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Ces dernières décennies, le nombre de manifestations a augmenté partout dans le monde, notamment en Turquie. Alors qu’elles ont été dans ce pays historiquement initiées par des opposants au régime, notamment de gauche et kurdes, depuis les mobilisations de Gezi en 2013 et l’instauration d’une répression incessante, de nouveaux acteurs, favorables au régime et soutenus par l’État, se sont mis eux aussi à défiler et à occuper la rue.

Ayşen Uysal, en s’appuyant sur des sources variées (corpus de presse, observations directes, enquête par questionnaire, entretiens) et jusque-là inaccessibles comme les archives policières, en examinant aussi bien les contestataires que les défenseurs du régime, montre le changement important qui s’est produit entre les années 1990 et les années 2000, tant en ce qui concerne le profil des acteurs protestataires que leurs motivations. Alors que les syndicats et les revendications économiques dominaient au cours des années 1990, les questions de justice et de droits de l’homme ont gagné du terrain au cours de la décennie suivante. L’auteure apporte ainsi une contribution originale non seulement à l’analyse du régime actuel en Turquie et du gouvernement de l’AKP d’Erdogan, mais aussi des forces contradictoires qui le traversent. Par son expérience, elle éclaire également les risques de la pratique de l’enquête sur des sujets sensibles en contexte autoritaire car elle est aujourd’hui fichée par la police (et a échappé de peu à une condamnation).

Ce livre intéressera ainsi tous ceux et celles qui souhaitent mieux comprendre le régime actuellement en vigueur en Turquie et les formes complexes de mobilisations et de répression qui y ont cours.

Ayşen Uysal est professeure de science politique, elle a été limogée de l’université Dokuz Eylül, à Izmir, en juillet 2018. Elle est associée au CRESPPA-CSU et au CETOBAC à Paris. Spécialiste de l’action collective et du militantisme, ainsi que de la répression et du travail policier, elle a également étudié les partis politiques.

 

Sommaire

Préface à l’édition française

Introduction

Chapitre i : Approche conceptuelle et méthodologique

Chapitre II : Cycles de mobilisation, fréquence et nature des manifestations

Chapitre III : Manifestants et organisations mobilisatrices

Chapitre IV : Les revendications

Chapitre V : Répertoire d’action, performances et épisodes

Chapitre VI : L’autre protagoniste des manifestations :
la police

Chapitre VII : La police vue par les manifestants et les contre-stratégies manifestantes

Conclusion : l’impossible normalisation

Annexes

Bibliographie

 

14,22 €
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Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du jour une notion considérée comme dépassée : l’honneur.

L’honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s’imposer  aujourd’hui comme un concept « brandi » par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d’indignation est d’autant plus fort qu’il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d’avenir…
Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser « la seule chose qui leur reste », à savoir leur honneur, pour dire « non » aux injonctions de la société marchande et aux corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L’honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur.
Ce sentiment de révolte face à un monde d’injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c’est à la lumière d’interviews avec des jeunes français et turcs que l’auteure s’efforce de cerner l’évolution sociale de la référence à l’honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s’émanciper. Si l’honneur était jusqu’ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s’universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.

11,37 €
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Familier de la rue pour échapper à l’étroitesse du logis familial, Jean-Claude fut confronté très tôt à la misère du monde. Il connut, à travers ses frères, les angoisses et les deuils de la guerre d’Algérie. Mais aussi l’engagement dans le combat anticolonial, engagement qu’il allait reprendre plus tard sous une autre forme avec la lutte des sans-logis, des sans-papiers, etc. Ce fut, avec ceux qui figurent sur la couverture du livre, l’épopée de la rue du Dragon, de la création du DAL et de Droits devant !!, des occupations d’immeubles, etc.

Ce livre raconte cette vie de rebelle, sans oublier, car Jean-Claude Amara est aussi un poète, qu’elle fut également une vie de saltimbanque qui le conduisit, avec son frère, ses chansons et son orgue de Barbarie, aux quatre coins de la planète.

Il est des rencontres improbables qui défient la norme et le bien-penser. Celle que l’auteur relate ici en fait partie. 

Son père et sa mère en sont les acteurs. Leur vie commune vit la douleur côtoyer l’humour, la misère ouvrir des parenthèses à la joie de vivre, la sagesse mêlée à la subversion. 

L’auteur a attendu qu’advienne le crépuscule pour évoquer l’histoire douce-amère de ces parents terribles, qui l’élevèrent dans le tumulte et l’incertain, qui abrégèrent les rêves et le souffle de l’enfance.

Familier de la rue pour échapper à l’étroitesse de l’appartement familial, Jean-Claude fut confronté très tôt à la misère du monde, rue Mouffetard où il passa sa prime jeunesse, à travers le premier campement d’urgence de l’abbé Pierre tout près de chez lui durant l’hiver 54. Par ses oncles plus âgés restés en Algérie, il connut les angoisses et les deuils d’une guerre qui refusait de dire son nom. Mais aussi l’engagement dans le combat anticolonial, engagement qu’il allait reprendre plus tard sous une autre forme avec la lutte des sans-logis, qui devint très vite celle des «sans» tout court. Ce fut, avec ceux qui figurent sur la couverture du livre, l’épopée de la rue du Dragon, de la création du DAL et de Droits devant !!, des occupations d’immeubles, etc.

Ce livre raconte cette vie de rebelle et de combats pour la justice (y compris en Palestine occupée), sans oublier, car Jean-Claude Amara est aussi un poète, qu’elle fut également une vie de saltimbanque qui le conduisit, avec son frère, ses chansons et son orgue de Barbarie, aux quatre coins de la planète.

8,53 €
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Depuis une décennie, enseignant·es, publics, citoyen·nes sont confronté·es à une avalanche de contre-réformes qui, à défaut de légitimité, sont souvent imposées par la force.

Depuis une décennie, enseignant·es, publics, citoyen·nes sont confronté·es à une avalanche de contre-réformes qui, à défaut de légitimité, sont souvent imposées par la force.


Il devient urgent de résister à cette « culture de la violence instituée », et à la sélection sociale qui en est une motivation et qui conduit au sacrifice des nouvelles générations. La promotion des acquis universitaires et scolaires, et des services publics qui les garantissent, s’avère indissociable de celle de l’État de droit et des libertés professionnelles (académiques et pédagogiques).

Cette résistance nécessite la compréhension du néolibéralisme autoritaire – fondé qu'il est sur le capitalisme cognitif et sur un élitisme xénophobe – et l’invention d’un modèle alternatif. D’autres ouvrages ont été publiés sur le système éducatif et de recherche, et celui-ci s’y réfère. Sa spécificité est de se concentrer sur les questions de démocratisation institutionnelle et programmatique, en faveur de la transformation des modes de gouvernance, de la restauration des missions et des conditions d’études, dans un climat d'inclusion culturelle et de collégialité.

Ce livre a été écrit par une une équipe interdisciplinaire et intersyndicale dont les membres exercent dans diverses métropoles : Lille, Marseille, Nantes, Paris, Rennes, Toulouse... Elle est constituée d'universitaires et de responsables dans les secteurs de l'enseignement, de la formation, de l'inspection, de la protection des personnels…

Avec les contributions de Philippe Blanchet, Martine ­Boudet (coord.), Emmanuel Brassat, Sophia Catella, Vincent ­Charbonnier, Paul Devin, Marie-France Le Marec, Alain ­Refalo, Valérie Sipahimalani, Axel Trani et du groupe
Jean-Pierre Vernant.

Avec le soutien de l'Institut de recherches de la Fédération syndicale unitaire (FSU)

14,22 €
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Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. Il devient difficile de prétendre qu’un mouvement social n’a de sens que s’il est le fruit d’une intentionnalité, d’une expertise militante et d’une planification collective, sans penser sa part d’improvisation. Sous la forme de notices brèves ce livre propose un examen de cet objet instable qu’est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d’ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu’ils côtoient et qu’ils n’hésitent pas, le cas échéant, à freiner.

11,37 €
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Ces dernières décennies, le nombre de manifestations a augmenté partout dans le monde, notamment en Turquie. Alors qu’elles ont été dans ce pays historiquement initiées par des opposants au régime, notamment de gauche et kurdes, depuis les mobilisations de Gezi en 2013 et l’instauration d’une répression incessante, de nouveaux acteurs, favorables au régime et soutenus par l’État, se sont mis eux aussi à défiler et à occuper la rue.

Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du jour une notion considérée comme dépassée : l’honneur.

Familier de la rue pour échapper à l’étroitesse du logis familial, Jean-Claude fut confronté très tôt à la misère du monde. Il connut, à travers ses frères, les angoisses et les deuils de la guerre d’Algérie. Mais aussi l’engagement dans le combat anticolonial, engagement qu’il allait reprendre plus tard sous une autre forme avec la lutte des sans-logis, des sans-papiers, etc. Ce fut, avec ceux qui figurent sur la couverture du livre, l’épopée de la rue du Dragon, de la création du DAL et de Droits devant !!, des occupations d’immeubles, etc.

Ce livre raconte cette vie de rebelle, sans oublier, car Jean-Claude Amara est aussi un poète, qu’elle fut également une vie de saltimbanque qui le conduisit, avec son frère, ses chansons et son orgue de Barbarie, aux quatre coins de la planète.

Depuis une décennie, enseignant·es, publics, citoyen·nes sont confronté·es à une avalanche de contre-réformes qui, à défaut de légitimité, sont souvent imposées par la force.

Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. Il devient difficile de prétendre qu’un mouvement social n’a de sens que s’il est le fruit d’une intentionnalité, d’une expertise militante et d’une planification collective, sans penser sa part d’improvisation. Sous la forme de notices brèves ce livre propose un examen de cet objet instable qu’est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d’ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu’ils côtoient et qu’ils n’hésitent pas, le cas échéant, à freiner.