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Quand l’extrême droite rêve de faire école. Une bataille culturelle et sociale

9,48 €

L’extrême droite nourrit une obsession souvent méconnue pour la question scolaire. C’est là, selon Éric Zemmour, que « la bataille culturelle et politique se joue avant tout ».

Retour à l’ordre, roman national, élitisme, haine de l’égalité, rééducation de la jeunesse, mise au pas des personnels... Au fil des polémiques sur le « grand endoctrinement » et des campagnes de délation des enseignant·es « déviant·es », la droite de la droite impose sa rhétorique et déroule son programme pour l’école : Autorité, Inégalité, Identité.

En remontant le fil de l’histoire, en allant voir du côté de l’étranger (Brésil, États-Unis, Hongrie, Turquie) ou en étudiant les villes laboratoires de l’extrême droite française, se lisent les dynamiques et les enjeux de cette contre-révolution scolaire conservatrice qui accompagne et inspire également l’agenda éducatif d’un néolibéralisme de plus en plus autoritaire.

Au-delà de la simple posture dénonciatrice, l’ambition de cet ouvrage est de doter d’outils historiques, pédagogiques et politiques celles et ceux qui n’entendent pas abandonner la critique du système éducatif aux seuls discours réactionnaires, ni surtout laisser l’extrême droite faire école.

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Grégory Chambat est militant syndical et pédagogique. Il enseigne auprès d’élèves primo-arrivants dans un collège de Mantes-la-Ville (Yvelines), commune dirigée pendant 5 ans par le FN (de 2014 à 2020). Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages dont L’École des réac-publicains  (Libertalia, 2016), Pédagogie et révolution (Libertalia, 2015) et L’École des barricades (Libertalia, 2016).

Livre
9782365124096

Fiche technique

Nombre de pages
130
Auteur
Chambat Grégory
Collection
Détox

Références spécifiques

https://lanticapitaliste.org/opinions/culture/quand-lextreme-droite-reve-de-faire-ecole-de-gregory-chambat«Conservateur en colère, le réactionnaire veut maintenir l’ordre “naturel” des choses et se donne les moyens autoritaires de le faire. [Il est aussi] assurément un réformateur, mais un réformateur qui réforme à reculons: en reculant dans l’histoire et en reculant dans le social, dans la justice et l’égalité.»

Jean-Michel Barreau

Pourquoi parler de victoire idéologique du discours identitaire sur l’école? Parce qu’en quatre décennies, la galaxie nationaliste a su imposer son vocabulaire, son agenda et ses polémiques bien au-delà de son cercle d’influence. La question scolaire lui a servi de laboratoire en se constituant comme la pointe avancée de cette bataille des idées, alimentant toute une série de «paniques identitaires». Du rejet obstiné de l’égalité (économique, sociale, ethnique ou de genres) à la vénération de l’ordre établi (moral, patriarcal, disciplinaire, républicain, néo-libéral, etc.), «c’est, de fait, écrit Jacques Rancière dans La Haine de la démocratie, autour de la question de l’éducation que le sens de quelques mots – république, démocratie, égalité, société, a basculé.»

La première étape de cette conquête de l’hégémonie a été de confisquer à son seul profit la critique de l’école telle qu’elle fonctionne et de s’assurer le monopole de la contestation de l’ordre scolaire. Le diagnostic réactionnaire sur l’état du système éducatif s’est largement imposé à travers la diffusion de dizaines de brûlots décrivant la débâcle de l’école et le nécessaire rétablissement de l’autorité, par le retour de l’estrade ou le salut quotidien au drapeau… «L’effondrement du niveau» et le «naufrage» de l’école seraient les signes annonciateurs de la fin de notre civilisation. «Grand remplacement» et «Grand endoctrinement» avanceraient de concert et appelleraient une contre-révolution éducative identitaire et autoritaire.

(…)

L’école, dernier rempart contre l’extrême droite ?

L’école est-elle un rempart contre l’extrême droite ? Est-elle ce fameux « sanctuaire » républicain à l’écart des tensions et des crises sociales et politiques qui fragmentent la société ? Résiste-t-elle à la lepénisation des esprits ?

Après avoir longtemps été majoritairement imperméable aux sirènes réactionnaires, le corps enseignant paraît de plus en plus tenté par les solutions autoritaires. Les études sur les intentions de vote et les enquêtes sortie des urnes attestent d’une progression des scores du RN (autour de 10 % au 1er tour en 2022, 22 % au second, un score qui a doublé en dix ans1). Plus largement, c’est auprès des fonctionnaires que Marine Le Pen a effectué sa percée la plus significative. Même la jeunesse, y compris diplômée, n’est plus épargnée par cette banalisation du vote nationaliste. Des évolutions qui contredisent la rhétorique identitaire d’une institution scolaire et universitaire gangrenée par le gauchisme et le « wokisme »…

En réalité, le phénomène majeur et central auquel nous assistons c’est d’abord et avant tout une précarisation accrue des métiers de l’éducation (enseignant·es, mais aussi surveillant·es, accompagnant·es d’élèves en situation de handicap, personnels administratifs et médico-social, agent·es d’entretien et de restauration) qui alimente un sentiment de déclassement. Les effets dévastateurs du New public management en termes de souffrance au travail et d’atomisation des collectifs professionnels ont nourri le désespoir, le repli sur soi et, finalement, la recherche de solutions simplistes ou d’un sauveur miraculeux. Dans le service public d’éducation comme ailleurs, la brutalité du néolibéralisme est un terreau sur lequel prospèrent les thèses de la révolution conservatrice.

Du côté des élèves et des familles, grandit le sentiment que l’école publique ne protège pas celles et ceux qui sont les plus frappé·es par la crise systémique du capitalisme. Elle s’avère également incapable de répondre à la violence sociale, aux angoisses du chômage, du mal-logement, de la catastrophe écologique, etc.

Mais est-ce le rôle de l’école de s’engager dans la lutte pour une autre société ? Est-elle légitime à le faire quand elle est en même temps sommée de respecter une certaine neutralité ? Le néo-républicanisme des Finkielkraut et autres Polony, distillent l’idée que l’école n’a pas à combattre les inégalités mais doit se concentrer sur la seule transmission des savoirs. Reprenant cette logique à son compte, Jean-Michel Blanquer déclarait que « l’ennemi du service public c’est l’égalitarisme ». La devise gravée sur les frontons des établissements scolaires ne serait en réalité qu’un décorum folklorique.

La finalité de l’enseignement « de masse » se résumerait alors à la reproduction de l’ordre existant, à la perpétuation du système à travers la transmission, de générations en générations, des mêmes traditions, des mêmes cadres de pensée et finalement des idées dominantes qui, le rappelait Marx, sont souvent les idées de la domination. Dans cette logique, l’éducation, pour reprendre les thèses d’Hannah Arendt, ne saurait être que « conservatrice ». Son fameux article « Crise dans l’éducation » est une réponse au projet démocratique de John Dewey, philosophe et pédagogue états-unien, pour qui, au contraire, l’éducation est un processus continu, dans lequel le sujet se forme en modifiant son milieu social et le monde dans lequel il fait ses premiers pas. L’enjeu de ce débat, toujours d’actualité, est à la fois politique et pédagogique. S’agit-il de faire de l’école un outil au service de l’émancipation individuelle et collective ou bien un instrument de reproduction des inégalités et des oppressions ? De la réponse à ces questions dépendront nos pratiques pédagogiques : transmission autoritaire de savoirs d’autorité ou appropriation collective des moyens intellectuels et manuels de comprendre le monde, de le critiquer et de le transformer.

L’action des groupes de pression réactionnaires – depuis SOS éducation jusqu’aux Parents vigilants, en passant par les Journées de retrait contre l’enseignement des questions de genre (JRE) – loin de porter l’idée d’une neutralité de l’enseignement vise en réalité sa neutralisation. Une tendance que l’on retrouve dans la volonté ministérielle d’encadrer et de normaliser les pratiques enseignantes, d’annihiler toute liberté pédagogique et de disqualifier une partie de la recherche universitaire taxée de « militantisme » dès lors qu’elle questionne les rapports de domination.

Face à ces stratégies mortifères, il s’agit de défendre l’idée d’une école du commun et d’un enseignement critique. Cela passe par le renouvellement et le développement de collectifs professionnels, de fédérations de parents, d’organisations de jeunesse, de mouvements pédagogiques et de syndicats combatifs. Porteur de revendications fédératrices s’adressant aux plus précarisé·es, un tel front, décidé à se coordonner localement et nationalement, pourrait retisser des solidarités et, au-delà, tracer les grandes lignes d’un autre projet de société pour libérer l’école mais aussi nous libérer de l’école réactionnaire et néolibérale, de ses normes, de sa culture de la sélection et de la domination.

1. Étude du Cevipof, avril 2022

https://lanticapitaliste.org/opinions/culture/quand-lextreme-droite-reve-de-faire-ecole-de-gregory-chambatTable des matières

Introduction

Petite histoire de l’institution scolaire et de son imaginaire réactionnaire

Contrôler les âmes, contrôler les corps

La Révolution française : modèle et contre-modèle éducatif

La Contre-révolution : ordre scolaire, ordre social et ordre moral

Ferry : école de l’émancipation ou école de la soumission ?

L’expérience de Cempuis : une autre école publique est-elle possible ?

Anti-dreyfusards et ligues patriotes à l’assaut de l’école rouge

« La démocratie, voilà l’ennemi ! », en guerre contre l’École unique

L’affaire Freinet, le fascisme à l’école

L’école coloniale, la nostalgie au programme

La guerre culturelle de la Nouvelle droite

L’école du FN

L’école de Macron, en marchepied de l’extrême droite

En marche vers une éducation identitaire

Le niveau baisse… c’est la faute aux immigré·es !

Le niveau baisse… c’est la faute aux pédagogues !

Le niveau baisse… c’est la faute aux sociologues !

Le niveau baisse… c’est la faute aux historien·nes !

Le niveau baisse… c’est la faute à mai 68 !

Le niveau baisse… c’est la faute aux syndicalistes !

Le niveau baisse… c’est la faute aux woke !

Le niveau baisse… c’est la faute aux féministes !

Le niveau baisse… c’est la faute aux pauvres, aux handicapé·es, aux « déviant·es » et aux « inadapté·es » !

Quand l’extrême droite fait école

Vichy, l’école de la Rééducation nationale

Au temps béni des colonies…

Le Brésil de Bolsonaro et la croisade de L’École sans parti

La Turquie et le soft power éducatif

États-Unis : guerre de classes et guerre en classes

La Hongrie d’Orbán ou « l’éradication » la culture « diversitaire »

Et en France ? Plongée dans les villes laboratoires du lepénisme scolaire

Espérance banlieues, les écoles expérimentales de l’extrême droite ?

Construire la riposte

L’école, dernier rempart contre l’extrême droite ?

Où c’est qu’on va ? Tou·tes au combat !

Un combat social pour une école de l’égalité

Un combat syndical « contre le fascisme à l’école »

Un combat pour une autre histoire de l’école et à l’école

Un combat pédagogique pour une autre école

Un combat collectif pour une école du commun

Un combat culturel pour un retour à la lutte de classes

« Contre le fascisme à l’école », vers une école de l’émancipation

Pour aller plus loin

* Une interview de l'auteur dans le mensuel Courant alternatif : https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4042

* Dans ToutEduc, Le site d'information des professionnels de l'éducation

La bataille contre l’offensive des droites radicales sur l’école ne se mènera pas seul·es. Elle se joue avec l’ensemble des personnels mais aussi les familles et la jeunesse, à travers des alliances qui sont encore bien loin d’être scellées." Grégory Chambat, enseignant et coanimateur de la revue N’Autre Ecole, publie un nouveau livre intitulé Quand l’extrême droite rêve de faire école, une bataille culturelle et sociale.

Grégory Chambat est engagé dans une bataille contre Eric Zemmour lorsqu’il annonce que l’heure est venue de "révolutionner en profondeur le système", contre Marine Le Pen lorsqu’elle félicite Jean-Michel Blanquer pour sa politique qui serait "une victoire idéologique" du Rassemblement national. Il souhaite "mettre fin à l’hégémonie d’un discours réactionnaire sur l’école qui a émergé dans les années quatre-vingt".

Pour l’auteur, "comme elle l’avait déjà fait par le passé, l’extrême droite est aujourd’hui parvenue à focaliser le débat autour de son agenda et de ses valeurs". Il affirme : "Pédagogiquement, l’appel à la restauration de l’autorité du maître préfigure un modèle totalitaire. Le repli sur les seuls fondamentaux (lire, écrire, compter) tourne le dos à l’ambition d’un accès égalitaire à des savoirs critiques et libérateurs."

L’imaginaire réactionnaire

Pour mener à bien cette bataille, Grégory Chambat juge utile d’avoir "une connaissance fine de la contre-révolution scolaire à l’œuvre, de ses racines, de sa rhétorique et de ses réseaux". Pour cela, il nous entraîne dans une "petite histoire de l’institution scolaire et de son imaginaire réactionnaire". Du Concile de Trente, au XVIe siècle, qui fixe les règles de l’enseignement catholique, à Jules Ferry, "école de l’émancipation ou école de la soumission" en passant par le retour de l’ordre moral sous la Restauration, les ligues patriotes "à l’assaut de l’école rouge" au début du XXe siècle, le premier programme du FN ou celui du RN, l’auteur estime que "les vieilles obsessions du camp identitaire sont plus que jamais au cœur du débat scolaire".

Pour Grégory Chambat, "la marche vers une éducation identitaire" est en route et les responsabilités sont claires : "si le niveau baisse c’est la faute des immigrés !", c’est aussi "la faute aux pédagogues", “la faute aux sociologues”, “aux historiens”, "à Mai 68", "aux syndicalistes", aux "féministes", " aux pauvres ; aux handicapé.es, aux déviant.es et aux inadapté.es !".

Prenant des exemples au Brésil, aux États-Unis, en Hongrie, en Turquie ou dans les villes françaises dirigées par le FN, l’auteur décrit "la réalité d’un pouvoir autoritaire", quand "l’extrême droite fait école". Face à ce phénomène, il y aurait selon lui deux manières de réagir : "L’une consisterait, comme le fit Célestin Freinet en 1934, à dénoncer les formes du fascisme scolaire“ et ”l’autre plus ambitieuse peut-être, et complémentaire de la première, s’efforcerait d’esquisser à grands traits les contours d’une école de l’émancipation".

Quand l’extrême droite rêve de faire école, une bataille culturelle et sociale, Grégory Chambat, Éditions du Croquant, 10€.

Colette Pâris

* Dans Mediapart

« La pensée nationaliste a une véritable obsession pour l’école »

L’extrême droite puise son inspiration dans Vichy ou l’époque coloniale, tout en observant Bolsonaro, Orbán, Trump ou encore Meloni. Entretien avec Grégory Chambat, professeur de collège à Mantes-la-Ville et auteur de « Quand l’extrême droite rêve de faire école, une bataille culturelle et sociale ».

https://www.mediapart.fr/journal/france/111223/la-pensee-nationaliste-une-veritable-obsession-pour-l-ecole?utm_source=article_offert&utm_medium=email&utm_campaign=TRANSAC&utm_content=&utm_term=&xtor=EPR-1013-%5Barticle-offert%5D%20&M_BT=277422735048

* Dans Sqool TV - Le Grand journal de l'éducation

Le Grand JT de l'Éducation (11/12/2023) – "Quand l'extrême droite rêve de faire école"

Alors que le mouvement "Parents vigilants" gagne du terrain et met la pression sur le corps enseignant, l'équipe du "Grand JT de l'Éducation" s'interroge sur les ambitions de l'extrême-droite. Pourquoi ce parti rêve-t-il de faire école ? Pour en parler, Virginie Guilhaume reçoit en plateau Grégory Chambat, enseignant et auteur du livre "Quand l'extrême droite rêve de faire école".

https://www.sqooltv.com/playlist/le-grand-jt-de-leducation/

* Dans Politis

Entretien avec Grégory Chambat sur le site La Horde

https://lahorde.samizdat.net/Interview-de-Gregory-Chambat-auteur-de-Quand-l-extreme-droite-reve-de-faire

Recension dans Casse-rôles, n°27, février-avril 2024

Entretien dans le bulletin de l'Institut de recherches de la FSU : https://institut.fsu.fr/chambat/

* Sur le site infobertaire : https://www.infolibertaire.net/lire-gregory-chambat-quand-lextreme-droite-reve-de-faire-ecole-une-bataille-culturelle-et-sociale/

https://blogs.mediapart.fr/desembuleur/blog/040224/reflexions-en-lisant-quand-le-fascisme-reve-de-faire-ecole-de-gregory-chambat

Dans les Cahiers pédagogiques, publié le 9 février 2024 :

https://www.cahiers-pedagogiques.com/quand-lextreme-droite-reve-de-faire-ecole/

Dans dans la revue Chroniques Noir et Rouge, n° 16, mars 2024.

 

Dans l'Anticapitaliste

https://lanticapitaliste.org/opinions/culture/quand-lextreme-droite-reve-de-faire-ecole-de-gregory-chambat

Vous pouvez aussi vous procurer la version numérique

L’extrême droite nourrit une obsession souvent méconnue pour la question scolaire. C’est là, selon Éric Zemmour, que « la bataille culturelle et politique se joue avant tout ».

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En remontant le fil de l’histoire, en allant voir du côté de l’étranger (Brésil, États-Unis, Hongrie, Turquie) ou en étudiant les villes laboratoires de l’extrême droite française, se lisent les dynamiques et les enjeux de cette contre-révolution scolaire conservatrice qui accompagne et inspire également l’agenda éducatif d’un néolibéralisme de plus en plus autoritaire.

Au-delà de la simple posture dénonciatrice, l’ambition de cet ouvrage est de doter d’outils historiques, pédagogiques et politiques celles et ceux qui n’entendent pas abandonner la critique du système éducatif aux seuls discours réactionnaires, ni surtout laisser l’extrême droite faire école.

L’extrême droite nourrit une obsession souvent méconnue pour la question scolaire. C’est là, selon Éric Zemmour, que « la bataille culturelle et politique se joue avant tout ».

Retour à l’ordre, roman national, élitisme, haine de l’égalité, rééducation de la jeunesse, mise au pas des personnels... Au fil des polémiques sur le « grand endoctrinement » et des campagnes de délation des enseignant·es

« déviant·es », la droite de la droite impose sa rhétorique et déroule son programme pour l’école : Autorité, Inégalité, Identité.

En remontant le fil de l’histoire, en allant voir du côté de l’étranger (Brésil, États-Unis, Hongrie, Turquie) ou en étudiant les villes laboratoires de l’extrême droite française, se lisent les dynamiques et les enjeux de cette contre-révolution scolaire conservatrice qui accompagne et inspire également l’agenda éducatif d’un néolibéralisme de plus en plus autoritaire.

Au-delà de la simple posture dénonciatrice, l’ambition de cet ouvrage est de doter d’outils historiques, pédagogiques et politiques celles et ceux qui n’entendent pas abandonner la critique du système éducatif aux seuls discours réactionnaires, ni surtout laisser l’extrême droite faire école.

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