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Le « syndrome de la vie de merde » est mortel. Autrement dit, les inégalités tuent. Issues de nos modes d’organisation éducative, sociale et politique, elles ont en effet des conséquences multiples, notamment sur la santé. Au milieu du 19e siècle, un médecin français, Louis René Villermé, fit une découverte qui allait révolutionner les représentations : la durée de vie est bien moins déterminée par des forces occultes ou la volonté divine que par l’« aisance », le niveau des revenus et d’éducation, la profession et l’habitat. Les plus pauvres meurent plus jeunes ! La différence d’espérance de vie à la naissance en France est aujourd’hui de treize ans entre les plus pauvres et les plus fortunés. C’est la vocation de cet ouvrage d’expliquer ce que sont les inégalités sociales de santé et de montrer ce qui les détermine afin de tracer quelques perspectives pour y remédier. 

Alfred Spira est médecin et professeur d’épidémiologie.

Nicolas Leblanc est médecin de santé publique et élu local en charge du projet de territoire de santé de Fontenay-sous-Bois.

Recension

Dans l'Humanité Dimanche du 23 avril

Dans Liens socio

Sur le site VIF

Le « syndrome de la vie de merde » est mortel. Autrement dit, les inégalités tuent. Issues de nos modes d’organisation éducative, sociale et politique, elles ont en effet des conséquences multiples, notamment sur la santé. Au milieu du 19e siècle, un médecin français, Louis René Villermé, fit une découverte qui allait révolutionner les représentations : la durée de vie, ce que l’on nomme aujourd’hui l’espérance de vie à la naissance, est bien moins déterminée par des forces occultes (les vents, les humeurs, les astres…) ou la volonté divine que par l’« aisance », le niveau des revenus et d’éducation, la profession et l’habitat. Les plus pauvres meurent plus jeunes ! La différence d’espérance de vie à la naissance en France est aujourd’hui de treize ans entre les plus pauvres et les plus fortunés. Derrière ces différences tout au long de l’échelle des revenus se cache une réalité sociale qui doit être comprise pour être corrigée. C’est la vocation de cet ouvrage d’expliquer ce que sont les inégalités sociales de santé et de montrer ce qui les détermine afin de tracer quelques perspectives pour y remédier. 

Alfred Spira, médecin professeur d’épidémiologie, contribue à la prise en considération de la santé dans la dynamique sociale, face aux grands enjeux contemporains tels que les modifications de l’environnement, les migrations, l’accès aux droits humains.

Nicolas Leblanc, médecin de santé publique au sein du premier groupe mutualiste de protection sociale en France, est élu local en charge du projet de territoire de santé de Fontenay-sous-Bois et intervient en tant qu’expert dans de nombreux cercles de réflexion.

11,37 €
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L’ascension d’Éric Zemmour sur la scène politico-médiatique repose sur le mythe d’un homme érudit et du côté du « peuple ». Il serait « cultivé », contre les « élites », « républicain », et pourrait restaurer la « grandeur perdue » de la France. Cet essai prend le parti de réduire à néant toutes ces affirmations, et bien d’autres, par une analyse intégrale de l’œuvre du polémiste. 

L’exercice est inédit. La vérité d’un « intellectuel » ne se trouve pas dans ce qui se dit de lui, il faut donc passer au crible ses essais et ses romans pour cerner sa pensée et ne pas tomber dans le piège de la « petite phrase ». 

Est-il cultivé ? Charly Salkazanov dévoile l’imposture ! Inventeur du « populisme lettré », Éric Zemmour tourne comme un poisson dans un bocal en usant toujours des mêmes citations d’un ouvrage à un autre, quand il ne recycle tout simplement pas ses bonnes pages. 

Cet homme pourrait être notre prochain Président…

Recensions

Dans le Nouvel économiste

Sommaire

Introduction

Chapitre 1. Le tombeau d’un ­héraut

Chapitre 2. Sa vision de la société : des théories sur le genre « mâle » inspirées

Chapitre 3. Sa vision de l’étranger : « diviser pour régner »

Chapitre 4. Sa méthode pour conquérir le pouvoir

Chapitre 5. Une vision du monde déconnectée du réel : le rejet pour programme

Conclusion

L’ascension d’Éric Zemmour sur la scène politico-médiatique repose sur le mythe d’un homme érudit et du côté du « peuple ». Il serait « cultivé », contre les « élites », « républicain », et pourrait restaurer la « grandeur perdue » de la France. Cet essai prend le parti de réduire à néant toutes ces affirmations, et bien d’autres, par une analyse intégrale de l’œuvre du polémiste. 

L’exercice est inédit. La vérité d’un « intellectuel » ne se trouve pas dans ce qui se dit de lui, il faut donc passer au crible ses essais et ses romans pour cerner sa pensée et ne pas tomber dans le piège de la « petite phrase ». Zemmour méprise le « peuple », prône une justice de classes, exclut du « peuple » une grande partie de la population (« bobos », salariés « cosmopolites », enfants d’immigrés, musulmans), a tenu des propos antisémites pires que ceux concernant le maréchal Pétain, qui sont passés inaperçus. 

Est-il cultivé ? Charly Salkazanov dévoile l’imposture ! Inventeur du « populisme lettré », Éric Zemmour tourne comme un poisson dans un bocal en usant toujours des mêmes citations d’un ouvrage à un autre, quand il ne recycle tout simplement pas ses bonnes pages. 

Cet homme pourrait être notre prochain Président…

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De la mobilisation des gilets jaunes à la pandémie, de la réforme des retraites aux polémiques sur le séparatisme, de l’incendie de Notre-Dame à la mort de Johnny Halliday, de l’assaut du Capitole à la crise ukrainienne, Denis Sieffert a décrypté semaine après semaine les événements, tous chargés de sens, qui ont marqué la présidence Macron. Au fil de l’actualité, il interroge la personnalité et la fonction historique de ce président né à la politique sur la dépouille du parti socialiste, et qui rêve de pousser jusqu’au bout la logique libérale. À l’écart de l’écume médiatique, l’auteur propose une grille de lecture engagée, délibérément sociale, pour mieux comprendre les ressorts d’une époque inquiétante, avec ses inégalités abyssales, ses violences, une extrême droite conquérante, des tensions internationales et, par dessus tout, une terrible perte de confiance dans la parole publique. Il n’épargne pas non plus la gauche dont la crise est devenue l’arme principale de Macron et de ses semblables.

Table des matières

Introduction 

La crise grecque ou la gauche interdite

Cette présidentielle qui dévore tout 

Une jacquerie par les urnes 

États-Unis : une campagne obscène

Monde d’hier et de demain

La gauche et la victoire de Trump

Rastignac à l’Élysée

En marche… arrière

Johnny, quand même…

Gaza, un désastre moral

Macron, ou l’ art du double langage 

Leçons italiennes 

Uniformité contre égalité 

Variations abusives sur le thème de  la  paix 

Un sondage inquiétant 

Un moment d’ivresse 

Mélenchon et nous  

La stratégie du pourrissement  

Une société malade  

Le temps de toutes les confusions 

Quand l’Histoire brûle 

Indépendants et engagés 

Ces ventes d’ armes scandaleuses  

Un besoin d’espoir 

La conscience et la loi 

Inventaire à la Prévert 

Deux affaires révélatrices 

Le pari russe de Macron 

Mémoire et oubli 

L’ autre face de la radicalisation 

Violences sociales et déni de réalité 

Un message positif 

Cinéma à l’Elysée 

Une crise globale 

Le système et ses zélateurs 

Faux rebelle, vrai démagogue 

Politique à l’envers et verticalité du pouvoir 

De Minneapolis à Bondy 

Quand Macron décrète la fin de l’Histoire 

Un mauvais débat au mauvais moment 

Trump et le délire complotiste

Le crime et le rituel

Silence dans les rangs

Les leçons de Donald Trump

De la crise de la police à la crise politique

Légion de déshonneur

Trump et ses fachos

L’effet Navalny

Apartheid vaccinal

Ce que dit le débat sur l’islamo-gauchisme

Le mauvais procès fait à l’Unef 

Un système opaque

Devoir de vigilance

Cette guerre coloniale qu’il faut nommer

Traiter les vraies causes du conflit

Les ambiguïtés de Mélenchon

La tragédie de Mila

Petites et grandes causes de l’ abstention

Les déboires judiciaires de la macronie

Ce que révèle l’ affaire des sous-marins

De quoi « Nanard » a été le nom

17 octobre 1961 : un acte de guerre

Le nucléaire, énergie du passé

Le périlleux voyage de Macron à Moscou

De la mobilisation des gilets jaunes à la pandémie, de la réforme des retraites aux polémiques sur le séparatisme, de l’incendie de Notre-Dame à la mort de Johnny Halliday, de l’assaut du Capitole à la crise ukrainienne, Denis Sieffert a décrypté semaine après semaine les événements, tous chargés de sens, qui ont marqué la présidence Macron. Au fil de l’actualité, il interroge la personnalité et la fonction historique de ce président né à la politique sur la dépouille du parti socialiste, et qui rêve de pousser jusqu’au bout la logique libérale. À l’écart de l’écume médiatique, l’auteur propose une grille de lecture engagée, délibérément sociale, pour mieux comprendre les ressorts d’une époque inquiétante, avec ses inégalités abyssales, ses violences, une extrême droite conquérante, des tensions internationales et, par dessus tout, une terrible perte de confiance dans la parole publique. Il n’épargne pas non plus la gauche dont la crise est devenue l’arme principale de Macron et de ses semblables.

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Ce livre est le volume II de la série d'ouvrages écrits par Abdulah Ôcalan dans la prison où le pouvoir autoritaire turc l'a mis à l'isolement. Voici le début de son texte :

Pour me défendre contre le système capitaliste, il faut que je commence par me libérer de ses formatages mentaux. Si nous voulons nous libérer du capitalisme, nous devons cesser de le vénérer comme le Veau d’Or car, ne vous y trompez pas, tout comme un musulman doit s’exclamer Bismillah! (« Au nom de Dieu ! ») avant d’entreprendre quoi que ce soit, le capitalisme nous impose ses propres règles sacrées.

Table des matières

Préface 9

Introduction 21

Première partie

Les facteurs de la naissance du capitalisme 35

I. Rationalisme 39

II. Économisme 64

III. Relation du capitalisme avec le pouvoir politique et le droit 84

IV. L’espace du capitalisme 98

V. Civilisations socio-historiques et capitalisme 111

Deuxième partie

Le capitalisme, ennemi de l’économie 131

I. Le capitalisme n’est pas économie mais pouvoir 139

II. Pourquoi le capitalisme est anti-économie 145

III. Le capitalisme dans son rapport avec la société, la civilisation et l’histoire 151

IV. La situation en Europe à la naissance du capitalisme 190

Troisième partie

Le Léviathan moderne : l’État-nation. La descente de Dieu sur terre 195

I. Le phénomène de la nation et son développement 201

II. Définir l’État 205

III. L’idéologie de la civilisation capitaliste et sa transformation en religion 216

IV. À la mémoire des victimes du génocide juif 226

V. Le pouvoir dans la modernité capitaliste 240

VI. Modernité capitaliste et État-nation 249

Quatrième partie

Le temps de la modernité capitaliste 275

I. Le capitalisme marchand monopoliste 279

II. Révolution industrielle et ère de l’industrialisme 287

III. L’ère de la finance – L’empire de l’ argent 304

Conclusion 325

Ce livre est le volume II de la série d'ouvrages écrits par Abdulah Ôcalan dans la prison où le pouvoir autoritaire turc l'a mis à l'isolement. Voici le début de son texte :

Pour me défendre contre le système capitaliste, il faut que je commence par me libérer de ses formatages mentaux. Si nous voulons nous libérer du capitalisme, nous devons cesser de le vénérer comme le Veau d’Or car, ne vous y trompez pas, tout comme un musulman doit s’exclamer Bismillah! (« Au nom de Dieu ! ») avant d’entreprendre quoi que ce soit, le capitalisme nous impose ses propres règles sacrées.

La première règle sacrée imposée par le capitalisme est la « méthode scientifique ». Cette méthode n’est pas la « morale de liberté » - indispensable à l’existence de la société humaine - passée au filtre de la vie sociale. Au contraire, il s’agit d’une culture matérielle et mentale qui produit la servitude la plus avancée ; qui, précisément parce qu’elle nie la vie sociale, mène la société vers la dégénérescence et la décomposition. 

Mon argument fondamental pour tenter de me libérer de cette culture et de cette mentalité ne peut être rien d’autre que moi-même. Descartes - dont la philosophie a, peut-être sans qu’il le veuille, fourni la base du capitalisme - doutait de tout, sauf de lui-même. Aurait-il dû douter de lui-même aussi ? Et, plus important, comment s’était-il retrouvé dans cette situation ? Il y a dans l’histoire des états de doute similaires à la situation qu’il a vécue, tels que la construction de Dieu par les prêtres sumériens, les doutes théistiques profonds du prophète Abraham, l’entreprise du prophète Mahomet, le scepticisme ionien. Lors de ces étapes historiques, tant la nouvelle mentalité dans laquelle on entre, que les mentalités précédentes qui doivent être rejetées, ont la particularité de façonner radicalement la société. Tout au moins, elles fournissent le paradigme nécessaire à ce refaçonnement.

La raison essentielle de ce doute est l’échec de l’ancien état d'esprit profondément enraciné (ou « structuralité idéologique ») à répondre à l’émergence du nouveau style de vie. Les matrices mentales requises pour la nouvelle vie sont difficiles à créer, elles exigent un profond progrès de la personnalité. Quel que soit le phénomène de doute - entreprise prophétique, phase philosophique ou découverte scientifique - au fond, il cherche toujours à répondre au même besoin : comment mettre en place les matrices mentales indispensables à la nouvelle vie sociale ? Ce terrible scepticisme est caractéristique de cette étape intermédiaire. Les vies splendides de Descartes, de Spinoza et d’Érasme portent les traces de cette phase historique, en un lieu devenu le berceau de l’ascension durable du capitalisme au 16e siècle, c’est-à-dire ce que l’on appelle de nos jours les Pays-Bas. 

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Les classes populaires auraient quitté l’arène politique. On les regarde comme dépolitisées ou désenchantées, parfois unies dans un repli sur la sphère privée ou dans la colère « populiste ». Pourtant tous les cinq ans, le temps d’une élection, une grande partie d’entre elles retrouve le chemin des urnes. À partir d’une enquête menée en 2017 en banlieue parisienne et dans le bassin minier lensois, cet ouvrage cherche à cartographier la façon dont les rapports salariaux façonnent les orientations politiques. Chaque électorat est saisi à partir de ses expériences du travail, de la précarité et des discriminations. L’objectif est de comprendre comment les formes prises par la marchandisation du travail orientent des personnes aux statuts sociaux parfois relativement proches vers des options politiques antagonistes. 

Cette enquête met en lumière la connexion intime entre la crise de la démocratie, la montée de l’extrême-droite et les processus de fragilisation du salariat. Elle permet également de repérer les vécus du travail qui alimentent les dynamiques de résistance et entretiennent l’expression politique des solidarités.

Le collectif Focale (FOndement de la Crise des ALternatives est un collectif qui rassemble des enseignants-chercheurs, docteur-e-s et des et des doctorant-e-s en sociologie, sciences politiques et histoire. À partir d’une enquête quantitative et localisée, il cherche à comprendre les rapports entretenus entre les mutations du travail et la subjectivation politique.

Les classes populaires auraient quitté l’arène politique. On les regarde comme dépolitisées ou désenchantées, parfois unies dans un repli sur la sphère privée ou dans la colère « populiste ». Pourtant tous les cinq ans, le temps d’une élection, une grande partie d’entre elles retrouve le chemin des urnes. À partir d’une enquête menée en 2017 en banlieue parisienne et dans le bassin minier lensois, cet ouvrage cherche à cartographier la façon dont les rapports salariaux façonnent les orientations politiques. Chaque électorat est saisi à partir de ses expériences du travail, de la précarité et des discriminations. L’objectif est de comprendre comment les formes prises par la marchandisation du travail orientent des personnes aux statuts sociaux parfois relativement proches vers des options politiques antagonistes. 

Cette enquête met en lumière la connexion intime entre la crise de la démocratie, la montée de l’extrême-droite et les processus de fragilisation du salariat. Elle permet également de repérer les vécus du travail qui alimentent les dynamiques de résistance et entretiennent l’expression politique des solidarités.

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Nous sommes à peu de mois des élections présidentielle et législatives. Les questions relatives au fonctionnement de la démocratie devraient être au centre des enjeux, tellement la défiance vis-à-vis des institutions est importante. Pourtant nous en sommes fort éloignés.

Ce numéro des Débats de l’ITS se propose de donner quelques éclairages quant à l’état des lieux.

Table des matières

7

Daniel Richter
Crise de la démocratie : vers l’investissement citoyen permanent ? Une course d’obstacles

25

Georges Gontcharoff
La démocratie locale à l’épreuve des institutions

41

Georges Gontcharoff

Quelques réflexions sur les élections municipales de 2020

63

Monique Dental

La parité, l’utopie d’une nouvelle citoyenneté

77

Armelle Danet

La féminisation des instances élues grâce aux lois sur la parité : avancées, reculs et propositions pour aller plus loin

89

Monique Dental

Les quatre conférences mondiales de l’ONU sur les droits des femmes de 1975 à 1995 : perspectives historiques

101

Martine Storti

Reprendre le chemin de l’universel

113

Yveline Nicolas

Le féminisme, pôle de résistance ou soluble dans le capitalisme ?

125

André Prone, Janine-Guespin Michel

Pratiques écomunistes et dynamiques émancipatrices

147

Bernard Ravenel

Non-violence, démocratie et autogestion

Nous sommes à peu de mois des élections présidentielle et législatives. Les questions relatives au fonctionnement de la démocratie devraient être au centre des enjeux, tellement la défiance vis-à-vis des institutions est importante. Pourtant nous en sommes fort éloignés.

Ce numéro des Débats de l’ITS se propose de donner quelques éclairages quant à l’état des lieux.

• Que montrent le mouvement des Gilets jaunes et la Convention citoyenne pour le Climat qui ont marqué le quinquennat ?

• Quelles contradictions laisse apparaître la décentralisation française par rapport à la démocratie ­participative ?

• Au-delà de l’abstention massive, les listes citoyennes ont-elles pu émerger à l’occasion des élections ­municipales de 2020 ?

• La parité femmes/hommes progresse-t-elle de façon irréversible dans les instances de représentation ?

• La mise en œuvre des conventions de l’ONU pour l’égalité des droits femmes/hommes ne marque-t-elle pas une pause inquiétante ?

• Quelles conditions réunir pour que les mouvements féministes obtiennent des avancées décisives ?

• Une lutte exemplaire comme celle des Fralib permet-elle par la suite une appropriation autogestionnaire collective de son sort à partir d’une scop ?

• Les grands mouvements de masse comme les révolutions oranges ou les révolutions arabes qui portent haut et fort la non-violence ne traduisent-ils pas les aspirations à la démocratie dans la période ?

Les articles de ce numéro esquissent des réponses tout en mettant en exergue quelques logiques alternatives qui se dessinent.

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Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux, comme le montrait déjà la première édition de ce réquisitoire. À l’heure du bilan de la mandature, cette nouvelle édition prend en compte les efforts du ministre pour justifier sa politique.

Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elle ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.

Échos

Un débat en ligne sur Médiapart, ici

Sommaire

Pourquoi une nouvelle édition ?

Avant-propos

Deux anecdotes et un récit pour situer l’homme

Une ambition qui vient de loin

Les premiers mensonges

Examen systématique des réformes concernant le premier degré

La maternelle à 3 ans

Le dédoublement des classes de CP et CE1

« Agir pour l’école », et Lego : la « syllabique » sur la sellette

Les méthodes de lecture : Ce que dit la science

Les tests de CP et CE1

Un conseil scientifique qui n’est pas très « scientifique »

Le retour aux 4 jours

Le redoublement

Le second degré

La mixité sociale au collège et les classes bilangues

Le latin et le grec

« Devoirs faits »

Lycée d’enseignement général, baccalauréat, Parcoursup : des réformes qui ne disent pas leur nom

Une mise en œuvre chaotique

Comment rater « la transformation de la voie professionnelle »

La vérité sur l’apprentissage

Rien pour les « décrocheurs »

La formation des enseignants

Il y a plus grave

Et maintenant que faire ?

Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux, comme le montrait déjà la première édition de ce réquisitoire. À l’heure du bilan de la mandature, cette nouvelle édition prend en compte les efforts du ministre pour justifier sa politique.

Mais, quoi qu’il en dise sur un ton toujours très satisfait, aucune des réformes qu’il a engagées n’est réellement éclairée par la science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence, et fondent leurs arguments sur des prémisses largement discutables, quand ils ne trichent pas avec les références bibliographiques. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elle ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.

Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis bientôt 40 ans, et voit, sous des apparences changeantes et des dispositions parfois très techniques, revenir sans cesse les questions non résolues qui hantent notre système éducatif. Car c’est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau sans jamais nous laisser impressionner par les arguments d’autorité de ceux qui veulent nous imposer leur vision de l’École.

Pascal Bouchard, agrégé de lettres et docteur es lettres (sciences de l’éducation) a notamment été enseignant, producteur à France-Culture, directeur de la rédaction de l’Agence Éducation Formation (AEF) et le créateur de ToutEduc.fr.

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Fruit d’un solide travail d’enquête dans plusieurs régions de Russie, cet ouvrage apporte un éclairage original sur une Russie que l’on n’a pas l’habitude de voir sous cet angle. La démonstration est subtile et convie les lecteurs à un voyage au plus profond de la Russie, donnant la parole à des personnes évoluant généralement loin des projecteurs, comme des retraités, ouvriers ou petits entrepreneurs. L’autrice plaide pour une prise en compte, à côté de la critique savante ou théorique, de la critique sociale ordinaire de « bon sens », ancrée dans l’ordinaire du quotidien et dans l’expérience de vie matérielle perçue comme commune à nombre de « petites gens ». Elle propose également d’appréhender la critique sociale en lien avec un certain nationalisme, ou sentiment national, qui ne reproduit pas toujours le discours nationaliste et démagogique d’Etat. Elle montre qu’un certain type de nationalisme « par en bas » peut très bien nourrir un esprit critique envers les dominants et le partage inégal des richesses.

Recensions

Entretien sur Médiapart

Table des matières

Introduction. « Comment est-il possible que les gens vivent si pauvres dans un pays si riche ? » 

penser les catégories : politique ordinaire, critique sociale, nationalisme et autoritarisme

Politique ordinaire

Critique sociale ordinaire

Nationalisme

Nationalisme russe

Projet patriotique du Kremlin

Imaginaire social

Autoritarisme

une typologie croisée : nationalisme, imaginaire social et critique sociale

sens commun, imaginaire national et 

nationalisme d’état

Désir d’appartenance à une « grande communauté » et d’unité nationale

Imaginaire social national : « Nous-nation »

Critique de sens commun

élitisme du nationalisme et de la critique

Vision élitiste de la nation

Imaginaire élitiste : « Nous-gens cultivés »

Critique sociale ordinaire intellectualiste

Bon sens, peuple du commun et nationalisme populaire

Une nation divisée entre bas peuple et oligarchie

Imaginaire social : nous-peuple du commun

Critique sociale ordinaire de bon sens

Élaboration théorique de la critique sociale ordinaire
de bon sens

Conditions d’émergence des différentes critiques sociales ordinaires

Conclusion : une politisation ordinaire

Annexe I : présentation de l’enquête     

Une évolution de l’objet

Diversité géographique et socio-professionnelle

Entretiens ethnographiques

Analyse des données

Annexe ii : tableau des catégories

Fruit d’un solide travail d’enquête dans plusieurs régions de Russie, cet ouvrage apporte un éclairage original sur une Russie que l’on n’a pas l’habitude de voir sous cet angle : celui du potentiel critique dont sont porteuses les classes populaires souvent soupçonnées dans la vulgate médiatique de faire le lit des autocrates à la Poutine. La démonstration est subtile et convie les lecteurs à un voyage au plus profond de la Russie, donnant la parole à des personnes évoluant généralement loin des projecteurs, comme des retraités, ouvriers ou petits entrepreneurs. Où l’on découvre que la critique sociale la plus émancipatrice n’est pas toujours portée par l’élite auto-proclamée « éclairée », ni même par ceux et celles qui s’identifient à l’opposition politique. 

L’autrice plaide pour une prise en compte, à côté de la critique savante ou théorique, de la critique sociale ordinaire de « bon sens », ancrée dans l’ordinaire du quotidien et dans l’expérience de vie matérielle perçue comme commune à nombre de « petites gens ». Elle propose également d’appréhender la critique sociale en lien avec un certain nationalisme, ou sentiment national, qui ne reproduit pas toujours le discours nationaliste et démagogique d’Etat. Elle montre qu’un certain type de nationalisme « par en bas » peut très bien nourrir un esprit critique envers les dominants et le partage inégal des richesses.

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« Il semble que la littérature peut être le greffier de la crise, en faire l’inventaire aussi bien que la radiographie, mais qu’elle doit craindre de se perdre dès lors qu’elle vise la résolution de la crise. »

Cette phrase de Nicolas Mathieu résume ce livre qui tend un micro souvent décalé aux auteurs et autrices. Et il ajoute : 

« En espérant finalement que chaque crise soit une occasion pour la littérature, et que la littérature soit cette crise où nous sommes inlassablement refondus. »

Dorian Astor, Geneviève Damas, Jean-Philippe Domecq, Lola Gruber,
Christine Guinard, Véronique Jacob, Guillaume Poix, Françoise Spiess, Jean-Luc Vincent, Anita Weber,
Introduction de Nicolas Mathieu 

Table des matières

Liste des auteurs·trices

Prologue

Françoise Spiess

Introduction

Nicolas Mathieu

É-cri-se,ou le rêve du monde d’ après

Françoise Spiess

Ce qu’il ne faut pas dire

Jean-Philippe Domecq

Les quatre saisons

Dorian Astor

Des nouvelles du confinement à Trouville

Anita Weber

Nécessaires et essentiels disent-ils

Jean-Luc Vincent

Les endroits de ma vie

Geneviève Damas

Aujourd'hui Madame

Lola Gruber

Un sacre

Guillaume Poix

Et si on mangeait les Legrand

Héléna Villovitch

Nous avons fait silence aussi

Christine Guinard

Conclusion. Et Après ?

Véronique Jacob

« Il semble que la littérature peut être le greffier de la crise, en faire l’inventaire aussi bien que la radiographie, mais qu’elle doit craindre de se perdre dès lors qu’elle vise la résolution de la crise. »

Cette phrase de Nicolas Mathieu résume ce livre qui tend un micro souvent décalé aux auteurs et autrices. Et il ajoute : 

« En espérant finalement que chaque crise soit une occasion pour la littérature, et que la littérature soit cette crise où nous sommes inlassablement refondus. »

8,53 €
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« Il semble que la littérature peut être le greffier de la crise, en faire l’inventaire aussi bien que la radiographie, mais qu’elle doit craindre de se perdre dès lors qu’elle vise la résolution de la crise. »

Cette phrase de Nicolas Mathieu résume ce livre qui tend un micro souvent décalé aux auteurs et autrices. Et il ajoute : 

« En espérant finalement que chaque crise soit une occasion pour la littérature, et que la littérature soit cette crise où nous sommes inlassablement refondus. »

Dorian Astor, Geneviève Damas, Jean-Philippe Domecq, Lola Gruber,
Christine Guinard, Véronique Jacob, Guillaume Poix, Françoise Spiess, Jean-Luc Vincent, Anita Weber,
Introduction de Nicolas Mathieu 

Table des matières

Liste des auteurs·trices

Prologue

Françoise Spiess

Introduction

Nicolas Mathieu

É-cri-se,ou le rêve du monde d’ après

Françoise Spiess

Ce qu’il ne faut pas dire

Jean-Philippe Domecq

Les quatre saisons

Dorian Astor

Des nouvelles du confinement à Trouville

Anita Weber

Nécessaires et essentiels disent-ils

Jean-Luc Vincent

Les endroits de ma vie

Geneviève Damas

Aujourd'hui Madame

Lola Gruber

Un sacre

Guillaume Poix

Et si on mangeait les Legrand

Héléna Villovitch

Nous avons fait silence aussi

Christine Guinard

Conclusion. Et Après ?

Véronique Jacob

« Il semble que la littérature peut être le greffier de la crise, en faire l’inventaire aussi bien que la radiographie, mais qu’elle doit craindre de se perdre dès lors qu’elle vise la résolution de la crise. »

Cette phrase de Nicolas Mathieu résume ce livre qui tend un micro souvent décalé aux auteurs et autrices. Et il ajoute : 

« En espérant finalement que chaque crise soit une occasion pour la littérature, et que la littérature soit cette crise où nous sommes inlassablement refondus. »

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Un ouvrage peu ordinaire. 

À la fois sorte de récit épistolaire, longue conversation écrite entre six amoureux de l’école, d’âges, d’origines et de statuts différents, et ouvrage militant qui, racontant les trois premières années d’un ministre de l’Éducation nationale, pas ordinaire non plus, part d’un constat pour poser des questions et leur apporter des éléments de réponse concrète. 

Le constat est que, depuis qu’elle est républicaine, l’école en France et la démocratie se cherchent, se tournent autour, se rapprochent parfois l’une de l’autre, d’assez près à certains moments, pour se trouver finalement séparées, chaque fois, par des événements divers. 

Questions : comment une école républicaine peut-elle n’être pas démocratique ? Pourquoi faut-il qu’elle le soit ? Comment s’y prendre pour qu’elle le devienne  ? 

Le lecteur trouvera des réponses précises aux deux premières, et pour la troisième, des pistes concrètes, inspirées de tentatives réelles, ayant eu des réussites intéressantes et parfois durables.

Recensions

Sur le site Tout'Educ

Dans les Cahiers pédagogiques

Table des matières

Avant propos : l’École et la démocratie, quelles relations ?

Il a donc fallu préciser

I-Prologue
L’école, des turbulences d’hier au désastre d’ aujourd’hui

Ce désastre, il vient d’où ? 

II- L’ An 1 de l’ère Blanquer : mai-septembre 2017

Les « Six » face à une pluie de brochures et une cascade de réformes

III- L’école dévastée : en trois ans, des dégâts, partout !

L’ ahurissante innovation des « 2S2C »

Erreurs et confusions dans la prétendue querelle des méthodes d’enseignement de la lecture

Erreurs et confusion dans l’ approche de l’écrit, qui, présent partout dans l’environnement de chacun, n’est plus à découvrir, mais s’ apprend par une observation réfléchie, sans passer par l’oral

Erreurs et confusion dans la notion de « lecture » : « déchiffrer oralement » n’est pas « lire » 

Erreurs et confusion dans la place de la relation lettres-sons, ce qu’on appelle parfois « la combinatoire ». Celle-ci n’est ni le déchiffrage, ni « de la lecture » 

Erreurs et confusion dans la notion de « lecture à haute voix » : « déchiffrer oralement », n’est pas « lire à voix haute ».

Erreurs et confusion dans la notion de « fluence » : « vitesse de lecture » n’est pas « accélération du déchiffrage oralisé ». 

Erreurs et confusions dans la notion de « compréhension » : « reconnaître » n’est pas « comprendre »

Erreurs et confusions dans la notion d’évaluation : en pédagogie « évaluer », ce n’est ni « mesurer », ni « juger »

Erreur et confusion dans la symbolique de l’école : l’école n’ a pas à développer « l’esprit de confiance », mais « l'esprit critique »

Erreurs et confusion dramatiques : on ne traite pas un enfant de 3 ans comme un élève de collège

Et, recouvrant toutes ces erreurs, erreurs et confusion dans la conception du métier d’enseignant : « enseigner » ne signifie pas « dresser pour obtenir le résultat » 

Est-ce à dire que tout est foutu ? 

Pause historique : depuis quand le souci de changer l’école existe-t-il ? 

Non ! Tout n’est pas foutu ! 

IV- Une fois tout déblayé, reconstruire…

Une école rêvée ? Une école de rêve ?

 Donc, les rêves mis de côté, pour bâtir un vrai projet, le travail, le travail, commence par des lectures et relectures des grands maîtres à penser

Réfléchir ensemble sur les « six propositions » de Philippe Meirieu

Réfléchir ensemble sur le travail de Charles Pepinster : la question de l’évaluation par notes chiffrées

Des exemples vécus, en France pour comparer

Le premier pas : qui a osé le faire ? Et comment ? 

En quoi ces deux exemples peuvent-ils aider les collègues à faire ce difficile premier pas ?

Par quoi on commence ? Une Déclaration des Droits de… qui ?

Quelques éléments de commentaires sur ces articles dont on espère qu’ils deviendront un jour articles de loi

Après les droits, les « devoirs », ou plutôt les conditions qu’il faut installer pour que ces droits puissent exister.

Les idées forces qui se dégagent de tout ce travail d’information et de clarification

Comment CONCRÈTEMENT agir sur le « politique » ? 

Et si la première cause des difficultés, ici, était au fond d’ordre pédagogique ? 

Entre la population et le politique, un lien à trouver

Des pistes, à suivre en équipe, pour lancer l’ « ébranlement », qui ouvrira la porte… 

Quel(s) mots de la fin ?

Bibliographie

Les SIX vous proposent leurs lectures. 

Un ouvrage peu ordinaire. 

À la fois sorte de récit épistolaire, longue conversation écrite entre six amoureux de l’école, d’âges, d’origines et de statuts différents, et ouvrage militant qui, racontant les trois premières années d’un ministre de l’Éducation nationale, pas ordinaire non plus, part d’un constat pour poser des questions et leur apporter des éléments de réponse concrète. 

Le constat est que, depuis qu’elle est républicaine, l’école en France et la démocratie se cherchent, se tournent autour, se rapprochent parfois l’une de l’autre, d’assez près à certains moments, pour se trouver finalement séparées, chaque fois, par des événements divers. 

Questions : comment une école républicaine peut-elle n’être pas démocratique ? Pourquoi faut-il qu’elle le soit ? Comment s’y prendre pour qu’elle le devienne  ? 

Le lecteur trouvera des réponses précises aux deux premières, et pour la troisième, des pistes concrètes, inspirées de tentatives réelles, ayant eu des réussites intéressantes et parfois durables.

Les auteurs de l’aventure :

Un inspecteur de l’Éducation nationale en retraite, Simon, souhaitant garder l’anonymat. 

Deux anciens instituteurs, Jean-Louis Briand et Alain Miossec. 

Un psychologue scolaire, retraité lui aussi, Laurent Carle.

Un professeur des écoles en activité, David Sire.

Une femme, professeure honoraire d’école normale, puis d’Institut universitaire de formation d’enseignants, Éveline Charmeux, qui a coordonné l’ouvrage.

17,06 €
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Le désir de témoigner de mes années militantes à Saint-Étienne à l’Unef et au PSU entre l’automne 1968 et l’été 1971 est né en. J’ai cependant étendu mes investigations à la période de Mai 68 elle-même, dont je n’avais pas connaissance directe, n’étant pas sur place à l’époque. 

Ce propos vise plusieurs objectifs. Évoquer les personnes que j’ai rencontrées, reconstituer les faits auxquels j’ai participé, ainsi que l’histoire de mes pensées politiques et de mon itinéraire idéologique…Voilà pour la dimension personnelle, où j’ai tenté de me faire l’historien de moi-même en quelque sorte. Mais j’ai aussi essayé d’objectiver une expérience collective avec la volonté d’en transmettre la mémoire. Longtemps pareil exercice m’aurait paru vain, sinon ridicule. À quoi bon jouer aux anciens combattants d’une révolution qui n’a pas eu lieu ? Et quel besoin d’évoquer un univers de pensée dont les questionnements ne sont plus les nôtres ? Ce déni a été largement partagé par la génération de 68.

Table des matières

Introduction 7

Première partie  11

Mon parcours politique et idéologique personnel 11

Au PSU dans la Loire (1966-1967) 13

1967-68, l’année parisienne 15

Mai 68 et ses suites ; le retour à Saint-Étienne 18

À l’Unef et au PSU à Saint-Étienne (fin 68-1971) 21

Deuxième partie  31

Quelques particularités du mouvement étudiant stéphanois et de la situation des ESU 31

Une petite université et un nombre modeste d’adhérents à l’Unef, avant comme après 68 31

Le Mai 68 étudiant 35

Un conflit de légitimité récurrent avec les étudiants communistes au sujet du contrôle de l’AGESE  43

Une composante libertaire de contestation culturelle en Lettres 46

Les autres groupes gauchistes : maoïstes et trotskystes 49

L’hégémonie des ESU et l’importance de la filière catho 52

Le rôle d’Alain Rist et l’organisation locale des ESU 54

Orléans, un congrès délétère 56

Les hésitations post-Orléans et le départ de l’Unef 59

L’impasse du mouvement politique de masse 61

Troisième partie  65

Une fédération PSU enracinée localement
et vigilante face au gauchisme
65

Une fédération importante avant 1968 65

Les mutations de l’après-68 68

La volonté de peser sur l’orientation nationale : une constante 70

Mai 68 73

Après 68 : la rectification du gauchisme 76

La Loire et le congrès de Lille 80

Annexes 87

Repères chronologiques stéphanois 1968/1971 87

Liste des sigles 93

Pour aller plus loin…. 96

Le désir de témoigner de mes années militantes à Saint-Étienne à l’Unef et au PSU entre l’automne 1968 et l’été 1971 est né en. J’ai cependant étendu mes investigations à la période de Mai 68 elle-même, dont je n’avais pas connaissance directe, n’étant pas sur place à l’époque. 

Ce propos vise plusieurs objectifs. Évoquer les personnes que j’ai rencontrées, reconstituer les faits auxquels j’ai participé, ainsi que l’histoire de mes pensées politiques et de mon itinéraire idéologique…Voilà pour la dimension personnelle, où j’ai tenté de me faire l’historien de moi-même en quelque sorte. Mais j’ai aussi essayé d’objectiver une expérience collective avec la volonté d’en transmettre la mémoire. Longtemps pareil exercice m’aurait paru vain, sinon ridicule. À quoi bon jouer aux anciens combattants d’une révolution qui n’a pas eu lieu ? Et quel besoin d’évoquer un univers de pensée dont les questionnements ne sont plus les nôtres ? Ce déni a été largement partagé par la génération de 68.

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