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Ce livre avance une thèse contre-intuitive : les atteintes modernes à l’équilibre écologique global découlent exclusivement de processus de domination sociale. Il en suit la proposition converse : la lutte écologique pour la préservation et la restauration de la nature n’est rien d’autre que la lutte sociale pour l’émancipation.

Si l’on peut démontrer qu’il en est effectivement ainsi, une conclusion s’impose : pour ouvrir un chemin au milieu du désastre, on ne peut compter sur rien d’autre que sur la convergence universelle des forces engagées pour une extinction des dominations de classe, de nation ou de genre. C’est en ces termes que s’énonce la politique écologique du « commun du peuple » du monde.

Jacques Bidet est philosophe, professeur honoraire à l’université de Paris Nanterre.

Table des matières

Introduction

Que faire à l’ère du désastre ? 5

Préambule : le « tournant métastructurel » 9

Première partie

Le capitalisme et l’État, le Système-monde et l’État-monde de classe 23

Chapitre 1

La structure écologique moderne de classe 25

 1.1. Le capital comme fait social-écologique 26

§111. L’exploitation capitaliste comme fait social 27

§112. L’exploitation capitaliste comme fait écologique 33

§113. Le capitalisme, improductif et surpuissant 37

 1.2. La compétence comme fait social-écologique 39

§121. Gramsci éclairé par Foucault et Bourdieu 40

§122. La domination compétente 43

§123. L’exploitation compétente 51

 1.3. La classe fondamentale ou populaire : celle du « commun du peuple » 56

§131. Le tournant métastructurel en analyse de classe 57

§132. La double division au sein du peuple : en fractions et en strates 59

§133. Le clivage Peuple A/Peuple B 62

§134. Le triptyque des dominations : classe-nation/genre 63

Chapitre 2

Violence de classe et violence de nation 73

 2.1. L’État-nation et ses régimes d’hégémonie 75

§211. L’État et l’Appareil d’État, le public et le privé 75

§212. Comment la métastructure définit une « droite » et une « gauche » 81

§213. Une théorie de l’hégémonie en termes de duel triangulaire 84

 2.2. De la nation au Système des nations 87

§221. Le chaînon ontologique manquant de l’ analyse marxienne 89

§222. Historicité du cours de l’histoire et historicité de l’instant 92

§223. Le miracle innocent de la nation-tueuse 97

§224. Le Système des nations et la « colonialité » de la nation 101

 2.3. L’entrelacement politique classe-colonie/genre 104

§231. Les partis au croisement structure/système 105

§232. L’historicité structurelle-systémique de la modernité 110

§233. Une théorie unitaire ? Le genre dans « classe-colonie/genre » 115

Les rapports de genre dans la métastructure 118

Historicité métastructurelle du rapport moderne de genre 120

Chapitre 3

Système-monde, État-monde, Nation-monde 125

 3.1. L’État-nation au sein du Système-monde 126

§311. Les expériences premières de la modernité politiques 127

§312. L’ arraisonnement des peuples et le Système-monde moderne 134

§313. Que faire des nations ? 137

 3.2. Au-delà du Système-monde : l’État-monde 139

§321 Les concepts d’« ultimodernité » et d’« État-monde » 140

§322. Qu’en est-il d’un « Appareil d’État » à l’échelle monde ? 143

§323. Comment s’entrelacent le Système-monde et l’État-monde ? 146

§324. Existe-t-il une classe dominante mondiale ? 149

§325. Existe-t-il une classe populaire mondiale ? 153

 3.3. Vers la Nation-monde ? 160

§331. Le parti de l’écologie 161

§332. Le projet du « commun »  165

Deuxième partie

Citoyens d’une Nation-monde et hôtes de la planète 173

Chapitre 4

Seules les dominations sociales détruisent la planète
175

 4.1. La configuration du champ de bataille 176

§411. Comment le néolibéralisme produit le désastre 177

§412. L’ordre structurel-systémique de la lutte sociale-écologique 181

 4.2. Les impensés du productivisme et du consumérisme 187

§421 « Produire pour le profit » et « produire pour produire » 188

§422 Productivisme et consumérisme 196

4.3. Du bon usage et du juste usage de la planète 201

§431 Philosophie du désir et théorie des besoins, Lordon et Heller 201

§432 Les principes politiques du commun du peuple  216

§433. Qui sont les acteurs de la lutte contre la menace écologique ? 223

Chapitre 5 227

Seules les luttes d’émancipation protègent la 227

planète 227

 5.1. Les luttes de classe comme luttes écologiques 231

§511. Le retour du commun du peuple à l’heure du désastre écologique 232

§512. « S’organiser » contre le destructivisme du capital 236

§513. « S’ associer » contre le productivisme des compétents 243

 5.2. Les luttes du Sud et du Genre comme luttes écologiques 248

§521. Le « Sud global » en première ligne écologique 248

§522. « L’impulsion écologique » de la lutte des femmes 256

Chapitre 6

La Nation-monde, communauté écologique ultime 265

 6.1. La nation, figure ultime du commun 266

§611. Le « commun » contre le Capital et l’État (Dardot et Laval) 269

§612. Le commun national (Coriat et Rodotà) 277

§613. La reconstruction métastructurelle du commun 280

 6.2. L’humanité, nation ultime ? 288

§621. Que nous apprend la pandémie ? 289

§622. La Nation-monde contre l’État-monde ? 292

§623. La Nation-monde contre le Système-monde 298

 6.3. Une politique nationale de l’humanité 301

§631. L’utopie avec la théorie 302

§632. Quelle organisation politique ? 304

§633. Les concepts et les affects de la Nation-monde, commun global 310

 6.4. Épilogue : une communauté des vivants ? 314

§641. Le droit et la morale au-delà des humains ? 315

§642. Quel « tournant ontologique » ? 317

Auteurs cités 322

Ce livre avance une thèse contre-intuitive : les atteintes modernes à l’équilibre écologique global découlent exclusivement de processus de domination sociale. Il en suit la proposition converse : la lutte écologique pour la préservation et la restauration de la nature n’est rien d’autre que la lutte sociale pour l’émancipation.

Si l’on peut démontrer qu’il en est effectivement ainsi, une conclusion s’impose : pour ouvrir un chemin au milieu du désastre, on ne peut compter sur rien d’autre que sur la convergence universelle des forces engagées pour une extinction des dominations de classe, de nation ou de genre. C’est en ces termes que s’énonce la politique écologique du « commun du peuple » du monde.

Jacques Bidet est philosophe, professeur honoraire à l’université de Paris Nanterre, directeur honoraire de la revue Actuel Marx, qu’il a fondée en 1986. Il associe un engagement social et politique (ATTAC, Copernic, Ensemble !) et un travail théorique, poursuivi sur quatre décennies, visant à élargir le marxisme pour l’interprétation du monde contemporain.

15,17 €
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Ce livre avance une thèse contre-intuitive : les atteintes modernes à l’équilibre écologique global découlent exclusivement de processus de domination sociale. Il en suit la proposition converse : la lutte écologique pour la préservation et la restauration de la nature n’est rien d’autre que la lutte sociale pour l’émancipation.

Si l’on peut démontrer qu’il en est effectivement ainsi, une conclusion s’impose : pour ouvrir un chemin au milieu du désastre, on ne peut compter sur rien d’autre que sur la convergence universelle des forces engagées pour une extinction des dominations de classe, de nation ou de genre. C’est en ces termes que s’énonce la politique écologique du « commun du peuple » du monde.

Jacques Bidet est philosophe, professeur honoraire à l’université de Paris Nanterre.

Recensions

Dans L'Humanité du 3 février 2022

Table des matières

Introduction

Que faire à l’ère du désastre ? 5

Préambule : le « tournant métastructurel » 9

Première partie

Le capitalisme et l’État, le Système-monde et l’État-monde de classe 23

Chapitre 1

La structure écologique moderne de classe 25

 1.1. Le capital comme fait social-écologique 26

§111. L’exploitation capitaliste comme fait social 27

§112. L’exploitation capitaliste comme fait écologique 33

§113. Le capitalisme, improductif et surpuissant 37

 1.2. La compétence comme fait social-écologique 39

§121. Gramsci éclairé par Foucault et Bourdieu 40

§122. La domination compétente 43

§123. L’exploitation compétente 51

 1.3. La classe fondamentale ou populaire : celle du « commun du peuple » 56

§131. Le tournant métastructurel en analyse de classe 57

§132. La double division au sein du peuple : en fractions et en strates 59

§133. Le clivage Peuple A/Peuple B 62

§134. Le triptyque des dominations : classe-nation/genre 63

Chapitre 2

Violence de classe et violence de nation 73

 2.1. L’État-nation et ses régimes d’hégémonie 75

§211. L’État et l’Appareil d’État, le public et le privé 75

§212. Comment la métastructure définit une « droite » et une « gauche » 81

§213. Une théorie de l’hégémonie en termes de duel triangulaire 84

 2.2. De la nation au Système des nations 87

§221. Le chaînon ontologique manquant de l’ analyse marxienne 89

§222. Historicité du cours de l’histoire et historicité de l’instant 92

§223. Le miracle innocent de la nation-tueuse 97

§224. Le Système des nations et la « colonialité » de la nation 101

 2.3. L’entrelacement politique classe-colonie/genre 104

§231. Les partis au croisement structure/système 105

§232. L’historicité structurelle-systémique de la modernité 110

§233. Une théorie unitaire ? Le genre dans « classe-colonie/genre » 115

Les rapports de genre dans la métastructure 118

Historicité métastructurelle du rapport moderne de genre 120

Chapitre 3

Système-monde, État-monde, Nation-monde 125

 3.1. L’État-nation au sein du Système-monde 126

§311. Les expériences premières de la modernité politiques 127

§312. L’ arraisonnement des peuples et le Système-monde moderne 134

§313. Que faire des nations ? 137

 3.2. Au-delà du Système-monde : l’État-monde 139

§321 Les concepts d’« ultimodernité » et d’« État-monde » 140

§322. Qu’en est-il d’un « Appareil d’État » à l’échelle monde ? 143

§323. Comment s’entrelacent le Système-monde et l’État-monde ? 146

§324. Existe-t-il une classe dominante mondiale ? 149

§325. Existe-t-il une classe populaire mondiale ? 153

 3.3. Vers la Nation-monde ? 160

§331. Le parti de l’écologie 161

§332. Le projet du « commun »  165

Deuxième partie

Citoyens d’une Nation-monde et hôtes de la planète 173

Chapitre 4

Seules les dominations sociales détruisent la planète
175

 4.1. La configuration du champ de bataille 176

§411. Comment le néolibéralisme produit le désastre 177

§412. L’ordre structurel-systémique de la lutte sociale-écologique 181

 4.2. Les impensés du productivisme et du consumérisme 187

§421 « Produire pour le profit » et « produire pour produire » 188

§422 Productivisme et consumérisme 196

4.3. Du bon usage et du juste usage de la planète 201

§431 Philosophie du désir et théorie des besoins, Lordon et Heller 201

§432 Les principes politiques du commun du peuple  216

§433. Qui sont les acteurs de la lutte contre la menace écologique ? 223

Chapitre 5 227

Seules les luttes d’émancipation protègent la 227

planète 227

 5.1. Les luttes de classe comme luttes écologiques 231

§511. Le retour du commun du peuple à l’heure du désastre écologique 232

§512. « S’organiser » contre le destructivisme du capital 236

§513. « S’ associer » contre le productivisme des compétents 243

 5.2. Les luttes du Sud et du Genre comme luttes écologiques 248

§521. Le « Sud global » en première ligne écologique 248

§522. « L’impulsion écologique » de la lutte des femmes 256

Chapitre 6

La Nation-monde, communauté écologique ultime 265

 6.1. La nation, figure ultime du commun 266

§611. Le « commun » contre le Capital et l’État (Dardot et Laval) 269

§612. Le commun national (Coriat et Rodotà) 277

§613. La reconstruction métastructurelle du commun 280

 6.2. L’humanité, nation ultime ? 288

§621. Que nous apprend la pandémie ? 289

§622. La Nation-monde contre l’État-monde ? 292

§623. La Nation-monde contre le Système-monde 298

 6.3. Une politique nationale de l’humanité 301

§631. L’utopie avec la théorie 302

§632. Quelle organisation politique ? 304

§633. Les concepts et les affects de la Nation-monde, commun global 310

 6.4. Épilogue : une communauté des vivants ? 314

§641. Le droit et la morale au-delà des humains ? 315

§642. Quel « tournant ontologique » ? 317

Auteurs cités 322

Ce livre avance une thèse contre-intuitive : les atteintes modernes à l’équilibre écologique global découlent exclusivement de processus de domination sociale. Il en suit la proposition converse : la lutte écologique pour la préservation et la restauration de la nature n’est rien d’autre que la lutte sociale pour l’émancipation.

Si l’on peut démontrer qu’il en est effectivement ainsi, une conclusion s’impose : pour ouvrir un chemin au milieu du désastre, on ne peut compter sur rien d’autre que sur la convergence universelle des forces engagées pour une extinction des dominations de classe, de nation ou de genre. C’est en ces termes que s’énonce la politique écologique du « commun du peuple » du monde.

Jacques Bidet est philosophe, professeur honoraire à l’université de Paris Nanterre, directeur honoraire de la revue Actuel Marx, qu’il a fondée en 1986. Il associe un engagement social et politique (ATTAC, Copernic, Ensemble !) et un travail théorique, poursuivi sur quatre décennies, visant à élargir le marxisme pour l’interprétation du monde contemporain.

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