Par contraste avec l’emballement contemporain autour des promesses de l’IA, la stratégie consiste ici à baisser d’un ton, à mettre en perspective le phénomène sur le temps long et à explorer de près – y compris dans l’élaboration directe de techniques apparentées à l’IA.

Les enquêtes qui ouvrent le numéro traitent de thèmes aussi disputés que l’évaluation des critères de scientificité des revues de sciences humaines et sociales, l’émergence de la biocriminologie, l’avènement multi-situé de la sociologie mondiale ou l’oblitération de la psychologie sociale du baron Gustavo Tosti, pensée au tournant de 1900, ou encore l’histoire sociale et intellectuelle de la revue Genèses.

Une longue conversation avec Liliane Hilaire-Pérez offre des aperçus précieux sur son oeuvre féconde et, au passage, sur les développements de l’histoire des techniques, à distance des STS.

Ce numéro comprend en outre la traduction d’un article classique de Dorothy Stimson, paru en 1935, portant sur les relations entre le puritanisme et l’essor de la science dans l’Angleterre du 17e siècle. Des essais critiques font le point sur des publications récentes et bouclent cette nouvelle boucle. À recevoir cinq sur cinq.

Avec les contributions de Jean-François Bert, Mathilde Bourrier, Guillaume Carnino, Francis Chateauraynaud, Harry Collins, Cynthia Colmellere, Stéphane Dufoix, Clémentine Gozlan, Vincent Heimendinger, Liliane Hilaire-Pérez, Florian Jaton, Marc Joly, Morgan Jouvenet, Olessia Kirtchik, Jérôme Lamy, Julien Larregue, Éric Macé, Jean-Christophe Marcel, Fabian Muniesa, Andrew Pickering, Arnaud Saint-Martin, Dorothy Stimson.

18,01 €
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Réarmer la critique sociologique du journalisme. En offrant un aperçu d’enquêtes récentes qui permettent de faire le point sur les structures sociales du journalisme, ce numéro souhaite réarmer la critique sociologique de ce champ.

À rebours des poncifs semi-savants sur ses métamorphoses à l’ère numérique, tous les indicateurs empiriques convergent pour montrer que sa subordination aux pouvoirs économiques se poursuit et s’accélère. L’état général des rapports de force structurant le champ journalistique ne s’est donc pas transformé, mais l’hégémonie progressive du pôle commercial entraîne un double mouvement : une dépolarisation avec l’affaiblissement des pôles politiques et culturels qui pèsent moins fortement dans la distribution des positions ; une verticalisation de cette répartition des places avec une asymétrie plus forte dans les hiérarchies professionnelles, notamment dans les salaires et les positions de prestige, ainsi qu’entre le local et le national. Cette verticalisation s’opérant dans un contexte d’élévation du recrutement social de la profession, elle fournit un indice supplémentaire de la domination accrue du capital économique sur le capital culturel au sein des classes privilégiées.

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Depuis ses origines, le syndicalisme hexagonal s’évertue à s’affranchir du politique. À la faveur de l’effondrement de l’URSS et plus largement du mouvement ouvrier, cette inclination n’a cessé à la fois de se renforcer et de se généraliser.

« Contestataires » ou « réformistes », toutes les confédérations, sans exception, affirment aujourd’hui une même distance au champ politique. 

Cette unanimité, rare dans un paysage syndical français morcelé, interroge : l’univers politique – dans ses dimensions les plus militantes comme les plus institutionnelles – et le monde syndical sont-ils vraiment si cloisonnés ? Comment ces deux champs interagissent-ils,  quelles relations entretiennent-ils ?
À partir d’un ensemble de contributions portant sur des scènes nationales variées – France, Argentine, Grande-Bretagne, États-Unis –, ce numéro vise à documenter les relations différenciées, dans le temps et dans l’espace, entre les champs syndical et politique. À l’heure où le monde du travail est confronté à des transformations sans précédent, les syndicalistes peuvent-ils indéfiniment se tenir à distance du politique ?

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La rédaction de Zilsel s’est mise en quatre pour faire émerger cette nouvelle livraison. Qu’il s’agisse d’enquêtes, d’analyses à chaud, de mises en perspective critiques ou de restitutions d’expériences de lecture plus ou moins heureuses, la stratégie consiste à maintenir la cadence, à se laisser surprendre et à provoquer la surprise s’il le faut.

« Mise en finance » de l’assurance des catastrophes naturelles, relations compliquées entre les conceptions épistémologiques et la politique dans les sciences humaines et sociales, poids des images dans les Actes de la recherche en sciences sociales, épistémologie juridique : l’espace des études possibles s’étend à mesure que nous progressons. Y compris dans les marges réputées peu fréquentables de l’academia globalisée, où prolifèrent les « revues prédatrices » et les pirates de la junk science.

Un entretien avec l’historienne Marie-Noëlle Bourguet nous fait voyager ensuite aux quatre coins d’un monde de l’enseignement et de la recherche autrement plus désirable. S’y ajoutent deux textes inédits de Robert K. Merton et de Pierre Bourdieu, et, enfin, une série de notes et de prises de position critiques sur divers fronts de recherche.
Ce quatrième numéro entend donc ouvrir des perspectives et donner des idées pour les prospections à venir. Ce qu’aucune quatrième ne saurait couvrir...

 
Avec les contributions de Sara Angeli Aguiton, Charles Bosvieux-Onyekwelu, Pierre Bourdieu, Marie-Noëlle Bourguet, Federico Brandmayr, Denis Colombi, Pascal Engel, Jean Frances, Yves Gingras, Philippe Huneman, Jean Jacob, Olessia Kirtchik, Pierre-Yves Lacour,
18,01 €
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Œuvre vs produit marketé, art vs commerce, profondeur vs superficialité, l’espace des productions culturelles est traversé par une série d’oppositions structurantes qui tendent à le scinder en deux.

Œuvre vs produit marketé, art vs commerce, profondeur vs superficialité, l’espace des productions culturelles est traversé par une série d’oppositions structurantes qui tendent à le scinder en deux : d’une part, les formes culturelles les plus légitimes, et, de l’autre, les produits en série des « marchands de culture ». Le présent dossier, en réunissant des contributions sur des univers aussi différents que la bande dessinée, le cinéma, la musique, la poésie, les séries télévisées et l’humour, entend revenir sur ce clivage. Il montre, ce faisant, que les entreprises culturelles, qu’elles soient individuelles ou collectives, s’inscrivent toujours, indépendamment du domaine considéré, au carrefour d’enjeux économiques et symboliques. Les différents articles qui composent le dossier peuvent donc être vus comme autant de descriptions des diverses façons dont ces registres se combinent, dans des configurations à chaque fois différentes et toujours susceptibles d’évoluer.

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Le regard politique sur le travail social oscille entre, d’une part, la dénonciation des injonctions libérales à la responsabilisation et à l’individualisation et, d’autre part, la défense de la « main gauche de l’État ».

Cette tension condamne les professionnel.le.s à des positions intenables. Et la managérisation des politiques publiques conduit à une transformation des tâches, qu’il s’agisse de contrôler de façon plus ou moins voilée les “ayant droits”, de se faire l’évaluateur contraint de son propre travail, ou de voir la réorientation des missions et les stratégies de survie de l’institution employeuse délaisser les “missions de service public”. Comment le travail social résiste-t-il, comment les professionnel.le.s se ressaisissent-ils des questions politiques liées à leur travail ?

Les auteurs de ce dossier, coordonné par Jérôme Camus et Frédéric Chateigner, ont mis l’accent sur la diversité des métiers dans le travail social. Les formes de résistance, le caractère politique que l’on associe à son activité, varient en effet selon le degré d’autonomie de la profession. La plus ou moins grande proximité avec la commande politique ou les autorités administratives ou économiques peut également permettre de comprendre les positionnements parfois ambigus des institutions du travail social et de leurs agents. Et c’est peut-être en regardant dans les franges les plus dominées du travail social, dans ces lieux où il se mêle aux militantismes, que l’on peut le mieux apercevoir la réappropriation politique par les professionnel.le.s eux/elles-mêmes, de la question des effets de leurs propres actions.

Si l’on n’échappera donc pas à l’inévitable question du contrôle social dans le travail social, ce numéro de la revue le reprend  comme à rebours, en interrogeant sinon les conditions de possibilité d’une action politique moyenne et cultivée sur les classes populaires, du moins celles d’une réappropriation, par le travail social, de dispositions émancipatrices.

Hors dossier, on retrouvera les rubriques habituelles de Savoir/Agir.

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De la présidence Hollande au gouvernement Tsipras, la gauche de gouvernement paraît aujourd’hui incapable – et, sans doute, peu désireuse – d’affronter l’ordre économique établi pour inventer de nouveaux modèles.

En proposant une dizaine de contributions sur les discours et les pratiques économiques des partis de gauche – de l’ancienne LCR au PS, de la Libération à nos jours, de Paris à Athènes – ce dossier rappelle l’inventivité et l’audace économiques des années 1970, évoque les amendements, glissements et retournements de l’ère néolibérale, et s’attarde sur quelques-unes des questions économiques décisives qui, aujourd’hui, se posent à la gauche.

Plutôt que d’invoquer, pour expliquer les choix (et les non-choix) économiques de la gauche, les contraintes anonymes et implacables de l’Économie ou l’individualité faillible de tel ou tel dirigeant particulier, ce numéro s’efforce de relier ces choix à certaines conditions de possibilité proprement sociologiques : l’état de la concurrence politique ; la structure de l’expertise et les formes de l’autorité économique ; la nature des coalitions qui servent de base sociale aux politiques économiques.

En redonnant à ces variables sociales toute leur place, ce dossier espère favoriser une approche réaliste des politiques économiques et contribuer – pourquoi pas ? – à nourrir la réflexion stratégique et programmatique à gauche.

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Explorer les fronts les plus « chauds » de la recherche sur les sciences et les techniques, confronter les analyses contradictoires, parfois à front renversé, revisiter des contributions importantes et volontiers frondeuses : ce nouveau numéro de la revue Zilsel ne manque pas de matière.

Qu’il s’agisse de l’ethnographie des datacenters ou de l’évaluation des prétentions mirobolantes du « neurodroit », la stratégie consiste à dégonfler les baudruches, d’aller y voir de plus près : d’enquêter. Un dossier entier est consacré au néolibéralisme, sur la base d’un long texte de l’historien des sciences économiques Philip Mirowski, qui a le chic pour prendre le contrepied d’à peu près toutes les opinions du moment.

Parmi les pièces à verser à l’histoire vive des sciences humaines et sociales, le sommaire comprend également une traduction d’un texte classique d’Edgar Zilsel, dans lequel l’auteur propose une approche neuve et documentée de l’essor de la science moderne. C’est à lire, en plus de relectures fouillées des œuvres de Pierre Bourdieu et de Michel Foucault. L’un comme l’autre – mais selon des modalités particulières – ont été marqués par le regard anthropologique. Une série de notes critiques, tour à tour favorables ou sceptiques, clôt l’ensemble. On l’aura compris, la revue est désormais lancée, elle navigue à plein régime. Et le voyage ne fait que commencer. Contre vents et marées.

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Conflits d’intérêts : l’expression a fleuri et les situations, révélées par des scandales dans lesquelles des acteurs ayant une mission de service public (juger ou prendre une décision dans l’intérêt de tous) sont soupçonnés d’avoir été influencés par un intérêt second, se sont multipliées ces vingt dernières années.

Affaire du Mediator révélant les liens entre les professionnels de santé et les laboratoires pharmaceutiques, rôle des
puissants lobbies de la chimie ou de l’agroalimentaire dans les nondécisions au niveau européen concernant l’évaluation et la circulation
de leurs produits toxiques, cumul de positions faisant des experts ou des responsables politiques à la fois juges et parties dans l’élaboration
de politiques publiques, distribution de « faveurs trafiquées »… Sans compter les situations où des hauts fonctionnaires, des anciens
gouvernants ou élus vont « pantoufler » dans le secteur privé et tirent des bénéfices personnels substantiels de la mise au service d’entreprises
économiques de leur connaissance des procédures et de leur carnet d’adresses acquis précédemment. Cas particulièrement exemplaires :
Mario Monti, ancien commissaire européen chargé de la concurrence ou José Manuel Borroso, président de la Commission européenne, devenant
conseillers de la banque américaine Golden Sachs, Karel Van Miert, lui aussi commissaire européen à la concurrence, siégeant ensuite dans de
nombreux conseils d’administration de multinationales. Ou encore ces situations où élus locaux et nationaux, ministres, experts ne « voient »
pas le problème éthique ou juridique à user de leur position publique ou de leurs informations d’initiés à fins privatives. Le dossier de ce numéro
de Savoir/Agir analyse de nombreux exemples de telles situations. Ce numéro consacre aussi une partie substantielle aux publications
des éditions du Croquant dénonçant le danger que le Front national représente pour la démocratie

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Selon la logique de l’économie libérale dominante, les entreprises sont confrontées à une exigence croissante de performance. Elles ont peu à peu converti leurs principaux acteurs à une culture managériale et à une logique d’efficacité économique. L’idée de performance fait partie de cet ensemble et suppose, d’une manière générale, compétition et concurrence.

Le management est présenté par ses promoteurs comme une activité rationnelle, professionnelle et scientifique, sans lien, apparent tout au moins, avec les questions de propriété de l’entreprise. Cette idée est relativement récente. Comme beaucoup d’autres dans le domaine de l’économie d’entreprise, elle vient des États-Unis, où elle a émergé comme un des aspects des transformations majeures qui ont redéfini l’économie américaine au tournant du 20ème siècle.

En Europe, et plus particulièrement en France, le processus a été plus tardif. Ce processus a son vocabulaire : identifier le problème, chercher les solutions, évaluer les solutions, choisir, communiquer le choix, mettre en œuvre, contrôler... Il a ses outils :

- La veille (informationnelle, technologique, concurrentielle, sociale), l’arbitrage en groupe, etc.

Comment cela se traduit-il concrètement dans les entreprises, au-delà de la neutralité des présentations sur les Powerpoint des écoles de management ?

Les auteurs qui ont contribué au dossier de ce numéro s’appuient sur des enquêtes et des recherches menées dans diverses entreprises et diverses situations professionnelles.

Table des matières

Éditorial

Le changement dans la continuité, par Frédéric Lebaron

Dossier

«  Les cadres pris dans la gestion  », coordonné par Hélène Stevens et Laurent Willemez

Management par les dispositifs et dispositions à manager. De la standardisation du travail d’encadrement au travail d’organisation des encadrants, par Lionel Jacquot

Mythes et réalités du travail par projet. Enquête auprès de salariés de l’ingénierie automobile, par Lucie Goussard

Les cadres et l’idéologie managériale  : entre méconnaissance et mystification, par Gaëtan Flocco

Le travail et les carrières des cadres au prisme du coaching en entreprise. Vers une pacification des rapports sociaux de travail  ?, par Scarlett Salman

«  Vous prendrez en charge le côté humain du projet  ». Paradoxes et malentendus de l’accompagnement des changements en entreprise, par Marie Benedetto-Meyer et Laurent Willemez

Grand entretien avec Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. Habitus, cinéma et politique, par Line Wies et Vincent Burckel

Idées

Considérations actuelles  : à propos de Nietzsche, par Louis Pinto

Paroles

Juge de proximité, au service des «  honnêtes gens  », par Claire Freile Tebar

La rhétorique réactionnaire.

Un champ politique illisible (2). Recompositions, par Gérard Mauger

Culture

Les coulisses d’un rite d’institution. Ce que montre le film Le Concours, par Hugues Draelants,

Chroniques du monde

Répression syndicale en Turquie sous le gouvernement AKP. Vers une perte d’autonomie des syndicats  ?, par Isil Erdinç

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<p>La formule se stabilise (toujours) dans l’improvisation et l’urgence,...
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