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PDF Revue Savoir/Agir n° 56

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Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

La crise économique induite par la COVID-19 s’annonce déjà d’ampleur. Le confinement pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de contestation des schémas de pensée et des pratiques établies.

Quantité

Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

Table des matières

Dossier

Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

Frédéric Lebaron et Pierre Pénet

De Charybde en Scylla : l’hôpital au gré des crises

Fanny Vincent

Pierre-André Juven

Le souci des populations sous sanctions : un défi pour la gouvernance de la santé mondiale à l’ère du coronavirus

Grégoire Mallard

Jin Sun

Erica Moret

Quand l’entreprise bancaire connaît la crise. Sur l’effervescence politique de la finance.

Rafaël Cos

Sarah Kolopp

Les banques centrales dans la pandémie : routine de la gestion de crise aiguë ou changement de paradigme ?

Frédéric Lebaron

Bataille en vue autour de la dette européenne : le projet annulationniste face à ses détracteurs

Pierre Pénet

Sur la mobilisation contre la réforme de l’assurance-chômage

« Occupez ! Partout où vous voudrez ! »

(Théâtre de L’Odéon, Paris, juin 2021)

Brice Le Gall

Grand entretien avec Paul Jorion

Vers un changement de paradigme économique dans le contexte post-pandémie ?

Propos recueillis par Pierre Pénet et Frédéric Lebaron

Idées

Jacques Bouveresse. Un philosophe pour temps difficiles

Louis Pinto

Culture

Virginia Woolf, l’abolition des discriminations et « l’idéal petit-bourgeois de l’équité formelle »

Gérard Mauger

Chroniques du monde

La pandémie du Covid-19 et ses répercussions sur le travail et la vie quotidienne en Corée du Sud

Kwang-Yeong Shin

La crise économique induite par la pandémie de la COVID-19 s’annonce déjà d’une ampleur considérable. Les mesures de confinement prises pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère indéniablement singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident exogène ou conjoncturel mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers que la crise de 2008 avait déjà mis en exergue : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Ensuite, cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de flottement et de contestation des schémas de pensées et des pratiques établies. Les faillites d’entreprises et le gonflement spectaculaire de l’endettement public ont ainsi conduit les banques centrales, le Fonds monétaire international et des acteurs du droit international à faire des annonces en profond décalage avec les habitudes de pensée dominantes. Mais sans surprise, et au-delà de ces effets d’annonce, l’évolution des pratiques concrètes suscitent de vives résistances.

PDF
9782365123143

Fiche technique

Nombre de pages
116
Auteur
Collectif
Collection
Revue Savoir/Agir

Références spécifiques

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Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

La crise économique induite par la COVID-19 s’annonce déjà d’ampleur. Le confinement pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de contestation des schémas de pensée et des pratiques établies.

Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

Table des matières

Dossier

Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

Frédéric Lebaron et Pierre Pénet

De Charybde en Scylla : l’hôpital au gré des crises

Fanny Vincent

Pierre-André Juven

Le souci des populations sous sanctions : un défi pour la gouvernance de la santé mondiale à l’ère du coronavirus

Grégoire Mallard

Jin Sun

Erica Moret

Quand l’entreprise bancaire connaît la crise. Sur l’effervescence politique de la finance.

Rafaël Cos

Sarah Kolopp

Les banques centrales dans la pandémie : routine de la gestion de crise aiguë ou changement de paradigme ?

Frédéric Lebaron

Bataille en vue autour de la dette européenne : le projet annulationniste face à ses détracteurs

Pierre Pénet

Sur la mobilisation contre la réforme de l’assurance-chômage

« Occupez ! Partout où vous voudrez ! »

(Théâtre de L’Odéon, Paris, juin 2021)

Brice Le Gall

Grand entretien avec Paul Jorion

Vers un changement de paradigme économique dans le contexte post-pandémie ?

Propos recueillis par Pierre Pénet et Frédéric Lebaron

Idées

Jacques Bouveresse. Un philosophe pour temps difficiles

Louis Pinto

Culture

Virginia Woolf, l’abolition des discriminations et « l’idéal petit-bourgeois de l’équité formelle »

Gérard Mauger

Chroniques du monde

La pandémie du Covid-19 et ses répercussions sur le travail et la vie quotidienne en Corée du Sud

Kwang-Yeong Shin

La crise économique induite par la pandémie de la COVID-19 s’annonce déjà d’une ampleur considérable. Les mesures de confinement prises pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère indéniablement singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident exogène ou conjoncturel mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers que la crise de 2008 avait déjà mis en exergue : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Ensuite, cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de flottement et de contestation des schémas de pensées et des pratiques établies. Les faillites d’entreprises et le gonflement spectaculaire de l’endettement public ont ainsi conduit les banques centrales, le Fonds monétaire international et des acteurs du droit international à faire des annonces en profond décalage avec les habitudes de pensée dominantes. Mais sans surprise, et au-delà de ces effets d’annonce, l’évolution des pratiques concrètes suscitent de vives résistances.

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