L’économie sociale et solidaire (ESS) apparaît de plus en plus comme un acteur clé de la bifurcation écologique, par ses valeurs et ses modèles socioéconomiques fondés sur la démocratie économique, l’éducation populaire, l’utilité sociale, l’ancrage territorial. La bifurcation écologique met en lumière les liens historiques entre l’ESS et l’écologie politique comme ses innovations pionnières dans des secteurs comme le réemploi solidaire, l’alimentation biologique, les énergies renouvelables. Mais loin d’être évidente ou consensuelle, l’écologie révèle aussi les clivages, tensions et blocages qui limitent le rôle transformateur de l’ESS. Ce numéro invite à interroger la capacité instituante de l’ESS à transformer, du local au global, les idées, les pratiques et les institutions face aux défis écologiques contemporains.
L’économie sociale et solidaire (ESS) apparaît de plus en plus comme un acteur clé de la bifurcation écologique, par ses valeurs et ses modèles socioéconomiques fondés sur la démocratie économique, l’éducation populaire, l’utilité sociale, l’ancrage territorial. La bifurcation écologique met en lumière les liens historiques entre l’ESS et l’écologie politique comme ses innovations pionnières dans des secteurs comme le réemploi solidaire, l’alimentation biologique, les énergies renouvelables. Mais loin d’être évidente ou consensuelle, l’écologie révèle aussi les clivages, tensions et blocages qui limitent le rôle transformateur de l’ESS. Ce numéro invite à interroger la capacité instituante de l’ESS à transformer, du local au global, les idées, les pratiques et les institutions face aux défis écologiques contemporains.
Écologisme et socialisme Bifurquer ensemble?
Bifurquer est une nécessité, une urgence, l’expression d’un choix. Comment le faire, avec qui et, parfois, contre qui ? La revue Bifurcation/s a pour ambition non seulement de documenter ces bifurcations, mais également de contribuer à les initier, en se positionnant comme un espace de circulation, de débats et d’action. Revue hybride, à la fois académique et diffusée sur Cairn, dotée d’un conseil scientifique et d’un comité de lecture, Bifurcation/s associe aussi des personnalités issues des mouvements sociaux et écologiques. Nous ne cherchons pas à défendre une ligne mais à favoriser les émergences inévitablement multiples, à partir d’une position réflexive, circulante, bienveillante, évitant que les controverses ne virent à la polémique. Pour autant nous ne sommes pas sans horizon : la revue s'inscrit dans une perspective d'émancipation. A ce titre elle a cœur d'explorer les relations entre la perspective écologiste et toutes les autres dimensions d'une politique émancipatrice.
Collectif
Ecologisme et conservatisme
L’écologisme paraît à première vue se ranger du côté de l’émancipation : positionnement de longue date au centre ou à gauche ; penchant prononcé pour l’autonomie ; revendications cosmopolitiques de solidarité avec le vivant à l’échelle planétaire etc. Toutefois, le mouvement interroge de longue date sur son rapport à l’émancipation : rapport à la nature (essentialiste ?), à la technique (rejet du progrès ?) ou encore aux autres mouvements (indifférence à la race, la classe ou au genre ?). Si la droite et l’extrême-droite n’ont jamais accordé beaucoup d’intérêt au sujet, de plus, des mouvements royalistes ou de droite ethnodifférentialiste se réclament de l’écologie.
Et que penser de certaines thèses technocritiques ? Pour autant, peut-on identifier émancipation et progrès ? Conserver (par exemple, la biodiversité) est-il forcément conservateur ?
Collectif
Ecologisme et conservatisme
L’écologisme paraît à première vue se ranger du côté de l’émancipation : positionnement de longue date au centre ou à gauche ; penchant prononcé pour l’autonomie ; revendications cosmopolitiques de solidarité avec le vivant à l’échelle planétaire etc. Toutefois, le mouvement interroge de longue date sur son rapport à l’émancipation : rapport à la nature (essentialiste ?), à la technique (rejet du progrès ?) ou encore aux autres mouvements (indifférence à la race, la classe ou au genre ?). Si la droite et l’extrême-droite n’ont jamais accordé beaucoup d’intérêt au sujet, de plus, des mouvements royalistes ou de droite ethnodifférentialiste se réclament de l’écologie.
Et que penser de certaines thèses technocritiques ? Pour autant, peut-on identifier émancipation et progrès ? Conserver (par exemple, la biodiversité) est-il forcément conservateur ?
Collectif
La désindustrialisation est le résultat d’une politique de compétitivité ayant conduit la France à se positionner sur le secteur des services marchands, qui représentent aujourd’hui plus de 35 % du PIB. Si le recul des activités de production a permis réduire les émissions de GES, il a accentué les questionnements sur la structuration des processus de production, en plus de démunir le pays de ses capacités de décision. Reprendre la main sur les modes de vie passe par une forme ou une autre de réindustrialisation. Comment ? A quel prix ? Sous quelles formes ? Avec quels acteurs (privés, publics, syndicats, associations) ? Et quels moyens de financement ? Plusieurs options sont ouvertes, qui sont explorées dans ce numéro.
Collectif
La désindustrialisation est le résultat d’une politique de compétitivité ayant conduit la France à se positionner sur le secteur des services marchands, qui représentent aujourd’hui plus de 35 % du PIB. Si le recul des activités de production a permis réduire les émissions de GES, il a accentué les questionnements sur la structuration des processus de production, en plus de démunir le pays de ses capacités de décision. Reprendre la main sur les modes de vie passe par une forme ou une autre de réindustrialisation. Comment ? A quel prix ? Sous quelles formes ? Avec quels acteurs (privés, publics, syndicats, associations) ? Et quels moyens de financement ? Plusieurs options sont ouvertes, qui sont explorées dans ce numéro.
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