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Ce livre est le dixième ouvrage d’un journaliste qui à débuté dans ce métier à quarante-deux ans après avoir été paysan, puis ouvrier en usine. L’attention que l’auteur accorde aux changements climatiques doit beaucoup à son parcours professionnel en trois étapes.


Le fils de paysan a profité des cours d’agronomie dispensés dans la seconde moitié des années 1950. Ils permettaient d’acquérir des notions d’agro-écologie bien avant l’invention de ce mot. Mais, durant la même période, le remembrement des terres agricoles a été imposé aux paysans dans le cadre d’une course à la performance économique que devait favoriser la Politique Agricole Commune (PAC). Ce fut au détriment de la biodiversité, de la fertilité des sols et d’une agriculture durable.
Entre 1965 et 1983, l’usine fut pour l’auteur un poste d’observation des gaspillages que la concurrence mondialisée sur fond de dumping social imposait déjà au capital productif via les délocalisations de production, avec un bilan carbone désastreux.
L’exercice du métier de journaliste facilita ensuite le travail de réflexion sur ce que pourrait être au xxie siècle une économie à la fois productive et faiblement émettrice de gaz à effet de serre. D’où cet ouvrage en six chapitres rédigés à la suite de l’annonce du grand débat voulu par le président de la République.
Journaliste professionnel depuis 35 ans, Gérard le Puill a beaucoup travaillé sur les dossiers agricoles,  environnementaux et climatiques. Il a aussi traité d’autres sujets sensibles comme le logement, la pauvreté, l’aménagement du territoire, ainsi que les dossiers politiques. Ce sont toutes ces questions que le combat des « gilets jaunes » fait remonter à sa manière des profondeurs de la société depuis l’automne 2018.