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Cet ouvrage interroge les limites de la liberté de la recherche. Il est une contribution essentielle aux débats sur ce qu’est ou devrait être la politique scientifique en référence aux besoins fondamentaux de la santé. Son titre annonce clairement le but poursuivi par l’auteur : non pas une défense inconditionnelle de la science, mais un retour critique approfondi sur des situations vécues de l’intérieur de l’institution scientifique, qui questionnent l’évolution de l’organisation du travail de recherche et ce que devient la liberté de la recherche, inscrite dans le statut des chercheurs. Ce livre nous incite, toutes et tous, qui que nous soyons, à ne pas laisser la science entre les mains des seuls scientifiques et sponsors à but lucratif de la recherche scientifique en France.
Jean Kister a été ingénieur de recherche à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), dont les recherches portaient sur l’étude des fonctions de l’hémoglobine. Il a été également Secrétaire Général Adjoint du Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique (SNTRS-CGT) de 1999 jusqu’en 2021. Il a été élu au Conseil d’Administration de l’Inserm.
Journal de l’Amérique retrace la traversée des États-Unis par l’auteur en 2024. Entre récit de voyage et essai socio-politique, il constitue un portrait de l’Amérique contemporaine et une mise en lumière de ses singularités et de ses fractures. Les arts, la culture et les questions sociétales en composent le fil rouge et la campagne présidentielle la toile de fond. La postface analyse la nature du régime autoritaire mis en place par D. Trump. Chaque étape de ce voyage est l’occasion de mettre en exergue un sujet : l'art afro-américain à New York, symbole de l’affirmation de la communauté noire, le rôle de la culture dans la régénération de Cleveland, les questions raciale, migratoire et de genre à Chicago, le partage des rôles entre pouvoirs publics, philanthropie et société civile dans la vie culturelle à Denver, les paradoxes politiques de Salt Lake City, cité des Mormons, les nouveaux enjeux de la Silicon Valley, le grand écart de San Francisco entre milliardaires et homeless…
Alors que l’on s’intéresse généralement au résultat de la pensée, le présent ouvrage concerne son processus. Il s’agit de donner à voir dans des situations concrètes le « mode de pensée » binaire dominant et le rôle délétère qu’il joue dans les analyses comme dans les pratiques, et surtout de montrer comment l’adoption de modes de pensée alternatifs aide à comprendre et agir autrement. La situation de folle réaffirmation de la pensée binaire rend particulièrement actuel cet objectif Qu’il s’agisse de pratiques (monnaie locale, gestion municipale, didactique, formation syndicale, contrôle-qualité, cuisine) ou d’approches analytiques (prédation biologique, antibiorésistance, écomunisme, réforme et révolution, travail et salaire), 14 contributions abordent les freins auxquels il faut faire face et leurs avancées dans la recherche d’une façon de penser et d’agir adaptée, globale et interactive, avec une approche dialectique et la volonté d’assumer la complexité de la réalité.
Janine Guespin-Michel est professeure honoraire de l’université de Rouen, autrice d’essais autour de la pensée dialectique du complexe.
Édouard Schoene est ingénieur, militant associatif et ancien élu.
Fille d’un légionnaire tortionnaire, membre d’Ordre Nouveau et regrettant, à sa mort, de n’avoir pas massacré tous les Algériens, Isabelle Vaha s’est opposée dès la petite enfance à la doxa familiale nourrie par la haine de l’autre et, entre autres, celle des Algériens au point de devoir s’enfuir de la maison pour survire physiquement et psychologiquement. Très vite, avec ses seuls ressentis d’enfant puis d’adolescente et enfin avec ses outils de sociologue, d’historienne – et de poète–, elle portera les causes de ceux que les injustices ostracisent : gens du voyage, jeunes de banlieues, etc. Elle s’attache également à mettre en lumière certains points obscurs de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de celle du conflit franco-algérien auquel elle tente d’apporter sa volonté de rédemption. Chercheure opiniâtre, l’autrice ne lésine pas sur les moyens pour prouver que l’histoire appartient à tout un chacun et que les déterminismes sociaux peuvent être surmontés.
Entre simplifications inexactes, réécritures opportunistes et usages parfois trop hâtifs, la lecture de l’œuvre de Marcel Mauss (1872-1950), bien que son influence soit cruciale dans plusieurs disciplines, reste obscure.
Ce livre propose une approche différente.
En s’appuyant sur des citations tirées de ses articles principaux, mais aussi de textes secondaires ou engagés, il s’agit d’interroger la nature de sa démarche intellectuelle, ses méthodes de travail et son regard subversif qui lui a permis de renouveler en profondeur la méthode sociologique et anthropologique.
Ce livre offre aux étudiants et aux curieux une première introduction à l’œuvre de Marcel Mauss, tout en permettant aux chercheurs confirmés de renouveler l’usage de ses principaux concepts.
« Dans Je me souviens Georges Perec (1978) avait, à la suite du I remember (1970) de Joe Brainard étiqueté avec humour ses souvenirs et les curiosités étonnées de sa jeunesse, et bien au-delà.
Michel Offerlé, historien et sociologue du politique, professeur émérite à l’ENS reprend ce chemin. Dans Je me souviens….de la politique il égraine ses émotions, ses souvenirs, parfois anciens, et ses plaisirs citoyens, en évoquant toutes les facettes de la politique française depuis plusieurs décennies.
Cet ouvrage est tout à la fois sérieux et ludique. On peut le parcourir, y revenir en cherchant à deviner d’où et quand viennent et adviennent ces évocations. Il s’adresse tout à la fois aux curieux de la chose publique, aux enseignants, aux élus, et aux journalistes qui pourront redécouvrir et se perdre dans les replis du passé, en chalutant de la haute à la basse politique, des débats d’idées à la popole et à la poloche et aux « problèmes microcosmiques ».