Theme Settings

Mode Layout
Theme color
Choose your colors
Background Color:
Réinitialiser

.

.

Science du passé, politique du présent. La politique historique en Pologne

18,96 €

À rebours du sens commun et de certains travaux universitaires, qui voient l’histoire et les historiens comme des victimes de l’instrumentalisation politique du passé, ce livre étudie les modalités de la participation active des historiens à ces usages. Incontournables dans les débats politiques et médiatiques, présents dans les conseils scientifiques d’une variété d’institutions publiques, parfois mêmes élus ou conseillers du prince, ils apportent un concours indispensable à la politisation des discours sur le passé. Cette participation est étudiée à partir des politiques historiques portant sur les passés dits totalitaires (nazi et communiste) en Pologne, qui sont appréhendées à deux niveaux. Celui des pouvoirs publics, qui tentent d’exercer un contrôle sur la recherche historique, auquel les historiens doivent s’adapter en élaborant des stratégies variées. Et celui des historiens eux-mêmes.

Cette enquête socio-historique, qui combine sociologie de l’action publique et sociologie des intellectuels, apporte des éclairages originaux sur les conditions de l’autonomie des sciences humaines et sociales, ainsi que sur les formes de l’engagement des savants.

Quantité

Valentin Behr est chargé de recherche en science politique au CNRS. Il est rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP – UMR 8209). Ses travaux portent sur les politiques historiques et de mémoire, la sociologie des intellectuels et l’histoire des idées.

Livre
9782365123938

Fiche technique

Nombre de pages
312
Auteur
Behr Valentin
Collection
Action Publique

Références spécifiques

Remerciements

Acronymes

Introduction

Deux axes de réflexion

Entre sociologie de l’ action publique et sociologie
des intellectuels

Matériaux d’enquête

Chapitre 1. La réfraction paradoxale d’une politique scientifique impulsée par le Parti-État

Les ressorts multiples d’un relais des cadres en histoire

La rénovation historiographique au concret

Chapitre 2. La progressive remise en cause de l’idéologisation de la science historique : le « tournant » de 1956

Les historiens face au changement politique

La dévaluation des ressources partisanes au sein du champ historien

1956 et ses conséquences : la relative autonomisation de l’histoire contemporaine

Chapitre 3. Faire de l’histoire en contexte dissident :
la contestation de l’historiographie officielle

« L’université volante » : une histoire dissidente sans historiens ?

Changer d’histoire pour changer de régime ? L’histoire scolaire comme enjeu de lutte politique au cours du
moment Solidarność

Chapitre 4. L’héritage de la Pologne populaire et les reconfigurations de l’histoire contemporaine

Une histoire en recompositions

Solder les comptes du communisme, une nouvelle contrainte hétéronome

Contrainte politique et contrainte économique

Chapitre 5. La Politique historique et le renouvellement d’un pôle officiel de production de l’histoire

Une politique publique de l’histoire

Politique historique et transformations du métier d’historien

Conclusion

Épilogue

Le tournant illibéral comme nouvel état des rapports entre champ historien, champ bureaucratique et champ politique

annexes

Annexes du chapitre 2

Annexes du chapitre 3

Annexes du chapitre 4

Annexes du chapitre 5

Valentin Behr a parlé de son livre à France-Culture le 2 juillet 2024 : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-temps-du-debat/pologne-immigration-1277914

Vous pouvez aussi vous procurer la version numérique

À rebours du sens commun et de certains travaux universitaires, qui voient l’histoire et les historiens comme des victimes de l’instrumentalisation politique du passé, ce livre étudie les modalités de la participation active des historiens à ces usages. Incontournables dans les débats politiques et médiatiques, présents dans les conseils scientifiques d’une variété d’institutions publiques, parfois mêmes élus ou conseillers du prince, ils apportent un concours indispensable à la politisation des discours sur le passé. Cette participation est étudiée à partir des politiques historiques portant sur les passés dits totalitaires (nazi et communiste) en Pologne, qui sont appréhendées à deux niveaux. Celui des pouvoirs publics, qui tentent d’exercer un contrôle sur la recherche historique, auquel les historiens doivent s’adapter en élaborant des stratégies variées. Et celui des historiens eux-mêmes.

Cette enquête socio-historique, qui combine sociologie de l’action publique et sociologie des intellectuels, apporte des éclairages originaux sur les conditions de l’autonomie des sciences humaines et sociales, ainsi que sur les formes de l’engagement des savants.

Valentin Behr est chargé de recherche en science politique au CNRS. Il est rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP – UMR 8209). Ses travaux portent sur les politiques historiques et de mémoire, la sociologie des intellectuels et l’histoire des idées.

15,17 €
15,17 €

Dans la même catégorie