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Si l’on en croit les gros titres de la presse, la SNCF serait une vieille dame incapable de s’adapter aux défis du XXIe siècle. Ses difficultés financières ne sont-elles pas la preuve des limites du modèle du service public ? Le déclin du fret et la croissance du trafic routier ne témoignent-ils pas de l’impuissance du corps social cheminot et des dirigeants du groupe public à faire face à la crise du secteur ?

À l’encontre de ces représentations du sens commun, ce livre propose une analyse pluridisciplinaire des transformations du système ferroviaire français et de son principal acteur, la SNCF, qui resitue leurs évolutions récentes dans une perspective historique. Loin des images d’Épinal qui font de la SNCF un héraut du service public, confronté à partir des années 2000 au libéralisme de la politique ferroviaire impulsée par la Commission européenne, cet ouvrage montre que les transformations à l’œuvre sont le fruit de mutations vieilles de plusieurs décennies.

Table des matières

Liste des auteurs

Préface. Un service public ferroviaire européen face aux urgences climatique et nationaliste ?,

Claude Didry

Introduction,

Hervé Champin, Jean Finez et Alexandre Largier

Chapitre 1. La politique ferroviaire européenne : construire l’Europe du rail par la concurrence ?,

Hervé Champin et Patricia Perennes

Chapitre 2. Quel service public ferroviaire en France au XXIe siècle ? À propos de la loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire,

Laurent Quessette

Chapitre 3. La « nouvelle SNCF », dernier avatar de la restructuration de la Société nationale des chemins de fer français,

Rémi Brouté

Chapitre 4. Une histoire du rail bouclée ? Concurrence, dette et statut cheminot au prisme du « nouveau pacte ferroviaire »,

Jean Finez et Laurent Quessette

Chapitre 5. La SNCF, instrument de la politique industrielle. Du « colbertisme high tech » à la fin de la « mère poule »,

Georges Ribeill

Chapitre 6. « Montrer du bleu » : les mutations marchandes de la Surveillance Générale,

Florent Castagnino

Chapitre 7. « Moderniser » Fret SNCF, au prix d’une perte des savoirs de métier et d’un risque pour la sécurité,
Isabelle Besse et Julien Kubiak

Chapitre 8. Transformation des organisations, sécurités et identités de métier au sein de la maintenance ferroviaire : le cas des caténairistes,

Alexandre Largier et Charles Stoessel

Chapitre 9. Sous-traitance du nettoyage : ce que la fidélisation des sous-traitants fait au travail et aux travailleurs,

Marion Duval

Conclusion. Les reconfigurations politico-juridiques des chemins de fer,

Marnix Dressen-Vagne

Si l’on en croit les gros titres de la presse libérale, la SNCF serait une vieille dame incapable de s’adapter aux défis du XXIe siècle. Ses difficultés financières ne sont-elles pas la preuve des limites du modèle du service public ? Le déclin du fret et la croissance du trafic routier ne témoignent-ils pas de l’impuissance du corps social cheminot et des dirigeants du groupe public à faire face à la crise du secteur ? 

À l’encontre de ces représentations du sens commun, ce livre propose une analyse pluridisciplinaire des transformations du système ferroviaire français et de son principal acteur, la SNCF, qui resitue leurs évolutions récentes dans une perspective historique. Loin des images d’Épinal qui font de la SNCF un héraut du service public, confronté à partir des années 2000 au libéralisme de la politique ferroviaire impulsée par la Commission européenne, cet ouvrage montre que les transformations à l’œuvre sont le fruit de mutations vieilles de plusieurs décennies. 

L’ouvrage éclaire ces changements à travers trois tableaux, correspondants à autant de parties. La première partie est consacrée aux politiques publiques et aux évolutions du droit national et communautaire à l’origine de l’ouverture à la concurrence et de l’effritement du modèle traditionnel du service public. La deuxième se concentre sur les stratégies de la SNCF et les glissements marchands de sa politique commerciale. La troisième interroge enfin les conséquences de cette nouvelle politique sur le travail et l’emploi. Si la filialisation, la sous-traitance et la recherche de flexibilité ont des effets sur le travail et ses conditions de réalisation, ces transformations ne signent pas fatalement l’arrêt de mort du service public ferroviaire, qui peut encore se réinventer. 

18,96 €
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En souscription jusqu'au 15 août (18 € au lieu de 24)

Nous vivons l'époque des engloutissements. Le monde issu de l'après Libération disparaît par pans entiers. C'est ce bouleversement que l'auteur veut restituer. Sociologue de formation, journaliste de métier, militant communiste, longtemps, il fut le témoin d'événements clés de notre histoire récente. Lycéen, il mena la lutte pour l'Algérie indépendante. Étudiant à la Sorbonne, il vécut Mai 68 et ses prémices. A La Nouvelle critique, il participa au débat qui vit l'eurocommunisme s'imposer un temps. A L'Humanité il rendit compte de la sortie de guerre des peuples de l'ex-Indochine. A la télévision il participa à la création  d'émissions phares (Télématin, l'Assiette anglaise, Envoyé spécial) et assista en direct à la dérive éditoriale de la Télévision publique vers le «  presque rien » dont parlait Pierre Bourdieu. La restitution de cette histoire fait vibrer cette autobiographie, en forme d' enquête d'ethnographie historique

Nous vivons l'époque des engloutissements. Le monde issu de l'après Libération disparaît par pans entiers. C'est ce bouleversement des certitudes, des idéologies, des représentations que l'auteur veut nous  restituer. Sociologue de formation, journaliste de métier, militant communiste, longtemps, par conviction, il fut le témoin, aux premières loges, de certains événements clés de notre histoire récente.Lycéen, il mena la lutte pour l'Algérie indépendante. Étudiant à la Sorbonne, il vécut Mai 68 et ses prémices. A La Nouvelle critique, il participa au débat qui vit l'eurocommunisme s'imposer un temps. A L'Humanité il rendit compte de la sortie de guerre des peuples de l'ex-Indochine. A la télévision il participa à la création  d'émissions phares (Télématin, l'Assiette anglaise, Envoyé spécial) et comme rédacteur en chef de la rédaction il assista en direct à la dérive éditoriale de la Télévision publique vers le «  presque rien » dont parlait Pierre Bourdieu. La restitution de cette histoire complexe et contradictoire et un certain nombre de révélations font vibrer cette autobiographie, en forme d' enquête d'ethnographie historique

17,06 €
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Que s’est-il passé dans les familles pendant le confinement décrété en France de mars à mai 2020 ? Comment les individus ont-ils vécu cette situation alors exceptionnelle ? La situation a été abondamment décrite à l’aide de statistiques rappelant des conditions de vie radicalement différentes : taille du logement, nombre d’enfants au sein du domicile, lieu de vie, etc. Mais si l’on sait que les cadres de vie du confinement ont été différents, on sait moins comment il a été vécu et ce qu’il a impliqué pour les familles et leurs membres. Comment se sont réorganisés travail professionnel et prise en charge des enfants ? Cet ouvrage examine ces questions à travers une enquête auprès de dix-huit familles, suivies entre mi-mars et fin juin 2020 et appartenant à divers milieux sociaux et territoires. Il souligne combien les expériences du confinement revisitent les difficultés de conciliation travail/famille et éclairent plus largement les inégalités persistantes de classe et de genre.

Sommaire

Remerciements

Liste des contributeurs et contributrices

Introduction

Chapitre 1. Portraits de familles : approche de l’expérience du confinement

Chapitre 2. Heurs et malheurs des familles confinées

Chapitre 3.Le travail professionnel en temps de confinement

Chapitre 4. Des pratiques familiales mises à l’épreuve

Chapitre 5. Le genre du confinement

Conclusion

Annexe : Tableau de présentation des familles enquêtées

Que s’est-il passé dans les familles pendant le confinement décrété en France de mars à mai 2020 ? Comment les individus ont-ils vécu cette situation alors exceptionnelle, qui les a contraints à faire coexister en un même lieu diverses activités ordinairement réalisées dans des espaces et des temporalités distinctes ? La situation a été abondamment décrite à l’aide de statistiques rappelant des conditions de vie radicalement différentes : taille du logement, nombre d’enfants au sein du domicile, lieu de vie, etc. Mais si l’on sait que les cadres de vie du confinement ont été différents, on sait moins comment il a été vécu et ce qu’il a impliqué pour les familles et leurs membres. Comment se sont réorganisés travail professionnel et prise en charge des enfants ? Cet ouvrage examine ces questions à travers une enquête par entretiens répétés auprès de dix-huit familles, suivies entre mi-mars et fin juin 2020 et appartenant à divers milieux sociaux et territoires. Il souligne combien les expériences du confinement revisitent les difficultés de conciliation travail/famille et éclairent plus largement les inégalités persistantes de classe et de genre.

Cet ouvrage est le fruit d’une enquête collective menée au sein du réseau thématique n° 48 « Articulation des temps sociaux » de l’Association française de sociologie. Des doctorant·es, post-doctorant·es et chercheur·es titulaires se sont réunis au sein d’un -Collectif d’Analyse des Familles en Confinement  : Pascal Barbier, Myriam Chatot, Bernard -Fusulier, Julie Landour, Marianne Le Gagneur, -Alexandra Piesen, Sebastián Pizarro Erazo, Valerya Viera Giraldo.

14,22 €
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Cet ouvrage propose une critique des discours capitalistes et notamment néolibéraux, ainsi que leur généalogie reposant explicitement sur l’exploitation et le développement d’un véritable privilège écocide, qui est devenu une norme quotidienne.

Il s’agit d’un essai documenté par des recherches en sciences économiques, sciences sociales, sciences politiques et évidemment en sciences climatiques dans toute leur interdisciplinarité. 

Une critique du concept de liberté est également présente, puisque la liberté est exercée au sein d’une dualité de citoyen-consommateur — mais surtout dans la dimension du consommateur, la dimension citoyenne étant graduellement menacée dans ses libertés fondamentales. Le concept de dignité est également réintroduit au sein d’une discussion philosophique et politique, car il semblerati qu’il permettrait peut-être une opérationnalité sociale juste et équitable des luttes pertinentes qui secouent actuellement nos sociétés.

Table des matières

Sommaire

Introduction

Chapitre 1.  Insuffisances et limites des
mesures écologiques

Chapitre 2.  La démocratie capitaliste : un
obstacle sérieux

Chapitre 3. La triade mythologique :
individualisme, liberté et sécurité

Chapitre 4.  Écoarchie : un système politique post-démocratique et post-capitaliste

Post Scriptum

Cet ouvrage propose une critique des discours capitalistes et notamment néolibéraux, ainsi que leur généalogie reposant explicitement sur l’exploitation (en lien avec le colonialisme) et le développement d’un véritable privilège écocide, qui est devenu une norme quotidienne.

D’après les recherches entreprises, nos démocraties ne peuvent pas y répondre non plus car leur succès (dans leur format occidentalo-centré) est consubstanciel du capitalisme / néolibéralisme - même les alternatives démocratiques semblent viciées car partagent cet ADN. Pour répondre à l’urgence climatique, le changement de modèle économique ne suffit pas, si l’on ne saisit pas que la démocratie contemporaine occidentale pose également problème, car ses dérives ne sont pas des dérives (le colonialisme par ex) mais en constituent des organes.

Il s’agit d’un essai documenté par des recherches en sciences économiques, sciences sociales, sciences politiques et évidemment en sciences climatiques dans toute leur interdisciplinarité ; le spectre est volontairement large pour exposer la dimension systémique du problème. 

Une critique du concept de liberté est également présente, puisque la liberté est exercée au sein d’une dualité de citoyen-consommateur — mais surtout dans la dimension du consommateur, la dimension citoyenne étant graduellement menacée dans ses libertés fondamentales. Le concept de dignité est également réintroduit au sein d’une discussion philosophique et politique, car il semblerati qu’il permettrait peut-être une opérationnalité sociale juste et équitable des luttes pertinentes qui secouent actuellement nos sociétés.

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Cet essai est le récit d’expériences vécues en tant que médecin hospitalier et enseignant-chercheur en médecine et en psychologie, mais encore de femme, de mère et de citoyenne. À partir de ces expériences, l’auteure montre que le soin est de plus en plus invisible au sein de nos institutions de santé et de protection sociale, qu’il est méprisé et menacé de disparaître. Le soin est pourtant ce souci primordial de la vulnérabilité de notre espèce d’où naissent la culture, l’éducation, la technique et la médecine.

La contradiction entre les finalités de nos métiers et la nouvelle organisation technico-financière des pratiques professionnelles engage à reconnaître la dimension politique de nos métiers. Cet essai montre, dans le grain le plus ténu de nos pratiques, en médecine comme dans les situations ordinaires de l’existence, l’urgence à réhabiliter le soin, et ce faisant la démocratie comme l’humanisation de l’homme.

Présentation par l'auteure

Cet essai est le récit d’expériences vécues en tant que médecin hospitalier et enseignant-chercheur en médecine et en psychologie, mais encore de femme, de mère et de citoyenne. À partir de ces expériences, l’auteure montre que le soin est de plus en plus invisible au sein de nos institutions de santé et de protection sociale, qu’il est méprisé et menacé de disparaître. Le soin est pourtant ce souci primordial de la vulnérabilité de notre espèce d’où naissent la culture, l’éducation, la technique et la médecine.

La contradiction entre les finalités de nos métiers et la nouvelle organisation technico-financière des pratiques professionnelles engage à reconnaître la dimension politique de nos métiers. Cet essai montre, dans le grain

le plus ténu de nos pratiques, en médecine comme dans les situations ordinaires de l’existence, l’urgence à réhabiliter le soin, et ce faisant la démocratie comme l’humanisation de l’homme.

Ancien maître de conférences (HDR) à l’Université d’Aix-Marseille, Marie-José Del Volgo est psychanalyste et rédactrice en chef de la revue Cliniques méditerranéennes. Elle est membre de l’Appel des appels dont elle a été une des initiatrices en 2009.

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La crise révolutionnaire qui ébranle le régime algérien n’a rien d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle survient dans un pays où les luttes n’ont jamais cessé contre la hogra du pouvoir et pour les libertés et la ­dignité du citoyen.

Par delà les classes sociales, les générations, les différences politiques, régionales, linguistiques et religieuses, les Algériens, unis dans la diversité de leurs convictions, veulent tourner la page de l’autoritarisme pour édifier la 2ème République, celle de citoyens libres dans un État de droit.

Quelles sont les origines du mécontentement ?

Quelles forces animent le Hirak ?

Quels sont les objectifs du mouvement populaire ? Mais aussi ses contradictions ?

À travers les documents produits par les divers groupes d’acteurs en lutte (partis, associations, syndicats…), les auteurs tentent d’apporter un éclairage sur la révolution en cours, qui a suscité l’admiration par son caractère ­pacifique et son civisme.

La crise révolutionnaire qui ébranle le régime algérien n’a rien d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle survient dans un pays où les luttes n’ont jamais cessé contre la hogra du pouvoir et pour les libertés et la ­dignité du citoyen.

En présentant un vieillard à l’agonie comme candidat de l’espoir pour un cinquième mandat, le régime a commis l’erreur fatale qui va précipiter sa chute.

Par delà les classes sociales, les générations, les différences politiques, régionales, linguistiques et religieuses, les Algériens, unis dans la diversité de leurs convictions, veulent tourner la page de l’autoritarisme pour édifier la 2ème République, celle de citoyens libres dans un État de droit.

Quelles sont les origines du mécontentement ?

Quelles forces animent le Hirak ?

Quels sont les objectifs du mouvement populaire ? Mais aussi ses contradictions ?

À travers les documents produits par les divers groupes d’acteurs en lutte (partis, associations, syndicats…), les auteurs tentent d’apporter un éclairage sur la révolution en cours, qui a suscité l’admiration par son caractère ­pacifique et son civisme.

Sanadja Akrouf : originaire de Bordj Bou Arréridj, cette militante féministe est connue dans les milieux ­militants, aussi bien en Algérie, son pays natal, qu’en France, son pays d’adoption où elle vit depuis 1992. Elle est parmi les principaux animateurs du Hirak dans la diaspora.

Patrick Farbiaz : né à Paris dans les années 1950, il est marqué par la répression contre les indépendantistes algériens. Militant de gauche, il est engagé dans le soutien aux peuples en lutte pour leurs droits et contre le racisme.

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Les banlieues rouges et leurs quartiers populaires sont un lieu témoin de la mise à distance de la politique. Ils ont été investis par un mythe de la politique issu du XXe siècle, symboles de l’extraction populaire de la gauche et de sa légitimité, puis désignés comme des déserts politiques. Tout ce qui en émergeait politiquement a été disqualifié : la gauche, comme aveuglée, a eu un rôle singulier dans ce processus de non-reconnaissance.

À Corbeil-Essonnes Serge Dassault a renversé la micro-société du communisme municipal en construisant un système sur la rupture entre la gauche et les quartiers populaires.

L’auteur a voulu reconstituer les histoires individuelles et collectives de ce paradoxe, les liens plus ou moins rompus, les continuités qui se cachent derrière les ruptures.

Ulysse Rabaté a été militant et élu à Corbeil-Essonnes (91), où il s’est opposé au système Dassault.

Une recension dans l'OBS

Dans Agir par la culture, revue trimestrielle belge

« C’est pas contre vous hein, c’est juste que la politique... Beurk » Qu’est devenue la politique pour que cette mise à distance apparaisse à ce point inévitable ? Comment le terme « apolitique » s’est-il trouvé brandi et revendiqué comme la garantie positive d’une forme de pureté ? Face à ce phénomène, la gauche est tétanisée : elle qui voyait hier « la politique partout » a soudain décrété qu’elle n’en voyait nulle part !

Les banlieues rouges et leurs quartiers populaires sont un lieu témoin de cette déploration. Ils ont été investis par un mythe de la politique issu du XXe siècle, symboles de l’extraction populaire de la gauche et de sa légitimité. Puis ces territoires ont été désignés comme des déserts politiques, lieux hantés par les vieux rêves de la vie collective. Tout ce qui en émergeait politiquement a été disqualifié : la gauche, comme aveuglée, a eu un rôle singulier dans ce processus de non-reconnaissance.

Cette expérience, je l’ai vécue à Corbeil-Essonnes, où le milliardaire Serge Dassault a renversé la micro-société du communisme municipal en construisant un système qui exploitait en premier lieu la rupture entre la gauche et les quartiers populaires. Mon combat contre la corruption a été un chemin initiatique : la démystification de l’ordre symbolique de la gauche qui me structurait a fait apparaître des formes nouvelles d’engagement.

J’ai voulu reconstituer les histoires individuelles et collectives de ce paradoxe, les liens plus ou moins rompus, les continuités qui se cachent derrière les ruptures. Et si contre toute attente, la politique s’était peu à peu réinventée comme une culture populaire ?

Ulysse Rabaté a 33 ans. Il a été militant et élu sur le territoire explosif de Corbeil-Essonnes (91), où il s’est opposé au système Dassault. Président de l’association Quidam, il a lancé la FRAP, une école populaire pour l’émergence de nouveaux profils dans le champ politique. Il enseigne aujourd’hui à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.

Nadia Marzouki, docteure en science politique de Sciences Po (2008), est chargée de recherche au CNRS.

11,37 €
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Sommaire

 

 

Nuit du réveillon 2012, quartier de la Gauthière à Clermont-Ferrand. Sur un parking de son quartier, Wissam El Yamni fête le nouvel an avec des amis d’enfance. Aux alentours de trois heures du matin, il est arrêté par la police au motif qu’il aurait lancé une pierre sur une de leurs voitures. Quelques dizaines de minutes plus tard, il gît inconscient dans un couloir. Après neuf jours de coma, Wissam décède à l’hôpital. Il a 30 ans.

C’est armé d’un infatigable souffle d’espoir que le frère de Wissam, Farid El Yamni, nous raconte le combat judiciaire engagé depuis près d’une décennie pour faire éclater la vérité. Farid mène une lutte d’intérêt général. Un système incapable de reconnaître ses errements est voué à la haine : c’est précisément ce que cherche à éviter l’auteur dans ce texte.

Farid El Yamni est né à Clermont-Ferrand. Il obtient un diplôme d’ingénieur puis un Master en Management. Il travaille en région parisienne.

Une rencontre autour du livre sur Youtube

Sommaire

 

 

Préface.......................................................................................... 9

 

Introduction............................................................................... 25

 

1. Henné, décembre 2011........................................................... 26

2. Wissam El Yamni, janvier 2012.............................................. 28

3. Appel à une journée de mobilisation et d’échanges, février 2012

................................................................................................... 29

4. Main tendue, novembre 2013................................................. 31

5. Décès de mon frère Wissam : pour que l’enquête avance (tribune), février 2014      33

6. Lettre ouverte à la mère de Remi Fraisse, novembre 2014....... 39

7. Petites pensées sur l’ouverture à d’autres, février 2015............ 42

8. La Jeunesse, mars 2015........................................................... 45

9. Réponse à ceux qui nous accusent de prêcher la haine, avril 2015    46

10. Appel au rassemblement pour Clément, juin 2015............... 48

11. Mon Ami, juillet 2015.......................................................... 51

12. Pourquoi les réformistes doivent soutenir les révolutionnaires et vice versa ? Septembre 2015        53

13. L’intersectionnalité, octobre 2015 ........................................ 56

14. Théories, novembre 2015..................................................... 58

15. Vendetta, décembre 2015..................................................... 59

16. La Dualité, décembre 2015................................................... 62

17. L’huile et l’eau, janvier 2016................................................. 64

18. Le Matérialisme, décembre 2016.......................................... 65

19. De retour d’Allemagne, octobre 2017................................... 69

20. Traitements judiciaires des violences policières, mars 2018... 72

21. Ripostons à l’autoritarisme, mai 2019................................... 83

22. Suite à la mort de Cédric Chouviat, janvier 2020................. 94

23. Le Paria, octobre 2020.......................................................... 97

24. Loi de sécurité globale, novembre 2020.............................. 111

25. Ouvrages et bouteilles à la mer, novembre 2020    113

 

Nuit du réveillon 2012, quartier de la Gauthière à Clermont-Ferrand. Sur un parking de son quartier, Wissam El Yamni fête le nouvel an avec des amis d’enfance. Aux alentours de trois heures du matin, il est arrêté par la police au motif qu’il aurait lancé une pierre sur une de leurs voitures. Menotté, il est conduit au commissariat. Quelques dizaines de minutes plus tard, il gît inconscient dans un couloir, face contre terre, le pantalon baissé, avec de nombreuses fractures. Après neuf jours de coma, Wissam décède à l’hôpital. Il a 30 ans.

À ce jour, les policiers concernés ne sont pas mis en examen, des témoins présents au commissariat au moment des faits n’ont pas été entendus malgré les demandes de la famille et plusieurs éléments médicaux ont pointé les insuffisances de l’enquête de l’IGPN.

C’est armé d’un infatigable souffle d’espoir que le frère de Wissam, Farid El Yamni, nous raconte le combat judiciaire inégal engagé depuis près d’une décennie pour faire éclater la vérité. Aux antipodes de la vendetta familiale, de la haine de la police ou du repli communautaire, Farid mène une lutte d’intérêt général. Un système incapable de reconnaître ses errements est voué à la haine: c’est précisément ce que cherche à éviter l’auteur dans ce texte qui constitue autant un témoignage qu’un appel à la convergence des luttes pour une société plus digne, plus égalitaire et plus juste.

Farid El Yamni est né à Clermont-Ferrand dans le quartier de la Gauthière où il passera son enfance. Il est le troisième d’une fratrie de quatre enfants. Son père est ouvrier chez
Michelin, sa mère femme de ménage puis gouvernante. Il a grandi dans cette ville jusqu’à la fin de ses études avec son frère Wissam dont il partagera la chambre pendant 20 ans. Il obtiendra un diplôme d’ingénieur qu’il complétera au moment des faits par un Master en Management. Il travaille actuellement en région parisienne.

Mathieu Rigouste est sociologue et chercheur indépendant. Auteur de plusieurs ouvrages sur la violence de l’institution policière, il s’intéresse notamment à sa généalogie coloniale ainsi qu’aux relations existant entre le capitalisme et les questions militaro-sécuritaires.

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Un beau dimanche de l’été algérois...

Ce matin-là, quelque quinze mille participants se rassemblent au Stade municipal, à Belcourt, où le Congrès musulman algérien, formé deux mois plus tôt, rend compte de ses entretiens avec le gouvernement de Front populaire.

Messali Hadj, venu par surprise de Paris où il dirige  l’Étoile nord-africaine, dénonce la perspective de « rattachement à la France » prônée par le Congrès et reçoit un triomphe lorsqu’il proclame : « Cette terre n’est pas à vendre ! ».

Au même moment, dans la Basse Casbah, le muphti d’Alger est poignardé en pleine rue, crime dont l’administration s’empresse d’imputer l’initiative au cheikh El-Okbi, figure algéroise du réformisme musulman

Le meeting. Le discours. Le meurtre. Nourrie de nombre d’archives et témoignages inédits, cette enquête restitue au plus près le déroulement, d’un bout à l’autre de la ville, de cette matinée décisive.

Recension dans Algérie Cultre

Recension sur Histoire coloniale

Sommaire

Ouverture

Approches

I. Le défi du Stade municipal

II. Les mystères de la rue de la Lyre

III. Lendemains

IV. Rebonds

Suites sans fin

Épilogue

Noms actuels des localités et voies ou lieux publics

Cartes et illustrations

Index des noms de personnes

Un beau dimanche de l’été algérois...

Ce matin-là, quelque quinze mille participants se rassemblent au Stade municipal, à Belcourt, où le Congrès musulman algérien, formé deux mois plus tôt, rend compte de ses entretiens avec le gouvernement de Front populaire.

Messali Hadj, venu par surprise de Paris où il dirige  l’Étoile nord-africaine, dénonce la perspective de « rattachement à la France » prônée par le Congrès et reçoit un triomphe lorsqu’il proclame : « Cette terre n’est pas à vendre ! ».

Au même moment, dans la Basse Casbah, le muphti d’Alger est poignardé en pleine rue, crime dont l’administration s’empresse d’imputer l’initiative au cheikh El-Okbi, figure algéroise du réformisme musulman

Le meeting. Le discours. Le meurtre. Nourrie de nombre d’archives et témoignages inédits, cette enquête restitue au plus près le déroulement, d’un bout à l’autre de la ville, de cette matinée décisive. A l’encontre de bien des relectures biaisées, elle en étudie les suites pour les diverses forces politiques algériennes et l’essor ultérieur du combat indépendantiste. 

Reprenant les pièces du procès El-Okbi et le compte-rendu quotidien qu’en fit le jeune Albert Camus dans Alger républicain, elle remet au jour ce qu’étaient déjà les pratiques coloniales de la provocation et de la torture, et réunit des éléments neufs qui pourraient lever le mystère du dossier criminel.    

Dès ce 2 août 1936, l’appel à une « Constituante élue au suffrage universel sans distinction de race et de religion ! » liait dans une même exigence de souveraineté, l’affirmation d’une nation et l’exigence de la démocratie. Mais n’est-ce pas à cette « seconde indépendance » d’où, après plus d’un demi-siècle d’autoritarisme, naîtrait une société fraternelle, pluraliste, unie dans sa diversité, qu’aspire le peuple algérien depuis que, fort de toute sa jeunesse, il tente de se ressaisir de son destin ?

 

Christian Phéline a publié récemment Un Guadeloupéen à Alger. Me Maurice L’Admiral (1864-1955) et Des avocats «indigènes» dans l’Alger coloniale (Riveneuve, 2014 et 2016) ainsi que Aurès 1935. Photographies de Thérèse Rivière et Germaine Tillion (Hazan, 2018), codirigé le recueil Défis démocratiques et Affirmation nationale. Algérie 1900-1962 (Chihab, 2016) et coécrit avec Agnès Spiquel Camus communiste. Alger 1935-1937 (Gallimard, 2017) et Alger sur les pas de Camus et ses amis (Arak, 2019).

 

18,96 €
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Au vu de la crise du système néolibéral, il importe de réformer certaines règles de la vie internationale. Concernant l’Afrique, continent particulièrement impacté,  l’annulation des dettes illégitimes fait partie de ce programme, de même que l’abolition du franc CFA, l’arrêt des opérations militaires extérieures et des Accords de partenariat économique (APE), la relocalisation des économies, la restitution des biens culturels spoliés...C’est sur ces bases que s’organisent les sociétés civiles, dont les femmes sont souvent les protagonistes, les diasporas  installées en Europe, ainsi que les mouvements sociaux.Cet ouvrage est à l’actif d’une équipe de spécialistes et de responsables associatifs de différents pays: Mali, Sénégal, Togo, France, Belgique... 

Un débat organisé par la CADTM-Belgique

Une présentation faite par Martine Boudet au cours de ce débat

Sommaire

Les auteurs/trices et leur bibliographie (extraits)

Préface. Pour davantage de convergence des luttes, par Aminata Traoré

Introduction. L’ Afrique à la croisée des chemins ?, par Martine Boudet

Première partie. L’ actualité africaine en contexte

Chapitre 1. Pillage des ressources et conflits armés en Afrique : quelles réparations ?, par Esmathe Gandi

Chapitre 2. Le contexte écologique du continent africain,
par Marie-Paule Murail

Chapitre 3. La Zone franc et le franc CFA : retour sur un contentieux économique et politique, par Kako Nubukpo

Deuxième partie. Historique des accords économiques

Chapitre 4. Les accords économiques Afrique-France, une histoire négative, par Saïd Bouamama

Chapitre 5. Du libéralisme forcé, le cas des APE,
par Ndongo Samba Sylla 103

Chapitre 6. La stratégie de l’Union européenne pour perpétuer la néo-colonisation de l’ Afrique, par Jacques Berthelot

Troisième partie. Panorama des accords internationaux

Chapitre 7. Une vision globale sur le libre échange. Cas des accords transatlantiques : Tafta, CETA, par Claude Layalle 147

Chapitre 8. Les APE s’inscrivent dans une politique ordo-libérale mondiale, par Thierry Brugvin

Quatrième partie. Prospective programmatique et institutionnelle

Chapitre 9. Les dettes illégitimes, leur impact et les alternatives, par CADTM d’ Afrique et Attac Burkina Faso

Chapitre 10. Dettes coloniales et réparations, entretien avec Saïd Bouamama

Chapitre 11. Le devoir de solidarité Nord-Sud, condition de la construction altermondialiste, par Marie-Paule Murail

Conclusion. Les mouvements sociaux africains au cœur de l’ altermondialisme, par Gustave Massiah

Annexes 

Annexe 1 – Éléments de programme en matière d’ alterdéveloppement, déclaration d’intellectuel·les africain·es blog de Fanny Pigeaud

Annexe 2 – Coronavirus : pour en sortir plus forts ensemble,
Tribune de 25 intellectuel·les africain·es, Jeune Afrique, 10 avril 2020

Annexe 3 –Aux dirigeants du continent africain : face au Covid-19, il est temps d’ agir!, Tribune interafricaine, par Les Invités de Mediapart
 

Annexe 4 – Une nouvelle Afrique est possible
Déclaration des groupes africains pour la justice climatique sur Covid-19 (6 mai 2020)

Annexe 5 – Lettre ouverte des économistes africains : la réponse de l’ Afrique à la pandémie appelle la reconquête de sa souveraineté économique et monétaire, Financial Afrik, 5 septembre 2020

Annexe 6 – Stop aux négociations commerciales, à l’OMC et ailleurs
20 avril 2020, par un collectif international

Liste des acronymes utilisés dans l’ouvrage

Présentation

Au vu de la crise du système néolibéral – géo-politique, socio-économique, écologique, sanitaire –, il importe de réformer certaines règles de la vie internationale. Concernant l’Afrique, continent particulièrement impacté,  l’annulation des dettes illégitimes fait partie de ce programme, de même que l’abolition du franc CFA, l’arrêt des opérations militaires extérieures et des Accords de partenariat économique (APE), la relocalisation des économies, la restitution des biens culturels spoliés...

C’est sur ces bases que s’organisent les sociétés civiles, dont les femmes sont souvent les protagonistes, les diasporas  installées en Europe, ainsi que les mouvements sociaux.

Cet ouvrage est à l’actif d’une équipe de spécialistes et de responsables associatifs de différents pays: Mali, Sénégal, Togo, France, Belgique... L’actualité est étayée par des panoramas internationaux, qui incluent les accords transatlantiques. Un point est fait sur les programmes élaborés par les collectifs d’intellectuel·les et les réseaux citoyens.

Néolibéralisme et néocolonialisme font bon ménage.  En réponse, cette publication se veut un outil altermondialiste, qui contribue à faire des relations Afrique-Europe-France le tremplin d’un sursaut solidaire.

Que le mouvement antiraciste et « des droits civiques » (Black Lives Matter/BLM), qui se développe actuellement, soit une opportunité pour les peuples du Sud de faire valoir les principes d’un alter-développement, à la fois afrocentré et à visée universelle.

Auteur·es : Jacques Berthelot, Saïd Bouamama, Martine Boudet (coordination), Thierry Brugvin, Esmathe Gandi, Claude Layalle, Gus Massiah, Marie-Paule Murail, Kako Nubukpo, Ndongo Samba Sylla, Aminata Traoré.

Avec le soutien des organisations et réseaux suivants : Association pour la défense des droits à l’eau et à l’assainissement/Addea (Sénégal), Attac Burkina, Attac Togo, CADTM Afrique, CEDETIM, Forum pour un autre Mali, FUIQP/Front uni de l’immigration et des quartiers populaires, Plate-Forme panafricaine, réseau SOL.

16,11 €
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À l’heure où l’UNESCO célèbre son 75e anniversaire, il est intéressant de rendre accessibles au public les grands discours qui ont été prononcés dans le cadre de cette institution internationale de la famille de l’ONU.

Permettant au lecteur de revisiter de manière humaine et incarnée toute l’histoire des relations internationales et l’histoire culturelle du XXe et du XXIe siècle, cet ouvrage sera très utile aux étudiants en histoire, en science politique, et en journalisme, aux élèves des classes préparatoires, ainsi qu’aux diplomates et fonctionnaires internationaux. Plus largement, il intéressera tous les amateurs d’histoire et de culture littéraire, scientifique et politique, qui apprécieront sa pluridisciplinarité et son ouverture mondiale.

Chloé Maurel, ancienne élève de l’ENS de la rue d’Ulm, est agrégée et docteure en histoire. Sa thèse portait sur l’histoire de l’UNESCO. Elle est spécialiste de l’histoire de l’UNESCO et de l’ONU, ainsi que de l’histoire globale. 

Table des matières

Introduction.                                                                          

Ellen Wilkinson, femme politique et écrivaine féministe britannique, discours prononcé lors de l’ouverture de la Conférence constitutive de l’Unesco à Londres le 1er novembre 1945.                                                                                    

 

Clement Attlee, Premier ministre britannique, discours à la Conférence constitutive de l’Unesco, à Londres le 1er novembre 1945.        

René Cassin, juriste français, Représentant de la France à la Conférence de Londres, discours prononcé le 16 novembre 1945.  

Léon Blum, homme politique socialiste français, discours radiodiffusé sur la création de l’Unesco, début 1946.          

Jean Paul Sartre, écrivain français, discours lors d’une série de conférences organisées par l’Unesco à Sorbonne, Paris le 1er novembre 1946.      

Sarvepalli Radhakrishnan, intellectuel indien, discours prononcé le 22 novembre 1946 lors de la série de conférences organisée par l’Unesco à la Sorbonne, Paris. 

Louis Aragon, écrivain français, discours sur « Les élites contre la culture », prononcé le 28 novembre 1946, lors de la série de conférences organisée par l’Unesco à la Sorbonne,
 Paris                                                                                      

Julian Huxley, scientifique britannique, premier Directeur général de l’Unesco (1946-1948), discours d’entrée en fonction à la première session de la Conférence générale, Paris le 7 décembre 1946.                                                                      

Archibald MacLeish, intellectuel et poète américain, Bibliothécaire du Congrès, discours radiodiffusé le 12 décembre 1946 sur le thème « Peut-on enseigner la paix ? »       

Julian Huxley, scientifique britannique, Directeur général de l’Unesco (1946-1948), discours prononcé à la 3e session de la Conférence générale de l’Unesco, à Beyrouth le 10 décembre 1948.                                                                        

Jaime Torres Bodet, intellectuel mexicain, Directeur général de l’Unesco (1948-1952), discours d’entrée en fonction, prononcé à la 3e session de la Conférence générale de l’Unesco, à Beyrouth, le 10 décembre 1948.                                    

Jaime Torres Bodet, intellectuel mexicain, Directeur général de l’Unesco (1948- 1952), discours devant la Commission nationale des États-Unis à Cleveland (Ohio), le 1er avril 1949.                                                                                      

Maria Montessori, pédagogue italienne, à la première session du Conseil d’administration de l’Institut de l’Unesco pour l’Éducation, à Wiesbaden (Allemagne) le 19 juin 1951.                                                                                             

Taha Hussein, écrivain égyptien, discours prononcé à l’occasion de la Conférence internationale des artistes, à Venise le 11 août 1952.  

Luther Evans, administrateur américain, Directeur général de l’Unesco (1953- 1958), discours d’entrée en fonction devant la Conférence générale, à Paris le 3 juillet 1953.   

Paulo de Berrêdo Carneiro, savant et diplomate brésilien, discours prononcé devant la Conférence générale de l’Unesco à Montevideo, le 16 novembre 1954.       

Bertrand Russell, scientifique et écrivain britannique, discours d’acceptation du prix Kalinga, prononcé à Paris le 28 janvier 1958.        

André Malraux, ministre de la Culture français, lors de la cérémonie de lancement de la première Campagne internationale pour la sauvegarde des monuments de Nubie, à Paris le 8 mars 1960.                                                                            

Amadou Hampâté Bâ, intellectuel malien, discours devant la 11e session de la Conférence générale, à Paris le 1er et 14 décembre 1960.

Jawaharlal Nehru, chef d’État indien, discours prononcé lors de sa visite à l’Unesco, à Paris le 26 septembre 1962.    

René Maheu, intellectuel français, Directeur général de l’Unesco (1961-1974), discours devant la Conférence générale de l’Unesco, à l’occasion de sa prise de fonction comme Directeur général, prononcé à Paris le 15 novembre 1962.                  

René Maheu, intellectuel français Directeur général de l’Unesco (1961-1974), discours prononcé à l’ouverture de la Conférence Internationale sur la Jeunesse, à Grenoble (France), le 23 août 1964.                                                                        

Charles de Gaulle, Président de la République française, discours à l’occasion du Vingtième anniversaire de l’Unesco, à Paris le 4 novembre 1966.          

Valentina Terechkova, cosmonaute soviétique, devant le Conseil exécutif de l’Unesco, à Paris, le 5 novembre 1966.   

René Maheu, intellectuel français, Directeur général de l’Unesco (1961-1974). Discours prononcé à l’ouverture du colloque sur le rôle de Karl Marx dans le développement de la pensée scientifique contemporaine, prononcé au siège de l’Unesco à Paris le 8 mai 1968.   

Indira Gandhi, Première ministre indienne, discours d’ouverture de la Conférence sur l’application de la science et de la technique au développement de l’Asie (CASTASIA), prononcé à New Delhi (Inde) le 9 août 1968.                                   

René Maheu, intellectuel français, Directeur général de l’Unesco de 1961 à 1974, lors de l’inauguration des temples d’Abou Simbel, à Abou Simbel (Égypte) le 22 septembre 1968.                                                                           

Claude Lévi Strauss, anthropologue et ethnologue français, discours prononcé à l’Unesco, Paris le 23 mars 1971.      

Margaret Mead, anthropologue et féministe, discours d’acceptation du Prix Kalinga 1970, à Paris le 2 décembre 1971.           

Pablo Neruda, poète chilien et Représentant permanent du Chili auprès de l’Unesco, discours prononcé à la 17e session de la conférence générale, à Paris le 19 octobre 1972.

Amadou Mahtar M’Bow, intellectuel sénégalais, Directeur général de l’Unesco (1974-1987), discours d’entrée en fonction, prononcé devant la Conférence générale à sa 18e session, à Paris le 15 novembre 1974.                                            

Amadou Mahtar M’Bow, homme politique sénégalais, Directeur général de l’Unesco (1974-1987). Appel pour le retour à ceux qui l’ont créé d’un patrimoine culturel irremplaçable, lancé à Paris en juin 1978.                                                  

Le Pape Jean-Paul II, souverain pontife de l’Église catholique (1978 - 2005), discours à l’occasion de sa visite à l’Unesco, Paris le 2 juin 1980.   

Ahmed Sékou Touré, Premier Président de Guinée, discours à la 21e session de la Conférence générale de l’Unesco, à Belgrade (Yougoslavie) le 6 octobre 1980.   

Rigoberta Menchú Tum, militante autochtone guatémaltèque, discours à l’occasion de la remise du prix UNESCO pour l’éducation à la paix, prononcé au siège de l’UNESCO à Paris en 1990.                                                                          

Nelson Mandela, homme politique sud-africain, discours de réception du prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Paris le 3 février 1992.         

Melina Mercouri, actrice, chanteuse et femme politique grecque, ministre de la Culture et chef de la délégation de la Grèce, discours prononcé devant la Conférence générale de l’Unesco à Paris, le 15 novembre 1993.                                          

Mohamed Bedjaoui, président de la Cour internationale de justice, à la 2e session du Comité international de bioéthique (CIB), à Paris le 21 septembre 1994.         

Simone Veil, ministre française des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, discours prononcé à la 2e session du Comité international de bioéthique de l’Unesco, à Paris le 22 septembre 1994.                                                                       

Jacques Chirac, Président de la République française, discours sur la question du choc des civilisations, les échanges et le dialogue entre les civilisations et cultures, la diversité culturelle, la mondialisation et le respect de l’autre, prononcé à l’ouverture de la 31e session de la Conférence générale de l’Unesco, à Paris, le 15 octobre 2001.       

Wole Soyinka, écrivain nigérian, discours prononcé lors de la Table ronde de haut niveau organisée conjointement par l’Unesco et le PNUE à l’occasion du Sommet mondial pour le développement durable, à Johannesburg (Afrique du Sud) le 3 septembre 2002.

Arjun Appadurai, sociologue et anthropologue indien, lors de la Table ronde de haut niveau organisée conjointement par l’Unesco et le PNUE à l’occasion du Sommet mondial pour le développement durable, à Johannesburg (Afrique du Sud) le 3 septembre 2002.      

Taslima Nasreen, écrivaine et journaliste du Bangladesh, discours de réception du prix Unesco-Madanjeet Singh pour la promotion de la tolérance et de la non-violence, Paris le 16 novembre 2004.                                                                        

Luiz Inácio Lula da Silva, Président de la République fédérative du Brésil, discours de réception du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Paris le 7 juillet 2009                                                                                      

Henri Lopes, écrivain, homme politique et diplomate congolais, Ambassadeur de la République du Congo en France, discours prononcé lors du panel de haut niveau à l’occasion du Xe anniversaire de la Déclaration universelle sur la diversité culturelle, Paris le 2 novembre 2011.

Audrey Azoulay, femme politique française, Directrice générale de l’Unesco depuis 2017, discours prononcé à l’occasion de Conférence internationale pour le relèvement et la réhabilitation de Mossoul, à Paris le 10 septembre 2018.                    

Emmanuel Macron, Président de la République française, discours prononcé lors du Forum sur la gouvernance de l’internet, à Paris le 12 novembre 2018.

Audrey Azoulay, femme politique française, Directrice générale de l’Unesco depuis 2017, discours à l’occasion du lancement de l’Année internationale des langues autochtones, à Paris le 28 janvier 2019.                                                         313

Conclusion.                                                                             

Crédits photographiques. 

 À l’heure où l’UNESCO, Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, célèbre son 75e anniversaire, il est particulièrement intéressant de rendre accessibles au public les textes des grands discours qui ont été prononcés dans le cadre de cette institution internationale de la famille de l’ONU.

En effet, de Jean-Paul Sartre à Nelson Mandela, de Pablo Neruda à Taslima Nasreen, ce sont des orateurs du monde entier qui se sont exprimés à la tribune de l’UNESCO, des intellectuels, des scientifiques, des écrivains, des hommes ou femmes d’État, et toujours dans un même esprit de paix, de compréhension internationale et de promotion des droits de l’homme.

Ce livre illustré, qui, pour la première fois, présente, retranscrit et analyse les plus importants discours prononcés dans le cadre de l’UNESCO en 75 ans d’existence, fait résonner dans nos esprits ces propos de paix qui ont été tenus par des intellectuels, des scientifiques, des artistes et des hommes et femmes politiques du monde entier partageant l’esprit humaniste de cette institution internationale.

De Julian Huxley à Amadou Hampâté Bâ, de Maria Montessori à Simone Veil, de Claude Lévi-Strauss à Indira Gandhi, ils ont tous contribué à donner un retentissement mondial au message de cette Organisation.

Permettant au lecteur de revisiter de manière humaine et incarnée toute l’histoire des relations internationales et l’histoire culturelle du XXe et du XXIe siècle, cet ouvrage sera très utile aux étudiants en histoire, en science politique, et en journalisme, aux élèves des classes préparatoires, ainsi qu’aux diplomates et fonctionnaires internationaux. Plus largement, il intéressera tous les amateurs d’histoire et de culture littéraire, scientifique et politique, qui apprécieront sa pluridisciplinarité et son ouverture mondiale.

Chloé Maurel, ancienne élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, est agrégée et docteure en histoire. Sa thèse portait sur l’histoire de l’UNESCO. Elle est spécialiste de l’histoire de l’UNESCO et de l’ONU, ainsi que de l’histoire globale. Elle a publié notamment Histoire de l’UNESCO (L’Harmattan, 2010), Manuel d’histoire globale (Armand Colin, 2014), Histoire des idées des Nations unies (L’Harmattan, 2015), et Une brève histoire de l’ONU au fil de ses dirigeants (éditions du croquant, 2017).

17,06 €
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Noël 1920. 285 délégués sont réunis pour le XVIIIe Congrès du Parti : ce sont les représentants de la France laborieuse, qui vient d’émerger du cauchemar de la guerre. Durant cinq jours, ils vont s’exprimer pour ou contre l’adhésion de leur parti à la IIIe, provoquant la scission de leur formation : les majoritaires fonderont la SFIC, c’est-à-dire le Parti communiste, alors que les minoritaires se replieront sur la « vieille maison » socialiste. Ce Congrès a introduit le soupçon et la défiance, et celui inhérent au pouvoir personnel. Comment dépasser ces fléaux sans retour à la souveraineté populaire ? Un jour peut-être, « la liberté enfin s’éveille(ra) au souffle de la vie ».

Jean A. Chérasse, cinéaste documentariste, est agrégé d’histoire.

Recensions

Sur un blog de Médiapart

Sur le blog de Christophe Patillon

Entretiens

Sur Radio Cause commune, Le monde en questions

Noël 1920. Dans la salle du Manège à Tours, 285 délégués de 89 fédérations de la SFIO sont réunis pour le XVIIIe Congrès du ­Parti : ce sont les représentants de la France laborieuse, qui vient d’émerger du cauchemar de la guerre. Durant cinq jours, ils vont s’exprimer pour ou contre l’adhésion de leur parti à la IIIe Internationale récemment créée à Moscou, provoquant ainsi la scission de leur formation en deux entités différentes (adversaires ?) : les majoritaires fonderont la SFIC, c’est-à-dire le Parti communiste, alors que les minoritaires se replieront sur la « vieille maison » socialiste.

L’événement a certes fait l’objet d’une historiographie savante et pertinente mais il gagne à être revisité aujourd’hui, à l’occasion du centenaire, dans le contexte de la longue durée, notamment dans le sillage de la Commune de Paris et des idées qu’elle a pu semer au cours de ses 72 journées « immortelles ». En effet, quelles furent les raisons profondes de cette scission ?  Pourquoi après toutes les révolutions du 19e siècle cette grande division du mouvement des classes laborieuses, entravant toutes les luttes sociales et remettant toujours au lendemain l’espoir de « changer la vie » ?

Comment ce grand sabordage de l’émancipation prolétarienne a-t-il perduré en paralysant le combat anti-capitaliste et en fragmentant aujourd’hui encore les forces de gauche qui sont réduites désormais à l’impuissance contre l’autocratie républicaine ­bourgeoise ?

Le Congrès de Tours a introduit, avec le virus bolchévique du soupçon et de la défiance, et celui, mégalomaniaque, inhérent au pouvoir personnel, le poison de la division dans la doxa politique de la gauche : peut-on survivre à ces fléaux sans un recours au vaccin de la souveraineté populaire ? Un jour peut-être, « la liberté enfin s’éveille(ra) au souffle de la vie ».

Jean A. Chérasse, cinéaste documentariste, agrégé d’histoire, ­titulaire du blog « Vingtras » sur  Mediapart.

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