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Le débarquement allié en Afrique du Nord le 8 novembre 1942 (opération Torch), qui réussit grâce à la neutralisation des forces de Vichy par l’action de la Résistance française en Afrique du Nord, représente un tournant majeur de la Seconde Guerre mondiale, avec la bataille de ­Guadalcanal dans le Pacifique et celle de Stalingrad. Près de quatre-vingts ans après, il paraît important de revenir sur cet événement qui reste peu étudié en France. Comme la France métropolitaine, l’Afrique du Nord est prise en tenaille entre collaboration et vichysme d’un côté, et Résistance de l’autre. Le contexte est essentiel pour les orientations que prendra plus tard le mouvement national algérien.

Le but de cet ouvrage est d’éclairer le déroulement du 8 novembre 1942, afin de mieux en comprendre les développements historiques et politiques ainsi que les représentations socio-culturelles et artistiques du moment.

Sous la direction de Nicole Cohen-Addad, Aïssa Kadri et Tramor Quemeneur

Table des matières

Remerciements

Présentation du colloque et de ses actes, Tramor Quemeneur

Avant-propos, Nicole Cohen-Addad

Introduction. Du débarquement aux prodromes de la décolonisation, Tramor Quemeneur

PREMIÈRE PARTIE. Le contexte maghrébin dans la Seconde Guerre mondiale

L’ Afrique du Nord dans la guerre 1939-1945, Christine Levisse-Touzé

Le décret Crémieux et son abrogation : Implications pour les participants au 8 Novembre 1942, Ethan Katz

Les chemins variés de la Résistance vers le 8 Novembre 1942 : Juifs et Musulmans, Ethan Katz

DEUXIÈME PARTIE. L’organisation de la Résistance

Analyse sociohistorique des acteurs du 8 novembre 1942, Nicole Cohen-Addad et Tramor Quemeneur

La police à Alger, 8 novembre 1942 : Les oubliés de la « victoire oubliée », Luc Rudolph

Les services polonais de renseignements en Afrique du Nord, Jean Medrala

Les acteurs du débarquement de 1942 en Afrique du Nord dans les archives orales du Service historique de la Défense, Romain Choron

TROISIÈME PARTIE. Les camps d’internement et de travaux forcés

Les camps d’internement en Afrique du Nord et au Sahara (1941-1944), Jacob Oliel

Panorama de l’internement des communistes en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale, Tramor Quemeneur

L’internement en Algérie (1939-1943) : témoignages de républicains espagnols, Bernard Sicot

Les « Pionniers Israélites », tout un programme,  Nicole Cohen-Addad

QUATRIÈME PARTIE. Le débarquement et ses répercussions

« Le plus dangereux des intangibles » : Le point de vue américain sur l’ Afrique du Nord française novembre 1942, Douglas Porch

Les Britanniques entre Washington, Vichy et de Gaulle, Robert Gildea

Le débarquement allié en Algérie Perspectives algériennes, les années 1940, Aïssa Kadri

La France combattante au cœur du maelström, Guillaume Piketty

Le débarquement allié du 8 novembre 1942 dans la presse clandestine de la Résistance française en métropole, Guy Krivopissko

CINQUIÈME PARTIE. La vie intellectuelle et le 8 Novembre 1942

La vie culturelle en Algérie dans les années 1940, Yahia Belaskri

La guerre, moment fort des éditions Charlot, Guy Basset

Albert Camus et ses camarades militants du PCA : d’un Front-populisme de combat au pacifisme et à la Résistance, Christian Phéline 241

Fontaine en 1942, François Vignale

Les artistes à Alger durant la Seconde Guerre mondiale, Jean-Pierre Bénisti

L’École d’ Alger, Françoise Assus Juttner

Marguerite Caminat en son temps ou la « découverte » de Baya, Anissa Bouayed, 

Conclusions

Écrivains et artistes dans la vie culturelle en Algérie autour de la Seconde Guerre mondiale, Anissa Bouayed

Lectures d’hier, chantiers de demain, Robert Gildea

Postface, Aïssa Kadri

Cahier-couleurs

Liste des contributeurs

Le débarquement allié en Afrique du Nord le 8 novembre 1942 (­opération Torch), qui réussit grâce à la neutralisation des forces de Vichy par l’action de la Résistance française en Afrique du Nord, représente un tournant majeur de la Seconde Guerre mondiale, avec la bataille de ­Guadalcanal dans le Pacifique et celle de Stalingrad. Près de quatre-vingts ans après, il paraît important de revenir sur cet événement qui reste peu étudié en France. Le débarquement se déroule sur un territoire qui est alors français : l’Algérie est constituée de départements, le Maroc et la Tunisie sont des protectorats. Comme la France métropolitaine, l’Afrique du Nord est prise en tenaille entre collaboration et vichysme d’un côté, et Résistance de l’autre. Des singularités marquent les modes et les formes de résistance en Afrique du Nord, entre autres la diversité politique des acteurs du débarquement du 8 novembre 1942. Si la Résistance et la collaboration ont leurs formes propres sous les colonies, les mémoires sont aussi différentes. Le contexte est essentiel pour les orientations que prendra plus tard le mouvement national algérien.

Le but de ces contributions est d’éclairer le déroulement des événe- ments autour du débarquement allié du 8 novembre 1942, afin de mieux en comprendre les développements historiques et politiques ainsi que les représentations socio-culturelles et artistiques du moment.

C’est ainsi que des chercheurs français, anglais, américains et algériens se sont retrouvés aux Invalides à Paris autour de cet événement majeur de la Seconde Guerre mondiale.

Sous la direction de :

Nicole Cohen-Addad : réalisatrice d’archives orales, présidente de l’association Les Compagnons du 8 Novembre 1942 - Actes de Résistance - Mémoire et Recherche

Aïssa Kadri : professeur émérite des universités à l’université Paris 8, associé au CNAM - Centre National des Arts et Métiers

Tramor Quemeneur : docteur en histoire. Enseignant à l’université Paris 8 et à CY Cergy Paris Université, membre du Musée national de l’histoire de l’immigration.

18,96 €
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Un beau dimanche de l’été algérois...

Ce matin-là, quelque quinze mille participants se rassemblent au Stade municipal, à Belcourt, où le Congrès musulman algérien, formé deux mois plus tôt, rend compte de ses entretiens avec le gouvernement de Front populaire.

Messali Hadj, venu par surprise de Paris où il dirige  l’Étoile nord-africaine, dénonce la perspective de « rattachement à la France » prônée par le Congrès et reçoit un triomphe lorsqu’il proclame : « Cette terre n’est pas à vendre ! ».

Au même moment, dans la Basse Casbah, le muphti d’Alger est poignardé en pleine rue, crime dont l’administration s’empresse d’imputer l’initiative au cheikh El-Okbi, figure algéroise du réformisme musulman

Le meeting. Le discours. Le meurtre. Nourrie de nombre d’archives et témoignages inédits, cette enquête restitue au plus près le déroulement, d’un bout à l’autre de la ville, de cette matinée décisive.

Recension dans Algérie Cultre

Recension sur Histoire coloniale

Sommaire

Ouverture

Approches

I. Le défi du Stade municipal

II. Les mystères de la rue de la Lyre

III. Lendemains

IV. Rebonds

Suites sans fin

Épilogue

Noms actuels des localités et voies ou lieux publics

Cartes et illustrations

Index des noms de personnes

Un beau dimanche de l’été algérois...

Ce matin-là, quelque quinze mille participants se rassemblent au Stade municipal, à Belcourt, où le Congrès musulman algérien, formé deux mois plus tôt, rend compte de ses entretiens avec le gouvernement de Front populaire.

Messali Hadj, venu par surprise de Paris où il dirige  l’Étoile nord-africaine, dénonce la perspective de « rattachement à la France » prônée par le Congrès et reçoit un triomphe lorsqu’il proclame : « Cette terre n’est pas à vendre ! ».

Au même moment, dans la Basse Casbah, le muphti d’Alger est poignardé en pleine rue, crime dont l’administration s’empresse d’imputer l’initiative au cheikh El-Okbi, figure algéroise du réformisme musulman

Le meeting. Le discours. Le meurtre. Nourrie de nombre d’archives et témoignages inédits, cette enquête restitue au plus près le déroulement, d’un bout à l’autre de la ville, de cette matinée décisive. A l’encontre de bien des relectures biaisées, elle en étudie les suites pour les diverses forces politiques algériennes et l’essor ultérieur du combat indépendantiste. 

Reprenant les pièces du procès El-Okbi et le compte-rendu quotidien qu’en fit le jeune Albert Camus dans Alger républicain, elle remet au jour ce qu’étaient déjà les pratiques coloniales de la provocation et de la torture, et réunit des éléments neufs qui pourraient lever le mystère du dossier criminel.    

Dès ce 2 août 1936, l’appel à une « Constituante élue au suffrage universel sans distinction de race et de religion ! » liait dans une même exigence de souveraineté, l’affirmation d’une nation et l’exigence de la démocratie. Mais n’est-ce pas à cette « seconde indépendance » d’où, après plus d’un demi-siècle d’autoritarisme, naîtrait une société fraternelle, pluraliste, unie dans sa diversité, qu’aspire le peuple algérien depuis que, fort de toute sa jeunesse, il tente de se ressaisir de son destin ?

 

Christian Phéline a publié récemment Un Guadeloupéen à Alger. Me Maurice L’Admiral (1864-1955) et Des avocats «indigènes» dans l’Alger coloniale (Riveneuve, 2014 et 2016) ainsi que Aurès 1935. Photographies de Thérèse Rivière et Germaine Tillion (Hazan, 2018), codirigé le recueil Défis démocratiques et Affirmation nationale. Algérie 1900-1962 (Chihab, 2016) et coécrit avec Agnès Spiquel Camus communiste. Alger 1935-1937 (Gallimard, 2017) et Alger sur les pas de Camus et ses amis (Arak, 2019).

 

18,96 €
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Cet ouvrage porte sur deux aspects et deux moments de la lutte des nationalistes algériens pour l’indépendance de leur pays. L’un, longtemps ignoré, se rapporte à la crise dite « berbériste » de 1949, au sein du Parti du Peuple Algérien (PPA), suscitée par la définition même de la nation algérienne. L’autre, connu mais sous- analysé, sinon mal compris, à la montée en puissance de   la Wilaya 3 et de son chef, Belkacem Krim, au sein du FLN  et de l’ALN, pendant la guerre d’indépendance. L’étude n’oublie pas pour autant la période intermédiaire (1950- 1954), carrément négligée jusqu’ici et qui en conditionne pourtant la préparation, avec ses conséquences à l’échelle de la nation tout entière. Avec une préface d’Omar Carlier et une postface de Mohammed Harbi ce livre ouvre de nouveaux débats. Il constitue une contribution originale à l’histoire politique de l’Algérie, notamment par l’attention portée aux questions régionales dans l’ensemble algérien.

Lire la recension dans Politis

Table des matières

 

Sigles et abréviations

Préface           

Introduction   

L’historien et ses témoins : une relation particulière

Des lettrés au discours maîtrisé         

Des précautions brident la parole…  

…La confiance la libère   

     

Première partie : La crise de 1949     

Chapitre I : La crise entre discours et histoire           

Manipulation de l’histoire et discours politiques      

De Hamdani à Kaddache : la prédominance du discours      

De Harbi à Carlier : de nouveaux outils et un nouveau regard sur la crise   

Du bon usage des archives coloniales           

Scission « berbériste » ou crise politique ?   

Ses acteurs : « des nationalistes convaincus »           

Chapitre II : Sociologie des acteurs : les « intellectuels militants » du « groupe de Ben-Aknoun »

Leur origine sociale et régionale       

Le contexte de l’émergence de ces militants 

Leur propulsion dans la scène politique        

Leurs lectures : de Salluste à Renan, de Boulifa à Tawfiq al-madani           

Les chants nationalistes kabyles entre indépendance nationale et exaltation de l’amazigh 

Chapitre III : Le discours militant : manipulation et réappropriation du discours colonial  

Le « berbérisme » : idéologie de division ou stratégie de manipulation ?    

Les berbéristes coloniaux : arabophobie, discours contre l’islam, valorisation de « soi »   

Les ‘Ulama et le berbérisme  

Chapitre IV : Les prémices de la crise          

Tentatives de réunification des deux Kabylie : appréhension du « syndrome kabyle » ?     

La réunion d’Arous de juillet 1948 : un moment fondateur  

Divergences des chefs kabyles avec leur direction   

Arrestations de chefs de la Kabylie: hasard ou dénonciation ?         

Mésentente et luttes politiques au sein de la Fédération de France du MTLD         

Chapitre V : Une crise multidimensionnelle 

Une crise longue et étendue  

Mobilisation et propagande des acteurs        

Chapitre VI : Comment la crise de 1949 devient la crise « berbériste » : manipulation et violence

Lutte pour le contrôle du parti et naissance d’un discours anti-berbériste (de mars à juin 1949)    

La crise de 1949 en Algérie   

La violence, comme mode de gestion de la crise (juillet à mars 1950)        

L'Algérie libre vivra, une contribution à l'élucidation de la nation algérienne         

Chapitre VII : Rupture et continuité dans la contestation jusqu’en 1951     

En Algérie : alignement, défection et transfert de militants  

En France : redéploiement des militants dans trois directions          

Conclusion     

Chapitre VIII : La crise, de 1949 au « printemps berbère » de 1980 : instrumentalisations politiques et quête de vérité   

La crise de 1949 racontée par les « vainqueurs » : condamnation et politisation de la mémoire     

La crise et les militants berbéristes après 1962 : « une défaite fondatrice » 

La version des victimes : une mémoire discrète       

Conclusion 

    

Deuxième partie : Des usages de la référence « kabyle » dans la guerre d'indépendance 
   

Chapitre I : Réaffirmation et montée des militants kabyles  (1954 à 1956)  

L'organisation du parti en Kabylie à la veille du 1er novembre 1954          

Les cadres de la Kabylie de 1949 à 1954 : d’Ouali Bennaï à Krim-Ouamrane        

Chapitre II : La guerre d’indépendance et l’ascension des chefs de la zone/wilaya 3          

La fédération de France un enjeu majeur entre les chefs du FLN     

« L'affaire Mouzarine » une deuxième crise « berbériste » ?

Le rôle de la zone /wilaya 3 dans l’enracinement du fln/aln

 

Chapitre III : De Krim à Abane : des chefs kabyles à la tête de la guerre    

Le congrès de la Soummam et l’affirmation de la wilaya 3 dans la guerre d'indépendance 375

Amirouche dans les Aurès : un chef kabyle en wilaya 1      

Amar Ouamrane et l’intronisation du CCE en Tunisie         

Belkacem Krim s’affirme leader national de la guerre         

Chapitre IV : Retour des exclus de 1949 : soupçons, stigmatisation et liquidations physiques       

Les exclus de 1949 et les chefs des maquis de Kabylie        

Les partisans d’Ouali Bennaï et la crise du PPA/MTLD (1953-1954           

Le déclenchement de novembre 1954 : retour des exclus de 1949   

Liquidations physiques et lutte de pouvoir   

Chapitre V : Baisse de l’influence des chefs de la wilaya 3 (1959-1962)    

Lutte des clans et échec de Krim       

Échecs militaires et perte d’emprise de la wilaya 3 et de Belkacem Krim   

La Kabylie en 1962 : des maquisards exsangues et des leaders sans pouvoir          

Conclusion 

  

Postface 
        

Fiches biographiques 

Annexes         

Bibliographie 

Index  

Cet ouvrage porte notamment sur deux aspects et deux moments de la lutte des nationalistes algériens pour l’indépendance de leur pays. L’un, longtemps ignoré, se rapporte à la crise dite « berbériste » de 1949, au sein du Parti du Peuple Algérien (PPA), suscitée par la définition même de la nation algérienne. L’autre, connu mais sous- analysé, sinon mal compris, à la montée en puissance de   la Wilaya 3 et de son chef, Belkacem Krim, au sein du FLN  et de l’ALN, pendant la guerre d’indépendance. L’étude n’oublie pas pour autant la période intermédiaire (1950- 1954), carrément négligée jusqu’ici et qui en conditionne pourtant la préparation, avec ses conséquences à l’échelle de la nation tout entière. Mais au-delà de cet objet direct, qui se suffit à lui-même, ce travail apporte une contribution importante à la compréhension de deux questions plus larges : celle de l’émergence d’un mouvement identitaire amazigh, y inclus sa dimension kabyle ; celle de la gestion de « l’ethnicité » par le nationalisme radical algérien, en deça et au-delà de la guerre d’indépendance.

L’auteur met au  jour  et  en  perspective  de  multiples  faits ignorés, souvent incompris, tant des services de renseignement civils et militaires, que des acteurs en conflit, et des historiens eux-mêmes.

Avec une préface d’Omar Carlier et une postface de Mohammed Harbi ce livre ouvre de nouveaux débats. Il constitue une contribution originale à l’histoire politique de l’Algérie, notamment par l’attention portée aux questions régionales dans l’ensemble algérien.

Ali Guenoun est docteur en histoire de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire de l’Algérie contemporaine. Il a notamment publié Chronologie du mouvement berbère. Un combat et des hommes (Alger, éditions Casbah, 1999).

18,96 €
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Les raisons qui rendent un terrain plus « sensible » ou difficile lorsqu’on le compare à d’autres sont autant d’ordre pratique que contextuel. Quelles sont les limites qui définissent un terrain dit difficile ?

Qu’est-ce qui conduit à distinguer entre les tracas et les imprévus potentiels des recherches de terrain en général et ce qui particularise les recherches sur des thèmes sensibles ou des terrains difficiles ? Comment les disciplines des sciences sociales et les théories répondent-elles aux terrains dit dangereux et/ou sensibles ?
Les contributions rassemblées dans cet ouvrage tentent de  répondre à ces questions en s’appuyant sur des  terrains du Mahreb et sur des sujets liés au Moyen Orient. La difficulté et la sensibilité y sont appréhendées  tantôt comme  un impensé théorique ou empirique, tantôt comme une répression policière, tantôt comme un silence signifiant ou un interdit moral.
En présentant quelques cas de terrains difficiles ou sensibles, cet ouvrage offre aux chercheurs « quelques ficelles » ou entrées dans les sociétés maghrébines. Ils trouveront en filigrane des analyses fines sur des sujets qui importent et qui sont parmi les enjeux les plus vitaux de ces sociétés.

Ratiba Hadj-Moussa est professeure au département de sociologie à York University, Toronto ( Canada).

Table des matières

Fragilité de la recherche : Morale, tabous, police et politique. Recherches et contrôles politiques, par Ratiba Hadj-Moussa

Enquêter sur les migrants subsahariens en Algérie : De la juste distance sur un terrain dangereux, par Jeanne Bureau

À la frontière de deux espaces : Les paradoxes d’une chercheure-militante du mouvement BDS, par Rana Sukarieh

Les mères célibataires à Casablanca : Les apports d’une nouvelle approche, par Amal Bousbaa

L’homosexualité en Tunisie. Retour sur un terrain sensible, par Monia Lachheb

Les catégories d’analyse à l’épreuve des événements : « déminer » le terrain dans le contexte de la révolution tunisienne, par Mathilde Fautras

Dire la violence au Maroc. Silences, réconciliation et témoignages, par Zakaria Rhani

Le passage par l’ordinaire : objectiver un terrain en conflit. Le Mzab (Algérie), par Ratiba Hadj-Moussa

Index

17,06 €
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Claude et Jean, tous deux appelés de la guerre d’Algérie, ne s’étaient pas revus depuis leur démobilisation en 1958 ; ils avaient compris en Algérie qu’ils ne partageaient pas les mêmes valeurs.

Claude prit l’initiative d’aller le revoir encouragé par Vincent de Gaulejac, président de son jury de thèse ; il souhaitait comprendre pourquoi Jean avait basculé dans la violence en Algérie, et quelles en avaient été les conséquences sur sa vie. Bien qu’étonné de cette reprise de contact, Jean l’a accueilli à son domicile en juillet 2013. 

Cet ouvrage est le récit de ces retrouvailles, complété d’une analyse du rapport de Jean aux violences commises, afin de mieux saisir la complexité du basculement dans la violence.


Claude Juin est né en 1935, ancien sous-officier du contingent en Algérie en 1957 /58. Docteur en sociologie EHESS. Diplômé du CNAM en psychologie du travail et en ergonomie. A été DRH dans des entreprises et dans la fonction publique. Ex-professeur associé à l’université de Poitiers. Ex-maire de Bessines (communauté d’agglo de Niort). Actuellement militant actif pour le soutien aux immigrés et au peuple palestinien.

Muriel Montagut actuellement coordinatrice de Centre de soins et de ressources Frantz Fanon à Montpellier (qui vise à améliorer l’accès aux soins psychiques des personnes exilées), est psychologue clinicienne, docteure en sociologie clinique, chercheure associée au Laboratoire de Changement Social et Politique de l’université Paris Diderot.

14,22 €
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Dans cet ouvrage Tassadit Yacine s’attache à dévoiler les rapports de domination entre les genres dans des lieux situés socialement et historiquement (Algérie des années 1960 - 1990) et en France dans des groupes de la « haute » culture, au sein d’univers modernes et contemporains.

Malgré toutes les formes de domination qu’elles subissent, les femmes du Sud de la Méditerranée ont su se préserver grâce à la création « littéraire » orale et grâce à une transgression réglée qui leur permet d’exprimer les affects et ainsi d’opposer une résistance (fût-elle symbolique) à leurs dominants. En revanche, les femmes lettrées, au Nord de la Méditerranée, ayant acquis une place plus importante dans l’espace public grâce à des lois visant à l’égalité des droits entre les genres, peuvent subir toujours et encore de plein fouet la domination symbolique, parce que celle-ci est incorporée, invisible et euphémisée. Dans ce livre on peut trouver des analyses théoriques, des entretiens, des enquêtes dans lesquelles l’auteure redonne la parole aux femmes pour expliquer « avec leurs propres mots » les effets de la domination sur leurs corps et sur leurs existences.

Tassadit Yacine-Titouh est directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, Paris ; elle est membre du Laboratoire d’anthropologie sociale de l’EHESS, du CNRS et du Collège de France. Spécialiste du monde berbère, on lui doit de nombreux ouvrages : L’Izli ou l’amour chanté en kabyle, préface de Pierre Bourdieu, Paris, Maison des sciences de l’homme, 1988 ; Chacal ou la ruse des dominés, aux origines du malaise des intellectuels algériens, Paris, La Découverte, 2001 ;  Si tu m’aimes guéris, Préface de Françoise Héritier, Paris, Maison des sciences de l’homme, 2006. Elle a édité de nombreux ouvrages autour de l’œuvre de Jean Amrouche, Un Algérien s’adresse aux Français, Paris, L’Harmattan, 1994, Journal, 2008, de Pierre Bourdieu, Esquisses algériennes, Paris, Édition Le Seuil, 2008. Elle est également directrice de la revue AWAL, fondée par Mouloud Mammeri et soutenue par Pierre Bourdieu, et d’une collection d’ouvrages « Méditerranée-Sud », à la Maison des Sciences de l’Homme.

18,96 €
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La condition des femmes d’origine maghrébine est rarement (presque jamais) évoquée en dehors de l’hétérosexualité. Aborder la question des lesbiennes d’origine maghrébine nous permet de rendre dans toute sa diversité une catégorie souvent réduite à un schéma classique de soumission et domination masculine et hétérosexuelle.

La condition des femmes d’origine maghrébine est rarement (presque jamais) évoquée en dehors de l’hétérosexualité. Aborder la question des lesbiennes d’origine maghrébine nous permet de rendre dans toute sa diversité une catégorie souvent réduite à un schéma classique de soumission et domination masculine et hétérosexuelle. L'auteure veut dépasser les analyses fondées sur des confrontations binaires et proposer une réflexion basée sur la complexité des relations sociales de genre, notamment dans le contexte de l’immigration maghrébine. À travers les nombreux extraits d’entretiens, elle laisse une grande place aux propos de ces femmes, loin de tout fantasme.

Du processus de construction de parcours lesbiens avec les expériences du coming-out, de couple et de maternité, aux relations qu’entretiennent les lesbiennes d’origine maghrébine à leurs familles et à la religion, cet ouvrage constitue la première recherche approfondie sur l’homosexualité féminine dans l’immigration maghrébine.

Les « carrières lesbiennes » de ces enquêtées sont jalonnées d’obstacles qu’elles essaient de contourner au quotidien pour tenir l'équilibre entre vies privées de lesbiennes et attaches familiales. Au-delà des normes de « la modernité sexuelle » et des normes hétéro-familiales, les lesbiennes de l’immigration sont-elles en train de réinventer de nouvelles façons d’être des lesbiennes post-migrantes ?

Salima Amari est docteure en sociologie à l’université Paris 8. Elle est membre du Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris (CRESPPA-GTM) et chargée d’enseignement à l’université de Lausanne en Suisse.

18,96 €
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Dès les premiers jours de l’insurrection algérienne, en novembre 1954, des arrestations visent toute personne soupçonnée d’actes portant atteinte à la sûreté de l’État. Des hommes et des femmes remplissent rapidement les prisons. Des suspects s’entassent dans des camps. En quelques mois, ces détenus se comptent par milliers.

Conformément à ses statuts, le CICR envisage rapidement de contrôler leurs conditions de détention. Parallèlement, l’institution tente de vérifier celles des soldats français qui seraient aux mains du FLN. À partir du début de l’année 1961, ces contrôles s’élargissent au bénéfice des Européens pro-Algérie française arrêtés. 

Pour la première fois, un ouvrage se penche principalement sur l’application du droit humanitaire dans cette guerre qui ne dit pas son nom, ce qui permettait de passer outre à la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre.
Comment les délégués du CICR ont-ils procédé pour mener à bien leurs missions alors que le sort des prisonniers figure rapidement au cœur des stratégies du mouvement de libération nationale que les gouvernements français successifs tentent de contrecarrer ? Le CICR, à son corps défendant, a dû mener son action dans le cadre de cet affrontement.
En 10 missions, près de 500 visites de contrôle sont effectuées par ses délégués. Leurs observations consignées dans des rapports nous donnent une idée assez précise du quotidien vécu par les différentes catégories de prisonniers : surpopulation dans les prisons et les camps, des internés mangeant dans des boîtes de conserve, traces de tortures… mais également, des régimes de détention plus acceptables grâce à l’attitude humaine de certains responsables de camps.
Cet ouvrage développe également les diverses actions du CICR au bénéfice des populations réfugiées au Maroc ou en Tunisie et des personnes reléguées par l’armée française dans des camps de regroupement en Algérie.

Chercheure-docteure en histoire, a dirigé le numéro 666 de la revue Les Temps Modernes, consacré aux harkis sous le titre « Harkis - 1962-2012, les mythes et les faits », membre du Conseil scientifique du Mémorial du camp de Rivesaltes (66) et de la Maison d’Histoire et de Mémoire d’Ongles (04), Prix Seligmann contre le racisme.

22,75 €
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Cet ouvrage est le résultat d’une enquête de terrain et s’inscrit dans une anthropologie des sexualités, de la domination et des résistances.

Plus précisément, cette enquête repose sur une ethnographie réalisée entre 2009 et 2011 auprès de 41 jeunes hommes homosexuels âgés de 16 à 28 ans. L’objectif était d’appréhender la manière dont se construisent les identités homosexuelles au travers d’espaces divers : les réseaux sociaux numériques, les espaces publics, les lieux associatifs. L'auteur a choisi d’interroger l’exploration individuelle et collective d’expériences liées à la découverte pratique et identitaire des homosexualités au travers du recueil de discours sur les relations sexuelles, amicales, amoureuses. Ce travail est également une réflexion sur le poids des nouvelles technologies dans la matérialisation de cette marginalité qu’est l’homosexualité. Cette matérialisation est visible à travers la volonté de relier sexualité, émotion et sentiment afin de construire des sociabilités nouvelles. En revanche, si les revendications politiques à l’égard de l’homosexualité ne sont pas au cœur des préoccupations de tous, les expériences recueillies encouragent à penser que vivre au quotidien son identité homosexuelle est politique. C’est de cet élan qu' il est question tout au long de ce travail.

Marien Gouyon est anthropologue et a travaillé sur les homo­sexualités masculines au Maroc dans le cadre de sa formation doctorale. Aujourd’hui post-doctorant à l’université d’Angers, il oriente ses travaux autour des migrations dans les Émirats Arabes Unis et des sexua­lités.

17,06 €
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<p>Le débarquement allié en Afrique du Nord le 8 novembre 1942...
<p>Un beau dimanche de l’été algérois...</p> <p>Ce matin-là, quelque...
<p>Cet ouvrage porte sur deux aspects et deux moments de la lutte des...
<p>Les raisons qui rendent un terrain plus « sensible » ou difficile...
<p>Claude et Jean, tous deux appelés de la guerre d’Algérie, ne...
<p>Dans cet ouvrage Tassadit Yacine s’attache à dévoiler les rapports de...
<p>La condition des femmes d’origine maghrébine est rarement (presque...
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<p>Dès les premiers jours de l’insurrection algérienne, en novembre...
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<p>Cet ouvrage est le résultat d’une enquête de terrain et s’inscrit...