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Un ouvrage peu ordinaire. 

À la fois sorte de récit épistolaire, longue conversation écrite entre six amoureux de l’école, d’âges, d’origines et de statuts différents, et ouvrage militant qui, racontant les trois premières années d’un ministre de l’Éducation nationale, pas ordinaire non plus, part d’un constat pour poser des questions et leur apporter des éléments de réponse concrète. 

Le constat est que, depuis qu’elle est républicaine, l’école en France et la démocratie se cherchent, se tournent autour, se rapprochent parfois l’une de l’autre, d’assez près à certains moments, pour se trouver finalement séparées, chaque fois, par des événements divers. 

Questions : comment une école républicaine peut-elle n’être pas démocratique ? Pourquoi faut-il qu’elle le soit ? Comment s’y prendre pour qu’elle le devienne  ? 

Le lecteur trouvera des réponses précises aux deux premières, et pour la troisième, des pistes concrètes, inspirées de tentatives réelles, ayant eu des réussites intéressantes et parfois durables.

Table des matières

Avant propos : l’École et la démocratie, quelles relations ?

Il a donc fallu préciser

I-Prologue
L’école, des turbulences d’hier au désastre d’ aujourd’hui

Ce désastre, il vient d’où ? 

II- L’ An 1 de l’ère Blanquer : mai-septembre 2017

Les « Six » face à une pluie de brochures et une cascade de réformes

III- L’école dévastée : en trois ans, des dégâts, partout !

L’ ahurissante innovation des « 2S2C »

Erreurs et confusions dans la prétendue querelle des méthodes d’enseignement de la lecture

Erreurs et confusion dans l’ approche de l’écrit, qui, présent partout dans l’environnement de chacun, n’est plus à découvrir, mais s’ apprend par une observation réfléchie, sans passer par l’oral

Erreurs et confusion dans la notion de « lecture » : « déchiffrer oralement » n’est pas « lire » 

Erreurs et confusion dans la place de la relation lettres-sons, ce qu’on appelle parfois « la combinatoire ». Celle-ci n’est ni le déchiffrage, ni « de la lecture » 

Erreurs et confusion dans la notion de « lecture à haute voix » : « déchiffrer oralement », n’est pas « lire à voix haute ».

Erreurs et confusion dans la notion de « fluence » : « vitesse de lecture » n’est pas « accélération du déchiffrage oralisé ». 

Erreurs et confusions dans la notion de « compréhension » : « reconnaître » n’est pas « comprendre »

Erreurs et confusions dans la notion d’évaluation : en pédagogie « évaluer », ce n’est ni « mesurer », ni « juger »

Erreur et confusion dans la symbolique de l’école : l’école n’ a pas à développer « l’esprit de confiance », mais « l'esprit critique »

Erreurs et confusion dramatiques : on ne traite pas un enfant de 3 ans comme un élève de collège

Et, recouvrant toutes ces erreurs, erreurs et confusion dans la conception du métier d’enseignant : « enseigner » ne signifie pas « dresser pour obtenir le résultat » 

Est-ce à dire que tout est foutu ? 

Pause historique : depuis quand le souci de changer l’école existe-t-il ? 

Non ! Tout n’est pas foutu ! 

IV- Une fois tout déblayé, reconstruire…

Une école rêvée ? Une école de rêve ?

 Donc, les rêves mis de côté, pour bâtir un vrai projet, le travail, le travail, commence par des lectures et relectures des grands maîtres à penser

Réfléchir ensemble sur les « six propositions » de Philippe Meirieu

Réfléchir ensemble sur le travail de Charles Pepinster : la question de l’évaluation par notes chiffrées

Des exemples vécus, en France pour comparer

Le premier pas : qui a osé le faire ? Et comment ? 

En quoi ces deux exemples peuvent-ils aider les collègues à faire ce difficile premier pas ?

Par quoi on commence ? Une Déclaration des Droits de… qui ?

Quelques éléments de commentaires sur ces articles dont on espère qu’ils deviendront un jour articles de loi

Après les droits, les « devoirs », ou plutôt les conditions qu’il faut installer pour que ces droits puissent exister.

Les idées forces qui se dégagent de tout ce travail d’information et de clarification

Comment CONCRÈTEMENT agir sur le « politique » ? 

Et si la première cause des difficultés, ici, était au fond d’ordre pédagogique ? 

Entre la population et le politique, un lien à trouver

Des pistes, à suivre en équipe, pour lancer l’ « ébranlement », qui ouvrira la porte… 

Quel(s) mots de la fin ?

Bibliographie

Les SIX vous proposent leurs lectures. 

Un ouvrage peu ordinaire. 

À la fois sorte de récit épistolaire, longue conversation écrite entre six amoureux de l’école, d’âges, d’origines et de statuts différents, et ouvrage militant qui, racontant les trois premières années d’un ministre de l’Éducation nationale, pas ordinaire non plus, part d’un constat pour poser des questions et leur apporter des éléments de réponse concrète. 

Le constat est que, depuis qu’elle est républicaine, l’école en France et la démocratie se cherchent, se tournent autour, se rapprochent parfois l’une de l’autre, d’assez près à certains moments, pour se trouver finalement séparées, chaque fois, par des événements divers. 

Questions : comment une école républicaine peut-elle n’être pas démocratique ? Pourquoi faut-il qu’elle le soit ? Comment s’y prendre pour qu’elle le devienne  ? 

Le lecteur trouvera des réponses précises aux deux premières, et pour la troisième, des pistes concrètes, inspirées de tentatives réelles, ayant eu des réussites intéressantes et parfois durables.

Les auteurs de l’aventure :

Un inspecteur de l’Éducation nationale en retraite, Simon, souhaitant garder l’anonymat. 

Deux anciens instituteurs, Jean-Louis Briand et Alain Miossec. 

Un psychologue scolaire, retraité lui aussi, Laurent Carle.

Un professeur des écoles en activité, David Sire.

Une femme, professeure honoraire d’école normale, puis d’Institut universitaire de formation d’enseignants, Éveline Charmeux, qui a coordonné l’ouvrage.

17,06 €
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Le désir de témoigner de mes années militantes à Saint-Étienne à l’Unef et au PSU entre l’automne 1968 et l’été 1971 est né en. J’ai cependant étendu mes investigations à la période de Mai 68 elle-même, dont je n’avais pas connaissance directe, n’étant pas sur place à l’époque. 

Ce propos vise plusieurs objectifs. Évoquer les personnes que j’ai rencontrées, reconstituer les faits auxquels j’ai participé, ainsi que l’histoire de mes pensées politiques et de mon itinéraire idéologique…Voilà pour la dimension personnelle, où j’ai tenté de me faire l’historien de moi-même en quelque sorte. Mais j’ai aussi essayé d’objectiver une expérience collective avec la volonté d’en transmettre la mémoire. Longtemps pareil exercice m’aurait paru vain, sinon ridicule. À quoi bon jouer aux anciens combattants d’une révolution qui n’a pas eu lieu ? Et quel besoin d’évoquer un univers de pensée dont les questionnements ne sont plus les nôtres ? Ce déni a été largement partagé par la génération de 68.

Table des matières

Introduction 7

Première partie  11

Mon parcours politique et idéologique personnel 11

Au PSU dans la Loire (1966-1967) 13

1967-68, l’année parisienne 15

Mai 68 et ses suites ; le retour à Saint-Étienne 18

À l’Unef et au PSU à Saint-Étienne (fin 68-1971) 21

Deuxième partie  31

Quelques particularités du mouvement étudiant stéphanois et de la situation des ESU 31

Une petite université et un nombre modeste d’adhérents à l’Unef, avant comme après 68 31

Le Mai 68 étudiant 35

Un conflit de légitimité récurrent avec les étudiants communistes au sujet du contrôle de l’AGESE  43

Une composante libertaire de contestation culturelle en Lettres 46

Les autres groupes gauchistes : maoïstes et trotskystes 49

L’hégémonie des ESU et l’importance de la filière catho 52

Le rôle d’Alain Rist et l’organisation locale des ESU 54

Orléans, un congrès délétère 56

Les hésitations post-Orléans et le départ de l’Unef 59

L’impasse du mouvement politique de masse 61

Troisième partie  65

Une fédération PSU enracinée localement
et vigilante face au gauchisme
65

Une fédération importante avant 1968 65

Les mutations de l’après-68 68

La volonté de peser sur l’orientation nationale : une constante 70

Mai 68 73

Après 68 : la rectification du gauchisme 76

La Loire et le congrès de Lille 80

Annexes 87

Repères chronologiques stéphanois 1968/1971 87

Liste des sigles 93

Pour aller plus loin…. 96

Le désir de témoigner de mes années militantes à Saint-Étienne à l’Unef et au PSU entre l’automne 1968 et l’été 1971 est né en. J’ai cependant étendu mes investigations à la période de Mai 68 elle-même, dont je n’avais pas connaissance directe, n’étant pas sur place à l’époque. 

Ce propos vise plusieurs objectifs. Évoquer les personnes que j’ai rencontrées, reconstituer les faits auxquels j’ai participé, ainsi que l’histoire de mes pensées politiques et de mon itinéraire idéologique…Voilà pour la dimension personnelle, où j’ai tenté de me faire l’historien de moi-même en quelque sorte. Mais j’ai aussi essayé d’objectiver une expérience collective avec la volonté d’en transmettre la mémoire. Longtemps pareil exercice m’aurait paru vain, sinon ridicule. À quoi bon jouer aux anciens combattants d’une révolution qui n’a pas eu lieu ? Et quel besoin d’évoquer un univers de pensée dont les questionnements ne sont plus les nôtres ? Ce déni a été largement partagé par la génération de 68.

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Le rôle méconnu du PSU dans la mobilisation 

contre la répression de la manifestation 

du 17 octobre 1961 à Paris

Le 17 octobre 1961, alors que les pourparlers qui devaient déboucher sur les Accords d’Évian étaient engagés entre la France et le FLN algérien, la manifestation organisée par la fédération de France du FLN à Paris et en région parisienne, pour desserrer l’étau du « couvre-feu ethnique » qui était imposé aux « Français musulmans algériens », est violemment réprimée par la police placée sous les ordres du préfet Papon. 

Plusieurs centaines de morts ont endeuillé ce qui a constitué, selon des historiens britanniques, « la répression la plus meurtrière d’une foule désarmée dans toute l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale ». 

Pourtant, une chape de mensonges et de silence se répand très vite sur ce qui apparaîtra par la suite comme un crime d’État, inspiré par ceux qui entendaient entraver les négociations voulues par le général de Gaulle.

Table des matières

Avant-propos 7

Introduction. Pourquoi le 17 octobre 1961 ?

Première partie : Du mensonge colonial à l’insurrection algérienne, par Jean-François Merle 11

Deuxième partie : Contre la gangrène, la riposte initiée par le PSU, par Bernard Ravenel 29

Intervention de Claude Bourdet 45

Troisième partie : La lente émergence de la mémoire, par Gilles Manceron 68


Témoignages

Édouard DEPREUX 87

Marc HEURGON 92

Michel ROCARD 110

Jean-Louis ANDREANI 113

Bernard RAVENEL 116

Guy PHILIPPON 122

Noëlline CASTAGNEZ 125

Georges GONTCHAROFF 129

Françoise BRUNSTEIN-FRAGER 131

Dominique FRAGER 133

À travers la presse 135

« Pourquoi ils manifestent » 135

Trente mille musulmans ont manifesté
contre le couvre-feu onze mille cinq cents arrestations
- trois morts – plus de soixante blessé 141

Contre les dernières mesures policières du gouvernement : 25.000 algériens manifestent à paris 146

Une liste impressionnante 151

Le préfet de police a moins parlé des sévices que des conditions du maintien de l’ordre 153

Une manifestation P.S.U. place Clichy
et boulevard Poissonnière 161

Halte au fascisme et a la guerre 164

Communiqué du P.S.U. 167

Un document C. F. T. C. : « face au racisme » 168

Déclaration de l’union générale des étudiants musulmans algériens et des étudiants du parti socialiste unifié 171

Après les « ratonnades » parisiennes
dossier honteux, piètre ministre 174

Le pire : la prolongation de la guerre 177

Le billet de Jean Binot. Le poison 180

Chaque jour, de nouveaux témoignages 181

Postface 183

1er Novembre 1961 : « le PSU fait donner la rue » 183

Bibliographie/Filmographie/Photographies/Remerciements 189

Le 17 octobre 1961, alors que les pourparlers qui devaient déboucher sur les Accords d’Évian étaient engagés entre la France et le FLN algérien, la manifestation organisée par la fédération de France du FLN à Paris et en région parisienne, pour desserrer l’étau du « couvre-feu ethnique » qui était imposé aux « Français musulmans algériens », est violemment réprimée par la police placée sous les ordres du préfet Papon. 

Plusieurs centaines de morts ont endeuillé ce qui a constitué, selon des historiens britanniques, « la répression la plus meurtrière d’une foule désarmée dans toute l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale ». 

Pourtant, une chape de mensonges et de silence se répand très vite sur ce qui apparaîtra par la suite comme un crime d’État, inspiré par ceux qui entendaient entraver les négociations voulues par le général de Gaulle.

Après quelques manifestations de protestation organisées à l’université, le PSU, faute d’avoir pu rassembler la gauche politique et syndicale, organise seul, le 1er novembre, date anniversaire de l’insurrection algérienne, une manifestation place Clichy pour dénoncer la répression sanglante contre une manifestation pacifique et pour exiger la paix en Algérie. 

Il faudra de longues semaines pour que, le 18 novembre puis le 12 décembre, la gauche se rassemble enfin dans la rue derrière les mêmes mots d’ordre.

Après l’indépendance algérienne, un très long travail de mémoire se fera progressivement jour pour briser l’omerta et établir la vérité sur la répression du 17 octobre 1961. Mais paradoxalement, l’historiographie contemporaine passera sous silence le rôle singulier du PSU pour riposter à ce crime d’État et le dénoncer. 

C’est à réparer cet oubli que ce cahier, co-édité par l’Institut Tribune socialiste et l’Institut Édouard-Depreux, entend s’employer. 

Présentation de Gilles Manceron, Jean-François Merle, Bernard Ravenel

Témoignages d’Édouard Depreux, Marc Heurgon, Michel Rocard, Bernard Ravenel, Guy Philippon, Noëlline Castagnez, Georges Gontcharoff, Françoise Brunstein-Frager et Dominique Frager.

Photographies d’Elie Kagan.

9,48 €
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Michel MOUSEL (1940/2020) a été adhérent du Parti socialiste unifié (PSU) durant un quart de siècle et il en a été secrétaire national de 1974 à 1979 : c’est dire s’il a marqué cette organisation et si elle l’a profondément marqué en retour, au point de l’avoir conduit, après la commémoration du cinquantenaire de la création du PSU en 2010, à consacrer ses efforts à la naissance et au développement de l’ITS (Institut Tribune Socialiste – Histoire et actualité des idées du PSU) dont il fut le premier président de 2013 à 2017. 

C’est donc en hommage à la longue relation entre le PSU et Michel Mousel que s’attache ce volume des Cahiers de l’ITS, qui rassemble quelques textes significatifs de sa place et de son rôle dans l’histoire du PSU et de ses thèmes ; s’y ajoutent des témoignages de militants qui l’ont connu, ainsi que des documents permettant de jalonner son parcours militant.

Table des matières

Introduction

Michel Mousel, le PSU au cœur   5

L’ITS en deuil 

Michel Mousel, n’est plus ! 7

Repères chronologiques 9

Textes de Michel Mousel

Révolution, autogestion : ni vieilles lunes, ni lointains soleils 13

Le quadruple virage du dernier quart du siècle 21

C’est quand, l’heure, pour le pouvoir aux travailleurs ? 93

Le PSU dans la lutte contre le programme électronucléaire et pour une politique énergétique alternative 107

À propos de l’énigme Rocard 121

Témoignages

Jean-Claude Gillet, Souvenir d’espérances partagées 131

Pascal Dorival 139

Patrick Viveret, Les deux Michel  143

Postface 

Bernard Ravenel, président de l’ITS,lors de l’adieu à Michel Mousel


M
ichel MOUSEL (1940/2020) a été adhérent du Parti socialiste unifié (PSU) durant un quart de siècle et il en a été secrétaire national de 1974 à 1979 : c’est dire s’il a marqué cette organisation et si elle l’a profondément marqué en retour, au point de l’avoir conduit, après la commémoration du cinquantenaire de la création du PSU en 2010, à consacrer ses efforts à la naissance et au développement de l’ITS (Institut Tribune Socialiste – Histoire et actualité des idées du PSU) dont il fut le premier président de 2013 à 2017. 

C’est donc en hommage à la longue relation entre le PSU et Michel Mousel que s’attache ce volume des Cahiers de l’ITS, qui rassemble quelques textes significatifs de sa place et de son rôle dans l’histoire du PSU et de ses thèmes ; s’y ajoutent des témoignages de militants qui l’ont connu, ainsi que des documents permettant de jalonner son parcours militant.

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L’association d’éducation populaire Réseau Salariat promeut l’extension du salaire à la qualification personnelle comme voie de sortie du capitalisme. Elle s’appuie sur des outils et des institutions existant à l’échelle macropolitique (régime général de la Sécurité sociale, statut des fonctionnaires, etc.) pour élaborer et diffuser des propositions concrètes de développement des droits économiques. Son ambition affirmée de généraliser le salaire attaché à la personne (parfois appelé « salaire à vie ») s’appuie sur une redéfinition du travail et du statut de producteur. 

Pour pallier ces lacunes, Aurélien Catin et Bernard Friot ont invité Daniel Bachet et Benoît Borrits à élaborer le programme d’un séminaire consacré à la refondation de l’entreprise. Cet ouvrage rend compte de l’ensemble des séances. L’objectif est d’outiller le mouvement social, d’inspirer des formations politiques et d’équiper les nombreuses personnes qui se lancent dans la création d’entreprises alternatives.

Sommaire

Introduction générale

Bernard Friot...............................................................................................................9

Chapitre 1 - Reconstruire l’entreprise pour émanciper le travail Daniel Bachet............................................................................................................19

Chapitre 2 - La société de capitaux

Benoît Borrits............................................................................................................43

Chapitre 3 - Remettre l’entreprise au travail

Olivier Favereau.......................................................................................................69

Chapitre 4 - Révolution comptable : vers une entreprise
écologique et sociale

Jacques Richard.......................................................................................................81

Chapitre 5 - La formation macro-économique des profits et ­
l’ action de l’État

Benoît Borrits..........................................................................................................99

Chapitre 6 - Instituer juridiquement l’entreprise

François Morin......................................................................................................123

Chapitre 7 - La coopérative, un modèle pour l’entreprise ? 

Benoît Borrits.........................................................................................................145

Chapitre 8 - L’entreprise comme commun de territoire dans
l’ alternative au capitalisme
 

Hervé Defalvard.....................................................................................................179

Chapitre 9 - Libérer le travail. Des méthodes alternatives au ­management 

Thomas Coutrot.....................................................................................................191

Conclusion générale 

Daniel Bachet.........................................................................................................203

L’association d’éducation populaire Réseau Salariat promeut l’extension du salaire à la qualification personnelle comme voie de sortie du capitalisme. Elle s’appuie sur des outils et des institutions existant à l’échelle macropolitique (régime général de la Sécurité sociale, statut des fonctionnaires, etc.) pour élaborer et diffuser des propositions concrètes de développement des droits économiques. Son ambition affirmée de généraliser le salaire attaché à la personne (parfois appelé « salaire à vie ») s’appuie sur une redéfinition du travail et du statut de producteur. Son accomplissement supposerait l’instauration d’une copropriété d’usage des moyens de production ainsi qu’une forte socialisation de la valeur économique afin de garantir à toutes et tous une qualification inaliénable et une souveraineté au travail, notamment au sein de l’entreprise. À ce jour cependant, l’articulation des perspectives macro-institutionnelles avec le fonctionnement réel de l’entreprise reste embryonnaire.

Pour pallier ces lacunes, Aurélien Catin et Bernard Friot ont invité Daniel Bachet et Benoît Borrits à élaborer le programme d’un séminaire consacré à la refondation de l’entreprise. Cet ouvrage rend compte de l’ensemble des séances (exposés et échanges) et permet d’avoir une vue d’ensemble de l’entreprise sous des éclairages économiques, sociologiques, comptables et juridiques. L’objectif est d’outiller le mouvement social, d’inspirer des formations politiques et d’équiper les nombreuses personnes qui se lancent dans la création d’entreprises alternatives.

Daniel Bachet est professeur émérite de sociologie à l’université d’Évry-Paris-Saclay et chercheur au Centre Pierre Naville. Il a été directeur du département «entreprise» au centre d’études des systèmes et des technologies avancées (CESTA) et chargé de mission au commissariat général du Plan.

Benoît Borrits est chercheur indépendant et engagé. Auteur de plusieurs ouvrages relatifs à l’entreprise, d’un cycle de 13 vidéos d’initiation à l’économie (economie.org) et initiateur du Salaire minimum socialisé (SMS) présenté sur le site plein emploi.org.

14,22 €
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Si l’on en croit les gros titres de la presse, la SNCF serait une vieille dame incapable de s’adapter aux défis du XXIe siècle. Ses difficultés financières ne sont-elles pas la preuve des limites du modèle du service public ? Le déclin du fret et la croissance du trafic routier ne témoignent-ils pas de l’impuissance du corps social cheminot et des dirigeants du groupe public à faire face à la crise du secteur ?

À l’encontre de ces représentations du sens commun, ce livre propose une analyse pluridisciplinaire des transformations du système ferroviaire français et de son principal acteur, la SNCF, qui resitue leurs évolutions récentes dans une perspective historique. Loin des images d’Épinal qui font de la SNCF un héraut du service public, confronté à partir des années 2000 au libéralisme de la politique ferroviaire impulsée par la Commission européenne, cet ouvrage montre que les transformations à l’œuvre sont le fruit de mutations vieilles de plusieurs décennies.

Table des matières

Liste des auteurs

Préface. Un service public ferroviaire européen face aux urgences climatique et nationaliste ?,

Claude Didry

Introduction,

Hervé Champin, Jean Finez et Alexandre Largier

Chapitre 1. La politique ferroviaire européenne : construire l’Europe du rail par la concurrence ?,

Hervé Champin et Patricia Perennes

Chapitre 2. Quel service public ferroviaire en France au XXIe siècle ? À propos de la loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire,

Laurent Quessette

Chapitre 3. La « nouvelle SNCF », dernier avatar de la restructuration de la Société nationale des chemins de fer français,

Rémi Brouté

Chapitre 4. Une histoire du rail bouclée ? Concurrence, dette et statut cheminot au prisme du « nouveau pacte ferroviaire »,

Jean Finez et Laurent Quessette

Chapitre 5. La SNCF, instrument de la politique industrielle. Du « colbertisme high tech » à la fin de la « mère poule »,

Georges Ribeill

Chapitre 6. « Montrer du bleu » : les mutations marchandes de la Surveillance Générale,

Florent Castagnino

Chapitre 7. « Moderniser » Fret SNCF, au prix d’une perte des savoirs de métier et d’un risque pour la sécurité,
Isabelle Besse et Julien Kubiak

Chapitre 8. Transformation des organisations, sécurités et identités de métier au sein de la maintenance ferroviaire : le cas des caténairistes,

Alexandre Largier et Charles Stoessel

Chapitre 9. Sous-traitance du nettoyage : ce que la fidélisation des sous-traitants fait au travail et aux travailleurs,

Marion Duval

Conclusion. Les reconfigurations politico-juridiques des chemins de fer,

Marnix Dressen-Vagne

Si l’on en croit les gros titres de la presse libérale, la SNCF serait une vieille dame incapable de s’adapter aux défis du XXIe siècle. Ses difficultés financières ne sont-elles pas la preuve des limites du modèle du service public ? Le déclin du fret et la croissance du trafic routier ne témoignent-ils pas de l’impuissance du corps social cheminot et des dirigeants du groupe public à faire face à la crise du secteur ? 

À l’encontre de ces représentations du sens commun, ce livre propose une analyse pluridisciplinaire des transformations du système ferroviaire français et de son principal acteur, la SNCF, qui resitue leurs évolutions récentes dans une perspective historique. Loin des images d’Épinal qui font de la SNCF un héraut du service public, confronté à partir des années 2000 au libéralisme de la politique ferroviaire impulsée par la Commission européenne, cet ouvrage montre que les transformations à l’œuvre sont le fruit de mutations vieilles de plusieurs décennies. 

L’ouvrage éclaire ces changements à travers trois tableaux, correspondants à autant de parties. La première partie est consacrée aux politiques publiques et aux évolutions du droit national et communautaire à l’origine de l’ouverture à la concurrence et de l’effritement du modèle traditionnel du service public. La deuxième se concentre sur les stratégies de la SNCF et les glissements marchands de sa politique commerciale. La troisième interroge enfin les conséquences de cette nouvelle politique sur le travail et l’emploi. Si la filialisation, la sous-traitance et la recherche de flexibilité ont des effets sur le travail et ses conditions de réalisation, ces transformations ne signent pas fatalement l’arrêt de mort du service public ferroviaire, qui peut encore se réinventer. 

18,96 €
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Nous vivons l'époque des engloutissements. Le monde issu de l'après Libération disparaît par pans entiers. C'est ce bouleversement que l'auteur veut restituer. Sociologue de formation, journaliste de métier, militant communiste, longtemps, il fut le témoin d'événements clés de notre histoire récente. Lycéen, il mena la lutte pour l'Algérie indépendante. Étudiant à la Sorbonne, il vécut Mai 68 et ses prémices. A La Nouvelle critique, il participa au débat qui vit l'eurocommunisme s'imposer un temps. A L'Humanité il rendit compte de la sortie de guerre des peuples de l'ex-Indochine. A la télévision il participa à la création  d'émissions phares (Télématin, l'Assiette anglaise, Envoyé spécial) et assista en direct à la dérive éditoriale de la Télévision publique vers le «  presque rien » dont parlait Pierre Bourdieu. La restitution de cette histoire fait vibrer cette autobiographie, en forme d' enquête d'ethnographie historique

Nous vivons l'époque des engloutissements. Le monde issu de l'après Libération disparaît par pans entiers. C'est ce bouleversement des certitudes, des idéologies, des représentations que l'auteur veut nous  restituer. Sociologue de formation, journaliste de métier, militant communiste, longtemps, par conviction, il fut le témoin, aux premières loges, de certains événements clés de notre histoire récente.Lycéen, il mena la lutte pour l'Algérie indépendante. Étudiant à la Sorbonne, il vécut Mai 68 et ses prémices. A La Nouvelle critique, il participa au débat qui vit l'eurocommunisme s'imposer un temps. A L'Humanité il rendit compte de la sortie de guerre des peuples de l'ex-Indochine. A la télévision il participa à la création  d'émissions phares (Télématin, l'Assiette anglaise, Envoyé spécial) et comme rédacteur en chef de la rédaction il assista en direct à la dérive éditoriale de la Télévision publique vers le «  presque rien » dont parlait Pierre Bourdieu. La restitution de cette histoire complexe et contradictoire et un certain nombre de révélations font vibrer cette autobiographie, en forme d' enquête d'ethnographie historique

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Que s’est-il passé dans les familles pendant le confinement décrété en France de mars à mai 2020 ? Comment les individus ont-ils vécu cette situation alors exceptionnelle ? La situation a été abondamment décrite à l’aide de statistiques rappelant des conditions de vie radicalement différentes : taille du logement, nombre d’enfants au sein du domicile, lieu de vie, etc. Mais si l’on sait que les cadres de vie du confinement ont été différents, on sait moins comment il a été vécu et ce qu’il a impliqué pour les familles et leurs membres. Comment se sont réorganisés travail professionnel et prise en charge des enfants ? Cet ouvrage examine ces questions à travers une enquête auprès de dix-huit familles, suivies entre mi-mars et fin juin 2020 et appartenant à divers milieux sociaux et territoires. Il souligne combien les expériences du confinement revisitent les difficultés de conciliation travail/famille et éclairent plus largement les inégalités persistantes de classe et de genre.

Recensions

Dans Liens socio/Lectures

Sommaire

Remerciements

Liste des contributeurs et contributrices

Introduction

Chapitre 1. Portraits de familles : approche de l’expérience du confinement

Chapitre 2. Heurs et malheurs des familles confinées

Chapitre 3.Le travail professionnel en temps de confinement

Chapitre 4. Des pratiques familiales mises à l’épreuve

Chapitre 5. Le genre du confinement

Conclusion

Annexe : Tableau de présentation des familles enquêtées

Que s’est-il passé dans les familles pendant le confinement décrété en France de mars à mai 2020 ? Comment les individus ont-ils vécu cette situation alors exceptionnelle, qui les a contraints à faire coexister en un même lieu diverses activités ordinairement réalisées dans des espaces et des temporalités distinctes ? La situation a été abondamment décrite à l’aide de statistiques rappelant des conditions de vie radicalement différentes : taille du logement, nombre d’enfants au sein du domicile, lieu de vie, etc. Mais si l’on sait que les cadres de vie du confinement ont été différents, on sait moins comment il a été vécu et ce qu’il a impliqué pour les familles et leurs membres. Comment se sont réorganisés travail professionnel et prise en charge des enfants ? Cet ouvrage examine ces questions à travers une enquête par entretiens répétés auprès de dix-huit familles, suivies entre mi-mars et fin juin 2020 et appartenant à divers milieux sociaux et territoires. Il souligne combien les expériences du confinement revisitent les difficultés de conciliation travail/famille et éclairent plus largement les inégalités persistantes de classe et de genre.

Cet ouvrage est le fruit d’une enquête collective menée au sein du réseau thématique n° 48 « Articulation des temps sociaux » de l’Association française de sociologie. Des doctorant·es, post-doctorant·es et chercheur·es titulaires se sont réunis au sein d’un -Collectif d’Analyse des Familles en Confinement  : Pascal Barbier, Myriam Chatot, Bernard -Fusulier, Julie Landour, Marianne Le Gagneur, -Alexandra Piesen, Sebastián Pizarro Erazo, Valerya Viera Giraldo.

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Cet ouvrage propose une critique des discours capitalistes et notamment néolibéraux, ainsi que leur généalogie reposant explicitement sur l’exploitation et le développement d’un véritable privilège écocide, qui est devenu une norme quotidienne.

Il s’agit d’un essai documenté par des recherches en sciences économiques, sciences sociales, sciences politiques et évidemment en sciences climatiques dans toute leur interdisciplinarité. 

Une critique du concept de liberté est également présente, puisque la liberté est exercée au sein d’une dualité de citoyen-consommateur — mais surtout dans la dimension du consommateur, la dimension citoyenne étant graduellement menacée dans ses libertés fondamentales. Le concept de dignité est également réintroduit au sein d’une discussion philosophique et politique, car il semblerait qu’il permettrait peut-être une opérationnalité sociale juste et équitable des luttes pertinentes qui secouent actuellement nos sociétés.

Albin Wagener avec Dominique Taddei à RT

Table des matières

Sommaire

Introduction

Chapitre 1.  Insuffisances et limites des
mesures écologiques

Chapitre 2.  La démocratie capitaliste : un
obstacle sérieux

Chapitre 3. La triade mythologique :
individualisme, liberté et sécurité

Chapitre 4.  Écoarchie : un système politique post-démocratique et post-capitaliste

Post Scriptum

Cet ouvrage propose une critique des discours capitalistes et notamment néolibéraux, ainsi que leur généalogie reposant explicitement sur l’exploitation (en lien avec le colonialisme) et le développement d’un véritable privilège écocide, qui est devenu une norme quotidienne.

D’après les recherches entreprises, nos démocraties ne peuvent pas y répondre non plus car leur succès (dans leur format occidentalo-centré) est consubstanciel du capitalisme / néolibéralisme - même les alternatives démocratiques semblent viciées car partagent cet ADN. Pour répondre à l’urgence climatique, le changement de modèle économique ne suffit pas, si l’on ne saisit pas que la démocratie contemporaine occidentale pose également problème, car ses dérives ne sont pas des dérives (le colonialisme par ex) mais en constituent des organes.

Il s’agit d’un essai documenté par des recherches en sciences économiques, sciences sociales, sciences politiques et évidemment en sciences climatiques dans toute leur interdisciplinarité ; le spectre est volontairement large pour exposer la dimension systémique du problème. 

Une critique du concept de liberté est également présente, puisque la liberté est exercée au sein d’une dualité de citoyen-consommateur — mais surtout dans la dimension du consommateur, la dimension citoyenne étant graduellement menacée dans ses libertés fondamentales. Le concept de dignité est également réintroduit au sein d’une discussion philosophique et politique, car il semblerati qu’il permettrait peut-être une opérationnalité sociale juste et équitable des luttes pertinentes qui secouent actuellement nos sociétés.

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Cet essai est le récit d’expériences vécues en tant que médecin hospitalier et enseignant-chercheur en médecine et en psychologie, mais encore de femme, de mère et de citoyenne. À partir de ces expériences, l’auteure montre que le soin est de plus en plus invisible au sein de nos institutions de santé et de protection sociale, qu’il est méprisé et menacé de disparaître. Le soin est pourtant ce souci primordial de la vulnérabilité de notre espèce d’où naissent la culture, l’éducation, la technique et la médecine.

La contradiction entre les finalités de nos métiers et la nouvelle organisation technico-financière des pratiques professionnelles engage à reconnaître la dimension politique de nos métiers. Cet essai montre, dans le grain le plus ténu de nos pratiques, en médecine comme dans les situations ordinaires de l’existence, l’urgence à réhabiliter le soin, et ce faisant la démocratie comme l’humanisation de l’homme.

Présentation par l'auteure

Une recension dans Psychologie Magasine

Cet essai est le récit d’expériences vécues en tant que médecin hospitalier et enseignant-chercheur en médecine et en psychologie, mais encore de femme, de mère et de citoyenne. À partir de ces expériences, l’auteure montre que le soin est de plus en plus invisible au sein de nos institutions de santé et de protection sociale, qu’il est méprisé et menacé de disparaître. Le soin est pourtant ce souci primordial de la vulnérabilité de notre espèce d’où naissent la culture, l’éducation, la technique et la médecine.

La contradiction entre les finalités de nos métiers et la nouvelle organisation technico-financière des pratiques professionnelles engage à reconnaître la dimension politique de nos métiers. Cet essai montre, dans le grain

le plus ténu de nos pratiques, en médecine comme dans les situations ordinaires de l’existence, l’urgence à réhabiliter le soin, et ce faisant la démocratie comme l’humanisation de l’homme.

Ancien maître de conférences (HDR) à l’Université d’Aix-Marseille, Marie-José Del Volgo est psychanalyste et rédactrice en chef de la revue Cliniques méditerranéennes. Elle est membre de l’Appel des appels dont elle a été une des initiatrices en 2009.

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La crise révolutionnaire qui ébranle le régime algérien n’a rien d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle survient dans un pays où les luttes n’ont jamais cessé contre la hogra du pouvoir et pour les libertés et la ­dignité du citoyen.

Par delà les classes sociales, les générations, les différences politiques, régionales, linguistiques et religieuses, les Algériens, unis dans la diversité de leurs convictions, veulent tourner la page de l’autoritarisme pour édifier la 2ème République, celle de citoyens libres dans un État de droit.

Quelles sont les origines du mécontentement ?

Quelles forces animent le Hirak ?

Quels sont les objectifs du mouvement populaire ? Mais aussi ses contradictions ?

À travers les documents produits par les divers groupes d’acteurs en lutte (partis, associations, syndicats…), les auteurs tentent d’apporter un éclairage sur la révolution en cours, qui a suscité l’admiration par son caractère ­pacifique et son civisme.

La crise révolutionnaire qui ébranle le régime algérien n’a rien d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle survient dans un pays où les luttes n’ont jamais cessé contre la hogra du pouvoir et pour les libertés et la ­dignité du citoyen.

En présentant un vieillard à l’agonie comme candidat de l’espoir pour un cinquième mandat, le régime a commis l’erreur fatale qui va précipiter sa chute.

Par delà les classes sociales, les générations, les différences politiques, régionales, linguistiques et religieuses, les Algériens, unis dans la diversité de leurs convictions, veulent tourner la page de l’autoritarisme pour édifier la 2ème République, celle de citoyens libres dans un État de droit.

Quelles sont les origines du mécontentement ?

Quelles forces animent le Hirak ?

Quels sont les objectifs du mouvement populaire ? Mais aussi ses contradictions ?

À travers les documents produits par les divers groupes d’acteurs en lutte (partis, associations, syndicats…), les auteurs tentent d’apporter un éclairage sur la révolution en cours, qui a suscité l’admiration par son caractère ­pacifique et son civisme.

Sanadja Akrouf : originaire de Bordj Bou Arréridj, cette militante féministe est connue dans les milieux ­militants, aussi bien en Algérie, son pays natal, qu’en France, son pays d’adoption où elle vit depuis 1992. Elle est parmi les principaux animateurs du Hirak dans la diaspora.

Patrick Farbiaz : né à Paris dans les années 1950, il est marqué par la répression contre les indépendantistes algériens. Militant de gauche, il est engagé dans le soutien aux peuples en lutte pour leurs droits et contre le racisme.

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Les banlieues rouges et leurs quartiers populaires sont un lieu témoin de la mise à distance de la politique. Ils ont été investis par un mythe de la politique issu du XXe siècle, symboles de l’extraction populaire de la gauche et de sa légitimité, puis désignés comme des déserts politiques. Tout ce qui en émergeait politiquement a été disqualifié : la gauche, comme aveuglée, a eu un rôle singulier dans ce processus de non-reconnaissance.

À Corbeil-Essonnes Serge Dassault a renversé la micro-société du communisme municipal en construisant un système sur la rupture entre la gauche et les quartiers populaires.

L’auteur a voulu reconstituer les histoires individuelles et collectives de ce paradoxe, les liens plus ou moins rompus, les continuités qui se cachent derrière les ruptures.

Ulysse Rabaté a été militant et élu à Corbeil-Essonnes (91), où il s’est opposé au système Dassault.

Une recension dans l'OBS

Dans Agir par la culture, revue trimestrielle belge

« C’est pas contre vous hein, c’est juste que la politique... Beurk » Qu’est devenue la politique pour que cette mise à distance apparaisse à ce point inévitable ? Comment le terme « apolitique » s’est-il trouvé brandi et revendiqué comme la garantie positive d’une forme de pureté ? Face à ce phénomène, la gauche est tétanisée : elle qui voyait hier « la politique partout » a soudain décrété qu’elle n’en voyait nulle part !

Les banlieues rouges et leurs quartiers populaires sont un lieu témoin de cette déploration. Ils ont été investis par un mythe de la politique issu du XXe siècle, symboles de l’extraction populaire de la gauche et de sa légitimité. Puis ces territoires ont été désignés comme des déserts politiques, lieux hantés par les vieux rêves de la vie collective. Tout ce qui en émergeait politiquement a été disqualifié : la gauche, comme aveuglée, a eu un rôle singulier dans ce processus de non-reconnaissance.

Cette expérience, je l’ai vécue à Corbeil-Essonnes, où le milliardaire Serge Dassault a renversé la micro-société du communisme municipal en construisant un système qui exploitait en premier lieu la rupture entre la gauche et les quartiers populaires. Mon combat contre la corruption a été un chemin initiatique : la démystification de l’ordre symbolique de la gauche qui me structurait a fait apparaître des formes nouvelles d’engagement.

J’ai voulu reconstituer les histoires individuelles et collectives de ce paradoxe, les liens plus ou moins rompus, les continuités qui se cachent derrière les ruptures. Et si contre toute attente, la politique s’était peu à peu réinventée comme une culture populaire ?

Ulysse Rabaté a 33 ans. Il a été militant et élu sur le territoire explosif de Corbeil-Essonnes (91), où il s’est opposé au système Dassault. Président de l’association Quidam, il a lancé la FRAP, une école populaire pour l’émergence de nouveaux profils dans le champ politique. Il enseigne aujourd’hui à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.

Nadia Marzouki, docteure en science politique de Sciences Po (2008), est chargée de recherche au CNRS.

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