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Ancien·nes étudiant·es, doctorant·es devenu·es docteur·es, collègues et ami·es, sociologues, politistes et historien·nes ont souhaité rendre hommage à Michel Offerlé par cet ouvrage.
Plus d’une soixantaine de contributions rappellent combien son œuvre, mais aussi sa personne, ont compté pour elles et pour eux. Est dévoilée ainsi un peu de la personnalité de celui qui leur a donné le goût de la recherche sans les enfermer dans une « école » de science politique.
À la manière d’un dictionnaire, dans un format original, l’ouvrage rassemble 71 notices qui reviennent sur un concept, un objet scientifique (ou non), un livre ou un article. Depuis « acte de vote » jusqu’à « vote des patrons », en passant par « socialisme municipal » ou « organisations patronales », sans oublier « SHIP », « Genèses et collection socio-histoires », elles produisent des Mélanges d’un genre nouveau, non conventionnel et foisonnant. Une bibliographie de Michel Offerlé et un retour sur son itinéraire par lui-même complètent cet abécédaire.
L’ensemble donne à voir les transformations de la science politique au tournant du xxie siècle. Il permet de prendre la mesure de l’originalité d’une œuvre qui place
l’interdisciplinarité et le terrain au cœur de la démarche du chercheur et de l’enseignant.
Réarmer la critique sociologique du journalisme. En offrant un aperçu d’enquêtes récentes qui permettent de faire le point sur les structures sociales du journalisme, ce numéro souhaite réarmer la critique sociologique de ce champ.
À rebours des poncifs semi-savants sur ses métamorphoses à l’ère numérique, tous les indicateurs empiriques convergent pour montrer que sa subordination aux pouvoirs économiques se poursuit et s’accélère. L’état général des rapports de force structurant le champ journalistique ne s’est donc pas transformé, mais l’hégémonie progressive du pôle commercial entraîne un double mouvement : une dépolarisation avec l’affaiblissement des pôles politiques et culturels qui pèsent moins fortement dans la distribution des positions ; une verticalisation de cette répartition des places avec une asymétrie plus forte dans les hiérarchies professionnelles, notamment dans les salaires et les positions de prestige, ainsi qu’entre le local et le national. Cette verticalisation s’opérant dans un contexte d’élévation du recrutement social de la profession, elle fournit un indice supplémentaire de la domination accrue du capital économique sur le capital culturel au sein des classes privilégiées.
Réarmer la critique sociologique du journalisme. En offrant un aperçu d’enquêtes récentes qui permettent de faire le point sur les structures sociales du journalisme, ce numéro souhaite réarmer la critique sociologique de ce champ.
À rebours des poncifs semi-savants sur ses métamorphoses à l’ère numérique, tous les indicateurs empiriques convergent pour montrer que sa subordination aux pouvoirs économiques se poursuit et s’accélère. L’état général des rapports de force structurant le champ journalistique ne s’est donc pas transformé, mais l’hégémonie progressive du pôle commercial entraîne un double mouvement : une dépolarisation avec l’affaiblissement des pôles politiques et culturels qui pèsent moins fortement dans la distribution des positions ; une verticalisation de cette répartition des places avec une asymétrie plus forte dans les hiérarchies professionnelles, notamment dans les salaires et les positions de prestige, ainsi qu’entre le local et le national. Cette verticalisation s’opérant dans un contexte d’élévation du recrutement social de la profession, elle fournit un indice supplémentaire de la domination accrue du capital économique sur le capital culturel au sein des classes privilégiées.
Depuis ses origines, le syndicalisme hexagonal s’évertue à s’affranchir du politique. À la faveur de l’effondrement de l’URSS et plus largement du mouvement ouvrier, cette inclination n’a cessé à la fois de se renforcer et de se généraliser.
« Contestataires » ou « réformistes », toutes les confédérations, sans exception, affirment aujourd’hui une même distance au champ politique.
Cette unanimité, rare dans un paysage syndical français morcelé, interroge : l’univers politique – dans ses dimensions les plus militantes comme les plus institutionnelles – et le monde syndical sont-ils vraiment si cloisonnés ? Comment ces deux champs interagissent-ils, quelles relations entretiennent-ils ?
À partir d’un ensemble de contributions portant sur des scènes nationales variées – France, Argentine, Grande-Bretagne, États-Unis –, ce numéro vise à documenter les relations différenciées, dans le temps et dans l’espace, entre les champs syndical et politique. À l’heure où le monde du travail est confronté à des transformations sans précédent, les syndicalistes peuvent-ils indéfiniment se tenir à distance du politique ?
Depuis ses origines, le syndicalisme hexagonal s’évertue à s’affranchir du politique. À la faveur de l’effondrement de l’URSS et plus largement du mouvement ouvrier, cette inclination n’a cessé à la fois de se renforcer et de se généraliser.
« Contestataires » ou « réformistes », toutes les confédérations, sans exception, affirment aujourd’hui une même distance au champ politique.
Cette unanimité, rare dans un paysage syndical français morcelé, interroge : l’univers politique – dans ses dimensions les plus militantes comme les plus institutionnelles – et le monde syndical sont-ils vraiment si cloisonnés ? Comment ces deux champs interagissent-ils, quelles relations entretiennent-ils ?
À partir d’un ensemble de contributions portant sur des scènes nationales variées – France, Argentine, Grande-Bretagne, États-Unis –, ce numéro vise à documenter les relations différenciées, dans le temps et dans l’espace, entre les champs syndical et politique. À l’heure où le monde du travail est confronté à des transformations sans précédent, les syndicalistes peuvent-ils indéfiniment se tenir à distance du politique ?
De l’avis général, les partis politiques sont en crise. L’apport de cet ouvrage est de recenser les causes nombreuses et complexes de leurs transformations.
C’est aussi la question de la défiance à l’égard de la politique qui est abordée de manière concrète, et en examinant les mécanismes qui la génèrent. Sans langue de bois, dans la pluralité des points de vue.
L’originalité forte de l’ouvrage est de croiser les regards de chercheurs et de témoins, militants ou anciens militants d’organisations différentes. Ainsi, le point de vue de l’action vient utilement en contrepoint des sciences sociales. Le lecteur est alors étonné par la multiplicité des aspects qui doivent être pris en compte pour comprendre l’affaissement d’organisations qui étaient des acteurs majeurs de l’activité politique dans le passé. Mais, d’éclairage en éclairage, il comprend mieux pourquoi les partis sont devenus de moins en moins attractifs et représentatifs.
L’ouvrage, ainsi, recense en creux toutes les facettes sur lesquelles il faudrait intervenir pour inverser la tendance. Une telle inversion est-elle possible ? Est-elle souhaitable ? À quelles conditions ? Comment changent les façons de militer ? Pourquoi les partis sont-ils devenus si répulsifs ? Ont-ils un avenir ? Est-ce, à présent, la fin des partis ? Quelles sont les conséquences de leur affaiblissement ? Des mouvements comme La République en Marche ou Cinq Étoiles en Italie vont-ils les remplacer ?
Un bilan clair, riche et approfondi, des causes de l’affaissement des partis, une somme indispensable pour celles et ceux que l’inaction désespère, un livre de référence, qui aide à inventer une démocratie où les élus seront davantage représentatifs de la population.
Un ouvrage coordonné par Daniel Gaxie, professeur émérite de science politique à l’université Paris 1 (Panthéon Sorbonne) et Willy Pelletier, sociologue à l’université de Picardie, coordinateur général de la Fondation Copernic.
De l’avis général, les partis politiques sont en crise. L’apport de cet ouvrage est de recenser les causes nombreuses et complexes de leurs transformations.
C’est aussi la question de la défiance à l’égard de la politique qui est abordée de manière concrète, et en examinant les mécanismes qui la génèrent. Sans langue de bois, dans la pluralité des points de vue.
L’originalité forte de l’ouvrage est de croiser les regards de chercheurs et de témoins, militants ou anciens militants d’organisations différentes. Ainsi, le point de vue de l’action vient utilement en contrepoint des sciences sociales. Le lecteur est alors étonné par la multiplicité des aspects qui doivent être pris en compte pour comprendre l’affaissement d’organisations qui étaient des acteurs majeurs de l’activité politique dans le passé. Mais, d’éclairage en éclairage, il comprend mieux pourquoi les partis sont devenus de moins en moins attractifs et représentatifs.
L’ouvrage, ainsi, recense en creux toutes les facettes sur lesquelles il faudrait intervenir pour inverser la tendance. Une telle inversion est-elle possible ? Est-elle souhaitable ? À quelles conditions ? Comment changent les façons de militer ? Pourquoi les partis sont-ils devenus si répulsifs ? Ont-ils un avenir ? Est-ce, à présent, la fin des partis ? Quelles sont les conséquences de leur affaiblissement ? Des mouvements comme La République en Marche ou Cinq Étoiles en Italie vont-ils les remplacer ?
Un bilan clair, riche et approfondi, des causes de l’affaissement des partis, une somme indispensable pour celles et ceux que l’inaction désespère, un livre de référence, qui aide à inventer une démocratie où les élus seront davantage représentatifs de la population.
Un ouvrage coordonné par Daniel Gaxie, professeur émérite de science politique à l’université Paris 1 (Panthéon Sorbonne) et Willy Pelletier, sociologue à l’université de Picardie, coordinateur général de la Fondation Copernic.
La rédaction de Zilsel s’est mise en quatre pour faire émerger cette nouvelle livraison. Qu’il s’agisse d’enquêtes, d’analyses à chaud, de mises en perspective critiques ou de restitutions d’expériences de lecture plus ou moins heureuses, la stratégie consiste à maintenir la cadence, à se laisser surprendre et à provoquer la surprise s’il le faut.
« Mise en finance » de l’assurance des catastrophes naturelles, relations compliquées entre les conceptions épistémologiques et la politique dans les sciences humaines et sociales, poids des images dans les Actes de la recherche en sciences sociales, épistémologie juridique : l’espace des études possibles s’étend à mesure que nous progressons. Y compris dans les marges réputées peu fréquentables de l’academia globalisée, où prolifèrent les « revues prédatrices » et les pirates de la junk science.
Un entretien avec l’historienne Marie-Noëlle Bourguet nous fait voyager ensuite aux quatre coins d’un monde de l’enseignement et de la recherche autrement plus désirable. S’y ajoutent deux textes inédits de Robert K. Merton et de Pierre Bourdieu, et, enfin, une série de notes et de prises de position critiques sur divers fronts de recherche.
Ce quatrième numéro entend donc ouvrir des perspectives et donner des idées pour les prospections à venir. Ce qu’aucune quatrième ne saurait couvrir...
Œuvre vs produit marketé, art vs commerce, profondeur vs superficialité, l’espace des productions culturelles est traversé par une série d’oppositions structurantes qui tendent à le scinder en deux.
Œuvre vs produit marketé, art vs commerce, profondeur vs superficialité, l’espace des productions culturelles est traversé par une série d’oppositions structurantes qui tendent à le scinder en deux : d’une part, les formes culturelles les plus légitimes, et, de l’autre, les produits en série des « marchands de culture ». Le présent dossier, en réunissant des contributions sur des univers aussi différents que la bande dessinée, le cinéma, la musique, la poésie, les séries télévisées et l’humour, entend revenir sur ce clivage. Il montre, ce faisant, que les entreprises culturelles, qu’elles soient individuelles ou collectives, s’inscrivent toujours, indépendamment du domaine considéré, au carrefour d’enjeux économiques et symboliques. Les différents articles qui composent le dossier peuvent donc être vus comme autant de descriptions des diverses façons dont ces registres se combinent, dans des configurations à chaque fois différentes et toujours susceptibles d’évoluer.
Œuvre vs produit marketé, art vs commerce, profondeur vs superficialité, l’espace des productions culturelles est traversé par une série d’oppositions structurantes qui tendent à le scinder en deux .
Œuvre vs produit marketé, art vs commerce, profondeur vs superficialité, l’espace des productions culturelles est traversé par une série d’oppositions structurantes qui tendent à le scinder en deux : d’une part, les formes culturelles les plus légitimes, et, de l’autre, les produits en série des « marchands de culture ». Le présent dossier, en réunissant des contributions sur des univers aussi différents que la bande dessinée, le cinéma, la musique, la poésie, les séries télévisées et l’humour, entend revenir sur ce clivage. Il montre, ce faisant, que les entreprises culturelles, qu’elles soient individuelles ou collectives, s’inscrivent toujours, indépendamment du domaine considéré, au carrefour d’enjeux économiques et symboliques. Les différents articles qui composent le dossier peuvent donc être vus comme autant de descriptions des diverses façons dont ces registres se combinent, dans des configurations à chaque fois différentes et toujours susceptibles d’évoluer.
En 2017, la cohésion de l’Union européenne s’est trouvée plus menacée que jamais.
Des partis anti-européens de droite populiste participent à des coalitions gouvernementales ou ne sont pas loin d’accéder au pouvoir. Le processus du Brexit est en cours et la cohésion de certains États est mise en danger par des mouvements de sécession.
transform! 2018 passe en revue le projet européen depuis la guerre froide jusqu’à l’instauration de la gouvernance économique de Maastricht en passant par la fin de la compétition entre les systèmes Est-Ouest. Des auteurs de toute l’Europe analysent la tendance du système à produire des divergences. Ils abordent des stratégies pour réformer le système ou en finir avec lui. Ils s’intéressent aussi aux possibilités pour un pays de sortir de l’UE, avec ses difficultés et ses contradictions. Ils étudient les électorats de la droite populiste en France et en Autriche.
transform! 2018 est le quatrième d’une série annuelle consacrée à l’étude et à l’analyse des évolutions politiques et sociales européennes.
transform! europe est un réseau de 32 organisations de 21 pays européens, actives dans les domaines de l’éducation politique et de l’analyse sociale critique.
En 2017, la cohésion de l’Union européenne s’est trouvée plus menacée que jamais.
Des partis anti-européens de droite populiste participent à des coalitions gouvernementales ou ne sont pas loin d’accéder au pouvoir. Le processus du Brexit est en cours et la cohésion de certains États est mise en danger par des mouvements de sécession.
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transform! 2018 est le quatrième d’une série annuelle consacrée à l’étude et à l’analyse des évolutions politiques et sociales européennes.
transform! europe est un réseau de 32 organisations de 21 pays européens, actives dans les domaines de l’éducation politique et de l’analyse sociale critique.