.
Fruit d’un solide travail d’enquête dans plusieurs régions de Russie, cet ouvrage apporte un éclairage original sur une Russie que l’on n’a pas l’habitude de voir sous cet angle. La démonstration est subtile et convie les lecteurs à un voyage au plus profond de la Russie, donnant la parole à des personnes évoluant généralement loin des projecteurs, comme des retraités, ouvriers ou petits entrepreneurs. L’autrice plaide pour une prise en compte, à côté de la critique savante ou théorique, de la critique sociale ordinaire de « bon sens », ancrée dans l’ordinaire du quotidien et dans l’expérience de vie matérielle perçue comme commune à nombre de « petites gens ». Elle propose également d’appréhender la critique sociale en lien avec un certain nationalisme, ou sentiment national, qui ne reproduit pas toujours le discours nationaliste et démagogique d’Etat. Elle montre qu’un certain type de nationalisme « par en bas » peut très bien nourrir un esprit critique envers les dominants et le partage inégal des richesses.
Table des matières
Introduction. « Comment est-il possible que les gens vivent si pauvres dans un pays si riche ? »
penser les catégories : politique ordinaire, critique sociale, nationalisme et autoritarisme
Politique ordinaire
Critique sociale ordinaire
Nationalisme
Nationalisme russe
Projet patriotique du Kremlin
Imaginaire social
Autoritarisme
une typologie croisée : nationalisme, imaginaire social et critique sociale
sens commun, imaginaire national et
nationalisme d’état
Désir d’appartenance à une « grande communauté » et d’unité nationale
Imaginaire social national : « Nous-nation »
Critique de sens commun
élitisme du nationalisme et de la critique
Vision élitiste de la nation
Imaginaire élitiste : « Nous-gens cultivés »
Critique sociale ordinaire intellectualiste
Bon sens, peuple du commun et nationalisme populaire
Une nation divisée entre bas peuple et oligarchie
Imaginaire social : nous-peuple du commun
Critique sociale ordinaire de bon sens
Élaboration théorique de la critique sociale ordinaire
de bon sens
Conditions d’émergence des différentes critiques sociales ordinaires
Conclusion : une politisation ordinaire
Annexe I : présentation de l’enquête
Une évolution de l’objet
Diversité géographique et socio-professionnelle
Entretiens ethnographiques
Analyse des données
Annexe ii : tableau des catégories
Fruit d’un solide travail d’enquête dans plusieurs régions de Russie, cet ouvrage apporte un éclairage original sur une Russie que l’on n’a pas l’habitude de voir sous cet angle : celui du potentiel critique dont sont porteuses les classes populaires souvent soupçonnées dans la vulgate médiatique de faire le lit des autocrates à la Poutine. La démonstration est subtile et convie les lecteurs à un voyage au plus profond de la Russie, donnant la parole à des personnes évoluant généralement loin des projecteurs, comme des retraités, ouvriers ou petits entrepreneurs. Où l’on découvre que la critique sociale la plus émancipatrice n’est pas toujours portée par l’élite auto-proclamée « éclairée », ni même par ceux et celles qui s’identifient à l’opposition politique.
L’autrice plaide pour une prise en compte, à côté de la critique savante ou théorique, de la critique sociale ordinaire de « bon sens », ancrée dans l’ordinaire du quotidien et dans l’expérience de vie matérielle perçue comme commune à nombre de « petites gens ». Elle propose également d’appréhender la critique sociale en lien avec un certain nationalisme, ou sentiment national, qui ne reproduit pas toujours le discours nationaliste et démagogique d’Etat. Elle montre qu’un certain type de nationalisme « par en bas » peut très bien nourrir un esprit critique envers les dominants et le partage inégal des richesses.
Fruit d’un solide travail d’enquête dans plusieurs régions de Russie, cet ouvrage apporte un éclairage original sur une Russie que l’on n’a pas l’habitude de voir sous cet angle. La démonstration est subtile et convie les lecteurs à un voyage au plus profond de la Russie, donnant la parole à des personnes évoluant généralement loin des projecteurs, comme des retraités, ouvriers ou petits entrepreneurs. L’autrice plaide pour une prise en compte, à côté de la critique savante ou théorique, de la critique sociale ordinaire de « bon sens », ancrée dans l’ordinaire du quotidien et dans l’expérience de vie matérielle perçue comme commune à nombre de « petites gens ». Elle propose également d’appréhender la critique sociale en lien avec un certain nationalisme, ou sentiment national, qui ne reproduit pas toujours le discours nationaliste et démagogique d’Etat. Elle montre qu’un certain type de nationalisme « par en bas » peut très bien nourrir un esprit critique envers les dominants et le partage inégal des richesses.
Recensions
Table des matières
Introduction. « Comment est-il possible que les gens vivent si pauvres dans un pays si riche ? »
penser les catégories : politique ordinaire, critique sociale, nationalisme et autoritarisme
Politique ordinaire
Critique sociale ordinaire
Nationalisme
Nationalisme russe
Projet patriotique du Kremlin
Imaginaire social
Autoritarisme
une typologie croisée : nationalisme, imaginaire social et critique sociale
sens commun, imaginaire national et
nationalisme d’état
Désir d’appartenance à une « grande communauté » et d’unité nationale
Imaginaire social national : « Nous-nation »
Critique de sens commun
élitisme du nationalisme et de la critique
Vision élitiste de la nation
Imaginaire élitiste : « Nous-gens cultivés »
Critique sociale ordinaire intellectualiste
Bon sens, peuple du commun et nationalisme populaire
Une nation divisée entre bas peuple et oligarchie
Imaginaire social : nous-peuple du commun
Critique sociale ordinaire de bon sens
Élaboration théorique de la critique sociale ordinaire
de bon sens
Conditions d’émergence des différentes critiques sociales ordinaires
Conclusion : une politisation ordinaire
Annexe I : présentation de l’enquête
Une évolution de l’objet
Diversité géographique et socio-professionnelle
Entretiens ethnographiques
Analyse des données
Annexe ii : tableau des catégories
Fruit d’un solide travail d’enquête dans plusieurs régions de Russie, cet ouvrage apporte un éclairage original sur une Russie que l’on n’a pas l’habitude de voir sous cet angle : celui du potentiel critique dont sont porteuses les classes populaires souvent soupçonnées dans la vulgate médiatique de faire le lit des autocrates à la Poutine. La démonstration est subtile et convie les lecteurs à un voyage au plus profond de la Russie, donnant la parole à des personnes évoluant généralement loin des projecteurs, comme des retraités, ouvriers ou petits entrepreneurs. Où l’on découvre que la critique sociale la plus émancipatrice n’est pas toujours portée par l’élite auto-proclamée « éclairée », ni même par ceux et celles qui s’identifient à l’opposition politique.
L’autrice plaide pour une prise en compte, à côté de la critique savante ou théorique, de la critique sociale ordinaire de « bon sens », ancrée dans l’ordinaire du quotidien et dans l’expérience de vie matérielle perçue comme commune à nombre de « petites gens ». Elle propose également d’appréhender la critique sociale en lien avec un certain nationalisme, ou sentiment national, qui ne reproduit pas toujours le discours nationaliste et démagogique d’Etat. Elle montre qu’un certain type de nationalisme « par en bas » peut très bien nourrir un esprit critique envers les dominants et le partage inégal des richesses.