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Chemins de la liberté. le travail entre autonomie et hétéronomie

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Le capitalisme cognitif néolibéral a fait de la reproduction de la vie son « cœur de métier », de l’individu conçu comme entreprise un sujet sommé d’être autonome et de la concurrence un principe régulateur de la société. Accélérée par les technologies digitales, la métamorphose du salariat génère des zones grises, entre le travail salarié et le travail indépendant. Une multitude de nouvelles figures du travail émergent, des figures précaires en tension entre l’autonomie et l’hétéronomie. Pourtant, des stratégies originales de résistance s’inventent dans ces zones grises. Il ne s’agit pas seulement de dire « non » à la raison néolibérale, il s’agit d’affirmer de manière pragmatique des formes coopératives et mutualistes nouvelles. Recension

Dans Alternatives Économiques, décembre 2020.

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Table des matières

 

Présentation                                                                                                             

Première partie. Le capitalisme cognitif à l’époque néolibérale           

Chapitre  1. Une nouvelle phase historique du capitalisme ? 

Le travail cognitif et la fabrique des esprits                                                        

L’économie de la connaissance est une aporie                                                  

Le temps et la valeur                                                                                                

Les phases historiques du capitalisme                                                                

Autonomie et coopération : rêve ou réalité ?                                                     

Chapitre 2. Le capitalisme a toujours été cognitif                      

Les forces de l’invention et de la coopération précèdent le capital               

Le capitalisme industriel comme capitalisme cognitif                                    

Les mismatchings du capitalisme cognitif à l’époque des technologies digitales           

Finance globale et connaissances                                                

Chapitre 3. Capitalisme et néolibéralisme : une liaison dangereuse

La critique gorzienne des thèses sur le capitalisme cognitif                           

Le capitalisme comme formation sociale                                                           

Le néolibéralisme comme technique de gouvernement                                  

De la reproduction de la force de travail à la production du capital humain

Partie 2. Figures du travail dans les zones grises                          

Chapitre 4. Au-delà de la logique binaire travail salarié-travail indépendant               

L’affirmation historique du salariat et le déclin du travail indépendant, et vice versa  

Subordination et dépendance                                                                               

Les zones grises des relations de travail                                                              

Des relations de travail hybrides et leurs conditions d’émergence               

Sublime ou prolétaroïde ? L’intermittent·e du spectacle                                

Sublime ou prolétaroïde ? L’Entrepreneur·e -salarié·e -associé·e                

Chapitre 5. L’enquête sociale comme co-recherche pour l’action 

Des enquêtes situées                                                                                               

Chercher pour agir                                                                                                   

La co-recherche                                                                                                        

De l’enquête qualitative à l’enquête quantitative et vice-versa                      

La difficile inter-objectivation                                                                               

Partie 3. Temps, argent et liberté                                                              

Chapitre 6. Métamorphoses du temps du travail, luttes pour le temps              

Le temps du travail : temps social dominant                                                     

La question du temps de travail entre passé et présent                                  

Discontinuité et perception du temps                                                                 

Du travail à la tâche au travail horaire, du travail horaire au travail à la prestation     

Temps libre et accélération                                                                                    

Pollution du temps                                                                                                  

Le temps de la politique : free work ou free labor ?                             

Chapitre 7. La mutualisation contre l’individualisation

 L’individualisation du salaire                                                                                

La fiction du salaire                                                                                                 

Déjouer les dispositifs néolibéraux                                                                      

La question du Revenu Inconditionnel d’Existence                                         

Chapitre 8. Autonomie et hétéronomie dans les zones grises des relations de travail

La question de l’autonomie ou de la liberté comme autonomie

L’autonomie bridée de l’intermittent·e du spectacle

Le projet d’autonomie comme processus collectif : l’expérience de Coopaname

... des pratiques qui annoncent une sortie civilisée du capitalisme...

 Au début du 21e siècle, le capitalisme cognitif néolibéral a fait de la reproduction de la vie biologique et sociale son « cœur de métier », de l’individu conçu comme entreprise un sujet sommé d’être autonome et de la concurrence un principe régulateur de la société. Le salariat se transforme, le travail mute. Accélérée par les technologies digitales, la métamorphose du travail et des relations de travail génère des « zones grises » entre le travail salarié et le travail indépendant classiques. Une multitude de nouvelles figures précaires du travail émergent dans ces zones, des figures doubles, en tension entre l’autonomie et l’hétéronomie. Autonomie contrainte et concurrence par la coopération sont les oxymores de la société du travail née des noces du capitalisme cognitif et du néolibéralisme.

Pourtant, c’est dans ces zones grises que des stratégies originales de résistance s’inventent. Il ne s’agit pas seulement de dire « non » à la raison néolibérale, il s’agit d’affirmer positivement, de manière pragmatique, par l’expérimentation politique et sociale, des formes économiques diverses. Plus précisément, un système de protection sociale mutualiste et une entreprise coopérative « sans patrons ».

Chercheuse impliquée, spécialiste des mutations du travail, des métamorphoses du salariat et de l’essor d’expérimenta­tions socio-politiques originales, notamment dans le champ de l’éco­nomie sociale et solidaire, Antonella Corsani a accompagné ces mouvements inédits pendant plu­sieurs années en France. Ces histoires de résistance attestent une tension permanente vers la liberté comme autono­mie véritable, dans un contexte où l’autonomie individuelle est, en quelque sorte, prescrite. Les collectifs de travail qu’elle a observées in situ désirent la mutualisation et la coopération. Leur but est d’accroître l’autonomie réelle de chacun·e et du groupe par l’interdépen­dance. Et des chemins de la liberté de s’ouvrir ainsi, à ­tâtons. 

Antonella Corsani est sociologue et économiste, enseignante-chercheure à l’ISST-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du laboratoire de ­recherches IDHES.

Livre
9782365122566

Fiche technique

Nombre de pages
294
Auteur
Antonella Corsani

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Le capitalisme cognitif néolibéral a fait de la reproduction de la vie son « cœur de métier », de l’individu conçu comme entreprise un sujet sommé d’être autonome et de la concurrence un principe régulateur de la société. Accélérée par les technologies digitales, la métamorphose du salariat génère des zones grises, entre le travail salarié et le travail indépendant. Une multitude de nouvelles figures du travail émergent, des figures précaires en tension entre l’autonomie et l’hétéronomie. Pourtant, des stratégies originales de résistance s’inventent dans ces zones grises. Il ne s’agit pas seulement de dire « non » à la raison néolibérale, il s’agit d’affirmer de manière pragmatique des formes coopératives et mutualistes nouvelles. Et des chemins de liberté de s’ouvrir ainsi, à tâtons.

Au début du 21e siècle, le capitalisme cognitif néolibéral a fait de la reproduction de la vie biologique et sociale son « cœur de métier », de l’individu conçu comme entreprise un sujet sommé d’être autonome et de la concurrence un principe régulateur de la société. Le salariat se transforme, le travail mute. Accélérée par les technologies digitales, la métamorphose du travail et des relations de travail génère des « zones grises » entre le travail salarié et le travail indépendant classiques. Une multitude de nouvelles figures précaires du travail émergent dans ces zones, des figures doubles, en tension entre l’autonomie et l’hétéronomie. Autonomie contrainte et concurrence par la coopération sont les oxymores de la société du travail née des noces du capitalisme cognitif et du néolibéralisme.

Pourtant, c’est dans ces zones grises que des stratégies originales de résistance s’inventent. Il ne s’agit pas seulement de dire « non » à la raison néolibérale, il s’agit d’affirmer positivement, de manière pragmatique, par l’expérimentation politique et sociale, des formes économiques diverses. Plus précisément, un système de protection sociale mutualiste et une entreprise coopérative « sans patrons ».

Chercheuse impliquée, spécialiste des mutations du travail, des métamorphoses du salariat et de l’essor d’expérimenta­tions socio-politiques originales, notamment dans le champ de l’éco­nomie sociale et solidaire, Antonella Corsani a accompagné ces mouvements inédits pendant plu­sieurs années en France. Ces histoires de résistance attestent une tension permanente vers la liberté comme autono­mie véritable, dans un contexte où l’autonomie individuelle est, en quelque sorte, prescrite. Les collectifs de travail qu’elle a observées in situ désirent la mutualisation et la coopération. Leur but est d’accroître l’autonomie réelle de chacun·e et du groupe par l’interdépen­dance. Et des chemins de la liberté de s’ouvrir ainsi, à ­tâtons. 

Antonella Corsani est sociologue et économiste, enseignante-chercheure à l’ISST-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du laboratoire de ­recherches IDHES.

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