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PDF Riposter à un crime d'État

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Le rôle méconnu du PSU dans la mobilisation 

contre la répression de la manifestation 

du 17 octobre 1961 à Paris

Le 17 octobre 1961, alors que les pourparlers qui devaient déboucher sur les Accords d’Évian étaient engagés entre la France et le FLN algérien, la manifestation organisée par la fédération de France du FLN à Paris et en région parisienne, pour desserrer l’étau du « couvre-feu ethnique » qui était imposé aux « Français musulmans algériens », est violemment réprimée par la police placée sous les ordres du préfet Papon. 

Plusieurs centaines de morts ont endeuillé ce qui a constitué, selon des historiens britanniques, « la répression la plus meurtrière d’une foule désarmée dans toute l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale ». 

Pourtant, une chape de mensonges et de silence se répand très vite sur ce qui apparaîtra par la suite comme un crime d’État, inspiré par ceux qui entendaient entraver les négociations voulues par le général de Gaulle.

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Table des matières


Avant-propos 7


Introduction. Pourquoi le 17 octobre 1961 ?

Première partie : Du mensonge colonial à l’insurrection algérienne, par Jean-François Merle 11

Deuxième partie : Contre la gangrène, la riposte initiée par le PSU, par Bernard Ravenel 29

Intervention de Claude Bourdet 45

Troisième partie : La lente émergence de la mémoire, par Gilles Manceron 68


Témoignages

Édouard DEPREUX 87

Marc HEURGON 92

Michel ROCARD 110

Jean-Louis ANDREANI 113

Bernard RAVENEL 116

Guy PHILIPPON 122

Noëlline CASTAGNEZ 125

Georges GONTCHAROFF 129

Françoise BRUNSTEIN-FRAGER 131

Dominique FRAGER 133

À travers la presse 135

« Pourquoi ils manifestent » 135

Trente mille musulmans ont manifesté
contre le couvre-feu onze mille cinq cents arrestations
- trois morts – plus de soixante blessé 141

Contre les dernières mesures policières du gouvernement : 25.000 algériens manifestent à paris 146

Une liste impressionnante 151

Le préfet de police a moins parlé des sévices que des conditions du maintien de l’ordre 153

Une manifestation P.S.U. place Clichy
et boulevard Poissonnière 161

Halte au fascisme et a la guerre 164

Communiqué du P.S.U. 167

Un document C. F. T. C. : « face au racisme » 168

Déclaration de l’union générale des étudiants musulmans algériens et des étudiants du parti socialiste unifié 171

Après les « ratonnades » parisiennes
dossier honteux, piètre ministre 174

Le pire : la prolongation de la guerre 177

Le billet de Jean Binot. Le poison 180

Chaque jour, de nouveaux témoignages 181


Postface 183

1er Novembre 1961 : « le PSU fait donner la rue » 183


Bibliographie/Filmographie/Photographies/Remerciements 189

Le 17 octobre 1961, alors que les pourparlers qui devaient déboucher sur les Accords d’Évian étaient engagés entre la France et le FLN algérien, la manifestation organisée par la fédération de France du FLN à Paris et en région parisienne, pour desserrer l’étau du « couvre-feu ethnique » qui était imposé aux « Français musulmans algériens », est violemment réprimée par la police placée sous les ordres du préfet Papon. 

Plusieurs centaines de morts ont endeuillé ce qui a constitué, selon des historiens britanniques, « la répression la plus meurtrière d’une foule désarmée dans toute l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale ». 

Pourtant, une chape de mensonges et de silence se répand très vite sur ce qui apparaîtra par la suite comme un crime d’État, inspiré par ceux qui entendaient entraver les négociations voulues par le général de Gaulle.

Après quelques manifestations de protestation organisées à l’université, le PSU, faute d’avoir pu rassembler la gauche politique et syndicale, organise seul, le 1er novembre, date anniversaire de l’insurrection algérienne, une manifestation place Clichy pour dénoncer la répression sanglante contre une manifestation pacifique et pour exiger la paix en Algérie. 

Il faudra de longues semaines pour que, le 18 novembre puis le 12 décembre, la gauche se rassemble enfin dans la rue derrière les mêmes mots d’ordre.

Après l’indépendance algérienne, un très long travail de mémoire se fera progressivement jour pour briser l’omerta et établir la vérité sur la répression du 17 octobre 1961. Mais paradoxalement, l’historiographie contemporaine passera sous silence le rôle singulier du PSU pour riposter à ce crime d’État et le dénoncer. 

C’est à réparer cet oubli que ce cahier, co-édité par l’Institut Tribune socialiste et l’Institut Édouard-Depreux, entend s’employer. 


Présentation de Gilles Manceron, Jean-François Merle, Bernard Ravenel

Témoignages d’Édouard Depreux, Marc Heurgon, Michel Rocard, Bernard Ravenel, Guy Philippon, Noëlline Castagnez, Georges Gontcharoff, Françoise Brunstein-Frager et Dominique Frager.

Photographies d’Elie Kagan.

PDF
9782365123266

Fiche technique

Nombre de pages
170
Auteur
Collectif
Collection
Cahiers de l'ITS

Références spécifiques

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Le rôle méconnu du PSU dans la mobilisation 

contre la répression de la manifestation 

du 17 octobre 1961 à Paris

Le 17 octobre 1961, alors que les pourparlers qui devaient déboucher sur les Accords d’Évian étaient engagés entre la France et le FLN algérien, la manifestation organisée par la fédération de France du FLN à Paris et en région parisienne, pour desserrer l’étau du « couvre-feu ethnique » qui était imposé aux « Français musulmans algériens », est violemment réprimée par la police placée sous les ordres du préfet Papon. 

Plusieurs centaines de morts ont endeuillé ce qui a constitué, selon des historiens britanniques, « la répression la plus meurtrière d’une foule désarmée dans toute l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale ». 

Pourtant, une chape de mensonges et de silence se répand très vite sur ce qui apparaîtra par la suite comme un crime d’État, inspiré par ceux qui entendaient entraver les négociations voulues par le général de Gaulle.

Table des matières

Avant-propos 7

Introduction. Pourquoi le 17 octobre 1961 ?

Première partie : Du mensonge colonial à l’insurrection algérienne, par Jean-François Merle 11

Deuxième partie : Contre la gangrène, la riposte initiée par le PSU, par Bernard Ravenel 29

Intervention de Claude Bourdet 45

Troisième partie : La lente émergence de la mémoire, par Gilles Manceron 68


Témoignages

Édouard DEPREUX 87

Marc HEURGON 92

Michel ROCARD 110

Jean-Louis ANDREANI 113

Bernard RAVENEL 116

Guy PHILIPPON 122

Noëlline CASTAGNEZ 125

Georges GONTCHAROFF 129

Françoise BRUNSTEIN-FRAGER 131

Dominique FRAGER 133

À travers la presse 135

« Pourquoi ils manifestent » 135

Trente mille musulmans ont manifesté
contre le couvre-feu onze mille cinq cents arrestations
- trois morts – plus de soixante blessé 141

Contre les dernières mesures policières du gouvernement : 25.000 algériens manifestent à paris 146

Une liste impressionnante 151

Le préfet de police a moins parlé des sévices que des conditions du maintien de l’ordre 153

Une manifestation P.S.U. place Clichy
et boulevard Poissonnière 161

Halte au fascisme et a la guerre 164

Communiqué du P.S.U. 167

Un document C. F. T. C. : « face au racisme » 168

Déclaration de l’union générale des étudiants musulmans algériens et des étudiants du parti socialiste unifié 171

Après les « ratonnades » parisiennes
dossier honteux, piètre ministre 174

Le pire : la prolongation de la guerre 177

Le billet de Jean Binot. Le poison 180

Chaque jour, de nouveaux témoignages 181

Postface 183

1er Novembre 1961 : « le PSU fait donner la rue » 183

Bibliographie/Filmographie/Photographies/Remerciements 189

Le 17 octobre 1961, alors que les pourparlers qui devaient déboucher sur les Accords d’Évian étaient engagés entre la France et le FLN algérien, la manifestation organisée par la fédération de France du FLN à Paris et en région parisienne, pour desserrer l’étau du « couvre-feu ethnique » qui était imposé aux « Français musulmans algériens », est violemment réprimée par la police placée sous les ordres du préfet Papon. 

Plusieurs centaines de morts ont endeuillé ce qui a constitué, selon des historiens britanniques, « la répression la plus meurtrière d’une foule désarmée dans toute l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale ». 

Pourtant, une chape de mensonges et de silence se répand très vite sur ce qui apparaîtra par la suite comme un crime d’État, inspiré par ceux qui entendaient entraver les négociations voulues par le général de Gaulle.

Après quelques manifestations de protestation organisées à l’université, le PSU, faute d’avoir pu rassembler la gauche politique et syndicale, organise seul, le 1er novembre, date anniversaire de l’insurrection algérienne, une manifestation place Clichy pour dénoncer la répression sanglante contre une manifestation pacifique et pour exiger la paix en Algérie. 

Il faudra de longues semaines pour que, le 18 novembre puis le 12 décembre, la gauche se rassemble enfin dans la rue derrière les mêmes mots d’ordre.

Après l’indépendance algérienne, un très long travail de mémoire se fera progressivement jour pour briser l’omerta et établir la vérité sur la répression du 17 octobre 1961. Mais paradoxalement, l’historiographie contemporaine passera sous silence le rôle singulier du PSU pour riposter à ce crime d’État et le dénoncer. 

C’est à réparer cet oubli que ce cahier, co-édité par l’Institut Tribune socialiste et l’Institut Édouard-Depreux, entend s’employer. 

Présentation de Gilles Manceron, Jean-François Merle, Bernard Ravenel

Témoignages d’Édouard Depreux, Marc Heurgon, Michel Rocard, Bernard Ravenel, Guy Philippon, Noëlline Castagnez, Georges Gontcharoff, Françoise Brunstein-Frager et Dominique Frager.

Photographies d’Elie Kagan.

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