Cet ouvrage regroupe différents textes qui diversifient les points d’entrée sur le thème de l’écologie :
réchauffement et dérèglement climatiques, destruction de la biodiversité, extractivisme ;
besoins et biens communs, rapports nature/culture ;
marchandisation généralisée des échanges, économie, finance ;
décroissance, démondialisation, libre échange, néocolonialisme, migrations ;
rapports de domination, démocratie, auto-organisation, souveraineté populaire, écoféminisme.
Derrière les textes, une constante : l’analyse du capitalisme (sous toutes ses formes), du productivisme et de l’extractivisme comme moteurs essentiels de l’ère géologique dans laquelle nous sommes aujourd’hui : l’anthropocène ; que beaucoup préfèrent d’ailleurs qualifier de capitalocène.
Mais, un autre constat se dessine aussi : la nécessaire bifurcation écologique, obligatoire pour garder une Terre habitable pour tou·tes, elle va générer de facto des basculements d’ordre anthropologique, qui vont impacter toutes nos manières de faire Monde. Pour le meilleur comme pour le pire.
Livre disponible début décembre. Peut être commandé dès maintenant
La version numérique est disponible
Pascal Gassiot (coord.)
Claude Calame
Martine Billard
Jean-Marie Harribey
Pierre Khalfa
Préambule
La commission dite « Écologie de rupture », qui a servi de cadre à l’élaboration des textes présentés dans le présent (petit) ouvrage, a été mise en place par la fondation Copernic en 2020. Et c’est au printemps 2022 qu’un texte intitulé « Écologie : rompre avec le capitalisme, rebâtir de fond en comble », issu d’une note de « cadrage » rédigée par Jean-Marie Harribey et amendée par les membres de la commission, a été finalisé.
Ce texte, référent pour Copernic car validé par le CA de la fondation, précise « le cadre dans lequel la Fondation Copernic s’inscrit pour participer à la construction collective d’une alternative théorique et politique à la perpétuation d’un monde où l’humain, le social, la nature et le vivant sont conjointement brutalisés, voire détruits ».
Rupture pour une refondation
Le texte de Pascal Gassiot (« Il est urgent de ne plus attendre »), introduit l’ouvrage. Il dresse un tableau un peu sombre de la situation actuelle. L’auteur met en avant « le triptyque réchauffement climatique / érosion de la biodiversité / raréfaction des ressources [qui] va générer des limites physiques telles que celles-ci vont “nous“ obliger à revoir les conditions mêmes d’habiter et de vivre le monde ».
Il s’interroge sur « ce qu’il est advenu de nos espoirs de libertés individuelle et collective » et sur « ce court XXe siècle » qui « s’est clos par la chute du mur de Berlin. Et il ajoute que : « d’où nous parlons, plus de trente ans après, nous ne nous en sommes jamais vraiment remis. ».
Pascal Gassiot écrit ensuite : « La conjugaison de ces deux mouvements “telluriques“ (l’entrée dans une nouvelle ère géologique et le naufrage peu glorieux du socialisme “réellement existant“) nous amène à remettre en cause beaucoup de nos certitudes ». Et considère que la question écologique, au sens large du terme, se situe en surplomb, quel que soit le système économique... Puis il conclut qu’il est impératif de réduire nos échelles (de transport, de commerce et d’échanges) et « de nous recommunaliser pour entrer vraiment en démocratie (un système basé sur des circuits courts de production, de distribution et de prises de décisions) ».
Rupture avec le capitalisme
Vient ensuite le texte de référence évoqué plus haut. Une fois posés certains préalables comme, par exemple, la nécessaire prise en compte simultanée des rapports de « classe », de « genre » et de « race », Jean-Marie Harribey procède en trois temps : il constate la responsabilité jugée écrasante de la logique d’accumulation du capitalisme, il pointe l’impasse de la croissance verte et de la marchandisation de la nature et, assez logiquement, il met en avant la nécessité de penser une écologie en rupture avec le capitalisme.
Nombre de concepts (le concept de nature, la « valeur » de l’eau ou bien la décroissance) et de « focus » (sur la mesure des émissions de GES, la neutralité carbone, les biens communs ou bien encore la question des transports) sont mis en exergue pour brosser un tableau assez large de ce que traite et recouvre la question de l’écologie de rupture. Puis six orientations autorisant la rupture sont déclinées :
1 - La réflexion autour des besoins essentiels qui doivent être satisfaits ;
2 - La question de l’énergie ;
3 - La socialisation « contre » la marchandisation ;
4 - La planification comme méthode et comme outil politique ;
5 - La monnaie, et budget et la fiscalité ;
6 - La démocratie.
Le fait que cette déclinaison se termine sur la question de la démocratie n’est pas un hasard car elle articule les questions sociale et écologique en posant l’enjeu des alliances et celles qui ont trait à l’exercice du pouvoir, à la transformation des institutions avec la démocratie comme outil.
Issus de ce premier travail, différents textes destinés à prolonger la réflexion ont été élaborés et discutés dans le cadre des travaux de la commission écologie. De ces échanges, deux axes se sont dégagés : la décroissance et la planification. Ceci dans le prolongement de ce texte référent qui abordait déjà ces deux thèmes.
Rupture avec le modèle
consumériste et marchand
Le texte de Martine Billard, « Décroissance subie ou décroissance choisie ? », a été débattu et amendé dans le cadre de la commission. Présentée comme un projet de rupture radicale avec le modèle social consumériste et marchand, la décroissance, telle que présentée par l’auteure, ne peut être pensée et comprise que si elle est reliée aux constats sur les limites des ressources disponibles (« (...) pas d’autre solution qu’une décroissance des ponctions sur la nature à l’échelle de la planète »). L’auteure aborde ensuite la planification de la bifurcation écologique avec « la sobriété au poste de commande » .
La définition collective des besoins à couvrir, l’articulation entre le central et le global, la modification en profondeur des politiques fiscales sont nécessaires pour en finir «(...) avec l’appropriation d’une part toujours plus importante des richesses des pays par une infime minorité et d’explorer les voies de la socialisation et de la réappropriation citoyenne ». Sobriété, partage, décroissance, planification, démocratie sont les mots-clés de ce texte.
Rupture pour construire un nouvel imaginaire
Pierre Khalfa fait ensuite écho au texte de Martine Billard. Sous le titre « Décroissance, les dilemmes de la bifurcation écologique et sociale », il s’intéresse d’abord au terme de décroissance qu’il qualifie de « mot-obus » en lui reconnaissant une « efficacité idéologique certaine car il a aidé à développer la critique de l’illusion d’une croissance infinie porteuse de bonheur pour l’humanité ». Puis l’auteur, après avoir rappelé que « Le PIB mesure la production marchande et non marchande exprimée de façon monétaire », écrit que « se focaliser comme le font les décroissants sur cet indicateur est un non-sens » car « le but du capitalisme n’est pas la croissance du PIB mais celle du taux de profit ». Pierre Khalfa décentre le débat vers les questions de productivité (et non de productivisme) et de rapports sociaux ; mais aussi vers la nécessité de créer un nouvel imaginaire en rupture avec l’imaginaire consumériste généré par le capitalisme. Et Pierre Khalfa d’ajouter : « La notion de décroissance ne semble pas être celle autour de laquelle un tel projet [de rupture] peut se structurer ». Cependant, il prend acte que, dans les derniers écrits de certains porteurs du concept de décroissance, le lien entre décroissance et mesure du PIB est en train de se distendre en autorisant ainsi l’émergence de perspectives communes.
Rupture profondément politique
Eu égard aux effets d’annonce d’Emmanuel Macron en ce début d’automne 2023, Jean-Marie Harribey aborde ensuite le sujet de la planification écologique dans un texte, « La planification écologique : une stratégie ou un simulacre ? », qui vient enrichir celui validé par la fondation et publié plus haut dans ce livre. En s’appuyant sur le secteur des transports, sur celui de l’agriculture ou bien sur la question de l’eau, il pointe les incohérences de la planification écologique telle que présentée par Macron. Et de constater que « l’écologie à la française » de Macron « [...] témoigne de son incompréhension de la nécessité – ou de son refus – de relier la crise énergétique, la crise climatique, la perte de biodiversité et les multiples atteintes aux équilibres écosystémiques, c’est-à-dire de la globalité d’une crise systémique ». Puis, il met en avant une régulation démocratique, voire autogestionnaire, qui pourrait constituer une alternative. Et il conclut en écrivant que les questions soulevées par une possible planification de la transition écologique « appellent des réponses dont la difficulté est moins technique que politique ».
Rupture avec le patriarcat
et toutes les formes de domination
Le texte de Claude Calame, « De l’écoféminisme à l’écosocialisme : entre Gaia et écopoiésis », aborde un sujet plus « ciblé » : celui de l’écoféminisme. Il développe une critique de la vision essentialiste, voire fondamentaliste, de l’écoféminisme portée, entre autres, par l’auteure étasunienne Charlène Spretnak. En revenant à la mythologie grecque et au mythe de Gaïa, Claude Calame pointe la confusion, ou plus exactement, la superposition entre la figure de la Terre et celle de la Mère portée par cette approche qu’il qualifie de théologique. Il met en avant un écoféminisme « moins théologien et plus politique » basé sur la « dénonciation conjointe de la domination patriarcale des hommes sur les femmes et des tentatives de domination de la nature par les humains » en précisant que « tous les formes de domination sont liées entraînant sexisme, racisme, colonialisme, impérialisme, etc. ». Il conclut en écrivant que : « Les objectifs écoféministes d’élimination de tous les rapports de domination ne peuvent se réaliser que par l’inclusion de l’égalité des relations entre les femmes et les hommes dans l’interaction équilibrée et créatrice des unes et des autres avec leur environnement, avec leur milieu, avec la biosphère ».
Rupture d’ordre anthropologique
Les nuances constatées dans certains constats et analyses de ces différentes contributions, comme sur la décroissance par exemple, sont, somme toute, relatives. Et c’est une certaine cohérence qui se fait jour à la lecture de ces différents textes
Le fil conducteur est celui d’une vision commune des enjeux « évidents » mais aussi souvent sous-jacents de la mise en œuvre d’une écologie de rupture : ruptures avec le capitalisme, le néolibéralisme et le (néo)colonialisme. Le tout dans le primat d’un avenir conditionné par la finitude des ressources et l’impérieuse nécessité qui nous est faite de bifurquer pour garder un monde vivable, pour l’humanité comme pour toutes les espèces qui (co)habitent sur notre planète.
Il est donc question, ici, d’une rupture d’ordre anthropologique.
Mais, au-delà, la prise en compte de toutes les formes de domination, dans une vision qualifiée aujourd’hui d’intersectionnelle, est une des clés d’élaboration d’un projet écosocialiste en rupture avec le productivisme, l’extractivisme et basé sur l’identification des besoins, individuels et collectifs, sur l’entraide et la coopération contre la concurrence.
Les enjeux sont tels, les ruptures si importantes et le chemin à parcourir tellement complexe que l’exigence démocratique est, plus que jamais, centrale dans tout projet politique émancipateur. Et la question du bloc social à fédérer et des alliances à construire pour porter ce projet pleinement politique est aujourd’hui incontournable.
Table des matières
Préambule 5
Il est urgent de ne plus attendre, Pascal Gassiot 13
Le tableau est sombre 13
Nous sommes entrés dans une période de bascule 16
L’écologie, c’est à la mode... 18
Être lucides, débattre, agir 20
Écologie : rompre avec le capitalisme, rebâtir de fond en comble, Jean-Marie Harribey 25
Introduction 25
La logique capitaliste est responsable de la crise écologique 29
L’impasse de la croissance verte et de la marchandisation de la nature 40
Une écologie en rupture avec la logique capitaliste 52
Conclusion 72
La planification écologique : une stratégie ou un simulacre ?, Jean-Marie Harribey 73
Union européenne : une stratégie stoppée avant même d’avoir véritablement commencé ? 75
France : une planification écologique en trompe-l’œil 80
Une planification mal pensée 90
Décroissance subie ou décroissance choisie, Martine Billard 97
Le capitalisme vert, une impasse 97
Moins de SUV, plus de services publics 100
Coopération et relocalisationSortir du libre échange 102
Prendre en compte les limites planétaires 105
Décroissance, les dilemmes de la bifurcation écologique et sociale, Pierre Khalfa 107
La décroissance, « un mot-obus » utile 107
Décroissance de quoi ? 109
Des contraintes incontournables 110
Pour conclure provisoirement 114
De l’écoféminisme à l’écosocialisme : entre Gaia et écopoiésis, Claude CALAME 117
La « nature » comme ensemble de ressources 119
Gaia en Terre-Mère ? 124
Terre en variations extra-européennes 129
Pour un écoféminisme égalitaire et écosocialiste 134
Cet ouvrage regroupe différents textes qui diversifient les points d’entrée sur le thème de l’écologie :
réchauffement et dérèglement climatiques, destruction de la biodiversité, extractivisme ;
besoins et biens communs, rapports nature/culture ;
marchandisation généralisée des échanges, économie, finance ;
décroissance, démondialisation, libre échange, néocolonialisme, migrations ;
rapports de domination, démocratie, auto-organisation, souveraineté populaire, écoféminisme.
Derrière les textes, une constante : l’analyse du capitalisme (sous toutes ses formes), du productivisme et de l’extractivisme comme moteurs essentiels de l’ère géologique dans laquelle nous sommes aujourd’hui : l’anthropocène ; que beaucoup préfèrent d’ailleurs qualifier de capitalocène.
Mais, un autre constat se dessine aussi : la nécessaire bifurcation écologique, obligatoire pour garder une Terre habitable pour tou·tes, elle va générer de facto des basculements d’ordre anthropologique, qui vont impacter toutes nos manières de faire Monde. Pour le meilleur comme pour le pire.
Livre disponible début décembre. Peut être commandé dès maintenant
La version numérique est disponible
Pascal Gassiot (coord.)
Claude Calame
Martine Billard
Jean-Marie Harribey
Pierre Khalfa
Emmanuel Macron affiche une grande fermeté sur la nécessité de faire une réforme des retraites. Peu lui importe si la justification qu’il en donne aujourd’hui contredit la précédent. Il voulait alors une réforme (prétendument) au nom de l’équité, avec un régime par points. Il veut aujourd’hui ce qu’il refusait fermement, à savoir une réforme paramétrique : reculer l’âge de départ pour faire des économies.
Dans la première partie de cet ouvrage, on réfute la présentation d’un financement des retraites menacé, en montrant l’injustice et le coût humain d’un recul de l’âge de départ ou d’un allongement de la durée de cotisation. Refuser ce projet ne signifie pas pour autant se satisfaire de la dégradation continue des retraites sous l’effet des réformes passées : décrochage du niveau de vie des retraité·es, inégalités entre catégories sociales, et entre femmes et hommes : c’est l’objet de la deuxième partie. Enfin, la dernière partie aborde les pistes possibles pour améliorer le système, et souligne l’importance de réfléchir sur les retraites en lien avec l’emploi, les conditions de travail et plus globalement le projet de société.
Publié en partenariat avec la fondation Copernic
9 Introduction
11 1. Réfutation du discours du gouvernement
Que dit vraiment le rapport du COR : le système de retraites n’est pas en danger
14 Les caisses de retraites doivent financer les retraites
16 La retraite à 64 ou 65 ans serait une régression pour de nombreuses personnes et une injustice
17 Le recul de l’âge de départ signifie une prolongation de la période de précarité
18 Dégradation de la qualité de vie
19 Inégalités d’espérance de vie et de revenus
19 L’allongement de la durée de cotisation pénalise les carrières courtes
22 Des gains d’espérance de vie revus à la baisse ; une espérance de vie en retraite également en baisse
23 Travailler plus : focalisation sur l’emploi des séniors
25 Travailler plus : oubli de l’emploi des femmes
28 La comparaison avec les autres pays ne peut pas se faire seulement sur l’âge de départ
29 Un minimum de pension à 85 % du SMIC ? une promesse ancienne jamais tenue
31 2. Refuser la « réforme » actuellement prévue ne signifie pas que le système de retraites est aujourd’hui satisfaisant.
Une situation moins mauvaise qu’ailleurs mais très insuffisante
32 La décision politique de plafonner les dépenses de retraite est responsable de cette dégradation
32 Dégradation des taux de remplacement, des pensions et des niveaux de vie
36 Les inégalités entre les femmes et les hommes, importantes, ne se réduisent que trop lentement
40 Des dispositifs de solidarité indispensables, mais qui distribuent beaucoup plus aux plus aisés
43 3. Améliorer le système et garantir l’avenir de retraites suffisantes
44 Partager plus équitablement la richesse produite
45 Réduire le temps de travail plutôt que l’augmenter
46 Poser la question du sens du travail
47 Lever les obstacles à l’emploi des femmes
48 Augmenter les salaires et le taux de cotisation, supprimer les allégements de cotisations
49 Revenir à des durées de carrière réalisables et à un calcul satisfaisant de la pension
50 Augmenter le minimum de pension
50 Supprimer la décote
51 Refonder les majorations pour enfants pour les rendre forfaitaires et unifiées
53 En conclusion, améliorer les ressources du système de retraite, c’est possible
55 Annexe 1. Retraites : répartition et capitalisation
56 Régime par annuités, par points ou en comptes notionnels
58 La logique de contributivité s’oppose à la logique de solidarité
58 Écarts de pension entre les femmes et les hommes
59 Comptes notionnels, pure contributivité
61 Annexe 2. Taux plein, décote, âge dit du taux plein
63 Annexe 3. Christiane Marty, « Les femmes, premières pénalisées de la nouvelle réforme des retraites », Travail, Genre et société, n°44, novembre 2020
Emmanuel Macron affiche une grande fermeté sur la nécessité de faire une réforme des retraites. Peu lui importe si la justification qu’il en donne aujourd’hui contredit celle de son précédent mandat. Il voulait alors une réforme (prétendument) au nom de l’équité, avec un régime par points. Il veut aujourd’hui ce qu’il refusait fermement, à savoir une réforme paramétrique : reculer l’âge de départ pour faire des économies.
Dans la première partie de cet ouvrage, on réfute la présentation d’un financement des retraites menacé, en montrant l’injustice et le coût humain d’un recul de l’âge de départ ou d’un allongement de la durée de cotisation. Refuser ce projet ne signifie pas pour autant se satisfaire de la dégradation continue des retraites sous l’effet des réformes passées : décrochage du niveau de vie des retraité·es, fortes inégalités entre catégories sociales, et entre femmes et hommes : c’est l’objet de la deuxième partie. Enfin, la dernière partie aborde les pistes possibles pour améliorer le système, et souligne l’importance de réfléchir à la question des retraites en lien avec l’emploi, les conditions de travail et plus globalement le projet de société.
Christiane Marty est ingénieure, membre du Conseil scientifique d’Attac et de la Fondation Copernic. Elle a notamment co-écrit
Retraites, l’alternative cachée, Syllepse, 2013.
Les banques centrales font régulièrement la une de l’actualité économique. Leurs décisions sont scrutées à la loupe par les marchés financiers et peuvent avoir des conséquences considérables sur la vie quotidienne des populations. Mais au service de qui fonctionnent-elles et quelle est la nature des politiques qu’elles promeuvent ? Ce livre montre toute l’ambiguïté d’organismes censés être au service de l’intérêt commun mais qui, en fait, mettent en œuvre des orientations qui, in fine, ne font que soutenir la finance. Quelle serait alors une politique monétaire au service d’une bifurcation écologique et sociale ? Ce livre en explore les voies et les moyens.
Ce livre sera disponible vers le 20 février 2023. Il peut être commandé dès maintenant
Vivons-nous les prémices d’une nouvelle révolution industrielle ? Depuis l’irruption de ChatGPT fin 2022, les intelligences artificielles s’imposent dans notre quotidien à un rythme effréné. Algorithmes de recommandation, outils d’optimisation de la productivité, nouvelles techniques de surveillance policière : aucun domaine ne semble leur échapper, avec à la clé des transformations importantes pour les citoyens et citoyennes que nous sommes. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Alors que l’IA alimente une course à l’innovation féroce entre géants du numérique et puissances mondiales en même temps qu’elle participe à redessiner le visage du capitalisme, son impact concret et ses potentialités futures demeurent floues pour la plupart d’entre nous. Doit-on la craindre ou peut-elle être un instrument au service de la transformation sociale ? Ni techno-solutionniste ni technophobe, ce livre entend proposer une introduction pédagogique et critique à ces questions.
La politique du logement en France a été largement détournée de sa vocation publique et protectrice pour s’inscrire dans un modèle libéral dominé par la propriété privée et la spéculation. Cette évolution a fragilisé les ménages, en particulier les plus précaires, entraînant hausse des loyers, précarité énergétique, insécurité alimentaire et multiplication des expulsions. Les jeunes, les femmes, les personnes en situation de handicap et les habitants des zones rurales sont particulièrement touchés, transformant le logement en facteur d’exclusion sociale plutôt qu’en levier d’émancipation.
Le présent ouvrage analyse ces tendances et éclaire les logiques politiques et économiques qui façonnent le logement aujourd’hui. Elle s’inscrit dans une perspective globale, prenant en compte les enjeux sociaux, économiques et écologiques, ainsi que les dimensions européennes et internationales de la crise du logement.