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Les Jeux olympiques et paralympiques font l’objet d’une contestation de plus en plus affirmée et organisée. Ils constituent un méga-événement sportif planétaire dont la visibilité médiatique attire encore métropoles et pays correspondants (mais pour combien de temps ?), malgré les dépenses somptuaires qu’ils occasionnent, et les dépassements budgétaires parfois énormes qu’ils provoquent. Ils constituent ainsi des enjeux financiers mais surtout symboliques dans lesquels la place des citoyens reste minime, loin des discours qui leur promettent une participation active et des retombées mirobolantes. À l’occasion de l’accueil des Jeux à Paris en 2024, ce dossier explore les enjeux en termes financiers, politiques, médiatiques et d’aménagement de cet événement et compte lever les voiles qui le rendent opaque vers l’intérieur et brillant vers l’extérieur.
Il y a quelques dizaines d’années, comme le rappelle l’un des articles de ce numéro des Débats de l’ITS, des organismes internationaux classaient le système français de santé au premier rang mondial.
Nous n’en sommes plus là. Et pire, une crise très profonde, parfois décourageante, traverse toute la chaîne du soin, de la prévention aux Ehpad, en passant par la médecine de proximité et les hôpitaux publics. Cette publication se propose d’en analyser une bonne partie des causes avec bien sûr des propositions pour sortir de cette situation.
Nous avons bien conscience de ne pas avoir traité de tous les sujets relatifs à la santé. Nous aurions voulu, par exemple, approfondir la place des industries pharmaceutiques et leur rôle dans les pays du Nord et du Sud. Nous le ferons en une autre occasion.
Il y a quelques dizaines d’années, comme le rappelle l’un des articles de ce numéro des Débats de l’ITS, des organismes internationaux classaient le système français de santé au premier rang mondial.
Nous n’en sommes plus là. Et pire, une crise très profonde, parfois décourageante, traverse toute la chaîne du soin, de la prévention aux Ehpad, en passant par la médecine de proximité et les hôpitaux publics. Cette publication se propose d’en analyser une bonne partie des causes avec bien sûr des propositions pour sortir de cette situation.
Nous avons bien conscience de ne pas avoir traité de tous les sujets relatifs à la santé. Nous aurions voulu, par exemple, approfondir la place des industries pharmaceutiques et leur rôle dans les pays du Nord et du Sud. Nous le ferons en une autre occasion.
Les contributions présentées dans ce numéro des Débats de l’ITS portent sur le travail tant sur son côté aliénant qu’émancipateur. Ils s’inscrivent dans une réflexion globale portée tant par les politiques, les philosophes ou les syndicats. On peut effectivement s’interroger sur le sens du travail. On peut se demander pourquoi l’être humain travaille. Quelles représentations l’être humain a-t-il de son travail ? En fait comment pouvons-nous définir et nous représenter l’aliénation et l’émancipation dont le travail est porteur. Au-delà des combats pour mettre en place des stratégies face à un capitalisme libéral, financier et mondialisé, des échecs dans les luttes, ou encore le chômage, le travail peut avoir un sens. Ainsi que nous le démontrent les femmes à qui les tâches les plus dures et souvent dévalorisantes sont confiées. Leur résistance et le détournement de celles-ci valorisent le travail pour leur propre épanouissement. Les utopies réelles existent et peuvent être mises en place pour donner un sens au travail comme le montrent plusieurs des textes présentés ici. Un dépassement des rapports d’exploitation au travail est possible pour un mieux vivre en société.
Collectif.
Salariat est une revue pluridisciplinaire de sciences sociales consacrée à l’étude du salariat entendu comme rapport social, comme classe sociale et comme ensemble institutionnel.
Jean-Luc Deshayes,
Florence Ihaddadene,
Maud Simonet,
Daniel Véron,
Claire Vivès,
Karel Yon,
François Vatin,
Ana Carolina Coppola,
Guillaume Gourgues,
Aurélien Casta,
Lucas Joubert,
Mara Bisignano,
Aurélien Catin,
Al Caudron,
Jean-Pascal Higelé,
Carole Yerochewski,
Nicole Teke-Laurent,
La table d’orientation de ce treizième numéro de Zilsel dit assez la vitalité actuelle des études sociales des sciences et techniques.
On y trouvera une série d’enquêtes approfondies sur les effets du genre dans le choix des objets sociologiques, les thèses Cifre en tension avec les attentes académiques et les tentatives d’internationalisation de certaines revues de sciences sociales françaises.
Le dossier porte sur le « terrain », cet espace d’investigation multiforme investi par les chercheur∙euses. Des blocs opératoires aux professionnelles de la santé non conventionnels, des inquiétudes sur l’empreinte écologique de la recherche à la fiction comme réinvestissement du terrain scientifique, des terrains extrêmes aux blancs des cartes, c’est un kaléidoscope d’études de cas qui donnent à voir le terrain moins comme un banal site d’enquête que comme une entrée toujours incertaine pour construire un objet de recherche.
La revue poursuit également son entreprise de défrichement.
Enfin, cinq notes critiques donnent un aperçu des productions en cours, dans le style désormais bien reconnaissable de la revue.
Bruno Andreotti, Jean-François Bert, Céline Bonicco-Donato, Vincent Bontems, Cynthia Colmellere, Nicolas El Haïk-Wagner, Renaud Epstein, Mégane Fernandez, Marion Guenot, Yves Gingras, Antoine Hardy, Liliane Hilaire-Pérez, Fabien Jobard, Mahdi Khelfaoui, Adrien Kurek, Margot Legal, Jérôme Lamy, Claire Lemerle, Marion Maisonobe, Alessandro Manzotti, Pierre-Emmanuel Metzger--Debrune, Jean-Édouard Morère, Sébastien Mosbah-Natanson, Matthieu Noucher, Sophie Orange, Guillaume Petit, Irénée Régnault, Mathilde Roussigné, Arnaud Saint-Martin, Hélène Vérin.
La table d’orientation de ce treizième numéro de Zilsel dit assez la vitalité actuelle des études sociales des sciences et techniques.
On y trouvera une série d’enquêtes approfondies sur les effets du genre dans le choix des objets sociologiques, les thèses Cifre en tension avec les attentes académiques et les tentatives d’internationalisation de certaines revues de sciences sociales françaises.
Le dossier porte sur le « terrain », cet espace d’investigation multiforme investi par les chercheur∙euses. Des blocs opératoires aux professionnelles de la santé non conventionnels, des inquiétudes sur l’empreinte écologique de la recherche à la fiction comme réinvestissement du terrain scientifique, des terrains extrêmes aux blancs des cartes, c’est un kaléidoscope d’études de cas qui donnent à voir le terrain moins comme un banal site d’enquête que comme une entrée toujours incertaine pour construire un objet de recherche.
La revue poursuit également son entreprise de défrichement.
Enfin, cinq notes critiques donnent un aperçu des productions en cours, dans le style désormais bien reconnaissable de la revue.
Bruno Andreotti, Jean-François Bert, Céline Bonicco-Donato, Vincent Bontems, Cynthia Colmellere, Nicolas El Haïk-Wagner, Renaud Epstein, Mégane Fernandez, Marion Guenot, Yves Gingras, Antoine Hardy, Liliane Hilaire-Pérez, Fabien Jobard, Mahdi Khelfaoui, Adrien Kurek, Margot Legal, Jérôme Lamy, Claire Lemerle, Marion Maisonobe, Alessandro Manzotti, Pierre-Emmanuel Metzger--Debrune, Jean-Édouard Morère, Sébastien Mosbah-Natanson, Matthieu Noucher, Sophie Orange, Guillaume Petit, Irénée Régnault, Mathilde Roussigné, Arnaud Saint-Martin, Hélène Vérin.
L’engagement sociologique
Parce qu’elle cherche à représenter et à rendre compte du monde social ou de tel ou tel de ses aspects, la sociologie est inévitablement prise dans les luttes symboliques (scientifiques, politiques, médiatiques) qui ont pour enjeu la vision légitime du monde social. C’est pourquoi l’engagement sociologique n’est au fond qu’une façon de tirer les conséquences d’un état de fait. Mais cette forme d’engagement porte elle-même à conséquences. Outre qu’elle implique la défense de l’autonomie de la recherche contre les tentatives récurrentes d’arraisonnement politique, elle impose un devoir de réflexivité qui a pour corollaire un devoir de scientificité. Le souci de préserver la spécificité de l’engagement sociologique impose, en effet, de ne pas réduire la tâche du sociologue à celle d’un militant comme un autre. Il ne s’agit pas seulement, en effet, de positions à prendre ou d’indignation à faire entendre, mais de choses à savoir et à comprendre. C’est pourquoi l’engagement sociologique, loin d’affranchir des contraintes et des compétences exigées des chercheurs, implique la défense des valeurs de vérité et de désintéressement qui sont celles de la science.
L’engagement sociologique
Parce qu’elle cherche à représenter et à rendre compte du monde social ou de tel ou tel de ses aspects, la sociologie est inévitablement prise dans les luttes symboliques (scientifiques, politiques, médiatiques) qui ont pour enjeu la vision légitime du monde social. C’est pourquoi l’engagement sociologique n’est au fond qu’une façon de tirer les conséquences d’un état de fait. Mais cette forme d’engagement porte elle-même à conséquences. Outre qu’elle implique la défense de l’autonomie de la recherche contre les tentatives récurrentes d’arraisonnement politique, elle impose un devoir de réflexivité qui a pour corollaire un devoir de scientificité. Le souci de préserver la spécificité de l’engagement sociologique impose, en effet, de ne pas réduire la tâche du sociologue à celle d’un militant comme un autre. Il ne s’agit pas seulement, en effet, de positions à prendre ou d’indignation à faire entendre, mais de choses à savoir et à comprendre. C’est pourquoi l’engagement sociologique, loin d’affranchir des contraintes et des compétences exigées des chercheurs, implique la défense des valeurs de vérité et de désintéressement qui sont celles de la science.
Quel avenir pour la (les) gauche(s) en France... et aussi dans le monde ?
Les contributions proposées dans ce numéro des Débats de l’ITS s’inscrivent dans la continuité de nos questionnements autour de la crise de la démocratie représentative occidentale. La situation politique française est inédite depuis les élections présidentielle et législatives de 2022.
C’est quoi la gauche aujourd’hui ? Quel est son avenir ?
Comment les débats citoyens dans tous les domaines peuvent-ils créer des dynamiques alternatives qui tiennent dans la durée, sans escamoter les contradictions qui existent ?
Ce numéro des Débats de l’ITS ne traite pas des conséquences du sanglant conflit actuel au Proche-Orient sur les gauches en France. Nous aurons l’occasion d’y revenir.
Daniel Richter
Jean-Pierre Hardy
Georges Gontcharoff
Gilles Seitz
Monique Dental et Sandra Frey
Gustave Massiah
Bertrand Badie
Emmanuel Terray
Jean Mendelson
Laurence Rossignol
Quel avenir pour la (les) gauche(s) en France... et aussi dans le monde ?
Les contributions proposées dans ce numéro des Débats de l’ITS s’inscrivent dans la continuité de nos questionnements autour de la crise de la démocratie représentative occidentale. La situation politique française est inédite depuis les élections présidentielle et législatives de 2022.
C’est quoi la gauche aujourd’hui ? Quel est son avenir ?
Comment les débats citoyens dans tous les domaines peuvent-ils créer des dynamiques alternatives qui tiennent dans la durée, sans escamoter les contradictions qui existent ?
Ce numéro des Débats de l’ITS ne traite pas des conséquences du sanglant conflit actuel au Proche-Orient sur les gauches en France. Nous aurons l’occasion d’y revenir.
Daniel Richter
Jean-Pierre Hardy
Georges Gontcharoff
Gilles Seitz
Monique Dental et Sandra Frey
Gustave Massiah
Bertrand Badie
Emmanuel Terray
Jean Mendelson
Laurence Rossignol
Écologisme et socialisme Bifurquer ensemble?
Bifurquer est une nécessité, une urgence, l’expression d’un choix. Comment le faire, avec qui et, parfois, contre qui ? La revue Bifurcation/s a pour ambition non seulement de documenter ces bifurcations, mais également de contribuer à les initier, en se positionnant comme un espace de circulation, de débats et d’action. Revue hybride, à la fois académique et diffusée sur Cairn, dotée d’un conseil scientifique et d’un comité de lecture, Bifurcation/s associe aussi des personnalités issues des mouvements sociaux et écologiques. Nous ne cherchons pas à défendre une ligne mais à favoriser les émergences inévitablement multiples, à partir d’une position réflexive, circulante, bienveillante, évitant que les controverses ne virent à la polémique. Pour autant nous ne sommes pas sans horizon : la revue s'inscrit dans une perspective d'émancipation. A ce titre elle a cœur d'explorer les relations entre la perspective écologiste et toutes les autres dimensions d'une politique émancipatrice.
Collectif