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La crise de l’Union européenne (UE) est à multiples facettes et s’est approfondie durant l’année passée. Le référendum britannique sur l’appartenance à l’UE et le vote en faveur du Brexit ont été les symptômes les plus visibles des tendances actuelles à la désintégration.
Le fossé entre le centre et la périphérie dans la zone euro demeure. L’arrivée d’un grand nombre de réfugiés a suscité des conflits à propos de la question : qui doit s’en occuper ? Enfin, l’adoption de l’Accord économique et commercial global (CETA) avec le Canada a montré un grand mépris à l’égard des objections des instances démocratiquement élues.
Au sommaire de cette édition 2017 de l’EuroMemo :
1. Politiques macroéconomiques et de développement pour combattre l’austérité et le développement inégal.
2. Les politiques monétaires et financières de l’UE : la fin de l’argent facile ?
3. Les migrations et la solidarité dans l’UE.
4. Les nationalisme de droite et économique dans l’UE : origines, programmes et réponses.
5. Les relations extérieures de l’UE.
Les auteurs sont membres du groupe des économistes européens pour une politique économique alternative en Europe.
La crise de l’Union européenne (UE) est à multiples facettes et s’est approfondie durant l’année passée. Le référendum britannique sur l’appartenance à l’UE et le vote en faveur du Brexit ont été les symptômes les plus visibles des tendances actuelles à la désintégration.
Le fossé entre le centre et la périphérie dans la zone euro demeure. L’arrivée d’un grand nombre de réfugiés a suscité des conflits à propos de la question : qui doit s’en occuper ? Enfin, l’adoption de l’Accord économique et commercial global (CETA) avec le Canada a montré un grand mépris à l’égard des objections des instances démocratiquement élues.
Au sommaire de cette édition 2017 de l’EuroMemo :
1. Politiques macroéconomiques et de développement pour combattre l’austérité et le développement inégal.
2. Les politiques monétaires et financières de l’UE : la fin de l’argent facile ?
3. Les migrations et la solidarité dans l’UE.
4. Les nationalisme de droite et économique dans l’UE : origines, programmes et réponses.
5. Les relations extérieures de l’UE.
Les auteurs sont membres du groupe des économistes européens pour une politique économique alternative en Europe.
L’édition de cette année paraît dans un contexte où les incertitudes sont grandes.
En France, la menace Marine Le Pen, la victoire de Fillon aux primaires de la droite, celle de Trump aux États-Unis, le Brexit en Grande-Bretagne, la progression importante de l’extrême droite dans une grande partie de l’Europe, de la Hongrie à Allemagne en passant par l’Autriche, la Pologne, le Danemark ou la Suède… sont sources d’inquiétudes et mettent la gauche face à de grandes responsabilités.
L’édition de cette année paraît dans un contexte où les incertitudes sont grandes.
En France, la menace Marine Le Pen, la victoire de Fillon aux primaires de la droite, celle de Trump aux États-Unis, le Brexit en Grande-Bretagne, la progression importante de l’extrême droite dans une grande partie de l’Europe, de la Hongrie à Allemagne en passant par l’Autriche, la Pologne, le Danemark ou la Suède… sont sources d’inquiétudes et mettent la gauche face à de grandes responsabilités.
Le conflit syrien et les millions de réfugiés qui en sont une des résultats alimentent l'actualité. Le parcours sinueux des populations pour trouver un refuge, l'accueil différencié dans les pays, les tensions à ce sujet au sein de l'Union européenne, plus récemment la lutte contre le terrorisme après les attentats de Paris, interrogent, à travers la question des exilés, les pratiques à l'égard de la mobilité des personnes sur le continent.
Accueillir les migrants
Le conflit syrien et les millions de réfugiés qui en sont une des résultats alimentent l'actualité. Le parcours sinueux des populations pour trouver un refuge, l'accueil différencié dans les pays, les tensions à ce sujet au sein de l'Union européenne, plus récemment la lutte contre le terrorisme après les attentats de Paris, interrogent, à travers la question des exilés, les pratiques à l'égard de la mobilité des personnes sur le continent.
La question du territoire, de ses frontières, des modalités d’accueil de part et d’autres de ces espaces limites ont été un élément central de la réflexion sur l’accueil des migrants, sans que la diversité des conceptions de l’accueil se résume à leur confinement ou non dans les camps et les zones de transit.
Ce numéro de Savoir/Agir aborde ces questions à partir de divers travaux de recherche. Ce qui permet aussi d'éclairer l’expérience des migrants dans sa diversité, en fonction de leur origine, de leurs ressources sociales, culturelles et économiques. La figure du migrant ne se réduit pas en effet à celle des demandeurs d’asile ou de ceux – pourtant rarement les moins dotés au regard de leur société d’origine – venant s’intégrer dans un premier temps au bas de l’échelle sociale.
Le conflit syrien et les millions de réfugiés qui en sont une des résultats alimentent l'actualité. Le parcours sinueux des populations pour trouver un refuge, l'accueil différencié dans les pays, les tensions à ce sujet au sein de l'Union européenne, plus récemment la lutte contre le terrorisme après les attentats de Paris, interrogent, à travers la question des exilés, les pratiques à l'égard de la mobilité des personnes sur le continent.
Accueillir les migrants
Le conflit syrien et les millions de réfugiés qui en sont une des résultats alimentent l'actualité. Le parcours sinueux des populations pour trouver un refuge, l'accueil différencié dans les pays, les tensions à ce sujet au sein de l'Union européenne, plus récemment la lutte contre le terrorisme après les attentats de Paris, interrogent, à travers la question des exilés, les pratiques à l'égard de la mobilité des personnes sur le continent.
La question du territoire, de ses frontières, des modalités d’accueil de part et d’autres de ces espaces limites ont été un élément central de la réflexion sur l’accueil des migrants, sans que la diversité des conceptions de l’accueil se résume à leur confinement ou non dans les camps et les zones de transit.
Ce numéro de Savoir/Agir aborde ces questions à partir de divers travaux de recherche. Ce qui permet aussi d'éclairer l’expérience des migrants dans sa diversité, en fonction de leur origine, de leurs ressources sociales, culturelles et économiques. La figure du migrant ne se réduit pas en effet à celle des demandeurs d’asile ou de ceux – pourtant rarement les moins dotés au regard de leur société d’origine – venant s’intégrer dans un premier temps au bas de l’échelle sociale.
De la classe ouvrière aux classes populaires
Il fut un temps qui n’est pas si lointain où « la classe ouvrière » était créditée d’un rôle messianique par les uns, d’épouvantail par les autres. Son éclipse consécutive à celle, intellectuelle et politique, du marxisme, à l’effondrement du socialisme « réellement existant », à la désindustrialisation massive, etc., a pu sembler emporter avec elle les rapports de domination et les inégalités sous toutes leurs formes dans une société désormais « moyennisée » et/ou « individualisée ». La montée du chômage et de la précarité, le retour de « l’insécurité sociale », le creusement des inégalités, etc., ont fait que, depuis la fin des années 1990, on s’est avisé chez les sociologues, les journalistes et les politiques que « les classes populaires » n’ont pas pour autant disparu avec « la classe ouvrière ». Certes, les classes populaires ne sont pas ce que la classe ouvrière n’a jamais été ailleurs que dans l’imagination des intellectuels. En mobilisant les très nombreuses enquêtes désormais disponibles, il s’agira dans ce dossier de cerner « ce que populaire veut dire », de s’interroger sur le rassemblement des ouvriers et des employés sous le même label, d’étudier les multiples clivages qui traversent les classes populaires, de se demander comment elles se reproduisent et comment on s’en échappe, de reposer la question de « la culture populaire ».
De la classe ouvrière aux classes populaires
De la classe ouvrière aux classes populaires
Il fut un temps qui n’est pas si lointain où « la classe ouvrière » était créditée d’un rôle messianique par les uns, d’épouvantail par les autres. Son éclipse consécutive à celle, intellectuelle et politique, du marxisme, à l’effondrement du socialisme « réellement existant », à la désindustrialisation massive, etc., a pu sembler emporter avec elle les rapports de domination et les inégalités sous toutes leurs formes dans une société désormais « moyennisée » et/ou « individualisée ». La montée du chômage et de la précarité, le retour de « l’insécurité sociale », le creusement des inégalités, etc., ont fait que, depuis la fin des années 1990, on s’est avisé chez les sociologues, les journalistes et les politiques que « les classes populaires » n’ont pas pour autant disparu avec « la classe ouvrière ». Certes, les classes populaires ne sont pas ce que la classe ouvrière n’a jamais été ailleurs que dans l’imagination des intellectuels. En mobilisant les très nombreuses enquêtes désormais disponibles, il s’agira dans ce dossier de cerner « ce que populaire veut dire », de s’interroger sur le rassemblement des ouvriers et des employés sous le même label, d’étudier les multiples clivages qui traversent les classes populaires, de se demander comment elles se reproduisent et comment on s’en échappe, de reposer la question de « la culture populaire ».
À l’heure où la réforme de l’Université française est grosse de nombreuses menaces, on est en droit de s’interroger sur le type d’Université qui est aujourd’hui proposé, ou plutôt imposé, à marche forcée, à la communauté universitaire.
Tel est l’objectif de ce livre noir, qui vise à dévoiler les logiques sous-jacentes des réformes en cours. Montrant que l’ouverture internationale est un leurre, que les « innovations pédagogiques » autour du LMD (licence-master-doctorat) ont de très nombreux effets pervers sur le plan pédagogique et disciplinaire, que la professionnalisation à outrance, telle qu’elle est prônée, se révèle souvent contraire à son intention, que la transformation des présidents d’universités en managers, entraîne une dérive de l’Université gérée comme une petite entreprise, qui définira son offre de formation, sa politique de recherche, etc., en fonction de critères ne répondant plus forcément à ceux du service public, ni à ceux d’une recherche libre et autonome, liberté qui est pourtant au fondement même de l’idée d’Université.
Au final, les étudiants, que les modernisateurs disaient vouloir replacer « au centre », se trouvent relégués à la périphérie, victimes de réformes dont ils étaient censés être les premiers bénéficiaires.
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