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Dans un contexte marqué par la généralisation de l’intelligence artificielle et la centralité croissante des infrastructures numériques, cet ouvrage propose une lecture marxiste des transformations contemporaines du capitalisme. Il s’attache à replacer les innovations techniques — souvent présentées comme inévitables ou neutres — dans les rapports sociaux qui les conditionnent, et à analyser les mutations du travail, des subjectivités et de la production à l’ère algorithmique.
Le livre articule trois axes principaux :
1. Une analyse critique des discours technologiques dominants et de l’idéologie de l’automatisation.
2. Une étude des restructurations du travail induites par l’IA, entre dépossession
du travail vivant et recomposition des collectifs de production.
3. Une réflexion stratégique sur les conditions d’une réappropriation démocratique des technologies, à travers les luttes sociales, les formes alternatives de gouvernance technologique et les expérimentations concrètes.
Ancien Vice-Président de l’Université de Provence, Docteur ès sciences, diplômé de Polytech Nancy, auteur de nombreux essais, d’ouvrages scientifiques et de recueils de poésie, André Prone a été Directeur du consortium de recherche franco-thaïlandais
« Sols tropicaux et méditerranéens » au laboratoire de Chimie de l’Environnement à l’Université d’Aix-Marseille.
Ancien collaborateur du bureau confédéral de la CGT au secteur Politique revendicative, Emploi et Formation, Contributeur du journal l’Humanité, actuel Secrétaire Général de l’IHS CGT Var, Co-président du conseil scientifique du MNLE, il ne cesse de militer pour une sortie de la société capitaliste de marchandisation déchaînée, totalement cynique.
La montée simultanée de l’extrême-droite et de la conscience écologique conduit à s’interroger sur l’éventualité d’une convergence « vert-brune », aussi qualifiée d’« écofasciste ». Écologisme et fascisme n’ont pourtant rien en commun. Et tout mouvement politique a un rapport à son milieu, parler « d’écologie » (ou de nature, vie, environnement, etc.) ne suffit donc pas pour être « écologiste », sauf à tout mélanger. La thèse relève donc de l’amalgame, pour des motifs divers que l’ouvrage clarifie. S’il y a un risque, c’est celui du fascisme. La polémique soulève toutefois un enjeu crucial : le rapport de la modernité à l’universalisme et à l’émancipation. Elle révèle en outre que l’histoire de l’humanité n’a peut-être pas été celle de la lutte des classes, mais de l’autonomie contre la hiérarchie. De là quelques suggestions stratégiques.
Fabrice Flipo est philosophe, enseignant à l’Institut Mines Télécom BS et chercheur au LCSP / Université Paris Cité. Il a notamment publié Écologie autoritaire (2018), Les écologistes sans la nature ? Le faux ami Bruno Latour (2025) et Changer les modes de vie – Une dialectique matérialiste par-delà le plan et le marché (2024)
Les sociétés occidentales sont généralement perçues comme des « sociétés d’abondance ». Cette appellation sonne comme la conclusion d’un processus qui s’étale sur plusieurs siècles et qui a nécessité d’énormes moyens en hommes et en matériels. Accéder à cette profusion de biens apparaît comme une sorte de récompense du travail accompli. En effet, l’abondance relève d’abord du mythe, d’une quête, l’antidote contre la faim et la misère menaçantes. Minés par l’incertitude sur la façon dont ils vont pouvoir satisfaire leurs besoins (notamment alimentaires) les hommes (à toute époque) s’acharnent à trouver des voies pour avancer dans cette quête. Et cette « réussite » tient d’abord à la capacité d'innover, à mobiliser des moyens (extra)ordinaires pour atteindre l'objectif de l’abondance, au prix aussi d’une exploitation sans vergogne de la nature, ce bien commun. L’homme n’est-il pas allé trop loin jusqu’à devenir aveugle aux conséquences de son action ?
La valeur des marchandises et celle de la justice, de la liberté, de la démocratie, d’une œuvre d’art sont-elles comparables ? Avant que l’économie ne submerge la vie des sociétés, l’interrogation n’avait pas grand sens. Seuls importaient pour les philosophes de l’Antiquité le beau, le bien, le juste ou le mérite. Ils étaient en quête de ces valeurs éthiques. Le capitalisme, au contraire, est en quête de valeur sous forme d’argent, pour nourrir une accumulation sans fin.
Jean-Marie Harribey mène une enquête philosophique, anthropologique et économique pour élucider quelques mystères au cœur des crises du monde actuel. Si le travail est le seul producteur de valeur économique, comment la valeur pour l’actionnaire s’est-elle imposée ? Pourquoi cette valeur érigée en valeur suprême fait-elle du calcul économique le critère normatif de la valeur de la nature ou de celle de la vie ? Ce livre dessine un autre itinéraire intellectuel et politique.
Jean-Marie Harribey est économiste, professeur agrégé de sciences économiques et sociales, ancien maître de conférences habilité à diriger des recherches à l’Université de Bordeaux. Ses travaux de recherche portent sur le travail, le développement soutenable, l’histoire de la pensée concernant la richesse et la valeur. Ses publications ainsi que sa bio-bibliographie complète figurent sur le site https://harribey.u-bordeaux.fr. Il est par ailleurs chroniqueur régulier à Politis et fondateur et directeur de la revue Les Possibles du Conseil scientifique d’ Attac-France. Et il fut co-président de l’ association Attac-France, puis de celle des Économistes atterrés. Il est également membre de la Fondation Copernic. Il tient un blog sur https://blogs.alternatives-economiques.fr/harribey.
L’extrême droite nourrit une obsession souvent méconnue pour la question scolaire. C’est là, selon Éric Zemmour, que « la bataille culturelle et politique se joue avant tout ».
Retour à l’ordre, roman national, élitisme, haine de l’égalité, rééducation de la jeunesse, mise au pas des personnels... Au fil des polémiques sur le « grand endoctrinement » et des campagnes de délation des enseignant·es « déviant·es », la droite de la droite impose sa rhétorique et déroule son programme pour l’école : Autorité, Inégalité, Identité.
En remontant le fil de l’histoire, en allant voir du côté de l’étranger (Brésil, États-Unis, Hongrie, Turquie) ou en étudiant les villes laboratoires de l’extrême droite française, se lisent les dynamiques et les enjeux de cette contre-révolution scolaire conservatrice qui accompagne et inspire également l’agenda éducatif d’un néolibéralisme de plus en plus autoritaire.
Au-delà de la simple posture dénonciatrice, l’ambition de cet ouvrage est de doter d’outils historiques, pédagogiques et politiques celles et ceux qui n’entendent pas abandonner la critique du système éducatif aux seuls discours réactionnaires, ni surtout laisser l’extrême droite faire école.
Grégory Chambat est militant syndical et pédagogique. Il enseigne auprès d’élèves primo-arrivants dans un collège de Mantes-la-Ville (Yvelines), commune dirigée pendant 5 ans par le FN (de 2014 à 2020). Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages dont L’École des réac-publicains (Libertalia, 2016), Pédagogie et révolution (Libertalia, 2015) et L’École des barricades (Libertalia, 2016).
Comment sauver le vivant, nous compris ? En s’y reconnectant, clame une mouvance d’auteurs généreusement relayés par les médias. Or ces appels à repenser les liens entre humains et non-humains puisent dans un fond ancien, reconnaissable à sa stigmatisation de la science et de la production, désignés coupables de la catastrophe écologique en cours.
Il suffirait alors de s’en détourner pour remédier aux maux de notre Modernité. Par l’examen de trois cas, les auteurs montrent les impasses, voire les dérives de tels discours et la nécessité d’en prendre le contre-pied.
La question du bien produire devient cardinale. Notre survie suppose d’enquêter sur les conditions permettant non seulement de préserver la biosphère, mais aussi de développer nos capacités afin de mener des vies véritablement humaines. Quels désirs et activités durables peut-on infiniment cultiver à l’intérieur des limites planétaires ?

Alexandra Bidet, ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée de sciences économiques et sociales, est chargée de recherche en sociologie au CNRS. Elle s’intéresse aux façons dont nos activités quotidiennes, notamment de travail, nous amènent à explorer ce qui vaut, compte et mérite d’être fait. Elle est notamment l’auteur de L’engagement dans le travail. Qu’est-ce que le vrai boulot ? (PUF, 2011).

Vincent Rigoulet est professeur des écoles et doctorant en sciences de l’éducation. Ancien journaliste, il a vécu plusieurs années en Afrique. Philosophe de formation et agronome par passion, il réfléchit et mène des expérimentations sur les manières de développer une culture du vivant à l’école primaire, et faire ainsi de l’éducation un levier stratégique dans la lutte contre la catastrophe écologique.
Comment sauver le vivant, nous compris ? En s’y reconnectant, clame une mouvance d’auteurs généreusement relayés par les médias. Or ces appels à repenser les liens entre humains et non-humains puisent dans un fond ancien, reconnaissable à sa stigmatisation de la science et de la production, désignés coupables de la catastrophe écologique en cours.
Il suffirait alors de s’en détourner pour remédier aux maux de notre Modernité. Par l’examen de trois cas, les auteurs montrent les impasses, voire les dérives de tels discours et la nécessité d’en prendre le contre-pied.
La question du bien produire devient cardinale. Notre survie suppose d’enquêter sur les conditions permettant non seulement de préserver la biosphère, mais aussi de développer nos capacités afin de mener des vies véritablement humaines. Quels désirs et activités durables peut-on infiniment cultiver à l’intérieur des limites planétaires ?

Depuis quelques décennies, on n’échappe plus à la litanie des centaines de milliers d’emplois non pourvus, régulièrement serinés dans des journaux, à la télévision, à la radio ou sur des réseaux sociaux. Ce problème prendrait même la forme d’un paradoxe, puisque les difficultés de recrutement atteindraient des sommets… En même temps que le nombre de chômeurs. Ces derniers sont donc mis en cause et accusés de fainéantise, ce qui les conduirait à baisser encore plus le salaire qu’ils espèrent toucher.
En s’appuyant sur des données chiffrées, cette étude montre comment ce discours éminemment idéologique est mobilisé pour justifier un programme politique libéral. Elle recherche les responsabilités d’une telle situation, au-delà de la culpabilisation des chômeurs, bien commode pour faire oublier les modes de recrutement en vigueur. Elle analyse la manipulation politique du sujet par des élus ou des représentants du patronat, pour obtenir des réformes sans aucun rapport avec la question.
Sommaire
Introduction générale
L’histoire de l’emploi non pourvu : un serpent de mer
Vingt-six siècles de pénuries de main-d’œuvre
L’apparition de « l’emploi non pourvu »
Un bêtisier contemporain
La rareté du non-pourvoi
Les emplois en France… sont pourvus !
Tours de passe-passe
Une pénurie chronique
L’économie politique du bagne
Les chômeurs, tous coupables ?
Oisiveté des chômeurs… ou paresse des commentateurs ?
Trop de candidats !
Des candidats évincés
Les candidats empêchés
Un culturalisme… universel
Des victimes trompées
La dégradation privée du travail
La dé-protection publique du salariat
L’exploitation des groupes vulnérables
Conclusion
Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux, comme le montrait déjà la première édition de ce réquisitoire. À l’heure du bilan de la mandature, cette nouvelle édition prend en compte les efforts du ministre pour justifier sa politique.
Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elle ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.
Échos
Un débat en ligne sur Médiapart, ici
Sommaire
Pourquoi une nouvelle édition ?
Avant-propos
Deux anecdotes et un récit pour situer l’homme
Une ambition qui vient de loin
Les premiers mensonges
Examen systématique des réformes concernant le premier degré
La maternelle à 3 ans
Le dédoublement des classes de CP et CE1
« Agir pour l’école », et Lego : la « syllabique » sur la sellette
Les méthodes de lecture : Ce que dit la science
Les tests de CP et CE1
Un conseil scientifique qui n’est pas très « scientifique »
Le retour aux 4 jours
Le redoublement
Le second degré
La mixité sociale au collège et les classes bilangues
Le latin et le grec
« Devoirs faits »
Lycée d’enseignement général, baccalauréat, Parcoursup : des réformes qui ne disent pas leur nom
Une mise en œuvre chaotique
Comment rater « la transformation de la voie professionnelle »
La vérité sur l’apprentissage
Rien pour les « décrocheurs »
La formation des enseignants
Il y a plus grave
Et maintenant que faire ?
Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux, comme le montrait déjà la première édition de ce réquisitoire. À l’heure du bilan de la mandature, cette nouvelle édition prend en compte les efforts du ministre pour justifier sa politique.
Mais, quoi qu’il en dise sur un ton toujours très satisfait, aucune des réformes qu’il a engagées n’est réellement éclairée par la science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence, et fondent leurs arguments sur des prémisses largement discutables, quand ils ne trichent pas avec les références bibliographiques. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.
Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elle ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.
Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis bientôt 40 ans, et voit, sous des apparences changeantes et des dispositions parfois très techniques, revenir sans cesse les questions non résolues qui hantent notre système éducatif. Car c’est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau sans jamais nous laisser impressionner par les arguments d’autorité de ceux qui veulent nous imposer leur vision de l’École.
Pascal Bouchard, agrégé de lettres et docteur es lettres (sciences de l’éducation) a notamment été enseignant, producteur à France-Culture, directeur de la rédaction de l’Agence Éducation Formation (AEF) et le créateur de ToutEduc.fr.
Aucune des réformes engagées par Jean-Michel Blanquer n’est éclairée par la science, à supposer qu’existe « la » science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.
Les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe.
Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis 40 ans, et voit revenir sans cesse les questions qui hantent notre système éducatif. C'est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau.
Recension dans Le Monde du 27 janvier 2021
Lire aussi l'entretien avec Martine Boudet sur les questions de l'École
Dans Questions de classe(s), "Que fait la presse", 14 juin 20021
Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux.
Aucune des réformes engagées n’est éclairée par la science, à supposer qu’existe « la » science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.
Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elles ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.
Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis bientôt 40 ans, et voit, sous des apparences changeantes, revenir sans cesse les questions non résolues qui hantent notre système éducatif. Car c’est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau.
Pascal Bouchard, agrégé et docteur ès lettres (sc. de l’éducation) a notamment été producteur à France-Culture, directeur de la rédaction de l’ AEF et le créateur de ToutEduc.fr.
Cet essai participe d’une critique du consumérisme dont l’une des traductions est l’usage quasi systématique de l’automobile par le consommateur pour aller faire ses courses.
L’idée est d’inscrire cet usage et ce mode de consommation dans une histoire prenant ses racines dans la période de prospérité d’après-guerre. Le modèle de société change radicalement avec la généralisation de l’automobile et le développement de la grande distribution. Dans les années 1960, l’automobile s’impose comme le moyen de locomotion le plus courant et le plus pratique. L’installation des grandes et moyennes surfaces en périphérie des villes et des bourgs contraint le consommateur à s’approvisionner grâce à son automobile. Une belle alliance est née…
Le caractère inédit et moderne de cette « association » entre l'automobile et le supermarché a été entretenu jusqu’à nos jours, faisant du consommateur un naufragé consentant errant avec son automobile dans les allées monotones des zones d’activités commerciales. Il est difficile alors de s’extraire de cette condition tant cette injonction permanente à consommer est prégnante.
Claude Wagner est professeur de sciences économiques et sociales et docteur en sociologie. Il est également chercheur associé au laboratoire SAGE (Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe) à l’université de Strasbourg.
Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d’autant plus indispensable que nous nous trouvons à l’échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu’imprévisible.
Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun.
Cette connaissance reste d’autant plus indispensable que nous nous trouvons à l’échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu’imprévisible.
Or, du lobbying généralisé qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute à la « foutaise » qui prétend n’importe quoi (Trump ne ment pas, il se fout de la vérité), l’ère de la post-vérité revêt de multiples facettes détaillées dans cet ouvrage.
Né d’une table ronde organisée par l’association Sciences Citoyennes, ce livre dépasse un cadre disciplinaire strict et bénéficie d’une pluralité de points de vue. Il dépasse le stade des constats pour éclairer le phénomène de la prétendue « post-vérité » dans un domaine où l’idée de vérité partagée est essentielle : celui des sciences.
Il explore plusieurs pistes pour démocratiser la connaissance scientifique et la pensée critique à l’heure où la précarisation de l’information redouble la précarité économique de bon nombre de citoyens qui exigent à juste titre de n’être plus des intermittents de la vie politique.
Table des matières
Préface, Stéphane Foucart
Introduction. Pour sortir de l’ère viciée de la « post-vérité », Maryvonne Holzem
Autour de la « post-vérité », de menaçantes convergences, François Rastier
La post vérité : une maladie intellectuelle guérissable, Jean-Jacques Rosat
De la post-vérité à la foutaise, Pascal Engel
La fraude dans les sciences : des pratiques nouvelles banalisées, Jacques Testart
Les sciences au risque de la post-vérité. Sciences pour la croissance et sciences non faites, Catherine Bourgain
L’étude des controverses sociales à thème scientifique. Quelle formation pour les jeunes universitaires ?, Michel Goldberg
L’opinion française et le conspirationnisme : retour sur une enquête critiquée, Rudy Reichstadt et Valérie Igounet
Conclusion. Reconstruire les vérités objectives, Maryvonne Holzem