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L’expression « mépris de classe » circule de plus en plus dans l’espace public pour désigner la disqualification symbolique que subissent des dominés – « sans-dents », « salariées illettrées », « fainéants », « syndicalistes voyous » – parfois même réduits au néant : « rien »... Au-delà de la dénonciation éthique des dominants dans le cadre des luttes politiques, que peut en dire la sociologie ?

Cet ouvrage met en évidence l’ampleur et la variété des formes d’expression contemporaines du mépris de classe, en fonction des contextes et moments considérés. Il livre différentes clés de compréhension des façons multiples d’exercer le mépris de classe, de le ressentir et d’y faire face.

Amélie Beaumont, Hugo Bret, Éric Darras, Claude Grignon, Philippe Longchamp, Gérard Mauger, Gérard Noiriel, Romain Pudal, Frédéric Rasera, Nicolas Renahy, Pierre-Emmanuel Sorignet et Nicolas Spire.

Les auteurs à La suite dans les idées sur France-Culture

 Table des matières

 Introduction, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet........................... 5

De la cumulativité des sciences sociales......................................................... 7

Une catégorie heuristique......................................................................... 11

Exercer, ressentir et faire face au mépris de classe.............................. 14

Partie 1. Sociologiser une catégorie morale

Chapitre 1. Le mépris de classe : pratiques et représentations, Claude Grignon                  21

Mépris de classe et hiérarchie sociale........................................................... 21

Le mépris dans les relations............................................................................. 27

Le mépris dans les représentations............................................................... 32

Chapitre 2. « Mépris et dignité : un couple infernal ». Entretien avec Gérard Noiriel, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet              37

Partie 2. Des représentations en actes

Chapitre 3. Le mépris de classe dans le monde du travail. Retour du refoulé ou impossible dissimulation, Nicolas Spire                55

Une brutalité superflue ?.................................................................................. 60

Modes d’expression du mépris de classe dans le monde du travail....... 67

Des hauts fonctionnaires parisiens......................................................... 68

Un contresens opportun........................................................................... 69

Violence des interactions et connivence de classe............................. 70

Pourquoi ce mépris ? ........................................................................................ 71

Le mépris, entre erreur et fantasme : un fruit de l’imagination ?..... 72

Le mépris de classe comme affection du corps.................................... 76

Le mépris de classe, réaction à un risque de diminution de la puissance d’agir     78

Conclusion 79

Chapitre 4. Racialisation des rapports ­sociaux et mépris de classe, Pierre-Emmanuel Sorignet      81

Mise en concurrence et conflits entre ouvrières. Les « anciennes » contre les « jeunes » ?           86

Les Jeunes au travail................................................................................... 89

Racialisation du conflit et mépris de classe................................................. 93

La dévaluation de la figure ouvrière....................................................... 93

L’insulte raciste............................................................................................ 98

La racialisation des rapports sociaux par la direction..................... 100

Un mépris de classe qui s’ignore.................................................................. 102

Chapitre 5. Le « problème des Blacks ». Sur le « racisme » dans le football ­professionnel, Frédéric Rasera     105

Les « Blacks » : une catégorie indigène ...................................................... 108

La défense d’un ethos professionnel .......................................................... 114

Trouver un joueur pour « encadrer les Blacks »....................................... 120

Conclusion 125

Chapitre 6. Le candidat ouvrier, les journalistes et les savants. Sur le « racisme de classe », Éric Darras           127

Habilitations et auto-habilitation d’une candidature ouvrière............ 130

Trois degrés de stigmatisation ..................................................................... 136

L’expression minuscule mais décisive d’une solidarité de classe.. 140

Face à l’ouvriérisme et à l’ironie............................................................ 142

Le retournement du stigmate....................................................................... 144

Conclusion 147

Partie 3. Interactions et rapports de force

Chapitre 7. Un ouvrier qui s’expose, Nicolas Renahy..................................... 153

Une angoisse originelle.................................................................................. 155

Un charisme populaire................................................................................... 161

« Se libérer », s’exposer................................................................................... 163

Se préserver....................................................................................................... 169

Tarir une « soif du travail »..................................................................... 169

« Descendre de l’échelle » et « voyager gratos »................................. 171

Un quant-à-soi désarmé face au mépris de classe................................... 175

Conclusion 178

Tableau : Résumé de la trajectoire de Sébastien et séquences de notre relation           180

Chapitre 8. Résister au mépris de classe. Protections collectives et ­contestations discrètes des ­employés du luxe, Amélie Beaumont        183

Les expressions du mépris comme conséquence de l’organisation de l’hôtel                185

Les rapports sociaux de service dans l’hôtellerie de luxe................ 186

Signifier quotidiennement la hiérarchie ou les formes routinisées du mépris de classe        188

Au-delà du mépris routinisé : quand la prestation ne correspond pas aux attentes des clients             192

Les résistances discrètes des employés...................................................... 196

Rationaliser et minimiser les atteintes à sa dignité.......................... 197

Externaliser son mécontentement aux collègues et revaloriser son rôle                 200

Dénier aux clients un service illimité................................................... 203

Surjouer le service pour former les clients à la politesse et prévenir le mépris de classe        205

Conclusion........................................................................................................ 207

 Chapitre 9. Expressions du mépris de classe. Les infirmières scolaires et leurs publics, Philippe Longchamp 211

Une position spécifique au sein de la profession infirmière.................. 213

Le rapport à la santé des infirmières scolaires.......................................... 215

Face aux classes populaires........................................................................... 218

Face aux fractions économiques des classes supérieures...................... 225

Conclusion 230

Chapitre 10. Produire et éprouver le mépris de classe. Les ouvriers de la propreté urbaine, Hugo Bret            233

Travailler dans les quartiers populaires : se proteger du « haut », se démarquer du « bas »         237

L’effet protecteur de l’entre-soi............................................................. 237

« Ici, c’est des sauvages ! » : la stigmatisation ordinaire des habitants des « cités » 240

Travailler dans les quartiers bourgeois : s’y faire une place et s’y plaire, malgré tout   245

Se faire une place dans les beaux quartiers........................................ 245

« Le monsieur balaye parce qu’il n’est pas directeur comme papa » : l’épreuve de la distance sociale 249

Maintenir les distances........................................................................... 252

Conclusion 256

Chapitre 11. Le mépris de classe dans la vie quotidienne des pompiers, Romain Pudal    261

Le mépris de classe en contexte professionnel......................................... 265

Un uniforme qui uniformise.................................................................. 265

Le monde des « code-barres »............................................................... 267

Un entre-soi de dominés......................................................................... 269

Les « Cassoc’ », figure repoussoir.......................................................... 274

Lutte des classes, lutte de valeurs ................................................................ 276

Un ordre genré.......................................................................................... 277

Le racisme ordinaire et ses interprétations........................................ 280

Être « l’intello de service »....................................................................... 283

Conclusion 285

Postface. Sociogenèse, modalités et effets du « mépris de classe », Gérard Mauger            289

Le champ lexical du mépris de classe......................................................... 290

Mépris de classe et domination............................................................ 290

Mépris de classe et « violence symbolique »....................................... 291

Mépris de classe, racisme de classe et racisme.................................. 292

Sociogenèse du mépris de classe................................................................. 293

Hiérarchies, distance sociale et mépris de classe.............................. 293

Un mépris de classe « de bas en haut » ?............................................. 295

Modalités du mépris de classe...................................................................... 296

Effets du mépris de classe.............................................................................. 298

Conclusion               300

L’expression « mépris de classe » circule de plus en plus dans l’espace public pour désigner la disqualification symbolique que subissent des dominés – « sans-dents », « salariées illettrées », « fainéants », « syndicalistes voyous » – parfois même réduits au néant : « rien »... Au-delà de la dénonciation éthique des dominants dans le cadre des luttes politiques, que peut en dire la sociologie ? À distance du moralisme et sur la base d’enquêtes minutieuses, cet ouvrage évalue le caractère heuristique d’une telle catégorie d’analyse.

Le mépris appartient aux rapports sociaux propres à une société hiérarchisée et se manifeste de manières très diverses. En ce sens, il apparaît comme un révélateur de l’état de la structure sociale et des relations qu’y entretiennent les différentes composantes. Le mépris des uns ne remplit pas les mêmes fonctions que le mépris des autres : il ne peut être abstrait des relations de domination, qui le provoquent et lui donnent sens. Il renvoie à la verticalité du monde social : c’est lorsqu’un dominant se sent en danger qu’il rompt, par le mépris de classe, avec l’euphémisation usuelle de l’ordre des choses. Et son expression suscite, en retour, honte, rejet, violence ou quant-à-soi.

Cet ouvrage met en évidence l’ampleur et la variété de ses formes d’expression contemporaines, en fonction des contextes et moments considérés. Il livre différentes clés de compréhension des façons multiples d’exercer le mépris de classe, de le ressentir et d’y faire face.

Avec des contributions d’Amélie Beaumont, Hugo Bret, Éric Darras, Claude Grignon, Philippe Longchamp, Gérard Mauger, Gérard Noiriel, Romain Pudal, Frédéric Rasera, Nicolas Renahy, Pierre-Emmanuel Sorignet et Nicolas Spire.

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet sont sociologues, le premier à l’INRAE (CESAER, Dijon), le second à l’Institut des sciences sociales (LACCUS, Lausanne).

18,96 €
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Le xxe siècle est né de la Grande Guerre et de la révolution d’octobre 1917. Cent ans après le déclenchement de celle-ci, les passions qu’elle suscite ne sont pas complètement retombées.

Il faut dire qu’il y a de quoi. Octobre 17 fut une grande espérance, mais qui déboucha sur un système de pente totalitaire et, pour un temps, sur une sanglante terreur. Cette évolution était-elle fatale ? Staline est-il déjà contenu tout entier dans Lénine ? Le système soviétique était-il un totalitarisme ? Était-il réformable ? Pouvait-il s’adapter, s’humaniser, se moderniser, se démocratiser ?

Par ailleurs, les effets de cette révolution ont été universels. Qu’en reste-t-il en 2017 ? Si l’effondrement de l’URSS a refermé une parenthèse, était-ce celle du soviétisme, de la forme de communisme dominante au xxe siècle, du communisme en général, de l’anticapitalisme, de la culture de l’alternative ?
Toutes ces questions ont agité les consciences, depuis 1917. Elles n’ont pas fini de stimuler la réflexion, pour qui en tout cas ne veut pas se résoudre à l’idée que le capitalisme est la « fin de l’Histoire ».

Voici la bibliographie :

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Slavoj Žižek, Vous avez dit totalitarisme ? Cinq interventions sur les (més)usages d’une notion, Amsterdam, 2005.

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Une critique qui se limite au capitalisme est trop superficielle, affirme Öcallan qui tourne son regard vers les structures sous-jacentes de la civilisation. Repensant les méthodes de compréhension de la culture, de la politique et de la société, il fournit les outils de ce qu’il appelle une « sociologie de la liberté ».

Dans cet ouvrage, Abdullah Öcallan distille 35 ans de théorie et de pratique révolutionnaires, dont plus de 20 ans passés en isolement dans la prison turque d’Imrali. Ces réflexions représentent l’essence de ses idées sur la société, la connaissance et le pouvoir.

Abdullah Öcalan a élaboré depuis sa prison l'idée d'un confédéralisme démocratique, où démocratie directe, écologisme et féminisme sont liés.

 

14,22 €
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Les ménages modestes du périurbain sont devenus, au fil des succès électoraux du FN, une figure centrale des com­mentaires médiatiques. Voir une recension de Lectures-Lien socio et dans Territoires contemporains.

Peu d’enquêtes sérieuses se sont pourtant intéressées à leurs conditions de travail, à leurs parcours résidentiels et aux devenirs de leurs enfants. Basé sur un travail de terrain de longue durée, ce livre restitue les trajectoires des salarié-e-s d’un parc d’activités comme il en existe beaucoup à la périphérie des grandes villes. À partir d’extraits d’entretiens et d’observations, il revient sur les transformations qui affectent depuis plusieurs décen­nies les fractions stables des milieux populaires : restructurations dans l’industrie et les services, durcissement des conditions d’accès à la propriété et évolution du système de formation. Même si leurs pratiques électorales s’avèrent plus diversifiées qu’on ne le pense, le FN attire une part de ces ménages du périurbain, qui sont pourtant loin de tous figurer parmi les plus démunis. Au-delà des explications convenues, notamment celles du déclassement, l’ouvrage offre ainsi des clés de compréhension des processus de radicalisation politique. Il montre enfin comment des élus municipaux, sans être encartés au FN, s’emploient très concrètement à empêcher la venue de familles issues de l’im­migration et de ménages en situation précaire, contribuant par là à banaliser le rejet de ces catégories sociales stigmatisées. Dans un contexte de hausse de l’abstention et de défiance envers les responsables politiques, ce livre éclaire les aspirations et les tensions vécues par nombre de ménages populaires.

Table des matières

Introduction

Chapitre 1 : Assurer la « paix sociale ». Le projet des classes dirigeantes pour l’industrie de la vallée

Chapitre 2 : Qui sont les salarié-e-s modestes du périurbain ? Établis et précaires, deux pôles des mondes ouvriers et employés

Chapitre 3 : S’installer dans le périurbain : des promotions résidentielles sous contraintes

Chapitre 4 : Des familles établies en quête de respectabilité .

Chapitre 5. Quels espoirs pour les enfants ? Parcours de formation, modèles de réussite sociale et rapports à l’avenir

Chapitre 6 : Un peuplement au-dessus de tout soupçon ? Les stratégies municipales de préservation d’un entre soi blanc

Chapitre 7 : Quels rapports au politique ? Socialisations professionnelles, respectabilité et distance(s) vis-à-vis de la gauche

Chapitre 8 : Une radicalisation en acte : deux élus municipaux sans étiquette devenus électeurs du FN

Conclusion

18,96 €
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La revue Zilsel poursuit ses incursions sur les territoires scientifiques et techniques dans cette nouvelle livraison.

Elle est composé d’articles de fond sur des sujets aussi variés que la contribution à l’histoire des sciences de Norbert Elias, l’ethnographie des data-centers, l’invention de l’« hypothèse Gaïa », la formation des ingénieurs ou les tourism studies. Un dossier est consacré à l’injonction méthodologique, fonda-trice des science studies, à étudier les sciences en train de se faire et de se défaire par le jeu des controverses. Après des décennies de tests et de tournants théoriques, il était temps de faire le point et de réfléchir collectivement sur les marges de progrès en la matière. Ce numéro de Zilsel comprend éga-lement un texte important et inédit de Pierre Bourdieu, consa-cré à la sociologie du champ scientifique, en plus d’un long entretien avec Diane Vaughan, sociologue étasunienne dont l’enquête sur le crash de la navette Challenger est désormais un classique de la sociologie des échecs organisationnels. Une série de notes critiques complète l’ensemble. Volontiers éclectique et résolument enthousiaste, ce numéro s’efforce donc de maintenir le cap.

18,01 €
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"Salariat" est une revue de sciences sociales, fondée à l’initiative de l’Institut Européen du Salariat. Cette revue pluridisciplinaire s’attache à l’étude du salariat entendu comme rapport social, mais aussi comme classe sociale et comme ensemble institutionnel. Elle a ainsi vocation à publier des travaux portant sur le travail, l’emploi, la protection sociale, le syndicalisme ou les groupes sociaux en lien avec la question salariale.

La revue publie des textes fondés sur des approches empiriques aussi bien que théoriques. Elle entend également participer au dialogue entre les sciences sociales et des acteurs et actrices non académiques.

La revue se conçoit comme un espace intellectuel et scientifique d’échange et de débats. Les articles soumis à deux relecteurs et discutés en comité de rédaction sont évalués à l’aune de l’intérêt pour le débat et l’analyse de l’objet « salariat ». La revue ne se conçoit pas comme un espace d’évaluation des chercheurs et des chercheuses sur le marché du travail académique.

"Salariat" est une revue de sciences sociales, fondée à l’initiative de l’Institut Européen du Salariat. Cette revue pluridisciplinaire s’attache à l’étude du salariat entendu comme rapport social, mais aussi comme classe sociale et comme ensemble institutionnel. Elle a ainsi vocation à publier des travaux portant sur le travail, l’emploi, la protection sociale, le syndicalisme ou les groupes sociaux en lien avec la question salariale.

La revue publie des textes fondés sur des approches empiriques aussi bien que théoriques. Elle entend également participer au dialogue entre les sciences sociales et des acteurs et actrices non académiques.

La revue se conçoit comme un espace intellectuel et scientifique d’échange et de débats. Les articles soumis à deux relecteurs et discutés en comité de rédaction sont évalués à l’aune de l’intérêt pour le débat et l’analyse de l’objet « salariat ». La revue ne se conçoit pas comme un espace d’évaluation des chercheurs et des chercheuses sur le marché du travail académique.

  • Directeur de publication: Bernard Friot
  • Composition du comité de rédaction:

Lucy apRoberts, IDHES
Mara Bisignano, IDHES
Nicolas Castel, 2L2S, Université de Lorraine
Sébastien Chauvin, Institut des sciences sociales, Université de Lausanne
Jean-Luc Deshayes, CITERES-COST, Université de Tours
Claude Didry, CMH, CNRS
Maël Dif-Pradalier, HES-SO, Haute école de travail social de Fribourg
Anne Dufresne, GRESEA, CIRTES-UC Louvain
Bernard Friot, IDHES, Université Paris Nanterre
Mathieu Grégoire, IDHES, Université Paris Nanterre
Jean-Pascal Higelé, 2L2S, Université de Lorraine
Florence Ihaddadene, CURAPP-ESS, Université Picardie Jules Verne
Sophie Rétif, IDHES, Université Paris Nanterre
Maud Simonet, IDHES, CNRS
Daniel Veron, CERReV, Université de Caen
Claire Vivés, LISE-CEET, CNAM
Karel Yon, IDHES, CNRS
14,22 €
14,22 €

Née dans la fête, noyée dans le sang, la Commune de Paris a surgi telle une fleur du cerisier de Jean-Baptiste Clément, à la fin d’un hiver effroyable rendu insupportable par le siège des Prussiens et la trahison d’un gouvernement dit « de défense nationale »…
Par sa brève fulgurance (72 jours et 72 nuits), elle reste un objet historique mal identifié, honni par les « honnêtes gens » et victime d’un hold-up mémoriel par le lénino-stalinisme.

C’est pourquoi le présent volume propose un éphéméride de la vie parisienne, du 18 mars au 28 mai 1871, fruit d’un travail heuristique tous azimuts sur les archives écrites ainsi que toutes les traces accessibles (météo, témoignages publics et privés, favorables ou haineux, journaux ou notes familiales,  prix des denrées alimentaires, cours de bourse, poésies et chansons, rengaines et comptines,  graffitis, photos, dessins)… le tout étant coloré par des pépites vraisemblables trouvées dans la fiction d’inspiration communeuse.

Un autre volume, intitulé « l’ordre libertaire » tentera de décoder, d’analyser et de commenter cet éphéméride ainsi que le messianisme communeux.  Car cette révolution pacifique est une « illumination » pour le désir d’émancipation des opprimés, des exploités et des exclus du monde entier, pour tous ceux qui rêvent d’une société fraternelle.

Jean A. Chérasse, cinéaste documentariste, agrégé d’histoire, titulaire du blog « Vingtras » sur  Mediapart.

22,75 €
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Cette nouvelle livraison est composée, comme les précédentes, d’enquêtes portant sur les sciences et les techniques en société. Composé entre un mouvement social affectant notamment la recherche et l’enseignement supérieur en France et une pandémie meurtrière planétaire, ce numéro témoigne des tensions et des débats qui animent et parfois fragmentent les milieux académiques. Dans ces conditions particulières qui ont affecté la réalisation d’un numéro finalement annuel, la diversité des enquêtes et des interventions reste un aiguillon autant qu’une exigence.

18,01 €
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Aucune des réformes engagées par Jean-Michel Blanquer n’est éclairée par la science, à supposer qu’existe « la » science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. 

Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis 40 ans, et voit revenir sans cesse les questions qui hantent notre système éducatif. C'est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau.

Recension dans Le Monde du 27 janvier 2021

Lire aussi l'entretien avec Martine Boudet sur les questions de l'École

Dans Questions de classe(s), "Que fait la presse", 14 juin 20021

Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux.

Aucune des réformes engagées n’est éclairée par la science, à supposer qu’existe « la » science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Au total, et sous couvert de modernité, les vieilles recettes de la droite autoritaire : un premier degré et l’enseignement professionnel caporalisés, les collèges et lycées mis en concurrence, l’élitisme comme principe. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer si la plupart de ces réformes n’étaient irréversibles, et si elles ne coûtaient pas très cher pour un effet dérisoire.

Débat de spécialistes ? Non. Pascal Bouchard est journaliste, il suit les questions d’éducation depuis bientôt 40 ans, et voit, sous des apparences changeantes, revenir sans cesse les questions non résolues qui hantent notre système éducatif. Car c’est le grand mérite de ce ministre que de nous obliger à les poser sous un jour nouveau.

Pascal Bouchard, agrégé et docteur ès lettres (sc. de l’éducation) a notamment été producteur à France-Culture, directeur de la rédaction de l’ AEF et le créateur de ToutEduc.fr.

11,37 €
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Cet essai paraît dans une période électorale où la récupération des questions identitaires est monnaie courante. En temps de crise du système néo-libéral et au motif de la « guerre contre le terrorisme», les politiques nationalistes et sécuritaires gagnent du terrain.

Les auteurs : Nils Andersson- Farid Bennaï – Adda Bekkouche- Saïd Bouamama – Martine Boudet (coordination)-

Monique Crinon – Christian Delarue – Bernard Dreano- Mireille Fanon Mendés-France- Patrick Farbiaz- Augustin Grosdoy- Gilles Manceron – Gus Massiah- Paul Mensah- Evelyne Perrin-Alice Picard- Louis-Georges Tin- Aminata Traoré (préface)

L'affaire Adama Traoré, l’affaire Théo… autant de marqueurs d’une actualité ambivalente,  qui questionne le racisme institutionnel et met à l’ordre du jour la fin de la colonialité des savoirs et des pouvoirs, base des xénophobies.
Il s'agit, pour ce faire, d'ancrer les mobilisations antiracistes en France dans leur environnement international. L’« intersectionnalité » des dominations d’origine, de genre, liées au statut social… rend nécessaire par ailleurs de relier les luttes émancipatrices des catégories concernées.
Ce livre est à l’initiative de représentant(e)s d'associations antiracistes et altermondialistes, originaires ou non de l'immigration, des outre-mer et d’Afrique. L’objectif est de faire front dans ce secteur (du débat public) et d’apporter des réponses claires sur le terrain de l’altermondialisme et d’une démocratie inclusive.

Ce livre est publié avec le soutien des associations et réseaux : Attac France - Attac Togo/CADTM - Cedetim/IPAM - Collectif des femmes pour l'égalité - CRAN - Fondation Frantz Fanon - FUIQP - MRAP - Reprenons l’initiative - Sang pour Sans - Sortir du colonialisme

Table des matières

Préface. Face à l’ ordre et au chaos, construisons un autre monde, par Aminata Traoré

Introduction. Un contexte (inter)national bouleversé et source de conflits démultipliés

Première partie - État des lieux historique et géopolitique

Le profit et le chaos, géopolitique d’ un XXIe siècle commençant, par Bernard Dreano

La nécessaire désaliénation du colonisateur, par Nils Andersson

L’ urgence de la démocratisation des relations Afrique-France-monde, par Paul Mensah

Une géopolitique du chaos : l’ espace arabophone entre mouvements d’ émancipation, autoritarisme étatique, islamisme radical et nouvelles formes d’ impérialismes, par Adda Bekkouche

Migrations : « crise de l’ accueil », entre hypocrisie et irresponsabilité, par Augustin Grosdoy

Deuxième partie. Xénophobie d’ État et mobilisations antiracistes

Esclavage et traite négrière : du devoir de mémoire au devoir de réparation, par Louis-Georges Tin

La décennie internationale de l’ ONU pour les personnes d’ ascendance africaine, un défi mondial, par Mireille Fanon Mendes France

La lutte contre le racisme anti-Arabe, anti-maghrébin et l’ islamophobie: un impératif égalitaire, par Alice Picard

Altermondialisme et laïcité, des recours face à l’ islamisme radical et aux populismes, par Christian Delarue

Boucs émissaires commodes, les Roms ont des droits. Leur mise en oeuvre est la seule voie d’ avenir, par Évelyne Perrin

Antisémitisme, antisionisme et défense des droits des Palestiniens, par Gilles Manceron

Le féminisme face au défi du racisme et du sexisme, par Monique Crinon

Jeunes des quartiers populaires en quête d’avenir, par Évelyne Perrin

Troisième partie. L’ antiracisme en débat

Le racisme aujourd’ hui et ses différentes formes, par Augustin Grosdoy

Reprendre l’ initiative contre les politiques de racialisation, par Farid Benna

La nécessaire politisation de l’ antiracisme, par Saïd Bouamama

Pour le cosmopolitisme insurgé, un antiracisme et un anticolonialisme du XXIème siècle, par Patrick Farbiaz

Quatrième partie. Programme antiraciste et en faveur d’ une démocratie inclusive. L’ École doit contribuer à apaiser les conflits inter-communautaires et favoriser le dialogue des cultures, par Martine Boudet

Éléments de programme d’ une démocratie inclusive. Chapitre inter-associatif

Promotion de la paix et de la démocratie dans le monde, par Adda Bekkouche

Conclusion. L’ antiracisme vecteur essentiel de l’ émancipation, par Gustave Massiah

9,48 €
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