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La logistique et ses monstres

18,96 €

Cette fois encore, tout pourrait avoir commencé en haute mer. L’histoire du capitalisme se fait et se défait par les conquêtes des mers et au-delà des mers familières. Comme la naissance du grand cycle industriel fut permise par des navires chargés de sucre et de coton lourds du travail des esclaves qui les ont amassés, alors commence, avec les géants des mers chargés de containers, quelque chose d’un nouveau cycle : moins sans doute qu’un bouleversement général des économies mondes, mais  plus qu’une transformation managériale ou technique. La révolution logistique commence, selon les économistes et les historiens, avec l’invention d’une grosse boîte dans laquelle on peut stocker des marchandises. Le container -the box-, que l’on peut manipuler avec peu de main-d’œuvre, transporter du quai au bateau puis du bateau au camion sans rien décharger des marchandises qu’il contient, et régler ainsi la double contrainte des ruptures de charge et dela capacité de nuisance - telle qu’elle est vue par le grand capital - de la manutention portuaire et ses  dockers. Une boîte qui rompt, selon la belle formule de S. Bologna « le pacte sacro-saint de la cale et du quai ».

Quantité

flickr flickr

Les auteur.ices

   

Delphine Mercier

Sociologue au LEST (CNRS) et associée à la MFO (Maison Française d’Oxford), elle est spécialisée sur les questions de migrations et de travail dans des contextes de mondialisation. Elle travaille sur les marchés transnationaux du travail, en particulier dans des zones d’exception : zones franches, zones libres.

    

Michel Peraldi

Sociologue et anthropologue, directeur de recherche émérite à l’IRIS, CNRS/EHESS, (Paris), il travaille sur les mondes métropolitains et les économies informelles, les dynamiques migratoires et les mobilités transnationales. 

Les graphistes

David Lagarde

Géo-cartographe indépendant, il accompagne les équipes de recherche, les médias ou encore les collectivités territoriales, à interroger les dynamiques spatiales inhérentes à leurs travaux, tout en créant des formes visuelles et des pièces sonores, permettant de rendre compte des spécificités des territoires investis.

Mélanie Forné

Illustratrice et designer web, elle utilise la communication visuelle pour accompagner notamment les chercheurs à transmettre leurs messages au travers d’illustrations et de créations graphiques diverses, imprimées ou numériques.

Livre
9782365124331

Fiche technique

Nombre de pages
134
Auteur
Delphine Mercier & Michel Peraldi
Collection
Le grand entrepôt

Références spécifiques

Introduction         11

Entreposer     21

Révolution logistique     24

Monstres des mers     33

La fin des ports     42

Flash-back...     44

La loi des fluides     46

Du point de vue des travailleurs     51

Marchandises incomplètes     53

Marquons une pause historique et théorique     59

Le retour du marché     65

Les marins de l’asphalte     70

Du camion au transporteur     71

Cabas, containers et bizness     78

Classes moyennes mercantiles     85

Soutiers, les travailleurs temporaires     91

Épilogue     93

Pour le dire autrement         99

Pour aller plus loin   122

Vous pouvez aussi vous procurer la version numérique

Cette fois encore, tout pourrait avoir commencé en haute mer. L’histoire du capitalisme se fait et se défait par les conquêtes des mers et au-delà des mers familières. Comme la naissance du grand cycle industriel fut permise par des navires chargés de sucre et de coton lourds du travail des esclaves qui les ont amassés, alors commence, avec les géants des mers chargés de containers, quelque chose d’un nouveau cycle : moins sans doute qu’un bouleversement général des économies mondes, mais  plus qu’une transformation managériale ou technique. La révolution logistique commence, selon les économistes et les historiens, avec l’invention d’une grosse boîte dans laquelle on peut stocker des marchandises. Le container -the box-, que l’on peut manipuler avec peu de main-d’œuvre, transporter du quai au bateau puis du bateau au camion sans rien décharger des marchandises qu’il contient, et régler ainsi la double contrainte des ruptures de charge et dela capacité de nuisance - telle qu’elle est vue par le grand capital - de la manutention portuaire et ses  dockers. Une boîte qui rompt, selon la belle formule de S. Bologna « le pacte sacro-saint de la cale et du quai ».

Les auteur.ices

    

Delphine Mercier

Sociologue au LEST (CNRS) et associée à la MFO (Maison Française d’Oxford), elle est spécialisée sur les questions de migrations et de travail dans des contextes de mondialisation. Elle travaille sur les marchés transnationaux du travail, en particulier dans des zones d’exception : zones franches, zones libres.

    

Michel Peraldi

Sociologue et anthropologue, directeur de recherche émérite à l’IRIS, CNRS/EHESS, (Paris), il travaille sur les mondes métropolitains et les économies informelles, les dynamiques migratoires et les mobilités transnationales. 

Les graphistes

David Lagarde

Géo-cartographe indépendant, il accompagne les équipes de recherche, les médias ou encore les collectivités territoriales, à interroger les dynamiques spatiales inhérentes à leurs travaux, tout en créant des formes visuelles et des pièces sonores, permettant de rendre compte des spécificités des territoires investis.

Mélanie Forné

Illustratrice et designer web, elle utilise la communication visuelle pour accompagner notamment les chercheurs à transmettre leurs messages au travers d’illustrations et de créations graphiques diverses, imprimées ou numériques.

15,17 €
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