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La désindustrialisation est le résultat d’une politique de compétitivité ayant conduit la France à se positionner sur le secteur des services marchands, qui représentent aujourd’hui plus de 35 % du PIB. Si le recul des activités de production a permis réduire les émissions de GES, il a accentué les questionnements sur la structuration des processus de production, en plus de démunir le pays de ses capacités de décision. Reprendre la main sur les modes de vie passe par une forme ou une autre de réindustrialisation. Comment ? A quel prix ? Sous quelles formes ? Avec quels acteurs (privés, publics, syndicats, associations) ? Et quels moyens de financement ? Plusieurs options sont ouvertes, qui sont explorées dans ce numéro.
Vivons-nous les prémices d’une nouvelle révolution industrielle ? Depuis l’irruption de ChatGPT fin 2022, les intelligences artificielles s’imposent dans notre quotidien à un rythme effréné. Algorithmes de recommandation, outils d’optimisation de la productivité, nouvelles techniques de surveillance policière : aucun domaine ne semble leur échapper, avec à la clé des transformations importantes pour les citoyens et citoyennes que nous sommes. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Alors que l’IA alimente une course à l’innovation féroce entre géants du numérique et puissances mondiales en même temps qu’elle participe à redessiner le visage du capitalisme, son impact concret et ses potentialités futures demeurent floues pour la plupart d’entre nous. Doit-on la craindre ou peut-elle être un instrument au service de la transformation sociale ? Ni techno-solutionniste ni technophobe, ce livre entend proposer une introduction pédagogique et critique à ces questions.
Vivons-nous les prémices d’une nouvelle révolution industrielle ? Depuis l’irruption de ChatGPT fin 2022, les intelligences artificielles s’imposent dans notre quotidien à un rythme effréné. Algorithmes de recommandation, outils d’optimisation de la productivité, nouvelles techniques de surveillance policière : aucun domaine ne semble leur échapper, avec à la clé des transformations importantes pour les citoyens et citoyennes que nous sommes. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Alors que l’IA alimente une course à l’innovation féroce entre géants du numérique et puissances mondiales en même temps qu’elle participe à redessiner le visage du capitalisme, son impact concret et ses potentialités futures demeurent floues pour la plupart d’entre nous. Doit-on la craindre ou peut-elle être un instrument au service de la transformation sociale ? Ni techno-solutionniste ni technophobe, ce livre entend proposer une introduction pédagogique et critique à ces questions.
Ecologisme et conservatisme
L’écologisme paraît à première vue se ranger du côté de l’émancipation : positionnement de longue date au centre ou à gauche ; penchant prononcé pour l’autonomie ; revendications cosmopolitiques de solidarité avec le vivant à l’échelle planétaire etc. Toutefois, le mouvement interroge de longue date sur son rapport à l’émancipation : rapport à la nature (essentialiste ?), à la technique (rejet du progrès ?) ou encore aux autres mouvements (indifférence à la race, la classe ou au genre ?). Si la droite et l’extrême-droite n’ont jamais accordé beaucoup d’intérêt au sujet, de plus, des mouvements royalistes ou de droite ethnodifférentialiste se réclament de l’écologie.
Et que penser de certaines thèses technocritiques ? Pour autant, peut-on identifier émancipation et progrès ? Conserver (par exemple, la biodiversité) est-il forcément conservateur ?
Collectif
Ecologisme et conservatisme
L’écologisme paraît à première vue se ranger du côté de l’émancipation : positionnement de longue date au centre ou à gauche ; penchant prononcé pour l’autonomie ; revendications cosmopolitiques de solidarité avec le vivant à l’échelle planétaire etc. Toutefois, le mouvement interroge de longue date sur son rapport à l’émancipation : rapport à la nature (essentialiste ?), à la technique (rejet du progrès ?) ou encore aux autres mouvements (indifférence à la race, la classe ou au genre ?). Si la droite et l’extrême-droite n’ont jamais accordé beaucoup d’intérêt au sujet, de plus, des mouvements royalistes ou de droite ethnodifférentialiste se réclament de l’écologie.
Et que penser de certaines thèses technocritiques ? Pour autant, peut-on identifier émancipation et progrès ? Conserver (par exemple, la biodiversité) est-il forcément conservateur ?
Collectif
Les contributions présentées dans ce numéro des Débats de l’ITS portent sur le travail tant sur son côté aliénant qu’émancipateur. Ils s’inscrivent dans une réflexion globale portée tant par les politiques, les philosophes ou les syndicats. On peut effectivement s’interroger sur le sens du travail. On peut se demander pourquoi l’être humain travaille. Quelles représentations l’être humain a-t-il de son travail ? En fait comment pouvons-nous définir et nous représenter l’aliénation et l’émancipation dont le travail est porteur. Au-delà des combats pour mettre en place des stratégies face à un capitalisme libéral, financier et mondialisé, des échecs dans les luttes, ou encore le chômage, le travail peut avoir un sens. Ainsi que nous le démontrent les femmes à qui les tâches les plus dures et souvent dévalorisantes sont confiées. Leur résistance et le détournement de celles-ci valorisent le travail pour leur propre épanouissement. Les utopies réelles existent et peuvent être mises en place pour donner un sens au travail comme le montrent plusieurs des textes présentés ici. Un dépassement des rapports d’exploitation au travail est possible pour un mieux vivre en société.
Collectif.
Depuis plus de vingt ans, les débats autour des questions sociales en Corée du Sud, au Japon et à Taïwan se sont intensifiés. Ces pays, qualifiés de développés et démocratiques, font face à des défis similaires, hérités de modèles de développement dépassés : inégalités socio-économiques, précarisation de l’emploi, méritocratie élitiste, vieillissement démographique et enjeux environnementaux. Contrairement à une époque où l’économie et la politique étaient prioritaires, ces questions sociales, écrites avec les mêmes caractères chinois, influencent désormais les agendas politiques nationaux et mobilisent les sciences sociales critiques. Ce dossier, rédigé par des sociologues de ces pays, explore les genèses de ces problèmes sociaux et les enjeux soulevés. Il vise à éclairer les dynamiques sociales sous-jacentes aux diverses mobilisations, les distinguant des autres domaines comme l’économie ou la politique.
Écologisme et socialisme Bifurquer ensemble?
Bifurquer est une nécessité, une urgence, l’expression d’un choix. Comment le faire, avec qui et, parfois, contre qui ? La revue Bifurcation/s a pour ambition non seulement de documenter ces bifurcations, mais également de contribuer à les initier, en se positionnant comme un espace de circulation, de débats et d’action. Revue hybride, à la fois académique et diffusée sur Cairn, dotée d’un conseil scientifique et d’un comité de lecture, Bifurcation/s associe aussi des personnalités issues des mouvements sociaux et écologiques. Nous ne cherchons pas à défendre une ligne mais à favoriser les émergences inévitablement multiples, à partir d’une position réflexive, circulante, bienveillante, évitant que les controverses ne virent à la polémique. Pour autant nous ne sommes pas sans horizon : la revue s'inscrit dans une perspective d'émancipation. A ce titre elle a cœur d'explorer les relations entre la perspective écologiste et toutes les autres dimensions d'une politique émancipatrice.
Collectif
Depuis trop longtemps les artistes ne sont vus qu’à travers le prisme idéologique de la bourgeoisie, des êtres doués d’un talent divin qui ne peuvent s’abaisser au niveau des travailleurs. Les artistes créent, ils/elles ne travaillent pas !
Cette vision, à laquelle trop d’artistes adhèrent malheureusement à des fins de distinction sociale, les confine dans une insécurité matérielle qui les asservit toujours plus.
Avant-hier valets de cour, hier faire-valoir d’une bourgeoisie triomphante, qu’en est-il aujourd’hui ? Un assujettissement à la rentabilité marchande la plus triviale.
Derrière les nababs de la culture qui pérorent dans les hautes sphères du pouvoir, une cohorte de professionnels des arts et de la culture essaient de survivre dans un marché capitaliste toujours plus tendu. Leur salut adviendra-t-il en jouant le jeu de la concurrence généralisée ou par la construction d’une classe qui se revendique celle des travailleurs de la culture ?
Loin d’être exhaustif, cet ouvrage a le mérite de poser les premières pierres d’une Sécurité Sociale de la Culture qui se réclame de l’autogestion des travailleurs de la culture et du public.
Groupe culture du Réseau Salariat
Depuis trop longtemps les artistes ne sont vus qu’à travers le prisme idéologique de la bourgeoisie, des êtres doués d’un talent divin qui ne peuvent s’abaisser au niveau des travailleurs. Les artistes créent, ils/elles ne travaillent pas !
Cette vision, à laquelle trop d’artistes adhèrent malheureusement à des fins de distinction sociale, les confine dans une insécurité matérielle qui les asservit toujours plus.
Avant-hier valets de cour, hier faire-valoir d’une bourgeoisie triomphante, qu’en est-il aujourd’hui ? Un assujettissement à la rentabilité marchande la plus triviale.
Derrière les nababs de la culture qui pérorent dans les hautes sphères du pouvoir, une cohorte de professionnels des arts et de la culture essaient de survivre dans un marché capitaliste toujours plus tendu. Leur salut adviendra-t-il en jouant le jeu de la concurrence généralisée ou par la construction d’une classe qui se revendique celle des travailleurs de la culture ?
Loin d’être exhaustif, cet ouvrage a le mérite de poser les premières pierres d’une Sécurité Sociale de la Culture qui se réclame de l’autogestion des travailleurs de la culture et du public.
Groupe culture du Réseau Salariat
Ce volume propose une variété de contributions dans le domaine des études des sciences, au prisme des sciences humaines et sociales. Un dossier coordonné par Antoine Hardy envisage « l’altération » des sciences à l’ère de la crise écologique globale. La réflexivité environnementale réoriente désormais la recherche. Ce volume contient en outre une traduction d’un article classique paru en 1981 de Harold Garfinkel, Eric Livingston et Michael Lynch sur la découverte d’un pulsar. Michael Lynch revient sur cette restitution, dans le contexte d’affirmation des études de laboratoires au tournant des années 80. Un entretien biographique avec Ann Blair, professeure d’histoire à Harvard, nous ramène dans l’univers savant des débuts de la modernité. C’est l’occasion de rouvrir le dossier de l’histoire de l’imprimé. Diverses recensions complètent ce numéro, avec en point d’orgue une discussion autour des Structures fondamentales des sociétés humaines de Bernard Lahire.
Ce volume propose une variété de contributions dans le domaine des études des sciences, au prisme des sciences humaines et sociales. Un dossier coordonné par Antoine Hardy envisage « l’altération » des sciences à l’ère de la crise écologique globale. La réflexivité environnementale réoriente désormais la recherche. Ce volume contient en outre une traduction d’un article classique paru en 1981 de Harold Garfinkel, Eric Livingston et Michael Lynch sur la découverte d’un pulsar. Michael Lynch revient sur cette restitution, dans le contexte d’affirmation des études de laboratoires au tournant des années 80. Un entretien biographique avec Ann Blair, professeure d’histoire à Harvard, nous ramène dans l’univers savant des débuts de la modernité. C’est l’occasion de rouvrir le dossier de l’histoire de l’imprimé. Diverses recensions complètent ce numéro, avec en point d’orgue une discussion autour des Structures fondamentales des sociétés humaines de Bernard Lahire.